Présentation

Textes illustrés

Lucie Aubrac :

Résister

 

Rose Ausländer :

Dans le rien

Découvrir un chant

La chambre m'abrite

Ne le sais

Quand je partirai

Tu es là encore

Anne Archet :

Convulsive

Union nucléaire

Nicole Barrière :

Femmes en parallèle

Marie Bataille :

Nuit

Le silence te creuse

Germaine Beaulieu :

Dans l'attente

Elle s'interroge

Il n'y a plus de sens

Rien du noir

Tu tiens bon le désir

Jannick Belleau :

Adios Amiga

Jovette-Alice Bernier :

C'est alors que l'on sait

J'abdique tout

Louky Bersianik :

La Splendeur

Le testament de la folle alliée

Le visage

Maladie d'amour

Huguette Bertrand :

Alpamayo

Blondes nuits ensoleillées

Enchevêtré aux impossibles

Je ne suis que le vent

J'ai cette gourmandise

Les visages du temps

Quand le cri du corps

Sous la caresse des mots

Sur la pointe des doigts

Sur l'écran brûlant...

Claudine Bohi :

L'humilité...

France Bonneau :

Si j'étais immigrante

Nicole Brossard :

Aujourd'hui je sais

Ma continent

Ne touchons pas...

Sa surface

Sous la langue

Françoise Bujold :

Quand la perdrix...

Mélanie Cantin :

Innocent amour

Diane Cardinal :

Je m'assois sur ton nombril

Je m'infiltre sous ta peau

Tu murmures

Patrizia Cavalli :

De moi...

Natalie Clifford Barney :

Etre libre

Anne Collignon :

Ils étaient cinq

Cristie Cyane :

Laisse-toi aller

On veut pas d'ça ici !

Polaroïd

Rainbow

Un baiser sur ses seins

Louise Cotnoir :

Il faudrait le poème

Le sexe marqué...

Maison à louer

Christine Davi :

Elle dit non

Lucie Delarue-Mardrus :

Baiser 

L'étreinte marine

Refus

Si tu viens

Denise Desautels :

Les chuchotements et la caresse 

L'espoir ?

Tout ce bleu

Une histoire de beauté

Chahdortt Djavann :

L'Iran d'aujourd'hui

Hélène Dorion :

Tu avances une main...

Tu viendras...

J'adviens...

Emily Dickinson :

Douter de Moi !

Elle s'éleva...

Il a Sanglé ma vie

Il s'exerce sur votre Ame

Pour Toi

Eve Ensler :

Le clitoris...

Mon vagin, mon village

Procès en sorcellerie

Rosanna Fiocchetto :

La fureur...

Jacqueline Francoeur :

Sérénité

Madeleine Gagnon :

Un monde androgyne

Cathy Garcia :

Oiseaux

Claire Gérard :

Sensualité

Benoîte Groult :

Elle voudrait

Patricia Guenot :

Abolir la spirale...

Avenir Féminin

Tes mains

Colette Haddad :

Si proche !

Anne Hébert :

L'envers du monde

Les petites villes

Nuit

Istina :

Je me bats

Elle marche

Michèle Lalonde :

Speak white

Sophie Langemont :

Quand je t'imagine

Marguerite Lapalme :

Assimilation

Audre Lorde :

Combattre l'oppression

Habiter les silences...

Savoir - plutôt que penser

Marie-Victoire Louis :

Justice

Andrée Maillet :

Amérique française

Françoise Mariotti :

Lisse comme une pierre blanche

Hélène Marquié :

Le corps subversif

Luci-Louve Mathieu :

Femme

Femme source

Les filles de plume

Lettres

Valéry Meynadier :

Juste...

Peu...

Carole Menahem-Lilin :

Désir obscur...

Le nu visionnaire

Nudité

Souffle 

Un parfum d'écorce

Micheline Mercier :

Abnégation

Gertrude Millaire :

Bousculade

L'attente

L'impossible

Non ! mais...

Regard

Isabell Miller :

Fondre

Shawn Mir :

Là-bas les Flandres

La lesbienne d'aujourd'hui

Misfit :

Ange d'éternité

De mes soeurs lesbiennes

Des siècles...

D'un clapotis de l'âme

Le tourbillon...

Tout se passera bien

Vermillonner d'aimer

Colette Nys-Mazure :

Aimée-Aimante

Délivrer les sources

Flux et reflux

Angèle Paoli :

Peut-être

Geneviève Pastre :

Au mâle quand il veut s'interposer

Bonheurs

Je chie je dis...

Marie-Thérèse Peyrin :

Regarde

Ludmilla Podkosova :

Aimer

Lucie Poirier :

Les longs chemins

Catherine Ribeiro :

Femmes algériennes

Adrienne Rich :

A Judith

L'honneur des femmes

Nier notre réalité

Si c'est le désir...

Amina Saïd :

Amour notre parole

Enfant moi seule

L'élan le souffle le silence

Cécile Sauvage :

Le vallon

Isabelle Servant :

Sûrement

Christel J-Stefariel :

Les mots à huis clots

Nada Stipkovic :

Lâcheté

Jeanne Talbot-David :

Où allons-nous

Si fortement rêvé...

Françoise Tchartiloglou :

C'est la vie

Comme la mouette

Repli

Résidence

Emmanuelle Urien :

Tout est pareil

Yolande Villemaire :

Le son du soi

Clara Vincent :

Au pays de ton corps

Dis femme...

Petite garce femme

Tout près du visage

Renée Vivien :

Intérieur

Le Pilori

Notre Dame des Fièvres (Tolède)

Sonnet "Parle-moi..."

Union

Ton Ame

Vierges et femmes...

Simone Weil :

Comme le puissant...

Monique Wittig :

Elles disent...

J/e suis frappée d'interdit...

Sois m/a très chérie...

Leïla Zhour :

Aime-moi

A mon revers

Deux

Grandes et dures

Je cherche un visage...

T'aimer

Ton regard...

Recherche

Texte Libre

La seule ambition de ce blog est de partager mon intérêt pour tous les sujets qui me tiennent à coeur.

Vous pourrez y trouver des articles de fond et de référence sur le lesbianisme, l'homosexualité et le féminisme, ainsi que quelques articles récents sur l'actualité LGBT.

Certaines rubriques sont consacrées aux arts sapphiques, qu'il s'agisse de peinture, de photographie, de littérature ou de poésie; cependant je présenterai également les oeuvres d'artistes qui n'ont pas de rapport avec cette thématique mais dont j'apprécie le talent.

Les albums qui sont dédiés à une artiste en particulier seront créés avec l'autorisation et la collaboration de cette artiste.

Je vous invite à me faire part de vos suggestions ou commentaires à l'adresse suivante : sappho4444@hotmail.com 

 Les actus de Têtu :

 

 

Petite note pour informer les lectrices et lecteurs que désormais Lezzone ne publiera plus un certain nombre d'articles de portée  féministe que vous aviez l'habitude d'y trouver régulièrement. D'autre part, certaines archives dejà publiées ne seront plus disponibles dans leur entier. Il appartiendra à chacune, et chacun, de se reporter en bas d'article pour suivre le lien vers les sites d'où ces articles étaient issus.

La seule ambition de ce blog était de faire circuler l'information, de créer du lien, sans but lucratif, ou autre. Cela ne peut cependant se faire sans l'accord des diverses parties.

Je ne suis pas aujourd'hui en mesure d'écrire à chaque auteur pour lui demander une permission de reproduction et les contentieux de copyright sont devenus trop réguliers pour pouvoir être gérables. Dans le respect de cette éthique des auteures féministes précédemment publiées et qui souhaitent préserver l'intégrité de leurs écrits ou de leurs sites internet, ce blog ne peut plus être le relai qu'il était.

A voir plus tard quelle forme aura dorénavant ce blog. ;-)
Mercredi 16 juillet 2008

Vernissage ce jeudi à 19h à la Live Gallery


réunissant plusieurs artistes peintres lors de La semaine des Petites Toiles, dont :

Billy Joyce



Françoise Tchartiloglou



Gorgone





" LIVE GALLERY "
16, Passage des Panoramas
75002 Paris
Tel : +33 (0) 1 40 43 16 42
contact@art-livegallery.com
www.art-livegallery.com
Métro: Richelieu Drouot ou bourse
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Mercredi 18 juin 2008

SALON DES OCTAVIENNES 2008

Au bar la Champmeslé 4 rue Chabanais 75002 PARIS
Josy nous accueille

le Vendredi 20 Juin 2008 à 18h30

Remise des prix du concours de poésie 2008

PRESENTATION DES POETES PRIMEES
suivi du
RECITAL ANNUEL des OCTAVIENNES

Rencontre avec le public - dédicaces

Entrée libre, consommations au bar

bus 21 27 29 81 95 métro Pyramides
e-mail : gpastre@free.fr

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Mardi 17 juin 2008
Je vous invite à découvrir les nouvelles créations de l'artiste peintre Gorgone lors de l'exposition qui aura lieu à l'O'Kubi Caffé du 18 au 29 juin.

Une invitation à la recherche du sens,
à travers l'exploration de corps féminins et lesbiens
qui se soustraient aux échanges convenus.
Entre le trait et l'émotion, une autre symbolique pour (se) dire,
(se) penser et (se) réinventer.


The Mind Alone, sanguine





Rien du Noir, acrylique sur toile




Le vernissage aura lieu ce mercredi 18 dès 19h, venez nombreuses !


O'KUBI CAFFE
219, rue st Maur
75010 PARIS
Métro Goncourt, Belleville,Colonel Fabien

Ouvert du Mardi au Samedi de 12h à 02h
Brunch et restaurant le dimanche de 12h à 23h
Fermé le Lundi
Tel. : 01.42.01.35.08
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Samedi 7 juin 2008

Sauvons «Chez Moune»!


  • CHEZ MOUNE Cabaret-Club Féminin depuis 1936 change de propriétaire ... Les samedis 7 & 14 Juin vont être décisifs pour eux quant à la continuité des soirées Filles !!!!

  • si on ne se motive pas toutes, Chez Moune deviendra mixte tout le temps et perdra les samedis réservés aux filles ....

  • so ...

  •  

  • Merci à vous toutes de soutenir ce cabaret lesbien mythique, soit par votre présence, soit par un message de soutien, ou bien en faisant simplement passer le message auprès de vos amies qui pourraient nous rejoindre

  •  

  • SAMEDIS 7 & 14 JUIN .... 22h30

  •  

  • L'article de TETU.COM de ce jour :




Le cabaret change de propriétaire. Les soirées filles du Samedi y survivront-t-elles? Les confidences de Johanne, la programmatrice du lieu.

«Chez Moune», neuf lettres qui ont fait la gloire de Pigalle et du Paris Lesbien. Depuis 1936, ce cabaret féminin est le temple des garçonnes et de leurs compagnes. Miroirs fumés, service à l'ancienne, personnel féminin en tailleur cravate, rien n'a changé depuis l'époque d'Edith Piaf et de Suzy Solidor. Mais aujourd'hui, le mythe risque de s'éteindre.
 
«C'est Madame Moune, qui a créé cet endroit en 1936. A l'époque, il fallait beaucoup d'estomac pour le faire. Même si Pigalle était un lieu de tolérance pour les homosexuels, les femmes n'avaient pas encore de lieu pour vivre leur amour. La discrétion était de rigueur. Il y avait un code d'honneur à respecter. Vouvoiement et courtoisie de mise. Avec les féminines d'un côté, gantées, en robes de soie, bijoux et chapeaux à la mode et les garçonnes de l'autre, coupe courte et porte cigarette aux mains. C'était la drague à l'ancienne.» Johanne, costume blanc cravate noire, nous retrace l'histoire de ce lieu, avec une nostalgie non dissimulée.



Après les heures sombres de la Gestapo, elle nous apprend que l'établissement a connu son heure de gloire à la fin des années 70 et au début des années 80, dans l'euphorie des années Mitterrand. «Jacques Brel, Guy Marchand, Jacques Villeret et Claude Brasseur étaient des habitués. Côté filles, c'était l'explosion. Nous, on n'avait pas la bande de Catherine Lara qui fréquentait plutôt le Kat, mais on avait les Sanson, Nicoletta et Régine.» Mais aujourd'hui, trente ans plus tard, que reste-t-il du mythe ? Personnel vieillissant, installations électriques obsolètes, le cabaret féminin a perdu de sa superbe… La charismatique Madame Moune est décédée en 1986. La clientèle lesbienne se délite. Johanne se désole de ces samedis soirs, réservés aux filles, où elles ne sont plus que quatre «anciennes» à faire revivre le mythe de la garçonne…

Alors pour continuer à vivre, le cabaret élargit sa clientèle. Depuis un an, les fêtes se multiplient au 54, de la rue de Pigalle: Shows transformistes, bals gays vénitiens, soirées Buvez Madison, ««Chez Moune» renoue avec son passé sélect et décadent. Les adeptes y viennent pour l'authenticité du lieu, l'esprit «Province à Paris», bref le supplément d'âme, aux antipodes de la drague à tout va et des ambiances aseptisées que l'on retrouve partout ailleurs. Mais depuis le 1er juin dernier, les soirées lesbiennes sont plus que jamais sur la sellette. En effet, après quarante-quatre ans de bons et loyaux services, Monsieur Pierre, le propriétaire du cabaret féminin et grand ami de Madame Moune, vient de vendre l'établissement. Ce sont Alain et Lionel, déjà propriétaires du «Baron» et du «Paris-Paris», qui ont repris le flambeau. Les deux loups de la night ont donné deux semaines à Johanne pour faire ses preuves. L'ultimatum est lancé. Désarmée, la belle multiplie depuis lors les mails groupés sur le net. Elle invite toutes les filles à la rejoindre «Chez Moune», les samedis 7 et 14 juin prochains. Sera-t-elle entendue ?


par Delphine Aunis
Ecrit le : 2008-06-06

Source :  http://www.tetu.com/rubrique/mag/mag_dossier_detail.php?id_dossier=409

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Jeudi 5 juin 2008




Situé rue de Pigalle, Chez Moune est le premier et le plus ancien cabaret lesbien. Fondé en 1936 à l’époque où le quartier était déjà un lieu de tolérance pour les homosexuels. Aujourd’hui, devanture classée historique, vous êtes accueillies par un personnel féminin, au beau milieu d’un décor Art-déco avec des représentations de Mucha.

Lumière feutrée dans les tons rouges.





Chez Moune c'est SPECTACLE CABARET avec Transformiste, Ventriloque, Danseuse, Chanteuse, Strip.


Johanne, Dj et chanteuse.




Et DISCOTHEQUE variée.... Disco + Funk + Latino + Dancefloor + RnB + Cubain + NewWave + Années80 + Pop + Rock + Slows




Ouvert du Mardi au Vendredi aux filles & garçons ... 22h30 à l'aube.


Tous les Samedis aux filles seulement .... 22h30 à l'aube.

Le samedi est exclusivement féminin.




Cet endroit vaut vraiment le déplacement. L'ambiance y est très chaleureuse, parfois survoltée ;-), mais surtout cocoon. Je ne connais encore personne qui soit revenue déçue de ces soirées filles.

Si vous souhaitez que ces soirées continuent à exister, rejoignez toute l'équipe de Chez Moune ces deux prochains week-ends...



Le 7 juin Soirée Seventies réservé aux filles


Le 14 juin On the Dancefloor réservé aux filles



Adresse : 54, rue Pigalle, 75009 Paris
Tel. : 01 45 26 64 64
Mail : chezmoune@hotmail.fr

MÉTRO: Pigalle-Lignes 2-12BUS: Lignes 30-54-67NOCTILIEN: N01-N02PARKINGS: St Georges, 20, Rue Clauzel 75009 ParisTrinité, 10, Rue Pigalle 75009 Paris Anvers, 41, Boulevard Rochechouart 75009 Paris

Site : http://www.chez-moune.com/
Blog : http://www.myspace.com/johannemoune

Pour connaître les appréciations de quelques lesbiennes : http://www.gouts-doux.fr/voyages10.html

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Jeudi 5 juin 2008



Un petit verre, une soirée sympa, des découvertes à l'O'Kubi Caffé


Lumière sur un petit café de quartier où vous serez accueillies par Marie. N'hésitez pas à vous rendre dans ce bar mixte pour boire un verre en toute convivialité. Ils se font rares ces bars où le sourire de la patronne vous accompagne, indépendamment du montant de l'addition, si, si ! ;-)

Prenez le temps de la découverte avec les nombreuses expositions de peintures (Gorgone: du 18 au 29 juin, vernissage le 18 ) ou de photographies programmées tous les mois ou pour être envoûtées par le son suave du saxo de Nicole qui s'y produit régulièrement (le 11 et 25 juin), ou encore pour vous déhancher d'un rythme de diablesses lors d'autres prestations musicales des DJs - électro-jazz-rock-funky - il y en a pour tous les goûts.

L'O'Kubi se veut être une alternative au Marais et un lieu de convivialité pour toutes et tous : lesbiennes, gays et compagnie. Un lieu ou le "business isn't just business" qui mérite d'être connu mais qui malheureusement ne l'est pas assez.

L'O'kubi est là aussi si vous souhaitez réserver une salle pour faire la fête entre vous pour un anniversaire, les réunions d'associations alors, n'hésitez pas !

O'KUBI CAFFE
219, rue st Maur
75010 PARIS
Métro Goncourt, Belleville, Colonel Fabien

Ouvert du Mardi au Samedi de 12h à 02h
Brunch et restaurant le dimanche de 12h à 23h
Fermé le Lundi

Information et réservation : 01.42.01.35.08
ou en nous écrivant sur : okubi@hotmail.fr

Communication / Presse : Marie 01.42.01.35.08

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Jeudi 5 juin 2008

Danie Galsan



Je vous invite aujourd'hui à découvrir quelques oeuvres de Danie Galsan.

Après avoir longtemps travaillé dans le non figuratif, son art a évolué en puisant son inspiration dans la douceur des formes courbes. La réalisation d'une série de sphères inspirées des planètes a amené Danie à franchir un nouveau pas pour nous proposer aujourd'hui une approche du corps féminin au travers de ses sculptures en grès émaillé.

Je vous présente les premiers exemplaires de ces sculptures.

Fille de Sapho :



Précoce Automne :



Alter Ego et ses deux autres compagnes :



Danie emploie des terres de grès chamoté cuisant à 1280° et utilise diverses techniques de façonnage : colombins, plaques, estampage et tournage .

Les 3 sculptures photographiées sont en grès non émaillé, les fleurs sont peintes à l’acrylique par sa compagne. Magnifique métaphore s'il en est... ;-)

Danie Galsan a participé à de nombreux salons et remporté plusieurs prix, dont celui du conseil général de Midi-Pyrénées.

N'hésitez pas à contacter cette artiste pour partager vos impressions sur ses oeuvres ou si vous êtes intéressées par l'une d'entre elle !


Contact e-mail : dany.galsan @ wanadoo.fr
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Mercredi 21 mai 2008

Ces Européennes
qui nous gouvernent

Anne Fulda
19/05/2008 | Mise à jour : 17:11 |

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Mara Carafagna, passée de la télévision au gouvernement Berlusconi.
Mara Carafagna, passée de la télévision au gouvernement Berlusconi.

En France, comme en Espagne ou en Italie, les gouvernements se féminisent.

Elle est apparue, radieuse. Toute de bleu ciel vêtue. Cheveux de jais coupés dans le style working woman, œil de braise, sourire ravageur. Une sorte de Rachida Dati italienne. Avec quelques années de moins et quelques centimètres de plus. Mais aussi, dans son sillage, comme un doux parfum de scandale. Un glamour assumé et même revendiqué. Normal : Mara Carfagna, la nouvelle ministre «de l'Égalité des chances» (sic) du gouvernement Berlusconi, sacrée «plus belle ministre du monde» par l'édition internationale de Bild, a un CV qui sort de l'ordinaire.

Cette ancienne show girl dans une émission de télévision italienne, «Vivement dimanche» à la sauce bimbo, est certes diplômée de droit mais posait nue il n'y a pas si longtemps. Mieux, l'ancienne députée de Forza Italia est celle à qui le Cavaliere avait déclaré sa flamme en direct, à la télévision, provoquant l'ire de l'épouse de Silvio Berlusconi qui avait exigé et obtenu des excuses publiques du fringuant septuagénaire.

Au-delà de l'anecdote, la composition du gouvernement italien et son nombre restreint de femmes est révélateur. Avec seulement quatre femmes, dont la première dans l'ordre protocolaire, Stefania Prestigiacomo, arrive au neuvième rang, comme ministre de l'Environnement, l'Italie apparaît comme un îlot de machisme dans une Europe qui fait de plus en plus de place aux femmes dans la vie politique. Le Cavaliere ne s'embarrasse pas de faux-semblants.

 

Foire aux bestiaux

Pas question de nommer une femme à l'Intérieur ou à la Défense. Foi de latin, en Italie, sous règne berlusconien, le régalien demeure masculin. Et la femme est tout autant recrutée pour ses qualités esthétiques que pour ses compétences. «Un harem de Hugh Hefner», a ironisé le Daily Telegraph tout en se désolant, dans le même temps, que les ministres du gouvernement de Gordon Brown soient habillées comme des sacs à patates. Et de citer Coco Chanel : «Si une femme est mal habillée, on remarque sa robe, mais si elle est impeccablement vêtue, c'est elle que l'on remarque.»

En tout cas, Berlusconi assume sans complexe sa vision réductrice des femmes. Comme s'il vantait la beauté de ses génisses à la foire aux bestiaux, il a ainsi assuré récemment que les candidates de son camp étaient «non seulement belles mais superdiplômées». Et d'ajouter que «la gauche, elle, n'a même pas de goût pour les femmes. (…) Les nôtres sont plus belles, je peux le dire car quand je regarde le Parlement, il n'y a pas de comparaison possible».

Alors, macho, le milliardaire italien, c'est peu de le dire. Jusque dans son propre parti, une sénatrice s'est interrogée publiquement sur l'arrivée en force «de jeunes beautés dont l'expérience politique se limite à avoir tourné la roue de la fortune en maillot de bain devant les caméras de Canale 5». «Berlu» n'en a que faire. Il a choisi d'aller à l'encontre de l'air du temps qui veut que pour faire moderne, «tendance», un gouvernement doit avoir un quota significatif de femmes. Et à des postes de plus en plus élevés.

Rien à voir avec le choix du chef du gouvernement espagnol qui a fait de la parité hommes-femmes en politique, mais aussi dans le monde du travail, l'un de ses chevaux de bataille.

José Luis Rodriguez Zapatero répète souvent que l'entrée massive des femmes sur le marché du travail est «l'événement majeur de l'Espagne des trente dernières années». Il a nommé, le 12 avril, un gouvernement «révolutionnaire» puisque, pour la première fois en Espagne, les femmes y sont plus nombreuses que les hommes (neuf femmes contre huit hommes) et occupent des fonctions qui ne sont pas traditionnellement réservées à la gent féminine.

Évolution à la scandinave

Ainsi, à 37 ans et enceinte, Carme Chacon, étoile montante du parti socialiste espagnol, le PSOE, connue pour ses positions «écolo-pacifistes», «rouge dedans et verte dehors», comme elle se définit souvent, a été nommée ministre de la Défense. Un magnifique «coup» de communication l'image de la jeune femme, chemise flottante sur son petit ventre rond, faisant la revue des troupes a fait le tour du monde et une première en Espagne où l'Association des militaires espagnols, de tendance conservatrice, a interprété cette nomination comme une marque de «mépris, voire une provocation envers l'armée», tandis que certains conservateurs espagnols ont eu du mal à avaler la pilule «les petites couturières de Zapatero», a ironisé le quotidien conservateur ABC.

À dire vrai, le chef du gouvernement socialiste espagnol a entamé cette évolution à la scandinave bien avant sa réélection. En 2004, il avait déjà nommé du jamais vu en Espagne un gouvernement strictement paritaire, avec comme numéro deux Maria Teresa de la Vega, papesse du féminisme espagnol. Il faut dire que l'Espagne, jeune démocratie, a permis en quelques années aux femmes espagnoles de participer à la vie politique du pays de manière exceptionnelle. Madrid entend aller encore plus loin en faisant passer un projet de loi sur l'égalité qui devrait obliger la présence de 40 et 60 % de femmes éligibles dans tous les scrutins mais aussi dans les conseils d'administration des entreprises.

À côté, l'Italie de Berlusconi fait figure de cas à part, tant, presque partout en Europe, les femmes gagnent du terrain en politique. D'aucuns, grincheux patentés, jugent que cette montée en puissance est le symptôme, si ce n'est la cause, d'une dévalorisation de la fonction politique. D'autres pensent que c'est une question d'image avant tout. Ou encore que c'est le reflet d'une évolution de la société. En tout cas, les faits sont là.

En Europe de l'Est, Ioulia Timochenko a été la première femme premier ministre d'Ukraine. En Allemagne, Angela Merkel est la première femme chancelière. L'Espagne est désormais à la pointe du progressisme féministe. Quant à la France, elle joue aussi la carte féminine. En nommant au gouvernement onze femmes dont trois, Rachida Dati, Rama Yade et Fadela Amara, censées refléter la «diversité» française, les couleurs de la nouvelle France, Nicolas Sarkozy a voulu faire, lui aussi, un «coup» de communication. Mais, à côté de celles-là devenues, qu'elles le veuillent ou non, des vecteurs d'image, deux femmes ont été nommées dans des ministères traditionnellement occupés par des hommes, Michèle Alliot-Marie à l'Intérieur et Christine Lagarde à Bercy ; et d'autres, comme Valérie Pécresse, Roselyne Bachelot, Nathalie Kosciusko-Morizet ou Nadine Morano, démontrent que les femmes ne comptent plus pour des prunes.

Même si parfois, en privé, les réflexions un peu primaires sont de mise dans des cénacles qui restent majoritairement masculins, en quelques décennies, les femmes se sont imposées dans le paysage politique français. Ce n'était pas gagné.

Potiches et «emmerdeuses»

En 1974, lorsque Valéry Giscard d'Estaing avait tenu à nommer Simone Veil à la Santé et Françoise Giroud comme première secrétaire d'État à la Condition féminine, Jacques Chirac, à l'époque premier ministre, avait pris, dans un premier temps, les revendications de l'ancienne journaliste comme celles d'une «Parisienne dévoyée». Le président du RPR, parti portant haut sa virilité, considérera d'ailleurs pendant longtemps que, en politique, il y a deux catégories de femmes : les potiches et les «emmerdeuses».

Malgré tout, après que François Mitterrand eut fait tomber beaucoup de bastions masculins (en nommant notamment la première femme premier ministre de la Ve République et la première femme membre du Conseil constitutionnel), c'est Jacques Chirac, qui soutiendra après l'épisode malheureux du limogeage des «juppettes» en 1995 la loi sur la parité, voulue par le gouvernement de Lionel Jospin.

Aujourd'hui, les femmes du gouvernement Fillon semblent droites dans leurs escarpins. Des potiches ? Pas du tout. Des emmerdeuses ? Parfois. Pas plus ni moins que les hommes. En tout cas, là aussi, et comme en Espagne, des femmes qui assument leur féminité non exclusive d'une vraie compétence. Et qui pensent qu'il n'est plus besoin de se déguiser en hommes ou en chaisières pour être crédible. Tout est question de mesure. Le moindre dérapage peut en effet être ravageur.

En 2004, les femmes du premier gouvernement Zapatero avaient ainsi posé, pour le Vogue espagnol, à la Moncloa, le siège du gouvernement espagnol, coiffées et maquillées par les plus grands stylistes espagnols et dans des poses parfois très glamour, ce qui avait provoqué l'ire des féministes espagnoles et l'interrogation de l'opinion. En France, Rachida Dati a choqué ou énervé certains en semblant, à ses débuts place Vendôme, être plus à l'aise dans les soirées Dior que dans les prisons, trop soucieuse de son apparence. Une femme peut apparaître coquette. Mais frivole, non.

Et la ligne est ténue entre les deux. Aujourd'hui, signe d'une véritable évolution, que Ségolène Royal avait bien comprise, une femme n'a plus à cacher sa féminité pour «réussir» en politique. Mais sa seule féminité ne lui suffit pas pour franchir les obstacles. Et si elle trop mise en avant, elle revient comme un boomerang. Détail révélateur : le jour où le gouvernement Berlusconi a prêté serment devant le président de la République, les quatre ministres femmes portaient des tailleurs pantalons. Comme pour estomper cette image de jolis pots de fleurs que veut leur coller Berlusconi.


 

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/19/01003-20080519ARTFIG00406-ces-europeennes

-qui-nous-gouvernent.php

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Mercredi 21 mai 2008

Libération n'est pas révolution


Paru le Samedi 17 Mai 2008
   ANTONIO ESTEVEZ    
Actuel SEXE - La révolution sexuelle, en Mai 68, n'a pas inclus les mouvements féministes ou homosexuels, qui se sont «libérés» par la suite. Depuis, qu'ont-ils fait de cette liberté? Tour d'horizon.

Tout le monde semble connaître la date et le lieu de naissance de la «révolution sexuelle»: c'était en mai 1968, à Paris. «Oui, mais seulement pour les hommes hétérosexuels», ironise Rina Nissim, membre historique du Mouvement de libération des femmes (MLF) à Genève. «Le psychanalyste Wilhelm Reich disait qu'en libérant ses pulsions, on pouvait devenir un grand révolutionnaire... Mais nous, au MLF, davantage que la 'libération sexuelle', nous revendiquions une autonomie et une rappropriation de nos corps.» Alors que les hommes hétéros batifolent durant ce fameux mois de mai, les féministes prennent leur mal en patience: le MLF n'apparaît officiellement qu'en 1970, à Paris comme à Genève. «Plutôt que l'égalité, nous voulions des changements dans les rapports de force sociaux – entre hommes et femmes, vieux et jeunes, riches et pauvres. Nous voulions modifier la société de manière fondamentale», explique Rina Nissim.



Cours et partouzes

En parallèle, alors que la pilule, l'accès à l'avortement et les plannings familiaux modifient en profondeur certains rapports de genre, les pratiques sexuelles minoritaires sortent elles aussi du placard et revendiquent une visibilité. Les actions du MLF n'y sont pas pour rien, note Rina Nissim: «Lorsqu'un groupe se libère, d'autres le suivent en chemin.»
«En 1968, le vent de liberté ne touchait pas encore l'homosexualité, se rappelle Pierre Biner, journaliste et homme de théâtre genevois. Mon premier souvenir date de 1971, aux Beaux-Arts, à Paris, juste après la formation du Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR). Dans l'une des salles, il y avait les discours, dans l'autre les partouzes.» Un an plus tard, Pierre Biner assiste à la troisième commémoration des émeutes de Stonewall, qui avaient opposé, à New York, des homosexuels à des policiers venus faire une descente dans un bar gay. «Il y avait des dizaines de milliers de personnes qui manifestaient dans Central Park. L'étau s'était desserré, on sentait que les choses changeaient.»
Dès la fin des années 1970, en parallèle à un retour de bâton des valeurs conservatrices, le MLF se scinde en sous-groupes thématiques. Le mouvement féministe devient légaliste: il se bat pour l'égalité des droits ou pour l'accès des femmes à tous les postes. Quant au combat contre la violence sexuelle, il devient un enjeu primordial.


Aussi à la TSR

Ce sont aussi les années où les «études genre» prennent de l'importance à l'université – et dans leur sillage le mouvement Queer, qui rappelle qu'au-delà des hommes qui aiment des hommes, il y a de nombreuses autres combinaisons possibles: lesbiennes, bisexuels, transexuels, intersexuels, etc. A Genève, Pierre Biner participe aux actions du Groupe homosexuel (GHOG), formé en 1978. Lors d'un défilé du 1er mai, les militants exhibent une banderole barrée du slogan: «40 heures d'amour par semaine: un minimum!». Et à l'occasion d'une manif antinucléaire, c'est un «Ni actifs, ni passifs, ni radioactifs» qui détonne dans le cortège.
En 1980, le GHOG participe à l'émission «L'antenne est à vous», sur la TSR, en fin de soirée. Dans une scène, deux garçons se réveillent nus sur un lit. Le premier a des mots érotiques – «Embrasse-moi» – alors que le second parle politique: «Un jour, on n'aura plus besoin de se draguer dans les parcs.» «C'était de l'agit-prop, dirigée vers la population, pour dire: on ne se cache plus et voilà nos revendications», explique Pierre Biner. Ce sont aussi les tragiques années de la propagation du sida.
Plus tard, «les Gay Pride nous ont également permis d'accéder à une certaine visibilité. C'était important, car autour des cortèges, il y a des familles avec des enfants ou des préadolescents. Or certains d'entre eux sont 'différents' et peuvent ainsi voir des modèles positifs de l'homosexualité», estime Pierre Biner.


Retour du machisme

Aujourd'hui, libérer le sexe n'est plus un enjeu central, ni pour le féminisme, ni pour le mouvement gay. «Remarquez, je continue par exemple à promouvoir l'auto-examen gynécologique», tempère Rina Nissim, naturopathe de profession. Elle constate par ailleurs que la pratique rencontre à nouveau un écho positif chez des jeunes femmes. En revanche, la Genevoise remarque un «retour du machisme, notamment chez certains jeunes. Et une réprobation de la sexualité des adolescentes.» De plus, certains pharmaciens n'hésitent plus à culpabiliser les jeunes filles lorsqu'elles demandent une pilule du lendemain.

De son côté, Pierre Biner estime que «le caractère subversif du désir homosexuel s'est en grande partie perdu». Les Pacs et autres partenariats protègent mieux les partenaires, qui n'en menaient pas large en cas de décès du compagnon, surtout pendant les pires années du sida. «Mais les formules de 'mariage', de plus en plus répandues, calquées sur le modèle hétéro, de même que l'homoparentalité ne figuraient pas parmi les choses dont nous rêvions.» I



article

«Nous étions les missionnaires du bon sexe»

   ANTONIO ESTEVEZ    
Pionnière du planning familial et de l'éducation sexuelle, Mary Anna Barbey connaît bien le panorama vénérien romand. Animatrice radio avec Bernard Pichon et journaliste spécialisée, elle a écrit dans de nombreux journaux ou magazines. Elle évoque ici quelques mutations de ces quarante dernières années.


Que faisiez-vous en Mai 68?

Mary Anna Barbey: J'enterrais ma grand-mère aux Etats-Unis: je n'étais donc pas sur le front (rires). Peu avant, en 1966, j'avais commencé à travailler au Centre médico-social Profamilia, qui s'occupait désormais de planning familial. J'étais entrée par la petite porte, en tant que documentaliste. Comme j'étais bilingue anglais-français, j'ai pu classer toute la documentation sur la contraception, qui n'existait pratiquement qu'en anglais.


Le planning familial préfigurait-il Mai 68?

En Suisse, il n'y avait pas de côté militant: il n'y a jamais eu un mouvement pour créer le planning, qui était immédiatement une institution. C'était dans l'air du temps depuis un moment et la philosophie de l'époque était de rendre la vie des couples plus harmonieuse. A ce propos, je me souviens d'un grand débat pour savoir si on allait ou non accepter de recevoir les célibataires!


Etiez-vous bien acceptés?

Les critiques venaient surtout des médecins, qui craignaient la concurrence. Et puis, des mouvements religieux conservateurs ou des parents chrétiens s'en sont pris à nos cours d'éducation sexuelle. Plus tard, lorsque j'ai participé à l'émission radio de Bernard Pichon, alors oui, j'ai reçu des lettres incendiaires et même des menaces de mort.



Vous naviguiez en parallèle à la «libération sexuelle» de Mai 68.

La véritable révolution, dans ces années, ne se situe pas au niveau du comportement, comme on a tendance à le croire, mais du contrôle de la fécondité et de la procréation au sens large. Le fait qu'on soit passé de 60 000 à 11 500 avortements par année en Suisse – chiffre qui comprend de nombreux cas de femmes étrangères –, voilà qui est révolutionnaire. Les femmes ne risquent plus leur vie à cause de la sexualité. Toutefois, vu depuis le planning familial, plusieurs choses importantes se sont passées autour de 1968. Par exemple l'effondrement du tabou de la virginité, ou de la cohabitation juvénile – c'est-à-dire le fait d'avoir des relations sexuelles avant le mariage. Résultat: au début des années 1970, les jeunes sont arrivés en masse au planning familial, avec de nombreuses questions, notamment sur la pilule. Mais tout cela serait également arrivé sans Mai 68.

La Suisse était-elle préparée à aborder les questions de sexualité?

Les parlementaires ont eu, bien avant 1968, de nombreux débats autour de questions touchant la sexualité – l'avortement, par exemple, a été discuté aux Chambres fédérales dès les années 1930. Quant aux églises protestantes, elles se sont interrogées sur la légitimité de la contraception dès la fin des années 1950. Ces discussions ont eu au moins trois effets positifs: tout d'abord, cela a sans doute contribué à ce que l'apparition du sida soit bien gérée – il n'y avait pas de stigmatisation, en tout cas moins qu'ailleurs. Ensuite, comme je l'ai dit, le nombre d'avortements a grandement baissé. Et finalement, nous avons un taux relativement faible de grossesses adolescentes – les autres pays nous envient. Bien sûr, le niveau de vie n'y est pas pour rien, de même que la qualité des soins. Mais les débats sur ces questions et l'accès aux informations jouent aussi un rôle important.


A part le sida, quels sont les grands phénomènes qui ont défié la sexualité post-68?

Je dirais que c'est la procréation assistée – avoir un enfant est devenu un parcours du combattant, que certains considèrent comme un droit –, les abus sexuels et la situation des femmes immigrées.



Aujourd'hui, les questions des jeunes sont-elles les mêmes qu'il y a quarante ans?

Au sujet de la connaissance du corps ou de la grossesse, ça n'a pas fondamentalement changé. En revanche, en travaillant pour le site internet Ciao, j'ai constaté que le changement se note au niveau du langage – et pas seulement à cause de l'orthographe (rires)! Les jeunes abordent la sexualité de manière crue. Sinon, on parle aussi de la violence sexuelle, ce qui est également nouveau. Il y a quarante ans, au planning familial, nous aurions été les premières étonnées de voir que la sexualité n'était pas que joyeuse. Nous étions les «missionnaires du bon sexe»!


S'il est un domaine qui n'a pas beaucoup évolué depuis 1968, c'est celui de l'égalité.

Il y a eu des progrès: toutes ces femmes au Conseil fédéral – même si on cherche des poux à certaines –, ça n'aurait pas été possible il y a quarante ans. Dans les années 1980, lorsque je travaillais à L'Illustré, j'étais la seule femme journaliste avec des enfants. Mais dans les hiérarchies, les choses n'ont pas beaucoup évolué – et les hommes ont souvent le dernier mot.
Le grand combat futur sera de faire en sorte que les mâles arrêtent de nous prendre pour des mamans ou des objets sexuels. Et puis, on observe aussi des retours en arrière. Je faisais récemment une intervention dans une classe de gymnase, à Lausanne: pour un exercice, les élèves devaient s'inventer un personnage. Sur vingt adolescentes, cinq ont choisi la figure de la mère au foyer.


Par rapport à 1968, on a l'impression que les couples ont davantage besoin de «sex toys» ou du porno pour exciter leur libido...

C'est tout le problème de l'absence de désir, qui a toujours existé mais s'est renforcée ces dix ou quinze dernières années. On vit dans une société érotisée à outrance: il y a une banalisation et une saturation. Les gens sont déboussolés et ne savent pas comment gérer leurs désirs.

PROPOS RECUEILLIS PAR ANTONIO ESTEVEZ



article

LA PILULE MASCULINE, C'EST POUR QUAND?

   AEZ    

Presque cinquante ans après son arrivée sur le marché étasunien, la pilule contraceptive féminine n'a toujours pas d'équivalent masculin. Régulièrement annoncée «pour demain», sa commercialisation est à chaque fois repoussée. Il est vrai que le mécanisme biologique derrière la pilule pour hommes est compliqué à gérer: il faut arrêter la production des cellules sexuelles tout en permettant celle des hormones mâles. Le tout avec une action réversible – autrement, il existe déjà l'option de la vasectomie. La pilule féminine, elle, se contente d'empêcher l'ovulation,
Consciente de cette complexité, Mary Anna Barbey estime toutefois que «le fait que la plupart des chercheurs soient des hommes n'aide pas, sans doute – ils n'ont pas trop envie de chatouiller ces questions. Selon moi, les raisons sont autant médicales que psychologiques.» AEZ


 

Source : http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&file=article&sid=439520

Par Misfit - Publié dans : Féminisme - Communauté : Culture Lesbienne
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Mardi 20 mai 2008

Birmanie

Lutte, solidarité, vie

Dwelling, responsable de la Ligue Birmane des Femmes, vivant en exil à la frontière thaïlandaise, est présente en France pour informer et mobiliser à propos de la terrible situation de son pays, la Birmanie. Les femmes, les démocrates en lutte et le peuple birman opprimés par la dictature subissent la pauvreté que celle-ci provoque, et sont maintenant victimes d'un cyclone gravissime.

La junte au pouvoir bloque l'entrée de l'aide internationale, et organise, en pleine catastrophe, un pseudo-referendum pour renforcer encore et toujours son pouvoir. 

Nous vous invitons à rencontrer Dwelling et à manifester notre solidarité aux femmes de Birmanie qui, à l'instar d'Aung San Suu Kyi, emblème de courage et de combativité, prennent une part décisive dans la résistance à l'oppression, dans le travail de survie et de reconstruction et dans les projets locaux pour un avenir démocratique.

 

D'origine Kachin, du nord de la Birmanie, Dwelling a notamment publié une étude sur le trafic de femmes à des fins de prostitution vers la Chine (http://www.womenofburma.org/ReportDriven_Away.pdf), et a également participé à des réunions aux Nations Unies.

 

RENCONTRE-DÉBAT

 avec Dwelling, de la Ligue Birmane des Femmes

Mercredi 21 mai 2008, à 19 heures

Espace Des femmes

Antoinette Fouque

 35 rue Jacob, 75006 Paris.

////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

 

Info Birmanie, Alliance des Femmes pour la Démocratie, Commission Femmes et Mondialisation d'ATTAC, La Marche Mondiale des Femmes, Association des Tunisiens en France, Europe Solidaire Sans Frontières, l'Association pour le développement de l'économie locale (ADEL)

 

Contacts : info_birmanie@yahoo.fr ; alliance.des.femmes@orange.fr ; genre@attac.org ; marchfem@ras.eu.org;

Par Misfit - Publié dans : Sorties & Evénements - Communauté : Culture Lesbienne
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