Texte Libre
La seule ambition de ce blog est de partager mon intérêt pour tous les sujets qui me tiennent à coeur.
Vous pourrez y trouver des articles de fond et de référence sur le lesbianisme, l'homosexualité et le féminisme, ainsi que quelques articles récents sur l'actualité LGBT.
Certaines rubriques sont consacrées aux arts sapphiques, qu'il s'agisse de peinture, de photographie, de littérature ou de poésie; cependant je présenterai également les oeuvres d'artistes qui n'ont pas de rapport avec cette thématique mais dont j'apprécie le talent.
Les albums qui sont dédiés à une artiste en particulier seront créés avec l'autorisation et la collaboration de cette artiste.
Je vous invite à me faire part de vos suggestions ou commentaires à l'adresse suivante : sappho4444@hotmail.com
Les actus de Têtu :
La seule ambition de ce blog était de faire circuler l'information, de créer du lien, sans but lucratif, ou autre. Cela ne peut cependant se faire sans l'accord des diverses parties.
Je ne suis pas aujourd'hui en mesure d'écrire à chaque auteur pour lui demander une permission de reproduction et les contentieux de copyright sont devenus trop réguliers pour pouvoir être gérables. Dans le respect de cette éthique des auteures féministes précédemment publiées et qui souhaitent préserver l'intégrité de leurs écrits ou de leurs sites internet, ce blog ne peut plus être le relai qu'il était.
A voir plus tard quelle forme aura dorénavant ce blog. ;-)
J'abdique tout
Je ne suis plus qu'un peu de chair qui souffre et saigne.
Je ne sais plus lutter, j'attends le dernier coup,
Le coup de grâce et de pitié que le sort daigne
Assener à ceux-là qui vont mourir debout.
J'abdique tout. J'ai cru que la cause était belle
Et mon être a donné un peu plus que sa part ;
La mêlée était rude et mon amour rebelle,
Ma force m'a trahie et je l'ai su trop tard.
Je suis là, sans orgueil, sans rancoeur et sans arme ;
Mais l'espoir têtu reste en mon être sans foi,
Même si je n'ai plus cette pudeur des larmes
Qui fait qu'on a l'instinct de se cacher en soi.
La vie âpre, insensible, a vu ma plaie béante
Et tous les soubresauts qui ont tordu mon corps ;
J'ai crispé mes doigts fous aux chairs indifférentes,
Mon amour résigné a pleuré vers la mort.
Qu'elle vienne, la mort, celle des amoureuses,
La mort qui vous étreint comme des bras d'amants,
Et qu'elle emporte ailleurs cette loque fiévreuse
Qu'est mon être vaincu, magnifique et sanglant.

Poème de Jovette-Alice Bernier, Les Masques déchirés, Albert Lévesque, LACF, 1932, 142 p.





