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Lez Zone est un espace dédié à la culture et aux arts sapphiques, au féminisme. Vous y trouverez également quelques actualités. Poèmes illustrés, peinture, photographie, artistes invitées.

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M.S.T.

 


M.S.T. F.A.Q (You!)



Qu'est-ce que c'est ?

Autrefois qualifiées de maladies vénériennes, les maladies sexuellement transmissibles (MST), aux jolis noms de : candidoses, condylomes, chlamydiae, gonocoques, hépatites, herpès, sida, syphilis, trichomonas... se sont diversifiées et sont en constante augmentation (de plus, lors d'un contact sexuel non protégé, il est fréquent d'attraper plus d'une MTS à la fois). La grande fréquence des MST est liée à l'évolution des mœurs, à la rapidité des déplacements humains et à l'émergence de nouvelles maladies. Si des traitements adaptés existent souvent, la nécessité absolue de la prévention a été réactualisée par le drame du sida. (Source : AOL Voyages santé)

Les MST sont dues à des agents infectieux variés, et parfois associés. Après avoir presque disparues dans les année 80 et 90, grâce à la prévention et aux traitements antibiotiques, certaines M.S.T comme la syphilis (*) sont en nette recrudescence, ce qui marque un relâchement dans les attitudes de prévention. La blennorragie (ex-chaude pisse pour les hommes) ou gonococcie (femmes) est toujours fréquente de nos jours.
La plupart des MST (excepté le Sida) peuvent se soigner, mais elles multiplient en moyenne par 10 le risque favorisant une contamination au V.I.H.

(*) Syphilis il y a... "Maladie infectieuse, vulgairement appelée "vérole", due au tréponème pâle et sexuellement transmissible, se manifestant initialement par un chancre et plus tard par des atteintes viscérales et nerveuses" (Larousse).
Une contamination sexuelle (fellation, rapport non protégé, anulingus, cunnilingus) provoque le symptômes suivants : 8 à 15j après le contact, une petite plaie ronde, indolore, apparaît là où le microbe a pénétré. Cette plaie, pas toujours visible, appelée "chancre" siège sur le sexe (ou anus, bouche..) et s'accompagne souvent de ganglions à l'aine. Le chancre persiste 2 à 4 semaines puis disparaît spontanément.
Passé cette période d'incubation, la maladie n'en continue pas moins et de 6 à 8 semaines après le contact sexuel contaminant, une maladie de peau, la roséole (tâches rose pâle discrètes, sans démangeaison et indolores) apparaît alors sur le thorax et les avant-bras ; avec parfois, pendant cette période secondaire, très contagieuses, maux de tête et fatigue. Détection : Examen sanguin. Traitement : Pénicilline.

Les mycoses ou candidoses représentent 25 % des infections génitales. Peu agressives, mais fort gênantes, peu transmissibles mais rechutant très volontiers, elles prolifèrent. Certaines conditions climatiques (chaleur, humidité), certains traitements (antibiotiques, traitements hormonaux, pilule) favorisent leur déclenchement. Puis, en raison du déséquilibre de la flore de défense normale du vagin, les mycoses ont une forte tendance à récidiver, sans que les rapports sexuels soient toujours en cause.

Voir Sites : doctissimo ou e-santé

Les petits microbes

Les infections microbiennes, liées à des germes variés, parfois associés, tiennent la deuxième place par leur fréquence.

Certains germes sont des hôtes habituels du vagin (saprophytes), et c'est leur multiplication excessive qui les rend agressifs (pathogènes). Les plus fréquents sont les gardnerellas (bénigne), les mycoplasmes (responsable de vaginite, mais aussi d'urétrite, voire d'infections urinaires hautes), les streptocoques (infection liée au streptocoque B, dangereuse en fin de grossesse, car transmissible au nouveau-né), et les entérocoques. Les colibacilles venus de l'intestin ou des voies urinaires ne sont pas rares, comme les staphylocoques qui sont des hôtes de la peau.

Les infections dues à chlamydiæ trachomatis tiennent une place particulière au sein des MST. La présence de cet agent infectieux est anormale, que ce soit dans le vagin chez la femme, ou dans l'urètre chez l'homme et chez la femme. Il peut gagner rapidement les voies génitales hautes chez les deux sexes, et/ou les voies urinaires, ou encore le péritoine.

On redoute les salpingites (inflammation des trompes) chez la femme, les atteintes de l'épididyme ou de la prostate chez l'homme, en raison de la menace de séquelles altérant la fécondité future. On traque donc les chlamydiæ trachomatis par un dépistage ciblé : en cas de vaginite chez les jeunes filles, ou chez les femmes en âge de procréer. Le traitement antibiotique s'impose pour le ou les partenaires.

Le trichomonas vaginalis est un parasite fréquent, responsable de vaginite (*), et d'urétrite chez les deux sexes. Le traitement est très efficace.

(*) Vaginite : Inflammation de la muqueuse du vagin. Elle peut entraîner des brûlures, des démangeaisons. Les causes les plus fréquentes sont l'infestation à trichomonas, la présence de levure de type candidas albicans ou les infections à germes (gonocoques, streptocoques ou staphylocoques). Elle peut être de deux sortes : trophique (muqueuse friable et atrophiée dû à une carence hormonale) ou traumatique (souvent un tampon oublié !) Le traitement doit respecter la flore vaginale et éliminer les germes pathogènes

Vaginisme : Contracture musculaire qui empêche toute pénétration. Si le gynéco ne détecte pas de symptôme pathologique, c'est peut-être le signe d'une peur, d'un blocage psychologique que l'on pourra alors traiter dans le temps.

Les gros virus :

Le virus du SIDA (VIH) : (voir chapitre suivant "Les Lesbiennes et le SIDA")

Les virus de l'Herpès simplex (VHS) L'herpès est une infection virale contagieuse très répandue. Les manifestations les plus fréquentes sont l'herpès labial connu sous le nom de "bouton de fièvre", et l'herpès génital - qui sont dues à 2 virus herpès simplex légèrement différents. Le VHS s'installe à vie dans votre organisme. Il y a d'abord une primo-infection, suivie de récidives plus ou moins espacées.

"L'herpès peut prendre plusieurs formes: labial, oculaire, génital, de la main. L'association Herpès rappelle qu'en période de crise, il est indispensable d'éviter tout rapport sexuel, de ne pas gratter les lésions pour ne pas contaminer une autre région du corps. De ne pas humecter ses lentilles avec sa salive, pour éviter un risque de contamination de l'oeil. Et de laver les lésions à l'eau et au savon. Elle insiste aussi sur l'importance du préservatif, même en dehors des crises, les risques de contamination étant possibles même sans symptômes. AP"
infos : http://www.herpes.asso.fr

L'Herpès génital, MST très contagieuse qui affecte 20 % des adultes. Tout comme l'herpès labial, l'herpès génital est provoqué par le virus de l'herpès simplex (VHS). Selon le cas, il peut s'agir de l'herpès simplex de type 1 (VHS-1) ou de type 2 (VHS-2), mais c'est généralement le type 2 qui cause l'herpès génital, appelé d'ailleurs aussi « virus de l'herpès génital ». Les symptômes apparaissent environ une semaine après la contamination.
Ce sont souvent les rapports sexuels non protégés qui sont à l'origine de l'herpès génital Il faut savoir aussi que les contacts oraux/génitaux peuvent favoriser les « échanges viraux » entre la bouche et la région génitale :
- même si le risque demeure faible, un porteur du virus de l'herpès génital (VHS-2) peut
infecter la région de la bouche d'une personne qui pratique le sexe oral.
- par contre, un porteur du virus de l'herpès labial (VHS-1) risque fort de causer
l'apparition de l'herpès génital chez son partenaire à la suite d'une relationorale/génitale.
Comme le virus se transmet par contact direct avec la zone infectée ou par la salive, certains moyens préventifs vont de soi : - éviter les rapports sexuels lors d'éruption d'herpès génital
- éviter d'embrasser quelqu'un lors d'éruption d'herpès labial ou oral
- Ne pas toucher les lésions sous peine de diffuser le virus ailleurs sur corps. (se laver les mains).
- éviter tout contact avec des ustensiles ou des objets pouvant avoir été en contact direct avec la salive ou les zones touchées. - prévenir sa ou ses partenaires
L'herpès est une maladie chronique et contagieuse qui touche dix millions de personnes en France, soit un Français sur six. Or 60% des patients atteints d'herpès génital (majoritairement dû au virus HSV2) ne sont pas diagnostiqués.


Les papillomavirus (HPV) qui sont fréquents et très contagieux. Le plus souvent bénins, ils imposent cependant une surveillance durable des partenaires, parce que certains types de papillomavirus interviennent dans la genèse de lésions précancéreuses du col de l'utérus. On comprend donc l'importance des frottis cervico-vaginaux de dépistage.

Les Hépatites

Hépatite A Elle se transmet par la consommation d'eau non potable, d'aliments souillés, et par les selles (lors d'un rapport ano-buccal). On en guérit presque toujours spontanément, au bout de quelques semaines. (vaccins non remboursables)

Hépatite B Elle se transmet par les voies génitale et par le sang. On en guérit spontanément dans 90 % des cas. Dans les 10 % restant, elle évolue vers la chronicité. Sa cible est le foie, mais l'organisme tout entier est atteint. Les hépatites B peuvent être très graves, voire mortelles (cirrhose ou le cancer du foie). On dispose de peu d'armes thérapeutiques, même s'il existe un vaccin possible (remboursable).

Hépatite C Elle se transmet essentiellement par le sang (attention aux conditions d'hygiène précaire lors de tatouages, piercings... ). Le risque de contamination sexuelle est très faible, toutefois restez vigilants lors en cas de rapports pendant les règles et lors des rapports traumatiques (sodomie). La guérison spontanée se fait dans 20 % des cas, dans 80 % des cas l'hépatite C devient chronique avec possibles complications graves et évolution vers la cirrhose ou le cancer du foie. Il n'existe pas de vaccin !


Les lesbiennes et le SIDA

Les lesbiennes ne doivent pas se croire exemptes de risques de SIDA !

Il y a 94 000 séropositifs en France et 4000 à 6000 personnes sont contaminées chaque année par le VIH (GuideTêtu 2001).
Entre 20.000 et 30.000 personnes ignorent en France leur séropositivité (Estimation Barcelone 2002). Les femmes sont de plus en plus atteintes par le SIDA (Syndrome de l'immunodéficience humaine ) dans le monde et la recrudescence des MST dans tous les groupes de populations nous invitent à la plus extrême prudence en matière de prévention sexuelle !

Le V.I.H. (virus de l'immunodéficience humaine) qui provoque le SIDA, se trouve dans, et se transmet par : le sang et au cours de rapports sexuels (les plaies, le liquide pré-éjaculatoire, le sperme, les sécrétions vaginales, le lait maternel et, plus rarement, les autres sécrétions peuvent contenir le VIH)

Au cours d'un rapport sexuel lesbien avec une partenaire déjà contaminée par le VIH, hormis de contracter le virus directement par le sang (et aussi les règles !), la transmission peut être :

- bucco-génitale ou cunnilingus (ne pas négliger, dans les deux sens, le danger des micro-plaies de la langue ou des gencives (conservez une bonne hygiène dentaire !)

- génitale par échanges de sécrétions vaginales (manuels et/ou avec objets).

Le SIDA est une M.S.T, une seule fois avec une seule personne séropositive suffit ! Cette personne peut n'avoir aucun signe extérieur visible de sa maladie (porteur sain). De plus, si elle n' a effectué aucun dépistage du SIDA , elle risque - tout comme vous - d'ignorer sa contamination et de continuer à la propager.

La détection de la présence du VIH dans l'organisme se fait par un test de dépistage du Sida (prise de sang) qui peut être effectué dans un CIDAG (Centre d'Information Anonyme et Gratuit) (voir châpitre suivant)

La primo infection, période initiale de la contamination, peut passer inaperçue chez la majorité de sujets, elle s'accompagne de signes semblant annoncer une grippe (fièvre, fatigue, douleurs musculaires ou articulaires, adhénopathie) qui peuvent durer quelques semaines.

RAPPEL : Malgré le suivi et de lourds traitements anti-viraux actuels, on reste porteur du VIH à vie, on en meurt et il n'existe aucun traitement curatif de l'infection à ce jour.

Voir : SIDAWEB : http://www.sidaweb.com

Source : http://www.tassedethe.com/cadres/decouvertes.htm

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