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Rose Ausländer :

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Découvrir un chant

La chambre m'abrite

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Quand je partirai

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Convulsive

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Nicole Barrière :

Femmes en parallèle

Marie Bataille :

Nuit

Le silence te creuse

Germaine Beaulieu :

Dans l'attente

Elle s'interroge

Il n'y a plus de sens

Rien du noir

Tu tiens bon le désir

Jannick Belleau :

Adios Amiga

Jovette-Alice Bernier :

C'est alors que l'on sait

J'abdique tout

Louky Bersianik :

La Splendeur

Le testament de la folle alliée

Le visage

Maladie d'amour

Huguette Bertrand :

Alpamayo

Blondes nuits ensoleillées

Enchevêtré aux impossibles

Je ne suis que le vent

J'ai cette gourmandise

Les visages du temps

Quand le cri du corps

Sous la caresse des mots

Sur la pointe des doigts

Sur l'écran brûlant...

Claudine Bohi :

L'humilité...

France Bonneau :

Si j'étais immigrante

Nicole Brossard :

Aujourd'hui je sais

Ma continent

Ne touchons pas...

Sa surface

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Françoise Bujold :

Quand la perdrix...

Mélanie Cantin :

Innocent amour

Diane Cardinal :

Je m'assois sur ton nombril

Je m'infiltre sous ta peau

Tu murmures

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De moi...

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Rainbow

Un baiser sur ses seins

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Le sexe marqué...

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 12:23

line Fourest a été agressée hier, en marge de la manifestation d'opposition au mariage pour tous, organisée par l'institut Civitas, un mouvement proche des catholiques intégristes. Venue couvrir l'événement, la journaliste et essayiste a raconté après coup à l'AFP avoir été "tabassée" par des opposants à l'ouverture du mariage aux couples homosexuels.

Voici le message publié sur son blog :

Récit d’une agression ultra-violente à la manifestation de CIVITAS

novembre 19, 2012

Contrairement à ce que je lis dans certains articles, il ne s’agit pas d’une simple « bousculade » ou « prise à parti ».

Alors que les militantes des FEMEN venaient d’arriver coifées comme comme des nonnes, seins nus et en scandant « In gay we Trust », qu’elles arrosaient la foule de mousse blanche, certains membres du service d’ordre et des militants catholiques les ont roué de coups. En hurlant « on hait les gouines ».

Elles se sont repliéesplus loin de la manifestation pour chanter des « Marie Marions-nous » un peu plus loin lorsque des nervis nationalistes-révolutionnaires ont fondu sur elles en criant « allez mes camarades ! ».

Ils les ont tabassés à coups de pied, de poings et de casques de moto. Leur attrapant les cheveux, sautant sur elles à pieds joints. Hurlant des injures sexistes (salopes) et homophobes (sales gouines), auxquelles se sont joint des passants propres sur eux, sans jamais porter au secours aux agressées. Un prêtre a même encouragé les agresseurs en leur criant  » allez montrer votre virilité » !

Inna Schevchenko, militante ukrainienne des FEMEN, a une dent cassée et le dos recouvert de bleus. D’autres filles ont été blessées. Les nervis ont aussi agressé la presse et les journalistes qui filmaient.

Voyant mon appareil (mais sans me reconnaître dans un premier temps), ils m’ont jetée au sol. Ma tête a violemment heurté le bitume quand j’ai senti les coups de pieds pleuvoir, sur tout mon corps. Je me suis relevée.

L’un des agresseurs a arraché mon bonnet et ils m’ont reconnu. Je leur ai tenu tête. Ils ont hurlé mon nom en menaçant : « cours sale pute ».

Avant  de me pourchasser pour me tabasser une seconde fois. A coups de poings dans le dos, il m’ont fait tomber au sol, reprise des coups de pieds. Je me suis relevée. D’autres ont repris la chasse à coup de poing dans le dos et dans la tête. Jusqu’à ce qu’une voiture de police arrive et que je sois hors de portée.

Sur les images, fiers de leur violence, des nervis masqués chantent « Jeunesse nationaliste ! », le cri de ralliement de l’un des groupes d’extrême droite les plus violents créé récemment.

Caroline Fourest

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   



Vidéo des Femens ici : http://vimeo.com/53787440

 

Source : http://carolinefourest.wordpress.com/

 

 

"Il n y a aucune place pour les agressions d'extrême droite dans notre pays", a réagi Najat Vallaud-Belkacem. "Le gouvernement n'aura aucune tolérance à l'égard de ces violences et de tous les dérapages qui y sont associés. La liberté d'informer n est pas un principe avec lequel on peut transiger." 

 

"Le gouvernement a créé les conditions d'un débat serein et démocratique sur le projet de loi mariage pour tous", a souligné la porte-parole du gouvernement, se déclarant "profondément choquée" par cette agression. "Je condamne fermement la lâche agression dont a été victime Caroline Fourest en marge de la manifestation Civitas et lui témoigne mon soutien contre la violence obscurantiste et imbécile", avait déjà réagi le premier secrétaire du PS, Harlem Désir. 

 







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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 10:30

Vernissage ce jeudi à 19h à la Live Gallery


réunissant plusieurs artistes peintres lors de La semaine des Petites Toiles, dont :

 

Françoise Tchartiloglou



Gorgone





" LIVE GALLERY "
16, Passage des Panoramas
75002 Paris
Tel : +33 (0) 1 40 43 16 42
contact@art-livegallery.com
www.art-livegallery.com
Métro: Richelieu Drouot ou bourse
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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 12:49

SALON DES OCTAVIENNES 2008

Au bar la Champmeslé 4 rue Chabanais 75002 PARIS
Josy nous accueille

le Vendredi 20 Juin 2008 à 18h30

Remise des prix du concours de poésie 2008

PRESENTATION DES POETES PRIMEES
suivi du
RECITAL ANNUEL des OCTAVIENNES

Rencontre avec le public - dédicaces

Entrée libre, consommations au bar

bus 21 27 29 81 95 métro Pyramides
e-mail : gpastre@free.fr

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 11:23
Je vous invite à découvrir les nouvelles créations de l'artiste peintre Gorgone lors de l'exposition qui aura lieu à l'O'Kubi Caffé du 18 au 29 juin.

Une invitation à la recherche du sens,
à travers l'exploration de corps féminins et lesbiens
qui se soustraient aux échanges convenus.
Entre le trait et l'émotion, une autre symbolique pour (se) dire,
(se) penser et (se) réinventer.


The Mind Alone, sanguine





Rien du Noir, acrylique sur toile




Le vernissage aura lieu ce mercredi 18 dès 19h, venez nombreuses !


O'KUBI CAFFE
219, rue st Maur
75010 PARIS
Métro Goncourt, Belleville,Colonel Fabien

Ouvert du Mardi au Samedi de 12h à 02h
Brunch et restaurant le dimanche de 12h à 23h
Fermé le Lundi
Tel. : 01.42.01.35.08
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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 15:38



Un petit verre, une soirée sympa, des découvertes à l'O'Kubi Caffé


Lumière sur un petit café de quartier où vous serez accueillies par Marie. N'hésitez pas à vous rendre dans ce bar mixte pour boire un verre en toute convivialité. Ils se font rares ces bars où le sourire de la patronne vous accompagne, indépendamment du montant de l'addition, si, si ! ;-)

Prenez le temps de la découverte avec les nombreuses expositions de peintures (Gorgone: du 18 au 29 juin, vernissage le 18 ) ou de photographies programmées tous les mois ou pour être envoûtées par le son suave du saxo de Nicole qui s'y produit régulièrement (le 11 et 25 juin), ou encore pour vous déhancher d'un rythme de diablesses lors d'autres prestations musicales des DJs - électro-jazz-rock-funky - il y en a pour tous les goûts.

L'O'Kubi se veut être une alternative au Marais et un lieu de convivialité pour toutes et tous : lesbiennes, gays et compagnie. Un lieu ou le "business isn't just business" qui mérite d'être connu mais qui malheureusement ne l'est pas assez.

L'O'kubi est là aussi si vous souhaitez réserver une salle pour faire la fête entre vous pour un anniversaire, les réunions d'associations alors, n'hésitez pas !

O'KUBI CAFFE
219, rue st Maur
75010 PARIS
Métro Goncourt, Belleville, Colonel Fabien

Ouvert du Mardi au Samedi de 12h à 02h
Brunch et restaurant le dimanche de 12h à 23h
Fermé le Lundi

Information et réservation : 01.42.01.35.08
ou en nous écrivant sur : okubi@hotmail.fr

Communication / Presse : Marie 01.42.01.35.08

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 14:21

Danie Galsan



Je vous invite aujourd'hui à découvrir quelques oeuvres de Danie Galsan.

Après avoir longtemps travaillé dans le non figuratif, son art a évolué en puisant son inspiration dans la douceur des formes courbes. La réalisation d'une série de sphères inspirées des planètes a amené Danie à franchir un nouveau pas pour nous proposer aujourd'hui une approche du corps féminin au travers de ses sculptures en grès émaillé.

Je vous présente les premiers exemplaires de ces sculptures.

Fille de Sapho :



Précoce Automne :



Alter Ego et ses deux autres compagnes :



Danie emploie des terres de grès chamoté cuisant à 1280° et utilise diverses techniques de façonnage : colombins, plaques, estampage et tournage .

Les 3 sculptures photographiées sont en grès non émaillé, les fleurs sont peintes à l’acrylique par sa compagne. Magnifique métaphore s'il en est... ;-)

Danie Galsan a participé à de nombreux salons et remporté plusieurs prix, dont celui du conseil général de Midi-Pyrénées.

N'hésitez pas à contacter cette artiste pour partager vos impressions sur ses oeuvres ou si vous êtes intéressées par l'une d'entre elle !


Contact e-mail : dany.galsan @ wanadoo.fr
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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 08:00

Ces Européennes
qui nous gouvernent

Anne Fulda
19/05/2008 | Mise à jour : 17:11 |

.
Mara Carafagna, passée de la télévision au gouvernement Berlusconi.
Mara Carafagna, passée de la télévision au gouvernement Berlusconi.

En France, comme en Espagne ou en Italie, les gouvernements se féminisent.

Elle est apparue, radieuse. Toute de bleu ciel vêtue. Cheveux de jais coupés dans le style working woman, œil de braise, sourire ravageur. Une sorte de Rachida Dati italienne. Avec quelques années de moins et quelques centimètres de plus. Mais aussi, dans son sillage, comme un doux parfum de scandale. Un glamour assumé et même revendiqué. Normal : Mara Carfagna, la nouvelle ministre «de l'Égalité des chances» (sic) du gouvernement Berlusconi, sacrée «plus belle ministre du monde» par l'édition internationale de Bild, a un CV qui sort de l'ordinaire.

Cette ancienne show girl dans une émission de télévision italienne, «Vivement dimanche» à la sauce bimbo, est certes diplômée de droit mais posait nue il n'y a pas si longtemps. Mieux, l'ancienne députée de Forza Italia est celle à qui le Cavaliere avait déclaré sa flamme en direct, à la télévision, provoquant l'ire de l'épouse de Silvio Berlusconi qui avait exigé et obtenu des excuses publiques du fringuant septuagénaire.

Au-delà de l'anecdote, la composition du gouvernement italien et son nombre restreint de femmes est révélateur. Avec seulement quatre femmes, dont la première dans l'ordre protocolaire, Stefania Prestigiacomo, arrive au neuvième rang, comme ministre de l'Environnement, l'Italie apparaît comme un îlot de machisme dans une Europe qui fait de plus en plus de place aux femmes dans la vie politique. Le Cavaliere ne s'embarrasse pas de faux-semblants.

 

Foire aux bestiaux

Pas question de nommer une femme à l'Intérieur ou à la Défense. Foi de latin, en Italie, sous règne berlusconien, le régalien demeure masculin. Et la femme est tout autant recrutée pour ses qualités esthétiques que pour ses compétences. «Un harem de Hugh Hefner», a ironisé le Daily Telegraph tout en se désolant, dans le même temps, que les ministres du gouvernement de Gordon Brown soient habillées comme des sacs à patates. Et de citer Coco Chanel : «Si une femme est mal habillée, on remarque sa robe, mais si elle est impeccablement vêtue, c'est elle que l'on remarque.»

En tout cas, Berlusconi assume sans complexe sa vision réductrice des femmes. Comme s'il vantait la beauté de ses génisses à la foire aux bestiaux, il a ainsi assuré récemment que les candidates de son camp étaient «non seulement belles mais superdiplômées». Et d'ajouter que «la gauche, elle, n'a même pas de goût pour les femmes. (…) Les nôtres sont plus belles, je peux le dire car quand je regarde le Parlement, il n'y a pas de comparaison possible».

Alors, macho, le milliardaire italien, c'est peu de le dire. Jusque dans son propre parti, une sénatrice s'est interrogée publiquement sur l'arrivée en force «de jeunes beautés dont l'expérience politique se limite à avoir tourné la roue de la fortune en maillot de bain devant les caméras de Canale 5». «Berlu» n'en a que faire. Il a choisi d'aller à l'encontre de l'air du temps qui veut que pour faire moderne, «tendance», un gouvernement doit avoir un quota significatif de femmes. Et à des postes de plus en plus élevés.

Rien à voir avec le choix du chef du gouvernement espagnol qui a fait de la parité hommes-femmes en politique, mais aussi dans le monde du travail, l'un de ses chevaux de bataille.

José Luis Rodriguez Zapatero répète souvent que l'entrée massive des femmes sur le marché du travail est «l'événement majeur de l'Espagne des trente dernières années». Il a nommé, le 12 avril, un gouvernement «révolutionnaire» puisque, pour la première fois en Espagne, les femmes y sont plus nombreuses que les hommes (neuf femmes contre huit hommes) et occupent des fonctions qui ne sont pas traditionnellement réservées à la gent féminine.

Évolution à la scandinave

Ainsi, à 37 ans et enceinte, Carme Chacon, étoile montante du parti socialiste espagnol, le PSOE, connue pour ses positions «écolo-pacifistes», «rouge dedans et verte dehors», comme elle se définit souvent, a été nommée ministre de la Défense. Un magnifique «coup» de communication l'image de la jeune femme, chemise flottante sur son petit ventre rond, faisant la revue des troupes a fait le tour du monde et une première en Espagne où l'Association des militaires espagnols, de tendance conservatrice, a interprété cette nomination comme une marque de «mépris, voire une provocation envers l'armée», tandis que certains conservateurs espagnols ont eu du mal à avaler la pilule «les petites couturières de Zapatero», a ironisé le quotidien conservateur ABC.

À dire vrai, le chef du gouvernement socialiste espagnol a entamé cette évolution à la scandinave bien avant sa réélection. En 2004, il avait déjà nommé du jamais vu en Espagne un gouvernement strictement paritaire, avec comme numéro deux Maria Teresa de la Vega, papesse du féminisme espagnol. Il faut dire que l'Espagne, jeune démocratie, a permis en quelques années aux femmes espagnoles de participer à la vie politique du pays de manière exceptionnelle. Madrid entend aller encore plus loin en faisant passer un projet de loi sur l'égalité qui devrait obliger la présence de 40 et 60 % de femmes éligibles dans tous les scrutins mais aussi dans les conseils d'administration des entreprises.

À côté, l'Italie de Berlusconi fait figure de cas à part, tant, presque partout en Europe, les femmes gagnent du terrain en politique. D'aucuns, grincheux patentés, jugent que cette montée en puissance est le symptôme, si ce n'est la cause, d'une dévalorisation de la fonction politique. D'autres pensent que c'est une question d'image avant tout. Ou encore que c'est le reflet d'une évolution de la société. En tout cas, les faits sont là.

En Europe de l'Est, Ioulia Timochenko a été la première femme premier ministre d'Ukraine. En Allemagne, Angela Merkel est la première femme chancelière. L'Espagne est désormais à la pointe du progressisme féministe. Quant à la France, elle joue aussi la carte féminine. En nommant au gouvernement onze femmes dont trois, Rachida Dati, Rama Yade et Fadela Amara, censées refléter la «diversité» française, les couleurs de la nouvelle France, Nicolas Sarkozy a voulu faire, lui aussi, un «coup» de communication. Mais, à côté de celles-là devenues, qu'elles le veuillent ou non, des vecteurs d'image, deux femmes ont été nommées dans des ministères traditionnellement occupés par des hommes, Michèle Alliot-Marie à l'Intérieur et Christine Lagarde à Bercy ; et d'autres, comme Valérie Pécresse, Roselyne Bachelot, Nathalie Kosciusko-Morizet ou Nadine Morano, démontrent que les femmes ne comptent plus pour des prunes.

Même si parfois, en privé, les réflexions un peu primaires sont de mise dans des cénacles qui restent majoritairement masculins, en quelques décennies, les femmes se sont imposées dans le paysage politique français. Ce n'était pas gagné.

Potiches et «emmerdeuses»

En 1974, lorsque Valéry Giscard d'Estaing avait tenu à nommer Simone Veil à la Santé et Françoise Giroud comme première secrétaire d'État à la Condition féminine, Jacques Chirac, à l'époque premier ministre, avait pris, dans un premier temps, les revendications de l'ancienne journaliste comme celles d'une «Parisienne dévoyée». Le président du RPR, parti portant haut sa virilité, considérera d'ailleurs pendant longtemps que, en politique, il y a deux catégories de femmes : les potiches et les «emmerdeuses».

Malgré tout, après que François Mitterrand eut fait tomber beaucoup de bastions masculins (en nommant notamment la première femme premier ministre de la Ve République et la première femme membre du Conseil constitutionnel), c'est Jacques Chirac, qui soutiendra après l'épisode malheureux du limogeage des «juppettes» en 1995 la loi sur la parité, voulue par le gouvernement de Lionel Jospin.

Aujourd'hui, les femmes du gouvernement Fillon semblent droites dans leurs escarpins. Des potiches ? Pas du tout. Des emmerdeuses ? Parfois. Pas plus ni moins que les hommes. En tout cas, là aussi, et comme en Espagne, des femmes qui assument leur féminité non exclusive d'une vraie compétence. Et qui pensent qu'il n'est plus besoin de se déguiser en hommes ou en chaisières pour être crédible. Tout est question de mesure. Le moindre dérapage peut en effet être ravageur.

En 2004, les femmes du premier gouvernement Zapatero avaient ainsi posé, pour le Vogue espagnol, à la Moncloa, le siège du gouvernement espagnol, coiffées et maquillées par les plus grands stylistes espagnols et dans des poses parfois très glamour, ce qui avait provoqué l'ire des féministes espagnoles et l'interrogation de l'opinion. En France, Rachida Dati a choqué ou énervé certains en semblant, à ses débuts place Vendôme, être plus à l'aise dans les soirées Dior que dans les prisons, trop soucieuse de son apparence. Une femme peut apparaître coquette. Mais frivole, non.

Et la ligne est ténue entre les deux. Aujourd'hui, signe d'une véritable évolution, que Ségolène Royal avait bien comprise, une femme n'a plus à cacher sa féminité pour «réussir» en politique. Mais sa seule féminité ne lui suffit pas pour franchir les obstacles. Et si elle trop mise en avant, elle revient comme un boomerang. Détail révélateur : le jour où le gouvernement Berlusconi a prêté serment devant le président de la République, les quatre ministres femmes portaient des tailleurs pantalons. Comme pour estomper cette image de jolis pots de fleurs que veut leur coller Berlusconi.


 

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/19/01003-20080519ARTFIG00406-ces-europeennes

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Published by Misfit - dans Féminisme
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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 07:18

Libération n'est pas révolution


Paru le Samedi 17 Mai 2008
   ANTONIO ESTEVEZ    
Actuel SEXE - La révolution sexuelle, en Mai 68, n'a pas inclus les mouvements féministes ou homosexuels, qui se sont «libérés» par la suite. Depuis, qu'ont-ils fait de cette liberté? Tour d'horizon.

Tout le monde semble connaître la date et le lieu de naissance de la «révolution sexuelle»: c'était en mai 1968, à Paris. «Oui, mais seulement pour les hommes hétérosexuels», ironise Rina Nissim, membre historique du Mouvement de libération des femmes (MLF) à Genève. «Le psychanalyste Wilhelm Reich disait qu'en libérant ses pulsions, on pouvait devenir un grand révolutionnaire... Mais nous, au MLF, davantage que la 'libération sexuelle', nous revendiquions une autonomie et une rappropriation de nos corps.» Alors que les hommes hétéros batifolent durant ce fameux mois de mai, les féministes prennent leur mal en patience: le MLF n'apparaît officiellement qu'en 1970, à Paris comme à Genève. «Plutôt que l'égalité, nous voulions des changements dans les rapports de force sociaux – entre hommes et femmes, vieux et jeunes, riches et pauvres. Nous voulions modifier la société de manière fondamentale», explique Rina Nissim.



Cours et partouzes

En parallèle, alors que la pilule, l'accès à l'avortement et les plannings familiaux modifient en profondeur certains rapports de genre, les pratiques sexuelles minoritaires sortent elles aussi du placard et revendiquent une visibilité. Les actions du MLF n'y sont pas pour rien, note Rina Nissim: «Lorsqu'un groupe se libère, d'autres le suivent en chemin.»
«En 1968, le vent de liberté ne touchait pas encore l'homosexualité, se rappelle Pierre Biner, journaliste et homme de théâtre genevois. Mon premier souvenir date de 1971, aux Beaux-Arts, à Paris, juste après la formation du Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR). Dans l'une des salles, il y avait les discours, dans l'autre les partouzes.» Un an plus tard, Pierre Biner assiste à la troisième commémoration des émeutes de Stonewall, qui avaient opposé, à New York, des homosexuels à des policiers venus faire une descente dans un bar gay. «Il y avait des dizaines de milliers de personnes qui manifestaient dans Central Park. L'étau s'était desserré, on sentait que les choses changeaient.»
Dès la fin des années 1970, en parallèle à un retour de bâton des valeurs conservatrices, le MLF se scinde en sous-groupes thématiques. Le mouvement féministe devient légaliste: il se bat pour l'égalité des droits ou pour l'accès des femmes à tous les postes. Quant au combat contre la violence sexuelle, il devient un enjeu primordial.


Aussi à la TSR

Ce sont aussi les années où les «études genre» prennent de l'importance à l'université – et dans leur sillage le mouvement Queer, qui rappelle qu'au-delà des hommes qui aiment des hommes, il y a de nombreuses autres combinaisons possibles: lesbiennes, bisexuels, transexuels, intersexuels, etc. A Genève, Pierre Biner participe aux actions du Groupe homosexuel (GHOG), formé en 1978. Lors d'un défilé du 1er mai, les militants exhibent une banderole barrée du slogan: «40 heures d'amour par semaine: un minimum!». Et à l'occasion d'une manif antinucléaire, c'est un «Ni actifs, ni passifs, ni radioactifs» qui détonne dans le cortège.
En 1980, le GHOG participe à l'émission «L'antenne est à vous», sur la TSR, en fin de soirée. Dans une scène, deux garçons se réveillent nus sur un lit. Le premier a des mots érotiques – «Embrasse-moi» – alors que le second parle politique: «Un jour, on n'aura plus besoin de se draguer dans les parcs.» «C'était de l'agit-prop, dirigée vers la population, pour dire: on ne se cache plus et voilà nos revendications», explique Pierre Biner. Ce sont aussi les tragiques années de la propagation du sida.
Plus tard, «les Gay Pride nous ont également permis d'accéder à une certaine visibilité. C'était important, car autour des cortèges, il y a des familles avec des enfants ou des préadolescents. Or certains d'entre eux sont 'différents' et peuvent ainsi voir des modèles positifs de l'homosexualité», estime Pierre Biner.


Retour du machisme

Aujourd'hui, libérer le sexe n'est plus un enjeu central, ni pour le féminisme, ni pour le mouvement gay. «Remarquez, je continue par exemple à promouvoir l'auto-examen gynécologique», tempère Rina Nissim, naturopathe de profession. Elle constate par ailleurs que la pratique rencontre à nouveau un écho positif chez des jeunes femmes. En revanche, la Genevoise remarque un «retour du machisme, notamment chez certains jeunes. Et une réprobation de la sexualité des adolescentes.» De plus, certains pharmaciens n'hésitent plus à culpabiliser les jeunes filles lorsqu'elles demandent une pilule du lendemain.

De son côté, Pierre Biner estime que «le caractère subversif du désir homosexuel s'est en grande partie perdu». Les Pacs et autres partenariats protègent mieux les partenaires, qui n'en menaient pas large en cas de décès du compagnon, surtout pendant les pires années du sida. «Mais les formules de 'mariage', de plus en plus répandues, calquées sur le modèle hétéro, de même que l'homoparentalité ne figuraient pas parmi les choses dont nous rêvions.» I



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«Nous étions les missionnaires du bon sexe»

   ANTONIO ESTEVEZ    
Pionnière du planning familial et de l'éducation sexuelle, Mary Anna Barbey connaît bien le panorama vénérien romand. Animatrice radio avec Bernard Pichon et journaliste spécialisée, elle a écrit dans de nombreux journaux ou magazines. Elle évoque ici quelques mutations de ces quarante dernières années.


Que faisiez-vous en Mai 68?

Mary Anna Barbey: J'enterrais ma grand-mère aux Etats-Unis: je n'étais donc pas sur le front (rires). Peu avant, en 1966, j'avais commencé à travailler au Centre médico-social Profamilia, qui s'occupait désormais de planning familial. J'étais entrée par la petite porte, en tant que documentaliste. Comme j'étais bilingue anglais-français, j'ai pu classer toute la documentation sur la contraception, qui n'existait pratiquement qu'en anglais.


Le planning familial préfigurait-il Mai 68?

En Suisse, il n'y avait pas de côté militant: il n'y a jamais eu un mouvement pour créer le planning, qui était immédiatement une institution. C'était dans l'air du temps depuis un moment et la philosophie de l'époque était de rendre la vie des couples plus harmonieuse. A ce propos, je me souviens d'un grand débat pour savoir si on allait ou non accepter de recevoir les célibataires!


Etiez-vous bien acceptés?

Les critiques venaient surtout des médecins, qui craignaient la concurrence. Et puis, des mouvements religieux conservateurs ou des parents chrétiens s'en sont pris à nos cours d'éducation sexuelle. Plus tard, lorsque j'ai participé à l'émission radio de Bernard Pichon, alors oui, j'ai reçu des lettres incendiaires et même des menaces de mort.



Vous naviguiez en parallèle à la «libération sexuelle» de Mai 68.

La véritable révolution, dans ces années, ne se situe pas au niveau du comportement, comme on a tendance à le croire, mais du contrôle de la fécondité et de la procréation au sens large. Le fait qu'on soit passé de 60 000 à 11 500 avortements par année en Suisse – chiffre qui comprend de nombreux cas de femmes étrangères –, voilà qui est révolutionnaire. Les femmes ne risquent plus leur vie à cause de la sexualité. Toutefois, vu depuis le planning familial, plusieurs choses importantes se sont passées autour de 1968. Par exemple l'effondrement du tabou de la virginité, ou de la cohabitation juvénile – c'est-à-dire le fait d'avoir des relations sexuelles avant le mariage. Résultat: au début des années 1970, les jeunes sont arrivés en masse au planning familial, avec de nombreuses questions, notamment sur la pilule. Mais tout cela serait également arrivé sans Mai 68.

La Suisse était-elle préparée à aborder les questions de sexualité?

Les parlementaires ont eu, bien avant 1968, de nombreux débats autour de questions touchant la sexualité – l'avortement, par exemple, a été discuté aux Chambres fédérales dès les années 1930. Quant aux églises protestantes, elles se sont interrogées sur la légitimité de la contraception dès la fin des années 1950. Ces discussions ont eu au moins trois effets positifs: tout d'abord, cela a sans doute contribué à ce que l'apparition du sida soit bien gérée – il n'y avait pas de stigmatisation, en tout cas moins qu'ailleurs. Ensuite, comme je l'ai dit, le nombre d'avortements a grandement baissé. Et finalement, nous avons un taux relativement faible de grossesses adolescentes – les autres pays nous envient. Bien sûr, le niveau de vie n'y est pas pour rien, de même que la qualité des soins. Mais les débats sur ces questions et l'accès aux informations jouent aussi un rôle important.


A part le sida, quels sont les grands phénomènes qui ont défié la sexualité post-68?

Je dirais que c'est la procréation assistée – avoir un enfant est devenu un parcours du combattant, que certains considèrent comme un droit –, les abus sexuels et la situation des femmes immigrées.



Aujourd'hui, les questions des jeunes sont-elles les mêmes qu'il y a quarante ans?

Au sujet de la connaissance du corps ou de la grossesse, ça n'a pas fondamentalement changé. En revanche, en travaillant pour le site internet Ciao, j'ai constaté que le changement se note au niveau du langage – et pas seulement à cause de l'orthographe (rires)! Les jeunes abordent la sexualité de manière crue. Sinon, on parle aussi de la violence sexuelle, ce qui est également nouveau. Il y a quarante ans, au planning familial, nous aurions été les premières étonnées de voir que la sexualité n'était pas que joyeuse. Nous étions les «missionnaires du bon sexe»!


S'il est un domaine qui n'a pas beaucoup évolué depuis 1968, c'est celui de l'égalité.

Il y a eu des progrès: toutes ces femmes au Conseil fédéral – même si on cherche des poux à certaines –, ça n'aurait pas été possible il y a quarante ans. Dans les années 1980, lorsque je travaillais à L'Illustré, j'étais la seule femme journaliste avec des enfants. Mais dans les hiérarchies, les choses n'ont pas beaucoup évolué – et les hommes ont souvent le dernier mot.
Le grand combat futur sera de faire en sorte que les mâles arrêtent de nous prendre pour des mamans ou des objets sexuels. Et puis, on observe aussi des retours en arrière. Je faisais récemment une intervention dans une classe de gymnase, à Lausanne: pour un exercice, les élèves devaient s'inventer un personnage. Sur vingt adolescentes, cinq ont choisi la figure de la mère au foyer.


Par rapport à 1968, on a l'impression que les couples ont davantage besoin de «sex toys» ou du porno pour exciter leur libido...

C'est tout le problème de l'absence de désir, qui a toujours existé mais s'est renforcée ces dix ou quinze dernières années. On vit dans une société érotisée à outrance: il y a une banalisation et une saturation. Les gens sont déboussolés et ne savent pas comment gérer leurs désirs.

PROPOS RECUEILLIS PAR ANTONIO ESTEVEZ



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LA PILULE MASCULINE, C'EST POUR QUAND?

   AEZ    

Presque cinquante ans après son arrivée sur le marché étasunien, la pilule contraceptive féminine n'a toujours pas d'équivalent masculin. Régulièrement annoncée «pour demain», sa commercialisation est à chaque fois repoussée. Il est vrai que le mécanisme biologique derrière la pilule pour hommes est compliqué à gérer: il faut arrêter la production des cellules sexuelles tout en permettant celle des hormones mâles. Le tout avec une action réversible – autrement, il existe déjà l'option de la vasectomie. La pilule féminine, elle, se contente d'empêcher l'ovulation,
Consciente de cette complexité, Mary Anna Barbey estime toutefois que «le fait que la plupart des chercheurs soient des hommes n'aide pas, sans doute – ils n'ont pas trop envie de chatouiller ces questions. Selon moi, les raisons sont autant médicales que psychologiques.» AEZ


 

Source : http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&file=article&sid=439520

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Published by Misfit - dans Féminisme
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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 10:33

Birmanie

Lutte, solidarité, vie

Dwelling, responsable de la Ligue Birmane des Femmes, vivant en exil à la frontière thaïlandaise, est présente en France pour informer et mobiliser à propos de la terrible situation de son pays, la Birmanie. Les femmes, les démocrates en lutte et le peuple birman opprimés par la dictature subissent la pauvreté que celle-ci provoque, et sont maintenant victimes d'un cyclone gravissime.

La junte au pouvoir bloque l'entrée de l'aide internationale, et organise, en pleine catastrophe, un pseudo-referendum pour renforcer encore et toujours son pouvoir. 

Nous vous invitons à rencontrer Dwelling et à manifester notre solidarité aux femmes de Birmanie qui, à l'instar d'Aung San Suu Kyi, emblème de courage et de combativité, prennent une part décisive dans la résistance à l'oppression, dans le travail de survie et de reconstruction et dans les projets locaux pour un avenir démocratique.

 

D'origine Kachin, du nord de la Birmanie, Dwelling a notamment publié une étude sur le trafic de femmes à des fins de prostitution vers la Chine (http://www.womenofburma.org/ReportDriven_Away.pdf), et a également participé à des réunions aux Nations Unies.

 

RENCONTRE-DÉBAT

 avec Dwelling, de la Ligue Birmane des Femmes

Mercredi 21 mai 2008, à 19 heures

Espace Des femmes

Antoinette Fouque

 35 rue Jacob, 75006 Paris.

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Info Birmanie, Alliance des Femmes pour la Démocratie, Commission Femmes et Mondialisation d'ATTAC, La Marche Mondiale des Femmes, Association des Tunisiens en France, Europe Solidaire Sans Frontières, l'Association pour le développement de l'économie locale (ADEL)

 

Contacts : info_birmanie@yahoo.fr ; alliance.des.femmes@orange.fr ; genre@attac.org ; marchfem@ras.eu.org;

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 10:27

Touche pas à mon client ?



La pute-pride de ce samedi 22 mars 2008 à Paris-Pigalle, a réuni environ 150 personnes, dont une bonne dose de journalistes. Pas de tract, beaucoup d’hommes (comme à la journée de la femme -ce 8 mars 2008 à Paris), et beaucoup à redire !


A l’occasion de la pute-pride, les “panthères roses” défendent que “le choix de se prostituer ou non fait partie de la liberté individuelle et sexuelle”, et de la “liberté de disposer de son corps”. Ces arguments renvoient 150 ans de luttes féministes aux orties : la liberté à disposer de son corps est ramenée ici au “libre choix” de vendre et négocier son corps.

C’est du pur ultra-libéralisme, avec des arguments de soi-disant “libre” auto-marchandisation du corps.

Communiqué des panthères roses pour la pute-pride 2008

Dans ce cadre libéral, la logique suit son cours : la défense du business, la défense des clients.

“Les Putes” et “Droits et Prostitution” se mettent ainsi à protéger leurs clients, par un douteux “Touche pas à mon client!”. Effectivement, sans client : pas de prostitution. Sans oppression des femmes, sans patriarcat et sans domination masculine : pas de clients potentiels.

Et donc, sans statut d’infériorité des femmes, pas de prostitution !!!

Donc, ces associations ne défendent pas les personnes prostituées, mais le système prostitutionnel, et donc le patriarcat.

Le groupe “Les Putes”, parlons-en.

“Les Putes” sont un groupe d’une dizaine de personnes (80% d’hommes) qui tend à s’imposer en agitateur politique et à occuper une place de choix sur ce sujet dans le milieu d’extrême gauche parisien (débat organisé par le SCALP au CICP dimanche 17 mars 2008, En bas de ce lien : Occupation de l’amicale du Nid à Clichy par “Les Putes” et le SCALP).

http://www.lesputes.org/main.htm

Ce groupe s’approprie la parole des prostituéEs qui sont pourtant, dans la vraie vie, en grande majorité des femmes.
Comment occuper une place impressionnante dans le débat public (parisien) à 10 ?

=> Occuper les permanences du Nid, occuper la Maison des Femmes de Paris (entre autres).

Le groupe “Les Putes” occupent … la maison des femmes ! (mai 2006)
Violence pro-prostitution et commentaires intéressants


http://maisondesfemmes.free.fr/dotclear/index.php



Ce sont là les symboles de l’oppression des prostituéEs ? En tout cas, ça fait du bruit, plus fort et plus vite, de se trouver des ennemis rapidement (abolitionnistes donc cathos-frustréEs-”putophobes”) plutôt que de taper sur les vrais symboles de l’oppression des prostituéEs et des femmes. Puisqu’ils-elles veulent faire dans le symbolique …

Ici “Les Putes” mettent en lien leurs associations “alliées” (comme les panthères roses, ActUp-Paris, les Indigènes de la République, etc).


http://www.lesputes.org/liens.htm


Cela montre le tournant politique pris par le courant pro-prostitution. ActUp (il y a encore quelques années) s’attaquait aux détenteurs de la force et du pouvoir patriarcal. Aujourd’hui “Les Putes” s’attaquent aux féministes et défendent les clients.

Il faut savoir que “Les Putes” et “les Panthères Roses” disent de ceux et celles qui ne sont pas d’accord avec eux, qu’ils-elles sont “frustréEs”, “moralistes”, “putophobes” : c’est du débat binaire, simpliste, puérile.
Cette vision du débat qui dit : si tu n’es pas d’accord avec nous, tu es contre nous, contre TOUTES les prostituées, et en plus tu es frustrée (argument anti-féministe habituel) !Non les abolitionnistes de la prostitution ne sont pas toutes prohibitionnistes, loin de là. L’Etat ne doit pas interdire la prostitution, car nous ne demandons rien à l’Etat bourgeois -qui a pondu la LSI et sa loi sur le racolage passif.
Non les abolitionnistes ne sont pas toutes des moralistes, frustréEs et anti-prostituées, loin de là. Les prostituéEs ne sont pas à incriminer, c’est le partriarcat -en tant que vision de la femme comme objet sexuel, entre autres- qui est à éliminer. Non la prostitution ne concerne pas que les prostituées, c’est un des pilliers de l’oppression des femmes et, quelle fille ou femme ne s’est jamais entendue affublée d’un “sale pute!”. Nous sommes pour la libération sexuelle (la vraie) et selon nous, elle va à l’encontre de la marchandisation des corps.


Quand le libéralisme et les arguments pro-prostitution des collectifs “Les Putes” et “Droits et prositution” se font une place chez les libertaires …

Même Offensive (OLS), qui produit un dossier pourtant intéressant et diversifié sur la prostitution (”Putain de sexime !” déc.2007), compare les arguments des mouvements “Les Putes” et du Nid pour … les rapprocher ! (dommage…) et indiquer sur quoi ces deux mouvements sont finalement d’accord. Comment peut-on comparer un goupuscule de 10 personnes qui battent des ailes depuis 2006 et le Mouvement du Nid qui développent des permanences pour les prostituées depuis 1937 (jusqu’au Brésil et en Côte d’Ivoire) ? Comment peut-on les mettre côte à côte, sans apporter un minimum de critique (d’un côté comme de l’autre) ? Par ailleurs, le dernier numéro (Mars 2008) du Courant Alternatif (OCL) consacre 3 pages à Cornélia : transexuelle, prostituée, dominatrice et libertaire. La partie sur l’entraide et les luttes contre la pathologisation de la transidentité, ne sauve malheureusement pas le reste. Cornélia est sa propre patronne, elle s’autogère : donc elle est libertaire. En économie, “être son propre patron” a un nom : c’est “profession libérale”. D’ailleurs elle affirme que les prostituées en France n’ont plus de mac depuis au moins 20 ans. En même temps, ce sont toujours les prostituées libérales qui le disent… Elle dit aussi que les filles de l’Est n’ont plus de macs non plus, qu’il reste les réseaux africains mais que c’est peut-être mieux que de “crever dans les rues de Kinshasa”. La politique du moins pire : les africaines apprécieront le misérabilisme que les réglementaristes reprochent à ceux et celles qui osent remettre en cause le système de la prostitution.

Oui, les prostituéEs sont des victimes de la prostitution, comme les salariéEs sont des victimes du salariat, comme les personnes de couleur sont des victimes du racisme, comme les femmes sont des victimes du patriarcat et des violences conjuguales. Ce n’est pas de la “victimisation” que de l’affirmer clairement, que de l’assumer pleinement. Ce n’est pas déposséder les personnes de leur capacité à lutter pour leurs droits : au contraire ! C’est leur apporter soutien et reconnaissance.

Abolition de la prostitution, du capitalisme, du racisme et du patriarcat.

Pour une société sans aliénation.

“Quand je mange un bifteck, je ne me demande pas si la vache a souffert” répond un client, à un journaliste qui l’interroge sur les prostituées victimes de la traite …


Sources: http://teteshautesregardsdroits.wordpress.com



Message du groupe Les Putes : “Touche pas à mon client !”


http://www.lesputes.org/nid.htm



Droits et prostitution : “pénaliser les clients = pénaliser les prostituéEs”


http://www.droitsetprostitution.org/index.htm



Réponse du Mouvement du Nid à ses détracteurs


http://www.mouvementdunid.org/Fier-e-s-d-etre-abolitionnistes
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Published by Misfit - dans Féminisme
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