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  • : Lez Zone est un espace dédié à la culture et aux arts sapphiques, au féminisme. Vous y trouverez également quelques actualités. Poèmes illustrés, peinture, photographie, artistes invitées.
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Convulsive

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Nicole Barrière :

Femmes en parallèle

Marie Bataille :

Nuit

Le silence te creuse

Germaine Beaulieu :

Dans l'attente

Elle s'interroge

Il n'y a plus de sens

Rien du noir

Tu tiens bon le désir

Jannick Belleau :

Adios Amiga

Jovette-Alice Bernier :

C'est alors que l'on sait

J'abdique tout

Louky Bersianik :

La Splendeur

Le testament de la folle alliée

Le visage

Maladie d'amour

Huguette Bertrand :

Alpamayo

Blondes nuits ensoleillées

Enchevêtré aux impossibles

Je ne suis que le vent

J'ai cette gourmandise

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Quand le cri du corps

Sous la caresse des mots

Sur la pointe des doigts

Sur l'écran brûlant...

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L'humilité...

France Bonneau :

Si j'étais immigrante

Nicole Brossard :

Aujourd'hui je sais

Ma continent

Ne touchons pas...

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Un peu d'art aussi, des coups de crayons et de pinceaux, de la poésie, des images.

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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 10:32

Ne suis que l'une

de ces choses,

de ces infimes,

 issue

d'exubérance.


Serre-moi en tes mains,

qu'elles surgissent

exultant

jusqu'au succès. 


 

 

 Poème d'Hannah Arendt, Journal de Pensée 1, traduit par Denis Thouard.

Peinture : Gorgone


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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 08:27

Je suis

endormie
recouverte de ta nuit polaire
à couper le souffle
je ne suis plus
qu’une main ouverte
sur les âges
un élan d’oubli
trouée
déportée de ma vie
fugitive sur ta peau

dépouillée
ma chair écarlate
je cède en un cri
rugissante de certitudes anciennes

ton amour s’expulse
de mon corps
me lacérant
de son pardon

je suis

je respire à nouveau
intacte
rescapée
de nos étreintes

à mon réveil
les oies blanches
ont tracé
des ébauches de lumière



Poème d'Annie Lafrenière

Photographie : Kirikou

 

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 16:51
Les métamorphoses de la main



Un gros plan de la main en arrêt sur
une rive provisoire : un vague continent
pourrait se mettre à bouger, articuler,
dériver. On interprèterait ce rapprochement
légitime : une fausse note



(un enfantillage quand on touche, et qu’il
ne faut pas ; une femme suce son pouce gauche,
et il ne faut pas ; elle s’absente dans un geste
désert qui lui fait perdre le sens de la rive ;
elle est de marbre blanc, réduite à l’état
de lignes et de formes, portrait de femme
à la main, sans attente hors d’atteinte
et il ne faut pas),



*



Ce qui entraînerait la rupture ; ce qui,
subitement, détruirait l’équilibre



(je ne suis là pour personne ni pour
moi-même, dépaysée, un peu floue dans l’oubli
d’un corps que l’inertie de la main tient
éloigné de l’irruption ou de la répétition
de la chute. Moment essentiel où je ne suis
que surface étonnante, odorante, sans
rien en moi qui résiste à l’aplanissement
de la figure vertigineuse de ces lieux
dans lesquels il m’arrive si souvent d’être piégée
parce qu’une



*



simple vague sur le vernis de la surface,
un effleurement un peu gauche, et
le seul mot qui me vient
est le mot : déchirure.



[…]






Denise Desautels, Mémoires parallèles, choix de poèmes, choix et présentation de Paul Chamberland, Éditions du Noroît, 2004, p. 80

Photographie : Doug Beasley

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 20:54



A ce jour partout la guerre,
les plaines, les forêts de bouleaux,
le vent, l’herbe, la lumière rasante,


la terre est pillée et les corps sont abandonnés.
Ils ont changé le nom des pays,
ils ne savent même plus que quoi, de qui ils parlent


et nous à ces frontières béantes.







Isabelle Baladine Howald, Secret des Souffles, Melville, 2004, p. 48 et 49
Photographie : auteur-e inconnu-e

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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 12:00
Dans la Médina




Prise du corps
Chair arrimée dans la haine
Cri fuselé
Acculé dans la gorge.

Dans l’enceinte de la ville
Personne n’a su.

La clarté du matin, la parole amicale
Ont gavé le coeur d’espérance
Mais le soir a vite repris son anonymat
La ville à nouveau sera témoin
Images de mépris absoutes par le siècle
Pour des siècles d’avance.
Muselés les corps, soumis
Enchaînés à l’arrogance.
Épinglée, bâillonnée,
La lumière ne sortira pas d’ici
Les murs sont hauts, les lois de fer
Le pays est en règle
Et la maison du roi si confortable.

Le soir assis dans la ville
On recommence on joue
On assassine les âmes
On brûle les pellicules
On mâte, on ficelle
On viole.

Muette, mal-aimée
Elle se taira
Comme sa mère, comme ses soeurs
Chuchoteront entre elles
Monosyllabes se perdant sous le poids du silence
Baisseront la tête et désarmées
Reprendront sans rien dire
La route d’hier
La contrainte
L’obéissance.

Prise du corps
Chair arrimée dans la haine
Dans l’enceinte de la ville
Personne n’a su.






Poème de France Bonneau

Photographie : Blowup
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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 20:50
Abnégation


Femmes du monde...
Le temps est venu de
Monter aux barricades.


Armez-vous de nobles paroles
Et de grandes connaissances.
Qu’elles servent à panser les chagrins
De vos pauvres filles ployées sous l’abnégation.


Refusez d’être l’ombre du loup.
Ne soyez plus jamais de celles qui sourient
À l’inconcevable violence.


Irez-vous jusqu’à croire que
L’histoire violée tire à sa fin ?
J’en ai le souhait.


Refusez le cadeau qui sent
La rance........
Dites non au second plan.


Effacez le cœur au beurre noir
Chassez le brouillard dans la tête,
De même que cette cicatrice qui ferme votre œil.


Éloignez la main qui fait
Cuire la joue et le mot qui
Alourdit le ventre.


Dormez seules, plutôt que de
Vivre sans rêves.


Découvrez que la vie est un plaisir
Que la force n’est pas l’apanage des muscles,
Mais prend sa source dans l’âme.






Poème de Micheline Mercier

Photographie : Kevissimo
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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 08:00

LE SON DU SOI

Je vous parle tout bas
Pour que ce soit clair
Pour que le son s’ajuste
Au timbre de ma voix

 

Je marche dans un temps
Qui flambe de lumière
Des rancunes crissent
Dans le fin fond sonore
Le scintillement de la peur
N’est qu’une répétition violente
Du même révoltant mystère

 

J’écoute battre votre sang
Je vous parle tout bas
D’un chagrin ineffable
Qui me coupe le souffle
D’une colère si profonde
Qu’elle submerge ma conscience

 

Je vous parle à l’oreille
Pour que ce soit juste
Pour que le son s’accorde
Au timbre de ma voix

 

J’avance dans l’or ruisselant
Du cœur de l’humanité
Je vous parle tout bas
Pour que ce soit clair
Je voyage dans un grand vaisseau
De résonances
Je ne parle qu’à vous
Inconnus isolés du silence
Je ne parle qu’à vous
Dans le cercle des flammes

 

Pour que nos voix s’ajustent
Au timbre de ce son
Qui est le son du Soi





Poème de Yolande Villemaire
Photographie : Blowup

 
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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 08:00


Lâcheté

Ouvrir un coquillage
S'y engouffrer
En laisser retomber les lamelles
Et vivre tout à côté de la vie



 






Poème de Nada Stipkovic.
Photographie : Pascal Renoux

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 20:47

femme


la mer vogue sur ma peau

écume au parfum d'algues

pieds de sable, j'aligne

courbures et angle d'eau.



mon esprit, un bateau

se soulève et tangue,

mat au cou de cygne

songes portant drapeau.



corps glissant les flots

sur la houle, je divague.

brume couleur de vigne

je suis lame à nouveau.





        Poème de  Louve
Encre et pastel de Marie-Lydie Joffre

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 14:41




Un parfum d’écorce me hante
Un parfum de bois, dans la terre brûlé
Brûlé très lentement comme
On étouffe les feuilles.

On a endormi des livres et brûlé des enfants

On a bâillonné
On a fait croire
Le contraire de l’être

Mais la plainte demeure

Et sur la plainte
Qui enfonce ses racines
Qui croît en ramures

Sur la plainte
Le rire court de feuille en feuille
Comme coccinelles
Courent et s’unissent
Pour recommencer
Le soleil planté.

Poèmes de Carole Menahem-Lilin sur une encre de Marie-Lydie Joffre 

Extrait du livre ArTbre




ArTbre est un livre d’artiste à deux voix. Tirage limité à 30 exemplaires.
Encres de
Marie-Lydie Joffre - Poèmes de Carole Menahem-Lilin




Préfaces

Les poèmes ont été écrits en quelques heures hypnotiques, durant lesquelles ces arbres saisis par Marie-Lydie semblaient sortir de la page pour m’appeler, et m’entraîner dans le vent et l’odeur des racines – très loin dans la forêt du réel, dans le bois de l’enfance. Sourires, larmes, jaillissement, retours, secrets.

Marie-Lydie lorsqu’elle dessine sur le motif travaille vite, dans l’essentialité du rythme, comme en transe. Et moi je m’imprègne de ses encres jusqu’à écrire de même dans le saisissement / dessaisissement. Surgissent alors des mots que je n’attendais pas, des images que j’ignorais porter.

Me découvrir dans l’autre – découvrir l’étrangeté en moi. Ecriture au crayon de bois noir, autour, au-dessous, au-dessus des encres scannées et reproduites. Entourer, cerner, creuser. Presque écrire entre les lignes du dessin, comme on se coule entre des troncs, comme on explore le labyrinthe.
Puis retourner la page et m’évader dans une blancheur striée de noir.

Carole Menahem-Lilin


J’oublie tout auprès de l’arbre, à le dessiner sur le vif ! Le calame trempé d’encre de Chine court sur la feuille blanche au rythme de mon souffle porté par le vent et la lumière du ciel…

Marie-Lydie Joffre 




pour commander le livre d’artiste ArTbre veuillez consulter la page
http://menahemlilin.canalblog.com/archives/2007/10/23/6636703.html


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