Texte Libre
La seule ambition de ce blog est de partager mon intérêt pour tous les sujets qui me tiennent à coeur.
Vous pourrez y trouver des articles de fond et de référence sur le lesbianisme, l'homosexualité et le féminisme, ainsi que quelques articles récents sur l'actualité LGBT.
Certaines rubriques sont consacrées aux arts sapphiques, qu'il s'agisse de peinture, de photographie, de littérature ou de poésie; cependant je présenterai également les oeuvres d'artistes qui n'ont pas de rapport avec cette thématique mais dont j'apprécie le talent.
Les albums qui sont dédiés à une artiste en particulier seront créés avec l'autorisation et la collaboration de cette artiste.
Je vous invite à me faire part de vos suggestions ou commentaires à l'adresse suivante : sappho4444@hotmail.com
Les actus de Têtu :
La seule ambition de ce blog était de faire circuler l'information, de créer du lien, sans but lucratif, ou autre. Cela ne peut cependant se faire sans l'accord des diverses parties.
Je ne suis pas aujourd'hui en mesure d'écrire à chaque auteur pour lui demander une permission de reproduction et les contentieux de copyright sont devenus trop réguliers pour pouvoir être gérables. Dans le respect de cette éthique des auteures féministes précédemment publiées et qui souhaitent préserver l'intégrité de leurs écrits ou de leurs sites internet, ce blog ne peut plus être le relai qu'il était.
A voir plus tard quelle forme aura dorénavant ce blog. ;-)
Si j’étais immigrante
J’aurais pour parler le langage des mots utiles,
Je voudrais dire mais ne dirais rien.
vers mon îlot de ville. Près des miens, je serais bien.
Près d’eux, pas besoin de rien.
Pas besoin de serrer les poings, ...voyez, comme en ce moment.
Si j’étais immigrante, les miens à dire vrai,
Je voudrais abolir. La petite vie à la petite semaine,

Si j’étais immigrante, je claquerais des dents et je hurlerais,
Rien ne sortirait, ...voyez, comme en ce moment.
Personne ne m’a pourtant dit de me taire.
Mais quand on vient d’ailleurs, on se ferme simplement.
La tradition est millénaire.
On fait comme il se doit. Naturellement.
Si j’étais immigrante
Je maudirais le conflit qui s’abat en moi.
Suis-je d’ici, d’ailleurs ou de nulle part ?
Ai-je mon mot à dire ?
À quoi servent les présidents ? Le droit de vote, l’internet et la télévision ?

Si j’étais immigrante, je n’aurais pas le verbe hurlant.
Mais sans crier gare, j’avancerais,
J’avancerais quand même.
Bon sang, mauvais sang !
Voyez, comme en ce moment !

Poème de France Bonneau
Photographies : Gianni Candido





