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Nicole Barrière :

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Nuit

Le silence te creuse

Germaine Beaulieu :

Dans l'attente

Elle s'interroge

Il n'y a plus de sens

Rien du noir

Tu tiens bon le désir

Jannick Belleau :

Adios Amiga

Jovette-Alice Bernier :

C'est alors que l'on sait

J'abdique tout

Louky Bersianik :

La Splendeur

Le testament de la folle alliée

Le visage

Maladie d'amour

Huguette Bertrand :

Alpamayo

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Quand le cri du corps

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Sur la pointe des doigts

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Claudine Bohi :

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 10:05

1ère journée mondiale de lutte contre la lesbophobie heure par heure à Paris



Cette année, le thème de ralliement de la Journée contre l'homophobie était «La lutte contre la Lesbophobie». Avec un Kiss In lesbien géant, organisé Place de la République à Paris. Récit de cette après-midi historique.

14h. Place de la République. Devant le manége en bois et la station de métro, c'est l'effervescence. Rassemblés à l'appel d'IDAHO (International Day against Homophobia), d'Act-Up et des Panthères roses, une centaine de militants reprennent en cœur les slogans soufflés par le porte-voix. «Y en a assez, assez, assez, de cette société, qui ne respecte pas les gouines, les trans et les pédés.» Parmi, eux, on compte une majorité de lesbiennes, butchs ou féminines, jeunes et moins jeunes et leurs copains gays et trans venus soutenir les frangines. Habillés en noir, les activistes tapent sur des casseroles et brandissent des panneaux éloquents : «La lesbophobie tue, égalité des droits !», «Mon corps lesbien m'appartient.» Sophie, la quarantaine rayonnante a fait le déplacement avec sa fiancée et leur petite fille de cinq mois, conçue par insémination artificielle avec donneur anonyme en Belgique. Sa façon à elle de combattre l'invisibilité des lesbiennes, qui lui pèse tant. «Nous sommes victimes d'une double aversion à la fois sexiste et homophobe, analyse Pauline Londeix, la vice-présidente du comité Idaho à l'initiative du Kiss in. Cette aversion opère souvent par déni de l'homosexualité féminine, comme n'existant pas ou comme passade chez des filles qui n'auraient pas fini leur développement. C'est très insidieux», poursuit la jeune auteur du Manifeste lesbien.

14h30. Une pyramide féminine s'improvise sur les pelouses de la république. Avec un porte-voix, Pauline impose le silence. Elle nous apprend qu'une délégation inter-LGBT a été reçue, en fin de matinée, par la secrétaire d'État aux Droits de l'Homme et aux Affaires étrangères. «Au nom du Gouvernement Rama Yade, a reconnu officiellement la journée de lutte mondiale de lutte contre l'homophobie, la transphobie et la lesbophobie», annonce-t-elle d'un ton grave. Réelle avancée pour les luttes contre les discriminations ou simple effet d'annonce? Parmi les manifestants, les sourires sont sceptiques. «Collabo!» souffle une voix d'homme. Pourtant que de chemin parcouru depuis ce 17 mai 1993, où l'OMS a cessé de compter l'homosexualité parmi les maladies mentales.

15h. Début du Kiss in. Devant un parterre de photographes majoritairement masculins (et soit dit en passant presque plus nombreux que les téméraires «embrasseuses»), une dizaine de couples lesbiens s'en donnent à cœur joie. Quelques passants s'arrêtent, intrigués par le chahut. L'ambiance est bon enfant. Alice et sa copine, n'auraient râté ça pour rien au monde. Lesbienne et fière de l'être, Alice croit beaucoup à l'impact symbolique de ce genre d'action. «J'en ai marre de me faire insulter dans le métro ou dans la rue, quand je suis avec ma copine explique cette fille de gauchiste qui étudie les lettres à la Fac de Nanterre. Je fais ça pour alerter les gens sur les propos discriminatoires, sexistes et homophobes qui sont tenus contre les femmes comme nous.» À leur côté, un groupe de femmes, entre quarante et cinquante ans observe avec amusement et non sans envie, les petites jeunes se rouler des patins. Monique, coupe courte, look androgyne, est la seule à accepter de répondre à nos questions. Infirmière de métier, féministe de la première heure et lesbienne outée, elle se dit proche du CLF (la Coordination lesbienne en France). Venue seule de Créteil, elle n'a personne à embrasser. Dommage! Alors, pour passer le temps, elle est l'une des rares à jouer le jeu de la visibilité, en répondant face caméra aux journalistes de France 3 Ile-de-France. Son programme de la journée est aussi chargé que le nôtre: commémoration de la mémoire des déportés homosexuels, en matinée, Kiss in de 14h à 16h, et débat sur l'invisibilité/visibilité des lesbiennes chez Violette & Co (la librairie lesbienne et féministe de Paris), où nous la suivons, en fin de journée.

16h. Des trombes d'eau sonnent la fin du rassemblement. Nous filons, du côté de Beaubourg, au stand de prévention de SOS Homophobie. Il y a une distribution gratuite du rapport annuel contre l'homophobie et de la synthèse de l'enquête sur la Lesbophobie. Réalisée à partir des témoignages de 1793 répondantes, cette enquête statistique est la première du genre en France, avec un panorama de tous les aspects que peuvent revêtir cet aspect particulier de l'homophobie. on y apprend par exemple que près de deux tiers des lesbiennes auraient subi des épisodes lesbophobes dans leurs vies. Les domaines les plus cités sont la vie quotidienne (45%), la famille (44%), le milieu amical (24%) et le contexte professionnel (24%).

17h. Insoutenable visibilité de l'être… Une cinquantaine de lesbiennes féministes sont rassemblées à la librairie Violette n'Co pour une présentation et un débat autour des actes du colloque Invisibilité/Visibilité des lesbiennes organisé l'an dernier à l'Hôtel de Ville de Paris, par la Coordination lesbienne en France. Après un tour d'estrades de deux heures sur les faits d'armes des associations lesbiennes historiques, Sylvie Gras de la commission Lesbophobie de SOS homophobie est venue présenter les chiffres édifiants de l'enquête sur la Lesbophobie.

18h. Dans la mezzanine, les réactions ne se font pas attendre. «C'est bien beau de dénoncer l'invisibilité des lesbiennes et de se battre collectivement pour l'égalité des droits, mais dans les faits que se passe-t-il? invective une jeune anonyme. Je n'ai pas trente ans. Aucune de mes copines lesbiennes ne se tient la main dans la rue, je suis la seule à le faire. Alors que si on le faisait toutes, les gens réagiraient mieux. Nous avons une responsabilité individuelle.» «C'est la faute des médias», renchérit une autre. À la tribune, on exhorte à la prudence: «Attention à ne pas culpabiliser celles qui refusent de se montrer», «La visibilité oui, mais pas à n'importe quel prix!» «Sommes nous toutes d'accord sur la visibilité que nous voulons donner?» Le débat s'achève sur cette épineuse question. Rendez-vous est pris en juin pour un week-end complet d'atelier-débat. Plus d'infos sur le site du CLF.
www.coordinationlesbienne.org

20h30. Fin du journal de 20h sur TF1 et France 2 et fin de la journée de mobilisation pour l'Idaho. Avec un bilan en demi-teinte. Dans son communiqué officiel, l'inter-LGBT prend acte des annonces gouvernementales prononcées en matinée par la voix de Rama Yade mais s'interroge sur les les retombées concrètes de ses déclarations au niveau de la lutte contre les discriminations à une échelle européenne et dans les pays où l'homosexualité est toujours considérée un délit. Côté couverture médiatique, c'est plutôt morne plaine. Aucune rédaction nationale n'a relayé l'information. Les images du Kiss In filmées par France 3 IDF ont même été coupées au montage (voir le sujet diffusé par France 3). Seul Libération fait exception. Avec un gros titre sur la Lesbophobie dans l'édition du 16 mai, intitulé: «La Lesbophobie, une intolérance qui ne fait pas de bruit.» Une formule, on ne peut plus explicite.
 

Page de téléchargement de l'enquête Lesbophobie
Communiqué de presse de l'Inter LGBT


Photos Delphine Aunis
 

par Delphine Aunis
Ecrit le : 2008-05-19

Source :  http://www.tetu.com/rubrique/mag/mag_dossier_detail.php?id_dossier=396

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 10:00

Lesbophobie, une intolérance qui ne fait pas de bruit


Discriminations. La journée mondiale contre l’homophobie a lieu demain.

MARIE-JOËLLE GROS
QUOTIDIEN : vendredi 16 mai 2008
   
 

«Lesbophobie» reste un mot absent des dictionnaires. Pourtant, on parle souvent mal des lesbiennes, quand on en parle. Beaucoup restent invisibles. Même dans la communauté homo, elles sont reléguées au second plan, derrière les gays. Etre femme et homosexuelle, est-ce une double discrimination ?







Sur la ligne d’écoute téléphonique de SOS Homophobie, les femmes témoignent beaucoup moins que les hommes - un appel sur cinq en moyenne. La lesbophobie serait-elle anecdotique ? L’association a souhaité prendre la mesure d’un phénomène qui mêle homophobie et sexisme, souvent à bas bruit. Son «enquête sur la lesbophobie», rendue publique aujourd’hui , est une première. Il existe aussi très peu d’études sur les lesbiennes.

Un questionnaire a été diffusé à travers divers canaux (salon Rainbow, festival de cinéma lesbien, presse, sites Internet, etc.). A l’arrivée, 1 793 questionnaires, remplis par des femmes assez jeunes (neuf sur dix ont entre 18 et 49 ans), vivant majoritairement en Ile-de-France (61 %), et souvent en couple (60 %). La lesbophobie n’y apparaît pas comme un mot vide de sens : 57 % des sondées l’ont déjà subie. Le plus souvent dans la famille (44 %), mais aussi parmi un groupe d’amis (24 %) ou au travail (24 %).

«Quand est-ce que tu te maries ?»

En famille, les mères, surtout, semblent avoir d’immenses difficultés à admettre l’orientation sexuelle de leur fille, les pères arrivant en seconde position. Peut-être parce que c’est à leurs mères que les filles révèlent en premier leur homosexualité. «J’espère que tu ne deviendras jamais homosexuelle» , invite celle-ci, en voyant que son ado collectionne exclusivement les posters d’actrices et de chanteuses : aucun homme sur les murs de sa chambre.

Faux-amis

Près d’un quart des femmes sondées ont raconté l’incompréhension de leurs ami(e)s, ainsi qu’une forme de rejet. Etonnant : les copains, des gens qu’on a choisis, paraissent a priori plus ouverts que la famille. Découvrir qu’ils ne peuvent concevoir une sexualité différente de la leur fait d’autant plus mal. Ainsi ce témoignage, livré avec un questionnaire : «Ma meilleure amie a prononcé ces mots : "j’ai horreur des lesbiennes".»

Curiosité urbaine

Dans la vie quotidienne, des lesbiennes font parfois l’attraction. «Etre filmée dans la rue parce que j’embrasse une fille, ça donne vraiment l’impression d’être une bête de foire», témoigne l’une d’elle. La rue reste essentiellement le lieu de toutes les insultes et provocations, suivie des transports. Souvent, c’est le couple lesbien qui attire l’attention : parce que les femmes se tiennent par la main, ou s’enlacent. Dans l’étude, celles qui souffrent de ces situations ont souvent moins de 25 ans, et sont parisiennes. Pourquoi ? A Paris, elles se sentent peut-être plus libres de leurs gestes sans choquer. Peut-être aussi parce que ceux qui s’en prennent à elles se savent, eux aussi, anonymes dans la ville.

Placards à «goudous»

Rumeurs, moqueries mais aussi refus de promotion et mise au placard. Au travail, les lesbiennes qui ne jouent pas sur le registre de la séduction entendent parfois parler des autres femmes ainsi : «Elle, c’est une femme. Une vraie».

Que dire au bureau ? «Ce qui m’est le plus difficile, c’est de devoir simuler une vie hétérosexuelle sur mon lieu de travail : mes collègues seraient capables de ne plus voir mes compétences, mais seulement mon orientation sexuelle» , témoigne l’une des sondées. Et comme il est impossible de tout cacher (comité d’entreprise, sécurité sociale, etc.), 7 % d’entre elles ont eu l’agréable surprise de se faire «outer» par un collègue.


Source : http://www.liberation.fr/vous/326564.FR.php

 


Des mots qui font mal

M-J. G.
QUOTIDIEN : vendredi 16 mai 2008
   

«Sale gouine», «Tu broutes le gazon ?», «Si t’es gouine, c’est que t’as jamais couché avec le bon mec : viens, je vais te montrer». Voilà le genre de provocations que les lesbiennes entendent, le plus souvent dans la rue. Les couples lesbiens font fantasmer. Des passants leur proposent tout de go des parties à trois ; des propriétaires leur adressent des photos de cul, comme si lesbienne et porno, ça marchait forcément ensemble. L’autre versant de la lesbophobie, «c’est le déni», souligne Pauline Londeix, vice-présidente d’Act-Up Paris, auteur du Manifeste lesbien (1). Pour beaucoup, deux femmes qui marchent ensemble dans la rue sont forcément copines, asexuées, invisibles en tant que lesbiennes. «Qu’est-ce que tu as fait de ton homme?» interroge une femme qui reçoit pour la première fois une collègue de travail et s’étonne de la voir arriver seule. «Je t’aime beaucoup mais je ne te comprends pas», dit une ado à sa copine lesbienne. «Je préférerais que tu aies le sida plutôt que tu sois lesbienne», tacle une mère.









(1) Le manifeste lesbien, éditions L’Altiplano, avril 2008, 160 pages.

Source : http://www.liberation.fr/vous/326563.FR.php

 

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 09:50

 La CLF reçue par Rama Yade avec les associations LGBT lors de la journée IDAHO


Compte rendu
  
19 mai 2008, par Céline B
 


La Coordination Lesbienne en France a été invitée au Quai d’Orsay ce samedi 17 mai, journée mondiale contre l’homophobie a rencontrer Rama Yade, secrétaire d’état aux affaires étrangères et aux droits de l’homme.
La ministre était chargée de présenter, aux associations LGBT, trois actions envisagées par le gouvernement.

1. Son ministère et l’Elysée se saisiront des cas de violation des droits humains à l’encontre des personnes LGBT lors des déplacements officiels dans les pays où l’homosexualité , (le lesbianisme* ) et le transexualisme sont réprimés.

2. Une initiative européenne appelant à la dépénalisation universelle de l’homosexualité serait portée devant l’Assemblée Générale des Nations unies.

3. Enfin la France reconnaît la Journée mondiale contre l’homophobie (et la lesbophobie* )

(*) La CLF complète le contenu des 3 annonces avec les termes lesbianisme et lesbophobie, car les communiqués diffusés par les associations LGBT à l’occasion de cette rencontre occultent complètement ces termes.

La Coordination Lesbienne en France a demandé au cours de la séance que la journée contre l’homophobie soit appelée désormais « journée mondiale contre la lesbophobie, l’homophobie et la transphobie » .

A titre d’exemple le choix de la lesbophobie pour la journée IDAHO 2008 a eu un impact sur les médias qui, pour la première fois, ont évoqué la lesbophobie. voir notre article à ce sujet-

Cet exemple montre la nécessité de rendre visibles les lesbiennes qui, sinon, sont à maintenues dans l’invisibilité .

Mais cette proposition n’a pas été soutenue, bien au contraire, par les autres associations LGBT représentées, à l’exception du délégué du PCF qui est intervenu en ce sens et de l’ASB.

Rama Yade elle-même, a souligné que, faisant partie d’une minorité doublement discriminée elle comprenait tout à fait cette revendication.

Enfin la CLF a fait remarquer que, dans les pays où l’homosexualité avait été dépénalisée, les risques restaient élevés pour les lesbiennes et les gays car dépénalisation ne veut pas dire avancée des mentalités.

Cette situation justifie le maintien du droit d’asile pour les ressortissantEs menacéEs de ces pays.

En témoigne le cas de cette jeune arménienne qui, persécutée parce que lesbienne, a été soutenue par la CLF et vit maintenant en France après avoir obtenu une autorisation de séjour pour 10 ans.

la CLF.

Source :  http://www.coordinationlesbienne.org/spip.php?article739

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 09:49

Europe et lutte contre les discriminations : quand Xavier Bertrand flingue les promesses de Nicolas Sarkozy



Officiellement, la France soutient un projet de directive contre toutes les discriminations. Mais pas Xavier Bertrand. Problème : c'est lui qui représente la position de la France devant ses partenaires européens...

La commission Barroso a mis à l'étude un projet de directive contre les discriminations, dont l'objet est d'ouvrir les protections aujourd'hui réservées à la lutte contre le racisme aux autres discriminations, notamment celles liées à l'âge, à l'orientation sexuelle, au handicap ou aux croyances. Accès aux biens et aux services, accès à la santé, à la protection sociale, à l'éducation, au logement : sur tous ces champs d'application, José Manuel Barroso avait promis il y a quelques années une uniformisation par le haut du droit européen.

Pour de nombreux États, les conséquences n'en seraient pas neutres, puisqu'une telle directive les obligerait à adapter leur droit interne. Ceci explique peut-être la fraîcheur avec laquelle cette initiative est accueillie. Au point que la Commission, qui n'a pas pour habitude de présenter des directives qui finiraient retoquées par les États, hésite et envisage une directive centrée sur les seules discriminations liées au handicap, afin que la pilule ne soit pas trop grosse à avaler.

La position de la France, elle, semble limpide. En la matière, à la veille de la présidence française de l'Union européenne, c'est la cellule diplomatique de l'Élysée qui a la main. La doctrine du Président se veut claire et lisible : pas question de tolérer qu'on établisse des priorités entre les discriminations, il faut une directive globale. Cet engagement, maintes fois confirmé, a été signifié avec clarté à l'Inter-LGBT.

Sauf qu'à Bruxelles, la représentation française ne donne pas le même son de cloche et, à la Commission européenne, on a du mal à compter la France parmi les partisans d'une directive large et ambitieuse. Car entre l'Élysée et Bruxelles, il y a un intermédiaire de poids : Xavier Bertrand.

Le sujet relève en effet de la compétence du ministre du Travail, et c'est lui que la Commission européenne sonde, pour savoir ce que la France pourrait bien penser. Or, avant même que le débat n'ait vraiment été lancé, Xavier Betrand s'est montré d'une extrême prudence, et a au contraire donné tous les signes qu'il se contenterait d'une directive au rabais.

Dernier épisode en date : en visite à Madrid et à Lisbonne le week-end dernier, le ministre a voulu dire la ferveur avec laquelle il était attaché à une Europe sociale. Pour illustrer son propos, il a cité les chantiers prioritaires de la France pour sa présidence, en évoquant une directive «sur l'interdiction des discriminations, certainement centrée sur les handicaps». En clair, Xavier Bertrand n'a pas envie de mener la bataille, et cède aux lobbies conservateurs qui veulent une directive la moins ouverte possible.

Malaise à l'Élysée, zappé et incapable de recadrer un ministre qui joue seul sa partition. Pourtant, pour les associations, la lutte contre l'homophobie était le seul engagement présidentiel de Nicolas Sarkozy vraiment intéressant : sur la scène européenne, la campagne électorale paraît subitement lointaine...


A la veille de la Journée mondiale contre l'homophobie, plusieurs associations, syndicats et partis demandent donc une clarification : oui ou non, la France soutient-elle un projet de directive qui traite à égalité toutes les discriminations ?
Alain Piriou

Source : http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/archive/2008/05/16/et-un-mensonge-de-plus-de-la-part-de-sarko.html
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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 09:30
Daniel Borillo, juriste, maître de conférences à Paris-X-Nanterre et chercheur au CNRS

Entretien avec Daniel Borillo : "contre l'homophobie le combat est mondial"


Depuis 2005, la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie a lieu tous les ans, le 17 mai. L'un des objectifs de cette journée est la dépénalisation de l'homosexualité dans le monde. Quelles sont actuellement les régions les plus touchées par l'interdiction légale des pratiques homosexuelles ?

 

Il y a, dans le monde, plus de pays qui sanctionnent l'homosexualité que de pays qui célèbrent la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie ! L'homosexualité est aujourd'hui pénalisée, souvent de façon très brutale, dans plus de 80 pays.

Dans la plupart d'entre eux, l'islam est la religion officielle, qu'il s'agisse d'Etats laïquescommela Tunisie, oude régimes islamistes, comme le Soudan. L'homosexualité est ainsi un crime passible de la peine de mort en Arabie saoudite, en Mauritanie et au Nigeria. Les homosexuels risquent la prison à vie enOuganda,en Inde et à Singapour.

Le Coran n'est pas plus homophobe que la Bible, mais dans les pays de tradition chrétienne, l'action des mouvements laïques a permis d'affaiblir le pouvoir religieux.

Ce qui est malheureux, c'est que, dans ces pays, les initiatives de la société civile sont immédiatement censurées. En 2004, un site d'information très important sur la prévention du sida, gaymiddleeast.com, a ainsi été bloqué par les autorités saoudiennes, ce qui a eu des conséquences dramatiques pour la diffusion de l'épidémie. Dans ces pays, les islamistes, qui ont poussé les gouvernementsà unehomophobie virulente, ont une responsabilité très lourde, mais la société dans son ensemble participe aux persécutions en rejetant les homosexuels.

Vous avez montré, dans une anthologie critique qui rassemble les écrits de plus de cinquante auteurs, que l'Occident a, lui aussi, longtemps considéré l'homosexualitécommeun péché, voire un crime. Quels ont été les visages successifs de cette stigmatisation ?

En Europe, la victoire du christianisme a constitué la première étape d'une longue persécution des homosexuels. En 313, sous l'empereur Constantin, le christianisme est devenu une religion d'Etat, et en 390, sous l'empereur Théodose Ier, la sodomie a été sanctionnée par la mort par le feu. Les homosexuels ont alors été persécutéscomme sodomites, et de manière systématique à partir de la fin du XIIIe siècle.

Ces persécutions, qui ont culminé avec la mise en place d'une véritable Inquisition au niveau européen, visaient aussi les juifs et les sorcières, mais les homosexuels ont longtemps eu le triste privilège d'être poursuivis en tant que pécheurs, en tant que malades et en tant que criminels. Après l'Inquisition, la persécution des homosexuels pendant le nazisme constitue le chapitre le plus tragique de l'histoire de l'homophobie. L'Office central du Reich pour combattre l'homosexualité, créé par Himmler, fut à l'origine de l'arrestation, la mise en prison, la déportation et la mort de dizaines de milliers d'homosexuels.

Finalement, jusqu'à la fin des années 1970, l'homosexualité était, d'une manière ou d'une autre, punie dans l'ensemble des pays européens : sanctions légales, répression policière, pratiques jurisprudentielles.

Il a fallu attendre une décision de la Cour européenne de Strasbourg, en 1981, pour que la répression de l'homosexualité entre adultes consentants soit jugée contraire à la Convention européenne des droits de l'homme.

Ces persécutions contrastent avec les pratiques de l'Antiquité, qui tolérait, voire valorisait, certaines formes d'homosexualité. Comment expliquer qu'elle n'ait pas connu ce que l'on appellerait aujourd'hui l'homophobie ?

L'Antiquité gréco-romaine baignait dans un climat de tolérance à l'égard de l'homoérotisme, mais les pratiques homosexuelles étaient très codifiées. La seule forme d'homosexualité acceptée était la pédérastie, c'est-à-dire les relations initiatiques entre un jeune éphèbe qui allait avoir des responsabilités publiques et un homme aristocrate adulte. Car cette société profondément misogyne condamnait fortement le fait qu'un homme libre – romain ou grec – assume le rôle passif, c'est-à-dire qu'il se comporte sexuellement comme une femme. Il ne pouvait donc le faire que s'il était un éphèbe – qui était alors dans un rapport d'apprentissage de la masculinité – ou un esclave – qui était dans une situation sociale inférieure.

C'est donc la dichotomie actif-passif et non homosexuel-hétérosexuel qui déterminait la morale sexuelle des anciens. En France, comment s'est effectuée la remise en cause de l'héritage chrétien ?

La remise en cause s'est effectuée grâce à cette véritable révolution politique et culturelle que fut la pensée libérale du XVIIIe siècle, qui prônait la distinction entre vie privée et vie publique et la protection de l'individu contre l'ingérence du pouvoir politique. Pour les philosophes libéraux comme Condorcet ou Bentham, unacte ne causant aucun tort à autruicomme l'homosexualité entre adultes consentants pouvait être condamnable moralement mais il ne méritait aucune sanction pénale ou civile. Plus tard, la révolution industrielle et la migration croissante des populations vers les villes ont permis aux homosexuels de prendre leurs distances à l'égard des structures sociales rigides des campagnes. Libérés des contraintes familiales de la vie rurale, les homosexuels ont pu assumer leur sexualité plus librement.

L'épidémie de sida, à partir des années 1980, a-t-elle joué un rôle dans cette prise de conscience des discriminations subies par les homosexuels ?

On dit souvent que le virus du sida est " intelligent " en raison de sa manière de muter, qui rend le combat médical très difficile. J'ai envie de dire que ce virus a eu l'" intelligence " d'apparaître à un moment où le mouvement gay et lesbien était structuré. Jusqu'alors, toute épidémie de cette ampleur était traitée par les mécanismes classiques de l'enfermement et de l'exclusion des malades. Cequi est extraordinaire avec le sida, c'est que l'épidémie a été gérée, en Occident, de manière démocratique et libérale, grâce à la responsabilisation individuelle des malades et le partenariat entre les associations et les pouvoirs publics.

Ce n'était pas évident : du fait du sida, les pratiques homosexuelles devenaient dangereuses et la société aurait pu avoir une attitude d'hostilité accrue. Mais l'existence d'un mouvement gay organisé a montréque l'exclusion, la précarité et l'isolement aggravaient à la fois la situation médicale des malades et les problèmes sociaux auxquels était confrontée cette communauté.

Malgré sa dimension dramatique, le sida a finalement fait plus pour l'égalité que toutes les mobilisations antérieures.

C'est à ce moment-là que la société a pris conscience du fait qu'un homme qui avait accompagnépendant des années son compagnon malade n'était pas reconnu par les autorités de l'hôpital et qu'il pouvait être expulsé du jour au lendemain de leur logement commun. C'est d'ailleurs à la mobilisation politique autour du sida que l'on doit le pacte civil de solidarité.

L'Europe sous ses diverses formes (la Commission de Bruxelles, le Parlement européen, le Conseil de l'Europe, la Cour européenne de Strasbourg) a-t-elle participé à ce mouvement de dépénalisation de l'homosexualité, puis de pénalisation de l'homophobie ?

Le Conseil de l'Europe et le Parlement européen ont été pionniers dans ce combat pour l'égalité. Ces instances supranationales ont permis de changer de perspective : en vingt ans, l'Europe est passée de la criminalisation del'homosexualité à la pénalisation del'homophobie. Je cite souvent Sartre, qu'on interrogeait sur la question juive et qui répondait : " Il n'y a pas de question juive, la véritable question, c'est l'antisémitisme."  Pour l'homosexualité, c'est la même chose : la question, aujourd'hui, en Europe, ce n'est plus l'homosexualité, c'est l'homophobie. L'homosexualité n'est plus un péché, une maladie mentale ou un crime. Cequi est un problème pour la démocratie, c'est l'intolérance envers l'homosexualité.

Aujourd'hui, quelles sont, à vos yeux, les discriminations qui persistent, en France, à l'égard des homosexuels ?

La France manque d'une véritable politique de prévention de l'homophobie à l'école et dans la formation des policiers ou des magistrats, mais la principale discrimination est inscrite dans la loi : c'est le refus de l'homoparentalité et du mariage entre couples de même sexe. Pour moi, cette revendication ne nie pas la différence des sexes : ce sont la liberté et l'égalité, pas le masculin et le féminin, qui constituent des valeurs démocratiques. Je viens de lire un rapport de l'Unicef qui affirme que vingt millions d'enfants sont aujourd'hui orphelins dans le monde : je me dis que l'urgence, c'est d'accueillir ces enfants, et non de débattre de la différence des sexes, comme le font les opposants à l'égalité.

Depuis une dizaine d'années, plusieurs pays européenscommela Belgique, l'Espagne ou les Pays-Bas ont ouvert le mariage et la filiation aux couples de mêmesexe. Considérez-vous que cette évolution est " inéluctable ", selon le mot de Luc Ferry ?

L'histoire ne se fait pas d'elle-même : elle est faite, jour après jour, par les mouvements sociaux. Si le mouvement gay et lesbien continue son combat, oui, ce changement de législation sera inéluctable. La France rejoindra ainsi l'Espagne, où le mariage est autorisé et où l'homosexualité s'est banalisée, ce qui est la situation idéale.

Mais il faut se méfier des discoursdémobilisateurs, car les acquis sont toujours fragiles : l'exemple de la Pologne des frères Kaczynski hier ou de l'Italie de Berlusconi aujourd'hui montre que les retours en arrière sont toujours possibles.

Propos recuillis par Anne Chemin

Source :
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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 09:56

Le chanteur homophobe Sizzla débute sa tournée à montreuil



ci dessous quelques paroles aimables pour nous les gays.
Brûle les hommes qui ont du sexe par derrière avec d'autres hommes... Bute les pédés, mon gros flingue va tirer...
Pan ! Pan ! Les pédés doivent être mis à mort..."



Reggae homophobe : Sizzla a entamé sa tournée française à Montreuil


Sizzla, le chanteur de reggae jamaïcain connu pour ses appels au meurtre racistes et homophobes, s'est produit mercredi soir à Montreuil malgré les regrets de Dominique Voynet, nouvelle maire de la ville et la campagne de plusieurs organisations LGBT demandant l'annulation de ses concerts. Saisie la veille du concert par une "Lettre ouverte aux maires et aux responsables de salles de concerts accueillant la tournée de Sizzla en France", signée par seize organisations dont Tjenbé Rèd et Act Up-Paris, Dominique Voynet a déploré " que le chanteur Sizzla ait été programmé dans la ville de Montreuil " en condamnant " très fermement les propos racistes et homophobes que ce chanteur a tenu à de nombreuses reprises, ainsi que les incitations au meurtre que contiennent certaines de ses chansons ". La maire Verts a estimé que "la présence de ce chanteur est un affront aux valeurs républicaines auxquelles les Montreuillois sont profondément attachés ".

Des militants de Tjenbé Rèd et de CQFD - Fierté lesbienne ont marqué leur désaccord avec la venue de Sizzla en distribuant un tract aux quelques centaines de personnes présentes et en nouant le dialogue avec elles. Selon ces militants, un certain nombre de fans du chanteur sont tombés des nues en découvrant les textes de leur idole. Une jeune femme se trouve en état de choc en lisant les paroles que lui rapportent les protestataires, au point d'en avoir les larmes aux yeux, souffle coupé, ne trouvant plus ses mots : "C'est pas possible... Il a pas pu chanter ça... C'est pas possible... J'me sens mal...". D'autres spectateurs évoquent la promesse du chanteur de ne plus interpréter ses textes homophobes, comme il s'y était engagé le 15 avril 2007, lors de la signature du "Reggae Compassionate Act". En réalité, cet engagement a été rompu dès le 13 juin suivant à Berlin.
D'autres fans, enfin, détournent le regard et refusent de lire le tract qui leur est tendu.

Comme à Montreuil, les prochaines étapes de la tournée de Sizzla pourraient être l'occasion de manifestations de contestation. A Villeurbanne, le Centre culturel oecuménique a décidé d'annuler le concert prévu le 30 mai. Les associations LGBT mettent la pression sur l'étape du 20 mai à Mulhouse. Le maire Jean-Marie Bockel et Olivier Dieterlen, le responsable de la salle ainsi que le préfet du Haut-Rhin ont été saisis.

Allemagne : Sizzla contourne l'interdiction d'entrée sur le territoire

Sizzla doit se produire en Allemagne dans les jours qui viennent malgré une interdiction d'entrée sur le territoire qui a été prise à son encontre à l'appel de la fédération allemande gay et lesbienne (LSVD).
Sizzla serait entré sur le territoire allemand par la Hongrie, déjouant la vigilance du système de protection de l'espace Schengen qui fixe les frontières des pays de l'Union européenne qui y ont adhéré. Les associations LGBT d'outre-Rhin dénoncent cette violation et appelle les autorités à la vigilance.


Source: http://www.lepost.fr




      Communiqué de presse (de l'association TJENBÉ RÈD *)

- - -
Sizzla entame sa tournée française à Montreuil le 14 mai 2008.
Alors que la Journée mondiale contre l'homophobie arrive, cette tournée sera l'occasion de contrer l'homophobie sur le terrain

Sizzla, ce chanteur de reggae jamaïcain connu pour ses appels au meurtre racistes et homophobes [1], s'est produit ce mercredi soir à Montreuil, halle Paris-Est Montreuil, dite aussi halle Marcel-Dufriche - une atteinte à la mémoire de Marcel Dufriche (1911-2001), maire de Montreuil de 1971 à 1984, militant antifasciste, militant syndicaliste, prisonnier de guerre, évadé, résistant, militant anticolonialiste [2]. Et c'est bien des militantEs - des résistantEs, si l'on ose, des résistances à tout le moins - que Sizzla (alias Miguel Orlando Collins) a rencontré sur son chemin :

A) Résistance d'abord du Centre culturel oecuménique, qui nous a indiqué par téléphone avoir pris la décision d'annuler le concert prévu le 30 mai à Villeurbanne ;

B) Résistance ensuite de la maire de Montreuil (saisie la veille par une «Lettre ouverte aux maires et aux responsables de salles de concerts accueillant la tournée de Sizzla en France», signée par seize organisations dont Tjenbé Rèd, Act Up-Paris ou CQFD - Fierté lesbienne) [3] : selon un communiqué diffusé quelques heures avant le concert, Dominique Voynet a déploré «que le chanteur Sizzla ait été programmé dans la ville de Montreuil» en condamnant «très fermement les propos racistes et homophobes que ce chanteur a tenu à de nombreuses reprises, ainsi que les incitations au meurtre que contiennent certaines de ses chansons», et en estimant que «la présence de ce chanteur est un affront aux valeurs républicaines auxquelles les Montreuillois sont profondément attachés» ; cette position rejoint les propos clairs, dignes et courageux tenus en pareilles circonstances, le 29 octobre dernier, par Pierre Cohen, aujourd'hui maire de Toulouse mais alors maire de Ramonville-Saint-Agne, ou par Fabienne Keller, alors maire de Strasbourg ;

C) Résistance encore des personnes LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans), puisque des militantEs de Tjenbé Rèd et de CQFD - Fierté lesbienne ont marqué leur désaccord avec la venue de Sizzla en distribuant un tract aux quelques centaines de personnes présentes et en nouant le dialogue avec elles ;

D) Résistance surtout de ses fans, loin d'adhérer en bloc aux thèses de leur idole, surtout lorsqu'on les leur explique dans le texte. Une jeune femme ainsi se trouve en état de choc en lisant les paroles que nous lui rapportons, au point d'en avoir les larmes aux yeux, souffle coupé, ne trouvant plus ses mots : «C'est pas possible... Il a pas pu chanter ça... C'est pas possible... J'me sens mal...». D'autres personnes soutiennent que «les paroles sont mal traduites», comme si le créole jamaïcain était une langue insusceptible de traduction (mais elles se taisent lorsque nous leur montrons noir sur blanc ces paroles, en version originale et en version française). «Il a promis de ne plus les chanter», disent-elles ensuite en évoquant sa signature, le 15 avril 2007, du «Reggae Compassionate Act» - mais elles se taisent lorsque nous leur apprenons qu'il a rompu cet engagement dès le 13 juin 2007 à Berlin, où il a interprété la chanson «Nah Apologize» («Aucune excuse») . «Il devrait arrêter de les chanter», disent-elles alors, s'excusant presque : «Moi, c'est sa musique que j'aime... Moi, c'est sa voix que j'écoute...», s'engageant pour certaines : «S'il chante ces paroles ce soir, promis, on va le siffler» !

Mais d'autres fans détournent le regard et refusent de seulement lire le tract («Ce que je pense, je le garde pour moi»), allant pour certains jusqu'à légitimer les appels au meurtre de Sizzla avec une panoplie d'arguments éculés voire glaçants : «Moi, j'ai un fils, si demain il est pédé, je le bute»... «Moi, personnellement, les homos, il faut les rayer de la carte»... «Vous nous avez colonisés»... «Il y a eu l'esclavage»... «C'est comme ça là-bas, c'est leur culture, il faut la respecter»... «Si tout le monde devient homo, c'est la fin de l'humanité»... Lorsqu'à ceux-là nous lançons : «Tout' moun sé moun !» («Chaque personne est une personne !»), ceux-là nous répondent : «Tout' moun sé pa moun !» («Chaque personne n'est pas une personne !») - et qu'ajouter ?

À quelques jours de la Journée mondiale contre l'homophobie, qui aura lieu ce samedi 17 mai et qui sera, comme chaque année, riche en colloques et séminaires, les personnes LGBT ont l'occasion de saisir les prochaines étapes de la tournée de Sizzla comme autant de travaux pratiques pour poursuivre ce dialogue difficile et contrer l'homophobie sur le terrain : il est certes important d'obtenir des lois contre les propos ou les actes homophobes, il n'est pas moins important de veiller au respect effectif de l'esprit de ces lois. Prochaine étape de cette tournée : le 20 mai à Mulhouse, au Noumatrouff, 57, rue de la Mertzau, 20h30. Jean-Marie Bockel, le maire de Mulhouse, et Olivier Dieterlen, le responsable du Noumatrouff, ainsi que Michel Fuzeau, le préfet du Haut-Rhin, ont été saisis par notre lettre ouverte du 13 mai : aux Mulhousiennes et Mulhousiens de jouer, le relais leur est transmis !

(*) TJENBÉ RÈD ! Mouvement civique pour l'action & la réflexion sur les questions noires, métisses & LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans) en France ultramarine & hexagonale
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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 14:38

Au sujet du colloque « Mouvements lesbiens, Mouvements féministes, 1968-2008» à l'Assemblée Nationale, le 16 mai


Un colloque Idaho dont la CLF et d'autres participantes se retirent

Communiqué CLF (Coordination Lesbienne en France)
www.coordinationlesbienne.org/

Les membres de la CLF (Coordination Lesbienne en France), en découvrant le programme du colloque « Mouvements lesbiens, Mouvements féministes, 1968-2008 » organisé par le comité Idaho et joint ci-dessous n'ont pas souhaité que la CLF y soit impliquée.
       La CLF avait initialement manifesté son intérêt pour une manifestation placée sous le signe de la lesbophobie, thème proposé pour la journée IDAHO 2008, et avait alors indiqué par mail sa disponibilité pour y participer comme intervenante, mais aussi contribuer à la préparation, et en particulier rencontrer les autres participantes et travailler sur le contenu.
       Mais constatant à la lecture du programme du colloque communiqué ce samedi 10 mai, que le contenu ne relève pas du thème de la journée IDAHO, que le pannel des intervenantes ne correspond pas dans son ensemble à ses convictions politiques et militantes et, en même temps, très choquée par la quasi absence des associations de terrain dénonçant la lesbophobie et le sexisme ainsi que des actrices du mouvement lesbien et féministe qui ont mené toutes les luttes de 1968 à aujourd'hui, elle a considéré qu'il n'y a pas de place dans ce colloque pour une parole lesbienne militante.
       Aussi pour toutes ces raisons, la CLF a décidé de se retirer de la table ronde à laquelle elle avait été invitée et a demandé à ce que sa participation ne soit plus mentionnée dans les programmes.

Cette démarche n'est pas un cas particulier, d'autres participantes dont elle se sent solidaires se retirent ou se sont déjà retirées de ce colloque.
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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 21:07

Non à l'utilisation du logiciel Ardoise dans la police et la gendarmerie nationales !



Collectif contre l'homophobie (C.C.H.)
Association loi 1901 fondée en 1997
9 rue Joachim Colbert - 34000 Montpellier






Montpellier, le 14 avril 2008



Communiqué de presse

Non à l'utilisation du logiciel Ardoise dans la police et la gendarmerie nationales !

Non au profilage catégoriel demandé par Michèle Alliot-Marie, Ministre de l'Intérieur !

Non au retour du fichage !



Depuis plusieurs semaines, le Collectif contre l'homophobie (C.C.H.) reçoit des témoignages alarmants de policiers et de gendarmes au sujet du projet du Ministre de l'Intérieur de remplacer le logiciel LRP (Logiciel de Rédaction de Procédure) et le logiciel STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées) par le logiciel ARDOISE (Application de Recueil de la Documentation Opérationnelle et d'Informations Statistiques sur les Enquêtes).

Ce nouveau logiciel « Ardoise » reprend toutes les fonctionnalités des logiciels LRP et STIC mais à une différence notable et problématique, il prévoit de renseigner des caractéristiques personnelles de toute personne entendue comme victime, témoin ou auteur dans une procédure.

Ainsi le policier ou le gendarme peut préciser dans la rubrique « Etat de la personne » les informations suivantes « homosexuel », « transsexuel », « handicapé », « sans domicile fixe », « personne se livrant à la prostitution », « travesti », «  relation habituelle avec personne prostituée », « personne atteinte de troubles psychologiques », « usager de stupéfiants », « permanent syndical » Š

La saisie de ces informations a vocation à établir une fiche profilée de chaque personne ayant un contact avec la police dans le cadre d'une procédure ; cette fiche sera consultable sur toute le territoire national par les forces de l'ordre, et notamment à chaque fois que cette personne aurait à faire à elles.

Nous partageons le malaise de nombreux policiers et gendarmes ; comme eux, nous avons du mal à saisir l'intérêt de la mention de certains détails et les finalités de ce profilage.

Nous sommes particulièrement inquiets face au risque de constitution de fichiers catégoriels que ce logiciel pourrait permettre.

Sans remonter à la période sombre de la Seconde Guerre Mondiale pendant laquelle des membres de certaines minorités furent fichés et déportés, nous voulons rappelons le fichage (par les brigades mondaines) et le harcèlement policier subi par de nombreuses personnes (notamment homosexuelles) des années 50 aux années 70.

Il a fallu l'élection de François MITTERRAND à la Présidence de la République en 1981 pour que l'homosexualité soit dépénalisée par le Ministre de la Justice Robert BADINTER (loi du 5 août 1982) et que les fichiers d'homosexuels soient détruits à la demande expresse du Ministre de l'Intérieur Gaston DEFFERRE.

Nous n'accepterons pas que Michèle ALLIOT-MARIE autorise l'utilisation de ce logiciel car il peut donner lieu à des dérives de sinistre mémoire.

Le Collectif contre l'homophobie (C.C.H.) saisit ce jour
- La HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations)
- La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés)
- La CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme)

Par ailleurs nous lançons un appel solennel à toutes les organisations de défense des droits de l'Homme, à tous les syndicats, à toutes les autorités morales et philosophiques, à tous les parlementaires pour qu'ils s'engagent contre le logiciel ARDOISE.

Nous demandons à Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de l'Intérieur de surseoir à l'application de ce logiciel litigieux et problématique.

Nous demandons au Premier Ministre et au Président de la République de nous recevoir afin d'évoquer ce problème.

Hussein BOURGI
Le Président
06 89 81 36 90


Informations sur le logiciel ARDOISE
Dans le cadre du programme de formation organisée par la Direction de la Formation de la Police Nationale,
Livrable en octobre 2006, puis en février 2007, le logiciel ARDOISE a pris du retard dans sa finalisation.
Officiellement, cette application est destinée tant à la rédaction de procédures qu'à l'aide à l'enquête ou aux statistiques.
Ce logiciel a été expérimenté à Ecully au sein de la Direction Centrale de la Police Judiciaire.
Un plan de communication accompagnant le lancement du logiciel Ardoise était prévu grâce à un film et un diaporama.
La formation continue a ciblé 4 groupes (enquêteurs, chefs de service, chefs de groupes ou d'unités, gestionnaires et administrateurs fonctionnels) représentant 90.000 personnes.
Les modules de formation se font par groupe de 8 agents, ils durent entre 2 et 3 jours selon les départements.
Le logiciel ARDOISE devait être utilisé au premier trimestre 2008 mais son entrée en application vient d'être reportée au mois de mai 2008.


Source :
De: CCH MTP <<mailto:collectifcontrelhomophobie@hotmail.com>collectifcontrelhomophobie@hotmail.com>
Date: 14 avril 2008

Merci de diffuser abondamment cette information autour de vous !
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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 21:05

« En France et ailleurs, on meurt toujours d'homophobie »


Des étudiants qui s'écroulent tous en même temps à Villejean, au son d'insultes homophobes ? C'est l'étrange spectacle auquel ont pu assister des dizaines de personnes ce mardi après-midi, aux abords du Hall B. Une opération menée par les membres de l'association Commune Vision, pour la diversité sexuelle, dans le cadre de la prochaine journée contre l'homophobie. (Voir la vidéo sous l'article)




Le 17 mai prochain nous célébrerons la journée internationale contre l'homophobie. Pour être certaine de marquer le coup sur le campus, avant cette date d'examens et de vacances, l'association Commune Vision pour la diversité sexuelle, organise aujourd'hui et demain des journées de sensibilisation sur le campus.

 

 

« Ici à Rennes 2, explique David, membre de Commune Vision, nous n'avons pas trop de problèmes, c'est une faculté plutôt ouverte, avec des filières venues de tous horizons. À Rennes 1, c'est plus caché d'après ce que nous disent certaines personnes qui étudient là-bas. »

 

 

 

« N'importe qui appelle son pote PD »

 

 

 

Il n'empêche que partout aujourd'hui, à Rennes 1, Rennes 2 ou ailleurs, certains termes « qui ne mangent pas de pain », sont clairement entrés dans le langage courant. « N'importe qui appelle son pote « PD » maintenant, explique David, posté devant un pancarte estampillée pédale, PD, tarlouze, tafiole, lesbos... et autres joyeusetés censées démontrer l'étendue du champ lexical du petit homophobe. Ce que nous voulons, c'est montrer que ce n'est pas un sujet à prendre à la légère ; qu'en France et ailleurs, on meurt toujours d'homophobie. »

 

 

Derrière David, une énorme carte sans légende. Sur le planisphère en tissu, « en jaune les pays les plus ouverts, en orange ceux où l'homosexualité est punie par des amendes ou des peines de prison, et en rouge enfin, ceux où elle est passible de la peine de mort. » Sept pays exactement, où aujourd'hui on pratique encore pendaison ou lynchage envers les homosexuels : l'Afghanistan, l'Arabie saoudite, le nord du Nigeria, la Mauritanie, le Soudan, le Yémen et l'Iran, où en 2005 deux adolescents de 16 et 18 ans ont été pendus, pour avoir eu ensemble, des relations. Et les exemples, qui défilent sur un écran devant David, ne manquent pas, de l'exécution à la discrimination ordinaire.

 

 

 

« Le comportement homosexuel est évidemment une menace pour la survie de l'humanité. »

 

 

 

C'est pour rappeler cela qu'une dizaine de personne a décidé, aujourd'hui, d'une petite action symbolique sur les marches du hall B : un die-in. (voir la vidéo en dessous) « On se couche tous en même temps, explique un autre bénévole de l'association, et on fait passer en bande-son des propos homophobes, pour la plupart tenus par des hommes politiques au cours des dernières années. »

 

 

A l'appui quelques flyers à l'effigie de Jean-Marie Le Pen (« Je confesse qu'il doit y avoir des homosexuels au FN. Mais il n'y a pas de folies. Elles sont invitées à aller voir ailleurs »), Ph. De Villiers (« Votre révolution du PACS c'est le retour à la barbarie ») ou encore Christian Vanneste, député UMP (« Le comportement homosexuel est évidemment une menace pour la survie de l'humanité. »)

 

 

L'initiative a été saluée par des étudiants, présents devant le bâtiment au moment de l'action et devrait être reconduite demain, à 12h30 et 15h30.

 

 

 

Pratique : l'association sera présente le 17 mai, place de la Mairie pour la journée contre l'homophobie / le 14 juin pour la Marche des Fiertés rennaises.

 

Source : http://www.rennes-infhonet.fr/article-societe-1466-die-in-rennes-villejean-homophobie

-commune-vision-rennes-campus-0sousune.html

 

Sabrina KHENFER


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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 10:36
Chine : vague de répression anti-gay à l'approche des Jeux Olympiques

Une vague d’intimidation et de répression cible aussi les homosexuels en Chine avant les Jeux Olympiques selon de informations qui filtrent via Internet. Pékin et Shangaï qui abritent les plus importantes commanuauté gay du pays sont l'objet d'un véritable "nettoyage" anti-gay.
Alors que la flamme olympique a traversé Paris sous la contestation des défenseurs des droits humains et que le débat sur le boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux par les politiques bat son plein, les Elus Locaux Contre le Sida (ELCS) rappellent la politique discriminatoire du gouvernement chinois au regard des personnes séropositives.
"La Chine fait partie des 13 pays, avec les Etats-Unis et la Russie, à interdire l'entrée sur son territoire aux personnes touchées par le VIH/sida", dénonce Jean-Luc Romero, président d'ELCS.

Au-delà de la discrimination dont sont l'objet les séropositifs étrangers, la communauté homosexuelle chinoise est victime d'une vague nationale de répression. Des descentes de police ont eu lieu en mars dans des établissements homosexuels et des lieux de dragues de Pékin et Shanghai. Selon un militant gay cité par bakchich.info, des boîtes de nuit gay ont été fermées par la police ainsi que de sites Internet communautaires.
Un vaste rafle policière a notamment eu lieu dans la plus grande discothèque gay de Pékin. Les clients ont ont été interpelés par la police, à l'exception des non asiatiques.

Les saunas sont aussi l'objet de descentes. Plus de 70 personnes, clients ou employés, ont été arrêtés dans deu saunas de la chaîne Oasis à Pékin. Les clients ont subi plus de 30 heures de détention alors que les employés étaient eux gardés derrière les barreaux. Plusieurs bains restent fermés sur ordre de la police à Pékin et Shanghai.
80 travailleurs du sexe ont également été arrêtés dans la capitale.

On apprend aussi que les militants qui avaient présenté en ars à Pékin une pétition en faveur du mariage homosexuel qui a recueilli plus de 10 000 signatures à travers différentes grandes villes du pays ont été arrêtés.
Toutes ces actions de répression ont pour but d'intimider ou de bailloner la communauté gay à l'approche des J.O. "Les autorités ont commencé ce ‘nettoyage’ pour signaler à la communauté gay qu’il fallait qu’elle se montre discrète pendant les JO. Le gouvernement voyant d’un mauvais oeil tout ce qui n’est pas considéré comme ‘normal’ ou ‘bien rangé’ ", estime un militant gay cité par bakchich.info.

Plus d'infos : www.bakchich.info
http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=17421
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