Texte Libre
La seule ambition de ce blog est de partager mon intérêt pour tous les sujets qui me tiennent à coeur.
Vous pourrez y trouver des articles de fond et de référence sur le lesbianisme, l'homosexualité et le féminisme, ainsi que quelques articles récents sur l'actualité LGBT.
Certaines rubriques sont consacrées aux arts sapphiques, qu'il s'agisse de peinture, de photographie, de littérature ou de poésie; cependant je présenterai également les oeuvres d'artistes qui n'ont pas de rapport avec cette thématique mais dont j'apprécie le talent.
Les albums qui sont dédiés à une artiste en particulier seront créés avec l'autorisation et la collaboration de cette artiste.
Je vous invite à me faire part de vos suggestions ou commentaires à l'adresse suivante : sappho4444@hotmail.com
Les actus de Têtu :
La seule ambition de ce blog était de faire circuler l'information, de créer du lien, sans but lucratif, ou autre. Cela ne peut cependant se faire sans l'accord des diverses parties.
Je ne suis pas aujourd'hui en mesure d'écrire à chaque auteur pour lui demander une permission de reproduction et les contentieux de copyright sont devenus trop réguliers pour pouvoir être gérables. Dans le respect de cette éthique des auteures féministes précédemment publiées et qui souhaitent préserver l'intégrité de leurs écrits ou de leurs sites internet, ce blog ne peut plus être le relai qu'il était.
A voir plus tard quelle forme aura dorénavant ce blog. ;-)
Près de toi, repue d’amour, de frictions acides, je nous sais désespérément réelles. Nues de béatitude, avec pour seul vêtement que cet amour elliptique, pourquoi ne pas abandonner nos corps, fuir vers les harmoniques ?
Dans ce lit charnel où tu bus mes songes, je crie. Trop de carbone, trop d’hydrogène, trop d’ordre, je ne peux plus supporter ma masse atomique stable ! Il faut vite briser, dénoyauter les ponts, désaxer la covalence absurde, éclater les liaisons, foncer pour fondre le temps pour rejoindre nos soeurs de poussière, pour atteindre l’entropie infinie de nos rêves sans sommeil.
Marque-moi. Fragmente ce que je ne suis pas. Délie tes mots infinis, ton essence, laisse moi pénétrer ton cosmos, saoule-moi de tes peut-être, arrache ma matérialité et confonds mes structures. Oublie les lois cadenassées, ces amarres trop tangibles, et entraîne-moi vers les niveaux aveuglants, si loin, avant que mes yeux ne s’évadent, que ma peau ne me perde, que la ciguë ne s’osmose, que la nuit se sublime, unissons nos éternités pour quelques secondes."
Texte d'Anne Archet






