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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 07:06

L Word : une 5eme saison gay... mais pas trop

News publiée le jeudi 17 janvier à 11h41

 
La 5e saison de L Word, la série lesbienne qui a commencé sur la chaîne Showtime aux USA, fait polémique. Les studios ont vivement conseillé à la réalisatrice de faire en sorte que toutes ses héroïnes soient très sexy, et moins masculines, afin d'attirer un public hétéro. Du coup certaines lesbiennes pures et dures, dénoncent l'ostracisme de la série et veulent la boycotter.

Source : http://www.purepeople.com/2877-L-Word-une-5eme-saison-gay-mais-pas-trop.html
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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 16:38
 

Un baiser lesbien provoque un scandale en Egypte
Des universitaires musulmans dénoncent un film évoquant l’homosexualité

Le film Hina Maysara crée une vive polémique en Egypte, où il est diffusé depuis le mois de décembre. En cause, les scènes évoquant l’homosexualité. Des érudits musulmans appellent les Egyptiens à boycotter le film et l’un d’entre eux entend poursuivre son réalisateur, Khaled Youssef, et les deux actrices qui s’embrassent dans le film.


samedi 12 janvier 2008, par Habibou Bangré            


Hina Maysara [1]. C’est le nom du film de Khaled Youssef que de nombreux habitants du pays des Pharaons s’empressent de découvrir dans les salles obscures égyptiennes depuis décembre. L’évocation de l’homosexualité, au travers de deux femmes qui échangent un baiser, semble jouer un rôle majeur dans cet engouement. Un engouement que des érudits musulmans espèrent voir décliner après leur appel à boycotter ce film.

Plusieurs professeurs de l’université Al-Azhar, au Caire, dénoncent en effet une promotion de l’homosexualité et de la débauche. L’un d’entre eux, Elwi Amin, a expliqué à la chaîne télévisée Al Arabiya que le lesbianisme n’existe pas en Egypte et a mis en cause « l’influence de la culture occidentale immorale qui contrôle les médias ». Un professeur d’études islamiques à l’université du Caire a pour sa part appelé les autorités à poursuivre Khaled Youssef, que l’on connaît mieux en tant qu’assistant de Youssef Chahine, ainsi que Ghada Abdel-Razeq et Sumaya Al-Khasab, les actrices qui s’embrassent.

Critiqué sans avoir été vu

« Quiconque regarde ce film réalisera que cette scène était importante pour le déroulement de l’histoire et n’a pas été incluse juste pour faire sensation », a rétorqué Sumaya Al-Khasab, ne regrettant pas une seconde d’avoir joué son rôle. Le réalisateur a quant à lui refusé de discuter avec ceux qui critiquent Hina Maysara sans même l’avoir vu. « Beaucoup m’accusent d’apostasie et d’immoralité seulement en se basant sur l’affiche du film », s’est-il plaint.

L’opposition que rencontre Hina Maysara fait penser à celle qui avait ciblé L’Immeuble Yacoubian, sorti en 2006. Inspiré du best-seller éponyme d’Alaa Al-Aswani, le film de l’Egyptien Marwan Hamed raconte entre autres l’histoire d’amour entre un policier marié et un rédacteur en chef. Le grand prix du long-métrage de la Biennale des cinémas arabes de 2006 avait passé avec succès l’épreuve de la commission de censure de l’Egypte. Cependant, 112 des 454 parlementaires du pays avaient demandé à ce que les passages évoquant l’homosexualité soient coupés…

En Egypte, pays majoritairement musulman, les relations entre personnes du même sexe restent taboues. Elle n’est pas légalement réprimée mais des homosexuels ont été arrêtés à plusieurs reprises pour « débauche » ou encore « offense contre les mœurs et la sensibilité publiques ».

Voir des images de « Hina Maysara »

[1] Hina Maysara signifie « jusqu’à nouvel avis », en français

Source : http://www.afrik.com/article13348.html
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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 11:37
Si vous avez l'occasion de voir cet excellent documentaire passé à Cineffable cette année, ne le manquez pas :



Juarez. The city where women are disposable

Documentaire. Canada/Mexique. 2007. Couleur. 72’. VO/ST. Distribution : Las perlas del mar films

Enquête sur le fémicide institutionalisé. Depuis 1993, plus de 450 femmes ont été torturées, violées et assassinées à Juárez, ville mexicaine frontalière des Etats-Unis. Ces meurtres en série n’ont jamais été élucidés. Familles de victimes et militant(e)s dénoncent la corruption des autorités et l’impunité dont jouissent ces crimes organisés et, d'une façon générale, la violence contre les femmes au Mexique.


Femmes courageuses ayant participé au documentaire. / Courageous Women who participated in the documentary.




www.lasperlasdelmarfilms.com






Alex Flores & Lorena Paula Vassolo
Activiste éco-féministe originaire du Mexique, Alex Flores (à droite sur la photo) est une artiste graphiste et une réalisatrice indépendante. Professeur depuis 1988, elle travaille différentes matières : acrylique, bois, mosaïque et objets recyclables. En 2001, elle déménage à Toronto au Canada et crée en 2003 le collectif latino-américain Gatuna Film & Video, qui produit des films à thématique sociale ou culturelle. Alex Flores est également directrice artistique de Las Perlas del Mar Films et anime des formations en production cinématographique.
Lorena Paula Vassolo est une féministe et militante des Droits de l'Homme, indépendante. Elle est auteure, actrice et cinéaste. Née à Buenos Aires, Lorena a été elevée à Calgary après l'immigration de sa famille au Canada en 1982, au cours de la dernière dictature militaire. En 1991, Lorena est retournée en Argentine où elle a milité pour les Droits de l'Homme et a été impliquée dans le développement de la coopérative du Barrial Theatre et a travaillé dans de nombreuses pièces de théâtre indépendant et des courts métrages. Elle s'est portée volontaire pour l'organisation "Los Carasucias", dirigée par Monica Carranza, qui fournit de la nourriture et des biens de première nécessité à plus de 2500 pauvres ou familles à faible revenu.

Source : http://www.cineffable.fr/festivals/19efestival/Films19/filmsJM.htm#jua


Le dossier D'amnesty International :

Des centaines de femmes enlevées et assassinées  en toute impunité au Mexique 

SOMMAIRE : 

Depuis dix ans, à Ciudad Juárez et Chihuahua, des femmes sont enlevées et assassinées

"Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont déjà signé cette pétition.
Nous avons demandé un rendez-vous à l'ambassade du Mexique à Paris, au cours duquel nous comptons remettre les signatures collectées.
Cette pétition reste en ligne jusqu'à ce que le rendez-vous soit obtenu.
Si vous ne l'avez pas fait, vous pouvez encore la signer
." 

novembre 2007 : CETTE ACTION EST MAINTENANT TERMINEE : merci de l'avoir soutenue

En savoir plus sur la situation des droits humains au Mexique

 Le film "Les oubliées de Juarez" avec Jenifer Lopez dans le rôle titre qui enquête sur les maquiladoras, ces usines d'assemblage le long de la frontière mexicaine avec les Etats-Unis d'où sont issues les victimes de meurtres toujours sans réponse.

  • Depuis plus de dix ans, à Ciudad Juárez et Chihuahua, des jeunes femmes sont enlevées et assassinées 
 

La mère de Silvia Arce.










Silvia Arce et Griselda Mares ont "disparu" en mars 1998.
Lilia Alejandra Garcia a été retrouvée morte, victime de violences sexuelles, en février 2001.


Rosalba Pizarro Ortega, 16 ans, Julieta Marleng González Valenzuela, 17 ans, Yesenia Concepción Vega Márquez, 16 ans, et Minerva Torres Abeldaòo, 18 ans, ont "disparu" entre février et mars 2001.

 

 

 

 
 

 

 Le cas de Minerva Torres Albeldaño

Toutes les démarches de la famille de cette jeune fille de 18 ans, portée disparue depuis mars 2001 à Chihuahua, sont restées vaines pendant 4 ans.
Début 2005, le procureur de l’Etat de Chihuahua a appelé la mère de Minerva, Martina Albeldaño, pour qu’elle vienne identifier un corps qui se trouvait à la morgue depuis 2 ans sans jamais avoir été signalé. Martina a reconnu le corps de sa fille grâce à ses vêtements.
En dépit du fait que le bureau du procureur était en possession de vêtements, désignés dans le dossier comme étant ceux que Minerva portait au moment de sa disparition, les autorités ont laissé passer deux ans avant de procéder à l’identification du corps. La famille a porté plainte contre les autorités locales responsables de la dissimulation du corps.

 

En novembre 2001, les corps de huit femmes ont été retrouvés dans un ancien champ de coton, en plein centre de Ciudad Juárez.  

Les autorités ont déclaré avoir identifié les restes mais les analyses effectuées par les experts ne concordent que pour l'une d'entre elles.
On n'a toujours aucune certitude sur l'identité des corps.

Paloma Angélica Escobar Ledesma a été retrouvée morte le 29 mars2003.   

Depuis 1993, plus de 400 femmes ont été tuées dans les villes de Ciudad Juárez et de Chihuahua, dans le nord du Mexique.
Au moins 137 d'entre elles ont subi des sévices sexuels avant de mourir.
De nombreuses organisations non gouvernementales mexicaines estiment par ailleurs que plus de 400 femmes ont "disparu".


Dans beaucoup de cas, la brutalité manifeste avec laquelle ces femmes ont été tuées dépasse le simple homicide.
Nombre d'entre elles ont été enlevées, retenues prisonnières pendant plusieurs jours et soumises à des violences sexuelles avant de mourir, le plus souvent étranglées ou battues à mort.
La majorité de ces femmes appartiennent à des couches sociales défavorisées, beaucoup étant des ouvrières employées dans les usines de sous-traitance (les maquilas) où sont fabriqués à bas prix des produits destinés à l'exportation.

Les autorités n'ont pas jusqu'à présent mis en place les moyens suffisants pour empêcher les crimes en question, les élucider, et en punir les auteurs. 28 femmes au moins ont encore été assassinées en 2005 à Ciudad Juárez et à Chihuahua.


En août 2005, la secrétaire générale d’Amnesty International, Irène Kahn, s’est rendue au Mexique pour rencontrer les familles de femmes victimes de meurtres et d’enlèvements et exposer aux autorités étatiques et fédérales les recommandations de l’organisation.

En février 2006 Amnesty s’est félicitée, lors de la parution du dernier rapport du bureau du procureur fédéral spécial chargé d’enquêter sur les meurtres de femmes à Ciudad Juárez, que soit officiellement reconnue l’absence, de la part des autorités, de prévention et de sanctions contre ces crimes.

L'efficacité limitée du bureau du procureur fédéral spécial
Le bureau du procureur fédéral spécial a été mis en place en janvier 2004 pour coordonner les investigations locales et fédérales sous le contrôle du procureur général de la république (PGR). Pour autant son travail n’a eu qu’une efficacité limitée.

- Les affaires anciennes n’ont pas fait l’objet d’un réexamen judiciaire sérieux même pour les cas où des allégations de torture ont été formulées. On est donc en droit de penser que certaines des personnes emprisonnées pour ces crimes pourraient l’être à tort.
- Selon le PGR, seuls 24 cas de meurtres relevaient directement de la compétence fédérale. Cependant même pour ces quelques cas là, aucun progrès significatif n’a été constaté.
- Des 177 fonctionnaires soupçonnés de négligence ou d’omission lors des enquêtes, voire d’infraction pénale ou disciplinaire, aucun n’a été déféré à la justice. Bénéficiant ainsi d’une totale impunité, certains continuaient même à tenir un rôle important au sein du bureau du procureur. Aujourd’hui la prescription pour tous ces dossiers a conforté le sentiment d’impunité.
- Les mesures fédérales se s’appliquent toujours pas à la ville de Chihuahua : la procureure fédérale spéciale et le bureau du procureur général de la république ne se sont intéressés qu’aux dossiers relatifs à la ville de Ciudad Juárez.

Des progrès notables néanmoins
- La commission spéciale pour la prévention et l’éradication des violences contre les femmes à Ciudad Juárez continue de jouer un rôle important dans l’assistance économique et sociale aux familles de victimes. De plus, c’est la seule institution étatique à reconnaître que ces crimes sont liés au « genre » (c’est-à-dire liés à l’appartenance au sexe féminin) et que l’Etat porte la responsabilité de n’avoir rien fait pour les prévenir ou les punir.
- La présence d’une association argentine d’anthropologie médicolégale dont le travail consiste à identifier les corps des victimes, redonne confiance aux familles.
- Le nouveau gouvernement de l’Etat de Chihuahua montre une certaine volonté de combattre les violences contre les femmes et se montre plus compréhensif à l’égard des familles de victimes.
- L’action du bureau en charge des meurtres de Ciudad Juárez a été reconsidérée en février 2006 : elle concerne désormais les violences envers toutes les femmes mexicaines. Une nouvelle procureure fédérale spéciale a été nommée. 

- Voir la vidéo témoignage de mères de femmes assassinées à Juarez et Chihuahua :


vidéo version espagnole

vidéo version anglaise 

Pour lire ces vidéos vous avez besoin de télécharger gratuitement le logiciel Realplayer, que vous pourrez trouver à cette adresse : http://www.real.com 

 

  •  Soutenez l'action d'Amnesty : novembre 2007 : CETTE ACTION EST MAINTENANT TERMINEE : merci de l'avoir soutenue

    Vos 5 000 premières signatures ont été remises à M. l'Ambassadeur le 14 avril 2006.
    A cette occasion il nous a été précisé que la lutte contre l'impunité fait partie des  priorités de la nouvelle procureure fédérale spéciale en charge des violences faites aux femmes dans tout le pays.
    Mais le système fédéral et l'autonomie des Etats constitue un frein à son action.
    L'ambassadeur a également reconnu que le travail d'accueil et d'accompagnement des victimes devait être intensifié ainsi que le travail de contre-enquête.

09 octobre 2007 "Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont déjà signé cette pétition.
Nous avons demandé un rendez-vous à l'ambassade du Mexique à Paris, au cours duquel nous comptons remettre les signatures collectées.
Cette pétition reste en ligne jusqu'à ce que le rendez-vous soit obtenu.
Si vous ne l'avez pas fait, vous pouvez encore la signer
."


novembre 2007 : CETTE ACTION EST MAINTENANT TERMINEE : merci de l'avoir soutenue 

 

  • En savoir plus sur la situation des droits humains au Mexique

 

Mexique. Les autorités fédérales doivent prendre en charge les enquêtes d'Atenco
Communiqué de presse du 05 octobre 2006 - Index AI : AMR 41/045/2006

Amnesty International a exhorté ce jeudi 5 octobre les autorités fédérales du Mexique à mener une enquête sur les 23 signalements de violences sexuelles commises par les forces de sécurité à San Salvador Atenco il y a cinq mois, lors d'opérations policières, et à faire en sorte que les victimes obtiennent justice.

Cet appel intervient au moment où l'organisation révèle dans un rapport rendu public ce jeudi 5 octobre de nouveaux éléments tendant à prouver que les autorités de l'État de Mexico n'ont pas enquêté de manière approfondie sur les allégations selon lesquelles des policiers auraient infligé des violences sexuelles à des femmes en garde à vue, et qu'elles ont cherché à occulter les preuves de telles violences.


Amnesty International a exhorté ce jeudi 5 octobre les autorités fédérales du Mexique à mener une enquête sur les 23 signalements de violences sexuelles commises par les forces de sécurité à San Salvador Atenco il y a cinq mois, lors d'opérations policières, et à faire en sorte que les victimes obtiennent justice.

LIRE LA SUITE

Le rapport Mexico: Violence against women – justice denied in Mexico State, est disponible (en anglais pour le moment) sur le site international de l'organisation, à l'adresse suivante : http://web.amnesty.org/library/index/engamr410282006 

- l'article de Aurine Crémieu, dans notre mensuel LA CHRONIQUE d'octobre 2006
"MEXIQUE Ciudad Juarez, mystérieux désaveu "

 

- MEXIQUE : Rapport au Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard les femmes
Document public Index AI : AMR 41/031/2006  - Juin 2006

- Voir aussi notre page et ACTION sur "MEXIQUE Une défenseure des droits des indigènes menacée

- document public de mars 2006 "Mexique : mettre fin à la violence contre les femmes à Ciudad Juarez et à Chihuahua" Index SF 06 MA 051 

- Article de La Chronique d'avril 2006

- Août 2005 . MEXIQUE : Vérité et justice pour les femmes assassinées et enlevées à Ciudad Juárez et à Chihuahua : Rencontre de la secrétaire générale d'Amnesty International, Irene Khan, avec le gouverneur de État de Chihuahua, Reyes Baeza, et la ministre de la Justice, Patrizia Gonzalez.

- 8 février 2005
MEXIQUE Ciudad Juárez et Chihuahua : la justice se fait attendre
index AI : AMR 41/007/2005

- Dossier Mexique de La Chronique de mars 2005
Ciudad Juarez, les suites d'une action : 

         Ciudad Juarez, la ville qui tue ses femmes
         Une histoire de femmes
         Immigration. Les deux frontières. 
         Une sale guerre
         Digna Ochoa, la mort au bout du combat
         " Le Mexique est miné par la culture de la drogue "
         Un Z... qui veut dire Zeta 

- Communiqué de presse du 23 novembre 2004
MEXIQUE Violence contre les femmes indigènes et injustice militaire
Index AI : AMR 41/042/2004

- Vous pouvez consulter la version intégrale du rapport
MEXIQUE Femmes indigènes et injustice militaire
Index AI : AMR 41/033/2004 - 9 pages - 23 novembre 2004

- Document public du 17 juin 2004 (section française d'Amnesty)
MEXIQUE : 11 ans d'enlèvements et de meurtres à Ciudad Juarez et dans l'Etat de Chihuahua
index : SF04FEM06 - réf 650.465 PDF

- Document public du 8 mars 2004
MEXIQUE : Mettre un terme au cycle infernal de violence contre les femmes à Ciudad Juárez et Chihuahua (État de Chihuahua)
AI index : AMR 41/011/2004

- Communiqué de presse du 3 février 2004
MEXIQUE : V-Day et Amnesty International organisent une marche sur Ciudad Juárez le 14 février (jour de la saint Valentin)
Index AI : AMR 41/007/2004

- DOCUMENT PUBLIC du 25 novembre 2003
AMÉRIQUES : Il est temps de mettre un terme aux violences contre les femmes
Index AI : AMR 01/013/2003 - 8 pages

- Communiqué de presse du 25 novembre 2003
AMÉRIQUES : Il est temps de mettre un terme aux violences contre les femmes
Index AI : AMR 01/014/2003

- Communiqué de presse du 07 novembre 2003
MEXIQUE : Premier pas vers la fin de l'impunité
Index AI : AMR 41/048/2003

- Communiqué de presse du 17 octobre 2003
MEXIQUE : Attention accrue accordée par la communauté internationale à la violence contre les femmes à Ciudad Juárez et à Chihuahua
Index AI : AMR 41/045/2003

- Communiqué de presse du 21 Août 2003
MEXIQUE : Les délégués venus de plus de 80 pays témoignent leur solidarité aux mères de Ciudad Juárez et de Chihuahua
Index AI : AMR 41/036/2003

- DOCUMENT PUBLIC du 11 août 2003
MEXIQUE : Des assassinats intolérables
Depuis dix ans, à Ciudad Juárez et Chihuahua, des femmes sont enlevées et assassinées
Résumé et cas d'appel
Index AI : AMR 41/027/2003 (résumé)

pour lire le texte intégral (en anglais
pour lire le texte intégral (en espagnol)


- Tous nos documents publiés sur le pays :

            en version française 


            en version anglaise

- Extrait du rapport annuel 2003

Source :  http://www.amnesty.fr/index.php?/amnesty/agir/campagnes/femmes/agir/mexique_
femmes_enlevees_et_assassinees

 

 

 

 

 

La liste s'allonge ainsi depuis plus de 10 ans. 

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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 16:08

Cinéma: les tourments de l’adolescence au cœur de «Naissance des pieuvres»

Drôle de titre que « Naissance des pieuvres » (sortie le 15 août), derrière lequel se cache un petit bijou de sensibilité, un premier film signé Céline Sciamma dont l’adolescence et ses tourments est le centre et où l’homosexualité tient une place de choix.

« Pour moi, l’homosexualité ce n’est pas un sujet, c’est un trajet » dit joliment Céline Sciamma lorsqu’elle évoque la manière dont «Naissance des pieuvres», son premier film, fait une place non négligeable à ce désir parmi tous ceux qui agitent ses trois héroïnes. Car c’est bien à une histoire de désirs multiples que l’on assiste ici, Anne, Floriane et Marie dealant chacune tant bien que mal avec ce qu’elle est et ce qu’elle ressent. Un surplus de poids et un romantisme échevelé pour la première, une réputation de sex-symbol lourde à porter pour la seconde, un lesbianisme encore encombrant pour la dernière, amoureuse sans retour de la seconde…

Et voilà donc installé le dispositif de cette «Naissance des pieuvres» dont le récit s’articule autour d’une piscine, manière pour la cinéaste débutante de rendre visible, presque palpable, le corps de ses actrices et les pulsions (attirance, fuite, répulsion, etc.) de ces mêmes corps entre eux. «C’est la naissance du sentiment amoureux vu sous un angle très physique», confirme Céline Sciamma à propos de la manière sensuelle dont elle filme cette histoire, l’omniprésence de l’eau (élément sexuellement symbolique s’il en est) renforçant encore cette sensation.

Sur ce thème largement parcouru de l’adolescence confrontée à ses tourments amoureux, la scénariste et réalisatrice parvient avec beaucoup de subtilité à trouver de nouveaux sentiers, usant pour cela avec intelligence d’une homosexualité traitée à égalité avec l’hétérosexualité (mêmes douleurs, mêmes bonheurs). «Naissance des pieuvres» raconte avant tout comme on tombe amoureux, détaille Céline Sciamma. Ce prisme de l’homosexualité permet de raconter une nouvelle fois la naissance de l’amour d’une manière différente. Et offre cette chance de pouvoir filmer des choses qui n’ont jamais été filmées auparavant comme la séquence de dépucelage entre les deux filles. Mais à travers ces trois personnages, le film dit que tous les désirs sont invivables, tous les désirs sont inassouvis et l’homosexualité peut être contextuelle. Le film ne fait pas de Marie un personnage martyr. (…) Elle est le personnage principal mais, paradoxalement, c’est elle qui est le plus du côté de l’observation. Même si elle a un objectif qu’elle cherche à atteindre, elle est avant tout une lentille qui observe. C’est un personnage qui est dans l’auscultation mais que nous allons ausculter aussi. A travers elle, je voulais parler de ce moment où naît un désir qui s’impose. Elle vit la naissance de ce désir en temps réel, comme quelque chose d’imprévisible, et le spectateur doit le vivre en même temps qu’elle. Nous sommes avec elle dans la séduction, la compréhension, la souffrance… Je voulais incarner ce mouvement qui se déploie sur quelques jours, ce moment où la conscience naît… ».

> Le film: brillamment écrit et mis en scène

Il y a la belle Floriane que les garçons reluquent tous et qui s’amuse à les aguicher et à confirmer sa réputation de séductrice facile. Il y a Anne, trop boulotte et trop toujours joyeuse pour être vraiment heureuse, qui rêve de l’amour romantique sans que le garçon sur qui se portent ses désirs la remarque. Et puis il y a Marie, mince et fragile, discrète et déterminée, qui ne sait quoi faire de ce qu’elle ressent pour Floriane…

Autour de ces trois gamines de 15 ans réunies autour du bassin d’une piscine, Céline Sciamma a dessiné une chronique lumineuse et cruelle, sensuelle et presque mutique, qui va les emmener vers cette mythique «première fois» si souvent décevante. Brillamment écrit et mis en scène, «Naissance des pieuvres» (qui nous fait découvrir trois apprenties comédiennes éblouissantes) explore tous les désirs de la même manière. Ce n’est pas la moindre de ses nombreuses qualités.

«Naissance des pieuvres», de Céline Sciamma, avec Pauline Acquart, Adèle Haenel, Louise Blachère. Sortie le 15 août.

Source : E-llico.com

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10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 01:15

Un chant d'amour pour «Johan»


Par Olivier SEGURET
QUOTIDIEN : mercredi 8 novembre 2006

Aujourd'hui qu'ils nous paraissent presque banals, voire lassants, on en oublierait presque combien les films homosexuels français ont été rarissimes jusqu'au début des années 80.


Longtemps, seul Un chant d'amour, de Jean Genet, chef-d'oeuvre primitif, fondateur et poétiquement indépassable, occupa, sur les filmothèques personnelles et bien cachées de l'après-guerre, le rayon bizarre d'un cinéma homosexuel, encore informulé comme tel. Bien plus tard, les Amis , film discret de Gérard Blain, permit au thème de subsister en quelque sorte clandestinement. Mais au-delà : quasiment le néant.


Aussi, c'est dans une stupéfaction complète que l'on découvre, tombant du temps et de l'espace, ce DVD appelé Johan, film non seulement perdu de vue mais pratiquement jamais répertorié, oublié corps et âme. Pourtant, du corps et de l'âme, le premier film de Philippe Vallois en a à revendre. Un étonnement supplémentaire nous saisit en constatant que Johan précède de quelques saisons le tout aussi indispensable Race d'Ep, de Lionel Soukaz, que l'on croyait pourtant sans précédent. Race d'Ep fait aujourd'hui figure de repère historique et sa très grande vigueur, son incroyable audace, son énergie subversive méritaient amplement d'être ainsi distinguées par l'histoire cinéphile. Oui mais voilà, Johan aussi peut réclamer cette place prophétique et, dans la mesure où ce film est lui aussi très bon, il faut absolument réparer l'injustice éventuelle dont il a été victime. Peut-être Johan doit-il cette exfiltration du corpus gay de référence à la qualité particulière du pédé Vallois à l'époque des faits, qui n'appartenait pas au sérail intellectuel (ou alors plutôt à celui de la droite) ni aux mouvements militants enfantés dans le sillage du Fhar (Front homosexuel d'action révolutionnaire). En revanche, Vallois était déjà imbibé par la culture hédoniste californienne qui s'épanouissait alors : ses culturistes, ses clubs SM et la réaffirmation d'une certaine virilité, ce que ses films suivants (Nous étions un seul homme, Haltéroflic) confirmeront.


Rendre à Johan ce qui lui appartient ne signifie pas qu'il faille retirer sa couronne à Race d'Ep : peut-être ennemis au civil, les deux films sont incroyablement frères à nos yeux, le temps écoulé depuis les ayant rapprochés jusqu'au trouble. Tourné à l'été 75 et distribué à Paris en 1976 avec une interdiction aux mineurs malgré le retrait par l'auteur des plans les plus frontalement sexuels (rétablis dans leur intégrité pour cette édition DVD, fist-fucking compris), Johan , contemporain du triomphe, sur les planches du boulevard, de la Cage aux folles , en est une sorte d'antithèse absolue. Eloge amoureux d'un garçon invisible car emprisonné, Johan est un film-quête très aventureux, libre jusqu'à l'ivresse, et magnifiquement documenté sur le peuple homo des années 70. Accessoirement (mais cet accessoire-là est un décor central), on y revisite un Paris que l'on avait oublié : si proche, si vivant, si libre. Un Paris d'avant le grand Louvre (pavane pour les Tuileries défuntes) et d'avant le grand ravalement généralisé. Un Paris tout noirci, donc, et pourtant lumineux où le narrateur (Vallois lui-même) en quête de Johan, croise amis, amants et créatures. On songe aux meilleurs experts: Jarman, Fassbinder, LaBruce et Soukaz, donc, mais on songe aussi au meilleur du cinéma expérimental et post-Nouvelle Vague de l'époque. Un très important chaînon gay manquant ? Oui, et plus encore : un très beau film, peut-être même un grand.


Johan (journal intime homosexuel d'un été 75), 85 mn. A signaler, le bonus circonstanciel remarquable du cinéaste lui-même.


Rens : www.adventice.com ou philvallois@yahoo.fr

Source : http://www.liberation.fr/culture/cinema/215742.FR.php

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 14:40

Poltergay

Un jeune couple (hétéro) emménage dans sa nouvelle maison sans savoir que, trente ans plus tôt, celle-ci abritait une discothèque gay ravagée par un incendie. Très vite, le mari (Clovis Cornillac tout en muscles et t-shirts moulants) a des hallucinations : des fantômes pas très virils traversent les murs pour contempler ses fesses et dansent toutes les nuits dans la cave au rythme de Boney M. Bien sûr, personne ne le croit, et le psy qu’il consulte lui fait comprendre qu’il s’agit là d’un fantasmes bien plus que de fantômes et que le meilleur moyen de les chasser serait peut-être de passer à l’acte en se tapant un mec…

La finesse et le bon goût ne sont pas vraiment la tasse de thé de "Poltergay", nanar assez navrant malgré quelques répliques qui tuent ("Tous les pédés ne couchent pas avec des mecs !") et des moments de délire amusants. Pour le reste, on est dans le mille fois vu : les cinq ectoplasmes sont des follasses moches et ringardes (même celui qui se présente comme un "militant" homo radical) mais sympathiques, au point de tout faire pour sauver le couple de leur nouvel ami. A ce moment-là, on est transporté dans feu l’émission "Queer", le bon goût pédé venant à la rescousse de l’hétéro largué. C’est donc assez violemment n’importe quoi, pas assez kitsch pour devenir camp, pas assez nul pour devenir culte, ni vraiment drôle ni vraiment méchant, au point qu’on se demande à qui ça s’adresse. Malgré le titre, pas à nous en tout cas…

Didier Roth-Bettoni

"Poltergay", de Eric Lavaine, avec Clovis Cornillac, Julie Depardieu, Lionel Abelanski. Sortie le 25 octobre.

Source : http://www.e-llico.com/

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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 01:30

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 Du bout des doigts - Fingersmith

Par Aisling Walsh, Elaine Cassidy, Sally Hawkins, et Rupert Evans (2006)

 

Détails de l'édition :

DVD ZONE : 2
STANDARD : PAL
Durée : 84 mn
LANGUES : Anglais
SOUS-TITRES : Français
AUDIO : 2.1
FORMAT IMAGE : 4/3

Chroniques et points de vue :

Adventice :

D'après le best seller de Sarah Waters (Fingersmith), l'auteur de Tipping the Velvet.
Dans les allées sombres du Londres de Dickens, les destinées de deux jeunes femmes se croisent avec des conséquences terrifiantes... Sue Trinder, une jeune voleuse, est embarquée dans une arnaque pour détrousser une jeune héritière, Maud Lilley. Recommandée par Richard Rivers, Sue est embauchée comme gouvernante de Maud. Sue doit aider Richard, un petit escroc, à séduire puis à faire interner la vulnérable Maud, afin de récupérer sa fortune. Peu à peu, à leur insu, les deux femmes tombent amoureuses, mais ce n'est que lorsque l'engrenage infernal se met en route, qu'elles réalisent la passion qui les lie...

Le Figaroscope - Marie-Noëlle Tranchant :

C'est une sonate émouvante, admirablement interprétée par la comédienne Marina Hands et la jeune pianiste Anne-Sophie Latour.

MCinéma.com - Benjamin Braddock :

Bouleversant, atypique, SUR LE BOUT DES DOIGTS vaut aussi pour son interprétation sans failles : Anne-Sophie Latour, petit génie pianiste à la ville, Marina Hands (...), tout bonnement incroyable, et enfin le piano, personnage à part entière, à la fois attachant et monstrueux.

Pour commander ce DVD, cliquez ici ou ici.

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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 01:15

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 Les filles du botaniste

Réalisé par Dai Sijie 
Avec Mylène Jampanoï, Li Xiaoran, Dongfu Lin
 
Détails de l'édition :

DVD ZONE : 2
STANDARD : PAL
REALISATEUR : Dai Sijie
LANGUES : Chinois, Anglais
SOUS-TITRES : Français
AUDIO : 5.1
FORMAT IMAGE : 16/9 compatible 4/3

Année de production : 2005
Distribué par EuropaCorp Distribution

Site officiel :

http://www.lesfillesdubotaniste.com/

Chroniques et points de vue :

Adventice :

Un drame asiatique, poétique et sensuel… Le destin de 2 jeunes femmes déchirées par le désir dans un pays qui rejette leur passion… Un film de DAI SIJIE (Balzac et la petite tailleuse chinoise)
« Une oeuvre sensuelle et inquiétante, qui magnifie les corps et laisse planer la menace d'un père autoritaire jusqu'à sa conclusion, brutale et sans pathos. » Première
« De jolies scènes pleines de charme, de poésie et de délicatesse. A voir sans retenue. » Figaroscope

Allociné :

Dans la Chine des années 80, tous les tabous ne sont pas levés.
Min, une jeune orpheline, part faire ses études chez un botaniste de renom. Homme secret et père autoritaire, son professeur vit sur une île qu'il a transformée en jardin luxuriant. Contrainte de partager cette vie solitaire et effacée, sa fille An accueille avec joie l'arrivée de l'étudiante. Très vite complices, les deux jeunes femmes voient leur amitié évoluer vers une attraction troublante, sensuelle et interdite.
Incapables de se séparer, Min et An imaginent bientôt un dangereux arrangement pour continuer à partager le même toit...

Culture et loisirs France 2 :

- Le paradis sur terre vécu par ''Les Filles du botaniste'', avant l'enfer... - © EuropaCorp Distribution -
Cliquez ici pour voir en grand

Après Balzac et la petite tailleuse chinoise, Daï Sijie, toujours avec un tact de l’image incomparable, stigmatise la société chinoise d’un passé récent (encore en vigueur) par une allégorie qu’il tire d’une parabole exemplaire. Avec une histoire que l’on croirait adaptée d’un fait divers.

Cette trop grande beauté esthétique au regard du propos peut-être le seul reproche que l’on puisse faire à Daï Sijie ; c’est dire. On le réitérera toutefois aux vues de la précipitation de la conclusion et, avant elle, de celle des événements qui vont faire verser l’affaire dans le tragique. Aussi, aurait-on demandé un peu plus de temps.


Si Daï Sijie ne sombre pas dans l’esthétisant à la Bilitis , c’est qu’il est issue de l’art de l’estampes. Et que dans ce sens, il raconte une histoire. Car son scénario est extrêmement minuté et en accord avec l’image et le rythme, du moins jusqu'avant sa dernière partie. Partant d’un internat, il se porte sur une île entre deux rives, une terre, une limite qui encadre la liberté. Mais il nous berce pour mieux nous faire tomber.

Et la chute sera plus rude. La scène clé du serment constitue le sommet d'une histoire avec en attente ses conséquences. Poème visuel et dénonciation de l’intolérance du régime chinois, Les Filles du botanistes, se situe un peu à la frontière du film politique et du conte moral. Deux genres qui cohabitent mal, malgré tout, mais dont Daï Sijie
se tire avec élégance en mettant le doigt là où ça fait mal. Des filles qui valent le coup.

Commander le DVD, ici ou ici.

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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 13:04

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 MANGO KISS

Un film de Sascha Rice avec Danièle Ferraro, Michelle Wolff, Sally Kirkland, Dru Mouser, Tina Marie Murray

(Etats-Unis)


Genre :
Comedie Dramatique

Détails de l'édition :

DVD ZONE : 2
STANDARD : PAL
Durée : 84 mn
LANGUES : Anglais
SOUS-TITRES : Français
AUDIO : 2.1
FORMAT IMAGE : 4/3

Chroniques et points de vue :

Comme au cinéma :

Mango Kiss, meilleur film lesbien du festival Sydney Mardi Gras et meilleur film gay et lesbien du Northampton independent film festival. Personnellement je n'aime que très moyennement cette classification rapide et subjective d'un film en film lesbien ou gay, peu importe, car ça tend à les réduire terriblement et à les enfermer dans une classification vague qui ne répond ni à un style, ni à rien de précisément cinématographique. Ceci dit dans le cas de MANGO KISS, l'histoire est un peu différente car il ne s'agit pas d'un film quelconque avec simplement des comédiens ou des personnages homosexuels, mais d'une véritable plongée, fictive, dans le milieu lesbien de San Francisco du début des années 90.
Tiré de la pièce de théâtre BERMUDA TRIANGLE signée Sarah Brown, le film nous fait vivre, à travers Lou et Sassafras, les relations plus amoureuses que sexuelles d'une bande de lesbiennes. Le moins que l'on puisse dire est que l'idée même de la monogamie est mise à mal au profit de relations multiples, où chacune a un rôle tant en société que pendant les relations amoureuses en privée : le capitaine, la dominatrice, l'esclave, la princesse, le petit garçon…
Le film, qui techniquement laisse plutôt à désirer point de vue son, image, montage, effets spéciaux, ne perd pas pour autant son intérêt et sa fraîcheur. Quelques scènes largement sur-jouées peuvent lasser, mais le fond est là et quelques idées narratives ne sont pas mal du tout.
Au niveau du DVD, le plus gênant est sans doute l'introduction, une looooongue suite de bandes-annonces de films gays et lesbiens qu'on ne peut pas sauter et qui devient vite énervant quand on insère le DVD dans le lecteur.
Pour le reste, les menus sont simples à l'utilisation et, dans les bonus, les scènes coupées et les coulisses du tournage, bien que pas très longues, parachèvent assez bien le film.

Pablo Chimienti

Adventice :

Lou est tombée amoureuse de sa meilleure amie Sassafras, mais avant même qu'elle ait pu lui faire sa déclaration, les deux femmes doivent déménager pour San Francisco pour poursuivre leurs carrières d'artistes. Là, elles découvrent un univers tout neuf où les filles ont des partenaires multiples et où le SM est une pratique courante. Inspirée par ce monde de liberté, Lou demande à Sass de devenir son amante, mais cette dernière est plus attirée par les nouvelles expériences qui lui sont désormais accessibles...

Tasse de Thé :

"Lou, dragueuse et sûre d’elle, tombe amoureuse de sa meilleure amie, Sass. Elles s’installent ensemble et dès leur arrivée à San Francisco, elles découvrent le milieu de la drague et des jeux de séductions multiples entre filles. Elles décident d’essayer à leur tour ! Elles s’inventent alors des personnages : Lou devient "Captain Daddy" , Sass "Princesse Sassy" et chacune séduit des amantes grâce à des schémas et des mise-en-scènes rocambolesques. Au début tout semble facile, mais très vite leur relation ouverte se complique… Mango Kiss est une comédie drôle et satirique sur les relations ouvertes et les jeux de rôles entre lesbiennes."
Après des études d’arts et de culture, Sasha Rice, la réalisatrice, a travaillé sur plusieurs films indépendants et Mango Kiss est le premier film qu’elle a écrit, produit et réalisé.

Bande annonce :

http://www.commeaucinema.com/news.php3?nominfos=51961&Rub=BA

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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 15:00

EQUATION

Scène du film islandais de Róbert I. Douglas, "Esprit d'équipe".

"Esprit d'équipe" : homophobie et ballon rond

LE MONDE | 19.07.06 | 17h00  •  Mis à jour le 19.07.06 | 17h00

Que se passerait-il si l'un des meilleurs footballeurs du pays, en l'occurrence l'Islande, star de l'équipe KR, déclarait son homosexualité ? Esprit d'équipe, de l'Islandais Robert I. Douglas, est une fiction, et si le cinéaste vise une société islandaise machiste, vouée au pêcheur viril, grand consommateur d'alcool, sa satire éclabousse tous les pays fous de ballon rond.


Voilà donc Ottar Thor, beau gosse auquel des pin-up demandent des autographes, qui sème la consternation sous les douches, à l'heure où ses coéquipiers arborent leur engin. "Je suis gay", dit-il à une journaliste trop heureuse de pouvoir sortir un scoop. Ce que le buteur prêt à tout pour décrocher la "une" n'a pas prévu, ce sont les conséquences sociales de son acte. Le film fait l'inventaire des ravages. Condamnant sa mère aux crises de larmes et à la dépression, suscitant le mépris d'un frère phallocrate, Thor est renié par son père, entraîneur du club, risée des joueurs, et persuadé que "ça se soigne ! Je vais te trouver un psy !". Il consterne son épouse (ancienne miss Islande), qui s'enivre tandis que son fils se mure dans sa chambre. Le président de KR ne veut "pas d'une tapette dans (son) équipe", l'un de ses coéquipiers refuse de jouer avec "un pervers" qui pourrait "contaminer les autres". Le voilà banni.

Le cinéaste a choisi le ton de la comédie pour détecter les métastases de l'intolérance. C'est à une radiographie du ridicule qu'il nous convie. Quand Ottar Thor trouve une nouvelle équipe où l'on accueille les gays, c'est l'hémorragie inverse qu'il provoque. Inquiets pour leur réputation, les hétérosexuels ne veulent plus jouer dans un club "de tantouzes", une équipe préfère même déclarer forfait que de frayer avec ces gars-là. "Homos : 3, homophobie : 0." La pelouse devient le cadre d'insultes...

Esprit d'équipe se termine par un défilé de la Gay Pride où le club gay a son char, et par des normalisations diversement honorables. C'est sans renier sa "différence" que le héros fera la reconquête des siens, et par pur intérêt financier que le KR acceptera de rencontrer l'équipe honnie. Il en est ainsi dans la vie, où chacun doit lâcher du lest pour pouvoir jouer les prolongations.



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Film islandais de Robert I. Douglas, avec Björn Hlynur Haraldsson, Lilja Nott Thorarinsdottir. (1 h 25).


J.-L. D.
Article paru dans l'édition du 20.07.06

Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3476,36-796784,0.html

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