Texte Libre
La seule ambition de ce blog est de partager mon intérêt pour tous les sujets qui me tiennent à coeur.
Vous pourrez y trouver des articles de fond et de référence sur le lesbianisme, l'homosexualité et le féminisme, ainsi que quelques articles récents sur l'actualité LGBT.
Certaines rubriques sont consacrées aux arts sapphiques, qu'il s'agisse de peinture, de photographie, de littérature ou de poésie; cependant je présenterai également les oeuvres d'artistes qui n'ont pas de rapport avec cette thématique mais dont j'apprécie le talent.
Les albums qui sont dédiés à une artiste en particulier seront créés avec l'autorisation et la collaboration de cette artiste.
Je vous invite à me faire part de vos suggestions ou commentaires à l'adresse suivante : sappho4444@hotmail.com
Les actus de Têtu :
La seule ambition de ce blog était de faire circuler l'information, de créer du lien, sans but lucratif, ou autre. Cela ne peut cependant se faire sans l'accord des diverses parties.
Je ne suis pas aujourd'hui en mesure d'écrire à chaque auteur pour lui demander une permission de reproduction et les contentieux de copyright sont devenus trop réguliers pour pouvoir être gérables. Dans le respect de cette éthique des auteures féministes précédemment publiées et qui souhaitent préserver l'intégrité de leurs écrits ou de leurs sites internet, ce blog ne peut plus être le relai qu'il était.
A voir plus tard quelle forme aura dorénavant ce blog. ;-)
Ne suis que l'une
de ces choses,
de ces infimes,
issue
d'exubérance.
Serre-moi en tes mains,
qu'elles surgissent
exultant
jusqu'au succès.
Poème d'Hannah Arendt, Journal de Pensée 1, traduit par Denis Thouard.
Peinture : Gorgone
Je suis
endormie
recouverte de ta nuit polaire
à couper le souffle
je ne suis plus
qu’une main ouverte
sur les âges
un élan d’oubli
trouée
déportée de ma vie
fugitive sur ta peau
dépouillée
ma chair écarlate
je cède en un cri
rugissante de certitudes anciennes
ton amour s’expulse
de mon corps
me lacérant
de son pardon
je suis
je respire à nouveau
intacte
rescapée
de nos étreintes
à mon réveil
les oies blanches
ont tracé
des ébauches de lumière
Un gros plan de la main en arrêt sur
une rive provisoire : un vague continent
pourrait se mettre à bouger, articuler,
dériver. On interprèterait ce rapprochement
légitime : une fausse note
(un enfantillage quand on touche, et qu’il
ne faut pas ; une femme suce son pouce gauche,
et il ne faut pas ; elle s’absente dans un geste
désert qui lui fait perdre le sens de la rive ;
elle est de marbre blanc, réduite à l’état
de lignes et de formes, portrait de femme
à la main, sans attente hors d’atteinte
et il ne faut pas),
*
Ce qui entraînerait la rupture ; ce qui,
subitement, détruirait l’équilibre
(je ne suis là pour personne ni pour
moi-même, dépaysée, un peu floue dans l’oubli
d’un corps que l’inertie de la main tient
éloigné de l’irruption ou de la répétition
de la chute. Moment essentiel où je ne suis
que surface étonnante, odorante, sans
rien en moi qui résiste à l’aplanissement
de la figure vertigineuse de ces lieux
dans lesquels il m’arrive si souvent d’être piégée
parce qu’une
*
simple vague sur le vernis de la surface,
un effleurement un peu gauche, et
le seul mot qui me vient
est le mot : déchirure.
[…]

Denise Desautels, Mémoires parallèles, choix de poèmes, choix et présentation de Paul Chamberland, Éditions du Noroît, 2004, p. 80
Photographie : Doug Beasley
A ce jour partout la guerre,
les plaines, les forêts de bouleaux,
le vent, l’herbe, la lumière rasante,
la terre est pillée et les corps sont abandonnés.
Ils ont changé le nom des pays,
ils ne savent même plus que quoi, de qui ils parlent
et nous à ces frontières béantes.

Isabelle Baladine Howald, Secret des Souffles, Melville, 2004, p. 48 et 49
Photographie : auteur-e inconnu-e
Non à l'utilisation du logiciel Ardoise dans la police et la gendarmerie nationales !
Collectif contre l'homophobie (C.C.H.)
Association loi 1901 fondée en 1997
9 rue Joachim Colbert - 34000 Montpellier
Montpellier, le 14 avril 2008
Communiqué de presse
Non à l'utilisation du logiciel Ardoise dans la police et la gendarmerie nationales !
Non au profilage catégoriel demandé par Michèle Alliot-Marie, Ministre de l'Intérieur !
Non au retour du fichage !
Depuis plusieurs semaines, le Collectif contre l'homophobie (C.C.H.) reçoit des témoignages alarmants de policiers et de gendarmes au sujet du projet du Ministre de l'Intérieur de remplacer le logiciel LRP (Logiciel de Rédaction de Procédure) et le logiciel STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées) par le logiciel ARDOISE (Application de Recueil de la Documentation Opérationnelle et d'Informations Statistiques sur les Enquêtes).
Ce nouveau logiciel « Ardoise » reprend toutes les fonctionnalités des logiciels LRP et STIC mais à une différence notable et problématique, il prévoit de renseigner des caractéristiques personnelles de toute personne entendue comme victime, témoin ou auteur dans une procédure.
Ainsi le policier ou le gendarme peut préciser dans la rubrique « Etat de la personne » les informations suivantes « homosexuel », « transsexuel », « handicapé », « sans domicile fixe », « personne se livrant à la prostitution », « travesti », « relation habituelle avec personne prostituée », « personne atteinte de troubles psychologiques », « usager de stupéfiants », « permanent syndical » Š
La saisie de ces informations a vocation à établir une fiche profilée de chaque personne ayant un contact avec la police dans le cadre d'une procédure ; cette fiche sera consultable sur toute le territoire national par les forces de l'ordre, et notamment à chaque fois que cette personne aurait à faire à elles.
Nous sommes particulièrement inquiets face au risque de constitution de fichiers catégoriels que ce logiciel pourrait permettre.
Sans remonter à la période sombre de la Seconde Guerre Mondiale pendant laquelle des membres de certaines minorités furent fichés et déportés, nous voulons rappelons le fichage (par les brigades mondaines) et le harcèlement policier subi par de nombreuses personnes (notamment homosexuelles) des années 50 aux années 70.
Il a fallu l'élection de François MITTERRAND à la Présidence de la République en 1981 pour que l'homosexualité soit dépénalisée par le Ministre de la Justice Robert BADINTER (loi du 5 août 1982) et que les fichiers d'homosexuels soient détruits à la demande expresse du Ministre de l'Intérieur Gaston DEFFERRE.
Nous n'accepterons pas que Michèle ALLIOT-MARIE autorise l'utilisation de ce logiciel car il peut donner lieu à des dérives de sinistre mémoire.
Le Collectif contre l'homophobie (C.C.H.) saisit ce jour
- La HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations)
- La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés)
- La CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme)
Par ailleurs nous lançons un appel solennel à toutes les organisations de défense des droits de l'Homme, à tous les syndicats, à toutes les autorités morales et philosophiques, à tous les parlementaires pour qu'ils s'engagent contre le logiciel ARDOISE.
Nous demandons à Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de l'Intérieur de surseoir à l'application de ce logiciel litigieux et problématique.
Nous demandons au Premier Ministre et au Président de la République de nous recevoir afin d'évoquer ce problème.
Hussein BOURGI
Le Président
06 89 81 36 90
Informations sur le logiciel ARDOISE
Livrable en octobre 2006, puis en février 2007, le logiciel ARDOISE a pris du retard dans sa finalisation.
Officiellement, cette application est destinée tant à la rédaction de procédures qu'à l'aide à l'enquête ou aux statistiques.
Ce logiciel a été expérimenté à Ecully au sein de la Direction Centrale de la Police Judiciaire.
Un plan de communication accompagnant le lancement du logiciel Ardoise était prévu grâce à un film et un diaporama.
La formation continue a ciblé 4 groupes (enquêteurs, chefs de service, chefs de groupes ou d'unités, gestionnaires et administrateurs fonctionnels) représentant 90.000 personnes.
Les modules de formation se font par groupe de 8 agents, ils durent entre 2 et 3 jours selon les départements.
Le logiciel ARDOISE devait être utilisé au premier trimestre 2008 mais son entrée en application vient d'être reportée au mois de mai 2008.
Source :
De: CCH MTP <<mailto:collectifcontrelhomophobie@hotmail.com>collectifcontrelhomophobie@hotmail.com>
Date: 14 avril 2008
Merci de diffuser abondamment cette information autour de vous !
« En France et ailleurs, on meurt toujours d'homophobie »
Des étudiants qui s'écroulent tous en même temps à Villejean, au son d'insultes homophobes ? C'est l'étrange spectacle auquel ont pu assister des dizaines de personnes ce mardi après-midi, aux abords du Hall B. Une opération menée par les membres de l'association Commune Vision, pour la diversité sexuelle, dans le cadre de la prochaine journée contre l'homophobie. (Voir la vidéo sous l'article)

Le 17 mai prochain nous célébrerons la journée internationale contre l'homophobie. Pour être certaine de marquer le coup sur le campus, avant cette date d'examens et de vacances, l'association Commune Vision pour la diversité sexuelle, organise aujourd'hui et demain des journées de sensibilisation sur le campus.
« Ici à Rennes 2, explique David, membre de Commune Vision, nous n'avons pas trop de problèmes, c'est une faculté plutôt ouverte, avec des filières venues de tous horizons. À Rennes 1, c'est plus caché d'après ce que nous disent certaines personnes qui étudient là-bas. »
« N'importe qui appelle son pote PD »
Il n'empêche que partout aujourd'hui, à Rennes 1, Rennes 2 ou ailleurs, certains termes « qui ne mangent pas de pain », sont clairement entrés dans le langage courant. « N'importe qui appelle son pote « PD » maintenant, explique David, posté devant un pancarte estampillée pédale, PD, tarlouze, tafiole, lesbos... et autres joyeusetés censées démontrer l'étendue du champ lexical du petit homophobe. Ce que nous voulons, c'est montrer que ce n'est pas un sujet à prendre à la légère ; qu'en France et ailleurs, on meurt toujours d'homophobie. »
Derrière David, une énorme carte sans légende. Sur le planisphère en tissu, « en jaune les pays les plus ouverts, en orange ceux où l'homosexualité est punie par des amendes ou des peines de prison, et en rouge enfin, ceux où elle est passible de la peine de mort. » Sept pays exactement, où aujourd'hui on pratique encore pendaison ou lynchage envers les homosexuels : l'Afghanistan, l'Arabie saoudite, le nord du Nigeria, la Mauritanie, le Soudan, le Yémen et l'Iran, où en 2005 deux adolescents de 16 et 18 ans ont été pendus, pour avoir eu ensemble, des relations. Et les exemples, qui défilent sur un écran devant David, ne manquent pas, de l'exécution à la discrimination ordinaire.
« Le comportement homosexuel est évidemment une menace pour la survie de l'humanité. »
C'est pour rappeler cela qu'une dizaine de personne a décidé, aujourd'hui, d'une petite action symbolique sur les marches du hall B : un die-in. (voir la vidéo en dessous) « On se couche tous en même temps, explique un autre bénévole de l'association, et on fait passer en bande-son des propos homophobes, pour la plupart tenus par des hommes politiques au cours des dernières années. »
A l'appui quelques flyers à l'effigie de Jean-Marie Le Pen (« Je confesse qu'il doit y avoir des homosexuels au FN. Mais il n'y a pas de folies. Elles sont invitées à aller voir ailleurs »), Ph. De Villiers (« Votre révolution du PACS c'est le retour à la barbarie ») ou encore Christian Vanneste, député UMP (« Le comportement homosexuel est évidemment une menace pour la survie de l'humanité. »)
L'initiative a été saluée par des étudiants, présents devant le bâtiment au moment de l'action et devrait être reconduite demain, à 12h30 et 15h30.
Pratique : l'association sera présente le 17 mai, place de la Mairie pour la journée contre l'homophobie / le 14 juin pour la Marche des Fiertés rennaises.
Source : http://www.rennes-infhonet.fr/article-societe-1466-die-in-rennes-villejean-homophobie
-commune-vision-rennes-campus-0sousune.html
Baba Traore, Ivan, Chulan Zhang... Les décès lors de contrôles se multiplient. Des enquêtes sont lancées, mais ou mènent-elles?
par Par CHLOÉ LEPRINCE
Depuis le mois de janvier, il était sous le coup d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Lorsque les policiers -en civil, raconteront des témoins- lui demandent de les suivre pour vérifier son identité, il prend la fuite. Au bout de la course, les parapets qui protègent les berges du fleuve. Il saute à l'eau. Hydrocution: la Marne était à 6 degrés ce vendredi 4 avril. Il se passe encore quelques minutes avant que les secours ne le repêchent, inconscient. Transporté à l'hôpital à Paris, il décède peu après.
Ce récit, c'est celui du parquet de Créteil, en charge du dossier. Car une enquête a été ouverte et confiée par le parquet à l'IGS, la "police des polices". L'autopsie indique que Baba Traore est mort d'un choc cardiaque lié à la température de l'eau. Brigitte Franceschini, secrétaire générale du parquet au TGI de Créteil, précisait vendredi soir que l'enquête sur la mort de Baba Traoré était "quasi bouclée":
"Si nous constatons une infraction pénale de la part des policiers, nous pouvons décider de poursuivre. Mais les témoignages sont formels et confirment les résultats de l'autopsie: il n'y a pas eu de contact après le contrôle entre les policiers et Baba Traore. Il n'y a aucune trace de violences."
La soeur de Baba Traore, elle, contestait dans la presse, quelques jours après le drame, que son frère ait pu se jeter à l'eau: "Parce qu'il aimait trop la vie."
Des précédents tragiques
L'annonce de ce décès a déclenché un vif émoi dans l'opinion publique. Car l'histoire de Baba Traore entre en résonnance avec celle d'autres sans-papiers, morts après un contrôle d'identité. C'est le cas de ce jeune Congolais qui s'est jeté du deuxième étage de l'hôtel de police, à Lyon, le 4 août. Le cas, aussi, le 20 septembre, de cette Chinoise qui s'est elle aussi défenestrée, boulevard de la Villette, à Paris, lorsque les policiers étaient venus perquisitionner dans un appartement au 1er étage. L'enquête révelera que la police cherchait en fait son logeur dans une affaire de vol. Chulan Zhang avait 51 ans.
C'est aussi le cas d'Ivan, 12 ans, né à Grozny, dont l'histoire a été très médiatisée. Le 9 août, la police réveille cette famille tchétchène en sonnant à la porte de leur appartement d'Amiens. Les parents d'Ivan refusent d'ouvrir, le père panique et décide de passer sur le balcon du voisin du dessous lorsqu'il entend la police défoncer la porte. Son fils veut le suivre. Il tombe. Il passera plusieurs jours dans le comas, puis de longs mois hospitalisé.
Contacté vendredi, maître Lec, son avocat, raconte qu'Ivan a repris les cours au collège à mi-temps et qu'il est en rééducation le reste du temps. Ses parents et lui ont arraché un titre de séjour provisoire d'un an, alors qu'Ivan était encore dans le coma.
A l'epoque, Ivan est le quatrième sans-papiers à passer par la fenêtre en un mois et demi. Là aussi, une enquête a eu lieu. Au pas de course et dans une grande discrétion: Ivan chute du balcon le 9 août, l'IGPN boucle son enquête le 3 septembre. Quelques jours plus tard, le parquet d'Amiens classe l'affaire sans suite. A l'époque, Me Francis Lec expliquait à Rue89 que l'Etat pourrait être inquiété dans cette affaire. Huit mois plus tard, l'avocat précise:
"L'enquête est close et nous ne sommes guère étonnés des conclusions. Mais on peut encore porter plainte contre X pour faire rouvrir l'information judiciaire. Les milieux associatifs qui entourent la famille poussent en ce sens. Devant le tribunal administratif, nous pourrions poursuivre l'Etat. Les parents, eux, ne sont pas encore décidés."
Que se passe-t-il réellement sur place pour qu'on en arrive là?
Ajoutant au désarroi qui va crescendo, les cas se multiplient: le 8 janvier, un autre sans-papiers, Algérien de 26 ans, mourrait en se jetant dans le vide durant une perquisition, en région parisienne. Et l'opinion publique de s'interroger: comment peut-on en arriver à tant de contrôles à l'issue dramatique? Que se passe-t-il réellement sur place pour qu'on en arrive là?
L'ouverture d'une enquête est systématique sitôt que l'affaire débouche sur un décès. Deux autorités peuvent en être à l'initiative: le préfet ou le parquet. Mais ces enquêtes, annoncées très vite après le drame, sont-elles efficaces et crédibles? Vite menées, discrètement closes, elles ne débouchent le plus souvent sur rien.
Contactés cette semaine pour faire le point sur l'enquête, sept mois après la mort de Chulan Zhang, ni l'IGS ni le parquet de Paris n'ont voulu répondre à Rue89. A Créteil, où s'instruit l'enquête sur la mort de Baba Traore, Brigitte Franceschini, la secrétaire générale du parquet, a, elle, accepté de nous parler de l'affaire:
"C'est la toute première fois que nous sommes confrontés à un tel cas. Je sais qu'il y a eu des précédents, et d'autres enquêtes à la clef, mais on n'échange pas, entre parquets. Les autres affaires, c'est par la presse que j'en ai entendu parler."
Une conséquence de la politique du chiffre
Proche de la gauche et ouvertement hostile à la politique actuelle envers les sans-papiers, le Syndicat de la magistrature n'hésite pas à aller plus loin:
"Nous n'avons pas encore de chiffres sur ce point. La question du suicide d'étrangers en centre de rétention ou de décès lors d'interpellation est assez récente. C'est la pression du chiffre qui crée les conditions d'un stress légitime pour les étrangers: ils veulent échapper par tous moyens à la police."
Enfin, outre l'enquêtes administrative, lancée par l'administration concernée, et l'enquête judiciaire, sous le contrôle du parquet, ces affaires peuvent aussi déboucher sur une enquête de la Commission nationale de déontologie et de sécurité (CNDS), sur l'initiative d'un député.
La CNDS rendait justement public, cette semaine, son rapport annuel pour 2007. La Commission, peu diserte par téléphone, concède toutefois du bout des lèvres quelques mots sur ces affaires:
"Oui, nous avons des cas comme celui [De Baba Traoré]. Nous sommes alors en droit d'exiger des pièces émanant de l'enquête judiciare ou administrative, qui existe à côté. Mais nous restons soumis au bon vouloir des gens qui nous répondent: ça peut prendre plusieurs mois, en cas de blocage d'un juge d'instruction, par exemple. Notre appréciation des faits est régulièrement différente de celle de l'IGS, c'est notre raison d'être."
Et la CNDS, qui avait été créée en 2001, de souligner que ses moyens restent très limités "pour une bonne raison: lorsqu'il y a un décès, il nous manque un témoignage crucial, celui du mort!"
Source : http://www.rue89.com/2008/04/14/morts-de-sans-papiers-ou-en-sont-les-enquetes
Au Yémen, une fille de huit ans demande le divorce au tribunal
Selon la loi yéménite, Nojoud ne peut poursuivre [qui que ce soit en justice], étant donné son jeune âge. Le juge Muhammad Al-Qathi a toutefois entendu sa plainte et ordonné l´arrestation du père comme du mari (Š)"
Lire le témoignage de la fillette : http://www.thememriblog.org/arabculture/blog_personal/en/6778.htm <http://memri-tv.netmailer.co.il/ecrm/Includes/CountLinks.asp?MailID=578&SubID
=23173&SubscriberEmail=bernice.dubois@wanadoo.fr&Link=http://www.thememriblog.org
/arabculture/blog_personal/en/6778.htm> <http://memri-tv.netmailer.co.il/ecrm/Includes/CountLinks.asp?MailID=578&SubID
=23173&SubscriberEmail=bernice.dubois@wanadoo.fr&Link=http://www.thememriblog.org
/arabculture/blog_personal/en/6778.htm> .
Source : Yemen Times, Yemen, 10 avril 2008
Transmis par :
MEMRI Middle East Media Research Institute
Revue des sites de MEMRI du 14 avril 2008
<memri-tv@netmailer.info>
BLOG CULTURE ORIENTALE ET NORD-AFRICAINE
Effets sur les femmes du développement de l'État néolibéral
1) Hétérogénéisation de la situation sur les marchés de l'emploi et précarisation économique
Augmentation du travail à temps partiel, atypique, au noir. etc.
Augmentation du travail indépendant et croissance du secteur privé
Développement de la sous-traitance
Renforcement des ghettos d'emploi et plus grande concentration des emplois féminins dans certains sous-secteurs moins payés
Diminution des protections en matière de lois du travail et atteintes importantes au droit à la syndicalisation, à la négociation des salaires et des conditions de travail (modification à l'article 45 du Code du travail, loi 8 interdisant le syndicalisation aux éducatrices de services de garde en milieu familial, loi 124 sur les CPE, loi spéciale 142 décrétant les salaires et conditions de travail du personnel syndiqué du secteur public)
Écueils à répétition dans l'application de la Loi sur l'équité salariale
Intensification de la tension Nord-Sud (conditions quasi d'esclavage dans les zones franches et autres ateliers de misère)
Trafic des travailleuses domestiques
Creusement des inégalités entre les femmes elles-mêmes (certaines femmes sont avantagées par l'évolution en cours)
2) Renforcement de la division sexuelle du travail
Reféminisation du travail bénévole des femmes
Invisibilité de la production domestique, du travail de soins, du travail volontaire ou bénévole
3) Contrôle et marchandisation du corps des femmes
Sexualisation précoce (hypersexualisation) des petites filles
Développement du trafic et de l'esclavage sexuels des femmes et des enfants à travers le monde
Violences envers les femmes
Réaffirmation de l'idéologie patriarcale : recrudescence des stéréotypes sexuels, montée de l'intégrisme religieux, du discours anti-féministe, etc.
Le document : http://www.ffq.qc.ca/pub/form-iref-2006.pdf
Source : FÉDÉRATION DES FEMMES DU QUÉBEC
lundi 19 juin 2006
Un viol commis par des policiers reste impuni
Source : www.amnesty.fr
8 avril
Le lendemain, elle a été arrêtée sans aucune explication. Les policiers l'ont rouée de coups, lui infligeant des blessures à la tête et de multiples contusions. Ils l'ont ensuite poussée dans un véhicule, l'obligeant à s'allonger sur les autres détenus qui s'y trouvaient déjà. Pendant le trajet, ils l'ont forcée à se déshabiller, et après l'avoir à nouveau frappée, des policiers l'ont violée à l'aide de différents objets, sous les acclamations de leurs collègues. Elle est l'une des 26 femmes qui ont déclaré avoir été victimes de violences, notamment sexuelles, après leur arrestation les 3 et 4 mai 2006.
Bárbara Italia Méndez a été conduite à la prison de Santiaguito près de Toluca, dans l'État de Mexico, où elle a été soumise à un examen médical. Les médecins de la prison n'ont pas relevé toutes les blessures physiques ni réuni les éléments de preuve montrant qu'elle avait été victime de violences sexuelles. Des médecins légistes du bureau du procureur général de l'État ont procédé sans entretien détaillé à un deuxième examen médical qui, selon Bárbara Italia Méndez, a été superficiel et gênant.
Elle a ensuite comparu devant un représentant du bureau du procureur, qui lui a indiqué que la raison de son arrestation était « inconnue ». N'ayant pas été autorisée à consulter un avocat, elle a refusé de faire la moindre déclaration. Elle a néanmoins porté plainte pour le viol et les autres mauvais traitements dont elle avait été victime. Or, pendant qu'elle faisait sa déposition, un responsable a déchiré sa plainte en disant qu'elle ne devait expliquer que ce qu'elle faisait à San Salvador Atenco.
Le tollé suscité par les allégations de sévices a finalement contraint le bureau du procureur à ouvrir une enquête. Cependant, aucun des responsables présumés de ces crimes n'a été poursuivi.
Madame la Procureure,
Des médecins légistes du bureau du procureur général de l'État ont procédé à un deuxième examen gênant et peu précis. Le représentant du procureur n'a pas pu notifier la raison de l'arrestation de Bárbara Italia Méndez qui, sans l'assistance d'un avocat, a refusé de faire la moindre déclaration. Le tollé suscité par les allégations de sévices subis par ces femmes a finalement contraint le bureau du procureur à ouvrir une enquête. Cependant, aucun des responsables présumés de ces crimes n'a été poursuivi.
En tant que membre/sympathisant(e) d'Amnesty International, je vous demande instamment qu'une enquête approfondie et impartiale soit menée dans les plus brefs délais sur le viol et les autres mauvais traitements signalés par Bárbara Italia Méndez et les 25 autres femmes. Ces dernières doivent recevoir pleinement réparation et les responsables présumés doivent être traduits en justice.
Signature/Nom/Adresse
lettre à adresser à :
Lic. Guadalupe Morfin,
Fiscal Especial para la Atención
de Delitos Relacionados con Actos
de Violencia contra las Mujeres,
Procuraduría General de la República,
Rio Elba, No. 17,
Col. Cuauhtémoc,
Del. Cuauhtémoc,
México D.F.,
C.P. P. 06300,
Mexique
Fax : 00 52 55 53 46 09 40
E-mail : atencionmujeres@pgr.gob.mx
copie à adresser à :
Ambassade du Mexique
9, rue de Longchamp - 75116 Paris
Fax : 01.47.55.65.29
E-mail : mailto:embfrancia@sre.gob.mx
modèle de lettre à télécharger au format WORD
Affranchissement avion
jusqu'à 20 g : 0,85 ¤
Pour vous aider à la rédaction des lettres, vous pouvez vous référer au Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 (ratifié par le Mexique), article 2.3 sur le droit au recours utile et article 14 sur le droit au procès équitable.
