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Lez Zone est un espace dédié à la culture et aux arts sapphiques, au féminisme. Vous y trouverez également quelques actualités. Poèmes illustrés, peinture, photographie, artistes invitées.

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Cameroun : la chasse aux lesbiennes

Je ne peux m'empêcher de reproduire ici un article publié dans Le Journal Chrétien, (site internet qui se dit être 'un espace de diffusion ouvert à l'ensemble du Corps du Christ' ).

Cet article fait suite à la vague d'évenements qui se sont produits au Cameroun :

L'Église catholique romaine du Cameroun a dénoncé l'homosexualité dans une déclaration, en décembre 2005. En janvier 2006, trois journaux camerounais ont publié une liste de plusieurs dizaines de personnes, dont des représentants du gouvernement, des musiciens et des hommes d'affaires, qu'ils accusaient d'homosexualité. Le 13 février 2006, une personne affirmant représenter une organisation de jeunes a publié, sous le couvert de l'anonymat, une note appelant tous les Camerounais à ne pas tolérer l'homosexualité et à dénoncer les gays et les lesbiennes aux autorités. Le 3 mars 2006, le tribunal de grande instance de Yaoundé a reconnu le directeur du journal L'Anecdote coupable de diffamation vis-à-vis d'un ministre camerounais. Ce journal avait publié une liste d'homosexuels présumés sur laquelle figurait le nom de l'homme d'État. Le directeur a été condamné à une peine de quatre mois d'emprisonnement et à une amende de 300000 francs CFA (environ 450 euros).

Enfin on a appris il y a quelques jours qu'une trentaine d'élèves avaient été renvoyés de leur établissement scolaire pour cause d'homosexualité. Le directeur du collège privé Eyengue Nkongo, Edouard Eyengue, a ainsi obtenu les aveux de 11 jeunes filles. Aveux que le responsable scolaire a transmis, lundi 13 mars, au procureur de la République près des tribunaux de grande instance de Douala Bonanjo. Les jeunes filles ont quitté le foyer familial alors que l'on diffuse à la radio le 'hit parade' des établissements dans lesquels on retrouve le plus d'homosexuels. 

L'article qui suit est tout à fait révélateur de l'homophobie endémique qui sévit au Cameroun. On y fait état d'un réseau organisé de lesbiennes de la haute société qui 'recrutent' leurs 'proies' au sein des établissements scolaires en les achetant et en pratiquant la politique de la peur.

La chasse aux sorcières est ouverte au Cameroun...

Enquête sur l'homosexualité dans nos lycées et collèges : Phénomène social ou effet de mode ? 

 


Au-delà du collège Eyenguè, plusieurs autres établissements sont touchés par l’homosexualité. Mais, par peur de ternir leur image, leurs dirigeants refusent de se prononcer.

“Le phénomène de l’homosexualité dépasse le simple cadre du collège Eyenguè Nkongo. ” La confession de Edouard Eyenguè ne vise pas seulement à relativiser cette pratique déviante en suggérant qu’elle n’est pas exclusive à son établissement. Elle a le mérite de montrer également que d’autres établissements sont touchés par le phénomène. “ Mais par peur de stigmatisation et ne voulant pas perdre leur notoriété et subséquemment, leur clientèle, les responsables préfèrent fermer les yeux ”, regrette-t-il. Simples paroles malveillantes d’un homme qui ne veut pas se retrouver seul en première ligne dans une affaire qu’il a pourtant choisie délibérément de déclencher ? Rien n’est moins sûr. Même si l’enseignant se refuse à lâcher des noms parmi ceux contenus dans les aveux recueillis auprès des élèves lesbiennes exclues de son établissement comme étant les épicentres de l’homosexualité scolaire. La rumeur le fait à sa place. Elle parle ainsi de certaines structures confessionnelles et publiques de la ville dont la notoriété souffrirait de cette publicité. Au total, des établissements jouissant d’une solide et bonne réputation. Ceci expliquerait-il pourquoi leurs responsables préfèrent ignorer la réalité, quitte à se faire rattraper par elle ? A Douala, les commentaires vont en tout cas bon train. Selon notre confrère Mutations dans son édition du 20 mars, certaines radios locales s’amusent même à faire le classement de ces établissements où se recrutent le plus grand nombre d’élèves homosexuels. La pratique homosexuelle n’est pas exclusive aux écoles de Douala. On se souvient du drame survenu à l’école américaine au cours duquel le jeune Patrick usa d’un couteau pour mettre fin de manière brutale aux avances de son camarade de classe du même sexe. On peut penser que ce n’est là que la face émergée de l’iceberg.

Contrainte morale, dépendance financière Les informations du directeur du collège Eyenguè Nkongo laissent croire que les ramifications de la pratique homosexuelle à Douala se rattachent à un vaste réseau bien huilé qui épargne peu d’établissements scolaires. A la tête de ce réseau trôneraient, pour ce qui concerne le lesbianisme, “ des dames bien placées. ” A en croire Edouard Eyenguè, l’une d’elles serait personnellement venue plaider la cause d’une des 11 élèves exclues lundi 13 mars, en se faisant passer pour sa parente. Face à la réserve du directeur, elle se montrera incapable de justifier ce lien de parenté. Un faisceau d’indicateurs la désigne aujourd’hui, aux yeux des responsables du collège et de l’opinion comme l’une des “ marraines ” des jeunes lesbiennes. Et confirme les aveux des quelques-unes des 11 exclues du collège qui parlaient des ramifications “ haut placées. ” Selon les confidences des plus jeunes des mises en cause, ce sont ces dames qui pilotent le processus de recrutement à travers leurs relais situés au sein des établissements. Généralement nanties financièrement, ces dames ne lésinent pas sur les moyens. “ Le facteur financier et à moindre degré, le goût de l’interdit, constituent les éléments motivationnels ”, analyse un enseignant. “ La recruteuse procède par une cour assidue. La convoitée se voit offrir régulièrement de nombreux cadeaux. Le but recherché, au-delà de la dépendance financière, est d’amener les prosélytes au seuil de la contrainte morale qui fera qu’elles ne pourront rien refuser à leur donatrice ”, résume M. Eyenguè, qui s’inspire de la méthode utilisée sur certaines de ses élèves. Deux autres arguments-massues utilisés par les rabatteuses ont trait aux risques liés aux grossesses non désirées et aux maladies sexuellement transmissibles et le Vih-Sida. “ Pourquoi préférer les garçons alors qu’avec moi, tu ne risques ni de tomber enceinte ni d’attraper la maladie ”, miroitent-elles souvent à leurs proies. Les parents ont de quoi être inquiets.

Par F. B. Le 23-03-2006

© Copyright Le Messager

Source : http://www.spcm.org/Journal/article.php3?id_article=1524

 

 

Pour adresser vos appels aux autorités concernées :

M. Amadou Ali
Vice-Premier Ministre
Ministre de la Justice
Yaoundé
Cameroun
Formule d’appel : Monsieur le Vice-Premier Ministre,

Copies à :

M. Marafa Hamidou Yaya Ministre chargé de la Décentralisation de l’Administration du Territoire
Yaoundé
Cameroun
Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

Monsieur le Directeur
Prison Centrale de Kondengui
BP 100
Yaoundé - Province Centrale
Cameroun

Ambassade de la République du Cameroun
Avenue Brugmann 131
1190 Bruxelles
Fax : 02/640.12.92  

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