| Les sénateurs belges se sont montrés relativement divisés, comme les députés lors du vote à la Chambre des représentants en décembre: le texte n'a été approuvé au Sénat qu'à une voix d’écart (34 voix pour, 33 contre et 2 abstentions).
L'ensemble des sénateurs socialistes et écologistes ont voté pour. Les libéraux flamands ont dispersé leurs votes, les libéraux francophones, les sociaux-chrétiens et l'extrême droite ont voté contre.
Avec l'entrée en vigueur de cette nouvelle loi, les homosexuels, mariés ou en union libre, seront soumis aux mêmes règles que les couples hétérosexuels pour l'adoption d’enfants belges ou étrangers.
Avec sa légalisation de l’adoption par les couples gay, la Belgique rejoint l’Angleterre, l'Espagne ou la Suède et, dans une moindres mesure, les Pays-Bas qui réservent l'adoption des couples gay aux enfants de nationalité néerlandaise.
"La France serait-elle à la traîne ?" s’interroge pour sa part l’Inter-LGBT. "Les débats qui traversent le pays depuis de nombreuses années montrent au contraire que la société française est prête à accueillir de semblables évolutions, et est loin d'être rétive à l'égalité des droits".
L’Inter-LGBT dénonce le gouvernement et sa majorité qui refusent de "reconnaître la réalité de ces dizaines de milliers d'enfants élevés par des parents de même sexe". L’Inter pointe aussi les réserves de "certaines personnalités en vue à gauche, (Ségolène Royal pour ne pas la citer,ndlr), pour qui la famille reste fondée sur "un père et une mère", alors que tous les partis de l'opposition se sont prononcés en faveur de la reconnaissance de l'homoparentalité ".
Mis en ligne le 21/04/06 Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=12862 |