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Lez Zone est un espace dédié à la culture et aux arts sapphiques, au féminisme. Vous y trouverez également quelques actualités. Poèmes illustrés, peinture, photographie, artistes invitées.

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Ségolène Royal et les gays

Ségolène Royal entre égalité et symboles

Parce qu’elle est devenue la madone des sondages, Ségolène Royal est devenue incontournable dans la pré-course à la présidentielle. Elle intrigue, séduit, dérange, même si ses convictions semblent encore en voie de formation sur nombre de sujets, dont l’homosexualité.

Parce qu’elle est devenue la madone des sondages, Ségolène Royal est devenue incontournable dans la pré-course à la présidentielle. Sera-t-elle la candidate du PS ? Nul ne le sait encore. Il n’empêche que la présidente de la région Poitou-Charente intrigue, séduit, dérange, même si ses convictions semblent encore en voie de formation sur nombre de sujets, dont l’homosexualité. C’est en raison de ce flou que nous avons choisi d’évoquer dès aujourd’hui le cas Ségolène, entre modernité et tradition.

Ségolène Royal n’est pas mécontente de bousculer la vie politique. Elle est surtout satisfaite d’avoir enfin la main, de personnifier un certain renouvellement en politique. Star actuelle des sondages, elle n’en perd pas moins de vue que cette position, pour agréable qu’elle soit, est fragile. Du coup, elle s’expose avec prudence en privilégiant les contacts directs avec les Français y compris par voie de presse : lecteurs du "Parisien", lectrices de "Femme actuelle"… Elle prend surtout garde, dans les rares interviews qu’elle accorde, à ne pas trop insulter l’avenir par des prises de position tranchées. Prudence, prudence.

Il en va évidemment ainsi à propos de l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe, sujets de société jugés délicats par excellence. Ségolène Royal pourrait faire l’impasse, mais ces dernières années ont vu ces deux questions occuper largement l’espace public. A tel point qu’il est devenu impossible de prétendre occuper les plus hautes fonctions sans se prononcer sur ces revendications qui seront au cœur des débats de 2007. Nous ne sommes qu’en 2006, il faut donc ne pas se dévoiler trop vite. En un mot, être prudent.

Ainsi, la députée n’accorde pas pour le moment d’interviews aux médias gay, et rencontre peu et de façon discrète les associations LGBT (1). Interrogée récemment dans "Le Parisien" (2) sur le mariage homosexuel, Ségolène Royal indique d’ailleurs : "Je me suis toujours refusée à instrumentaliser les questions de société pour faire "dans le coup". Une façon de jongler avec les engagements de la motion de synthèse majoritaire du Congrès du Mans (favorable au mariage et à l’adoption) dont elle est signataire. Une façon aussi de se démarquer de certains de ses concurrents au sein du PS. Une façon surtout de justifier cette fameuse démocratie participative, fer de lance de sa stratégie actuelle. Car pour le moment, il s’agit comme Ségolène Royal l’énonce sur son site Désirs d’avenir, "d’écouter pour agir juste", et ce d’autant que "dans un monde de plus en plus complexe mais aussi informé, chacun détient une part de vérité".

Les débats ainsi ouverts (il y en a sur le mariage de couples de même sexe et l’homoparentalité) feront l’objet de synthèses qui infléchiront la réflexion de la candidate… et sans doute même son programme. Certes, Ségolène Royal a déjà des idées dont certaines ont d’ailleurs été mises en œuvre à l’occasion de ses activités ministérielles, des certitudes et des croyances (sur la famille notamment) mais aussi des doutes. Du coup, plutôt que de prendre le risque (surtout si tôt) de s’exposer aux critiques — notamment dans son camp —, elle préfère procéder par coups de sonde, échafauder des hypothèses volontairement floues ("La loi doit pouvoir créer [une] union en mairie…" avance la députée) et voir ce que cela donne.

Ce souci de susciter le débat, de vouloir être en phase avec les citoyens, de mieux appréhender l’état de l’opinion, limite sans doute les risques d’erreurs, les fautes d’appréciation. En gros, d’être à côté de la plaque. Reste que si "chacun détient une part de vérité", le politique doit, au final, trancher et proposer. Les associations LGBT le savent. Elle savent aussi que Ségolène Royal est à la fois décomplexée sur l’égalité des droits mais crispée sur les symboles. Ce qu’elles savent aussi, c’est ce que le ou la candidat-e désigné-e pour conduire le PS en 2007 sera porteur d’un projet qui comprendra certes une importante part personnelle mais qui sera surtout un projet élaboré collectivement et soutenu par la majorité des militants socialistes. Et depuis 2005, une majorité est favorable à l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe.<

(1) HES a pu s’entretenir avec la députée début février.

(2) "Le Parisien", 23 février 2006.

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=dossiers&articleID=12616

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A
Et concernant les mobilisation, ayons en tête les multiples raisons qui peuvent empêcher une personne de manifester. Cela ne veut pas toujours dire qu'elle est opposée aux revendications des manifestant-es.
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A
Méfions-nous des sondages et de Royal. Elle l'a dit depuis le début, elle ne défera rien de ce que la droite a fait. De plus son conservatisme et ses combats d'arrière-garde en fait une bien mauvaise alliée pour le progrès sociale, notamment pour les droits des LGBT. Notons en passant qu'elle compte s'inspirer de la politique de Blair qui ne fait pas une politique de gauche mais de droite en privatisant à tour de bras et en détruisant les acquis sociaux de la Grande Bretagne. <br />  <br /> Quant aux sondages, n'oublions pas que les médias sont avec le pouvoir. Ils nous l'ont clairemement prouvé en 2005, il y a à peine un an, lors de la campagne référendaire sur le TCE (Traité de Constitution pour l'Europe) en n'accordant pas un droit de parole équitable entre le Oui et le Non, et après cette campagne en désinformant sur les motivations du Non (les qualifiant de nationalistes, de militants d'extrême droite, etc)<br />  <br />  <br /> <br /> Les sondages, par ailleurs ne sont pas un indicateur fiable. On peut leur faire dire ce qu'on veut.<br />  <br /> Si l'on dit par exemple, 50% des français veulent ci ou ne veulent pas ça, il est important de bien comprendre ce que cela veut véritablement dire :<br />  <br /> 50% ne signifie pas 50% des français-es mais 50 % du nombre des personnes ayant répondu au sondage. Or celui-ci sélève en général à 1 000 personnes, ce qui est très loin de représenter 50% de la population (qui s'élève à 60 186 184 personnes).<br /> Le nombre de personnes sondées est donc largement inférieur à 1% de la population et le sondage est effectué selon des question très orientées, j'ai moi-même répondu à un sondage de la SOFRES qui a envoyé chez moi un de ses enquêtrices/eurs et j'ai fait beaucoup de sondages en ligne et dans la rue. Ce  principe d'orienter les questions et de pousser à un choix volontairement réduit dans les réponses diminue encore la dimension réaliste du sondage. Un sondage peut très bien, par exemple demander "Si aux présidentielles trois candidats sont présent ; Ségolène Royal, Dominique de Villepin ou Nicolas Sarkozy, pour qui voteriez-vous ?" On n'a souvent pas le droit de rester sans réponse. On nous dit "Ah, je suis désolé mais je dois noter une réponse". Pour peu que la majorité des sondé-es refusent catégoriquement de voter pour Villepin ou Sarkozy, elle choisira Ségolène Royal. Lors de la publication du sondage, on dira alors que Ségolène Royal est favorite dans les sondages, alors que la réalité est toute autre. Bref, poursuivons :<br />  <br />  <br /> <br /> Les résultats du sondage peuvent aussi varier en fonction du quartier où le sondage est fait, de la ville (si c'est dans un quartier populaire et traditionnellement de gauche, le résultat ne sera pas le même que dans un quartier traditionnellement de droite, si c'est dans une grande ville, ce n'est pas comme si c'était en rase  campagne ou à la montagne) et dans quelle grande ville (si c'est la capitale, ce n'est pas comme si c'était à Marseille), etc ... Les instituts de sondages ajoutent souvent en bas de sondage "sur un échantillon représentatif de 1000 personnes. Représentatives selon quels critères ? Si l'on considère que ce qui représente le mieux la population française est par exemple des hommes blancs de 35 à 40 ans, directeurs d'entreprises et hétérosexuels, ce n'est pas représentatif de la diversité de la population.<br />  <br /> Enfin, le résultat final est que sur 1 000 personnes quelques centaines ont répondu majoritairement en un sens ou un autre, à partir de question qui ne laissent que peu d'options, tournées de manières à orienter la réponse (selon les intérêts en jeu pour les instituts de sondages), dans un lieu et pas dans un autre, et que ces centaines de personnes sont interprétées comme étant quelques millions (les instituts de sondages considèrent que si sur 1 000 personnes 600 répondent ci ou ça, c'est que sur 60 186 184, 40 000 000 répondraient la même chose, or précisément, ces 1 000 pesonnes ne peuvent pas représenter  la population française.<br />  <br />  <br /> <br /> Vous rendez-vous compte ? 1 000 personnes ! La ville de Paris comprend à elle seule 2 152 423 habitant-es ! C'est 21 000 fois moins que le nombre de parisien-nes !! Soit 60 000 fois moins que la population globale de la France !!! Comment alors dire ensuite "53 % des français, etc ... " ??? C'est complètement mensonger !!!<br />  <br />  <br /> <br /> Non, la seule façon efficace de connaître avec fiabilité la proportion de la volonté populaire, ce serait de faire un sondage sur la totalité de la population en âge de le comprendre ou de s'en référer aux mobilisations  et rendez-vous électoraux.<br />  <br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br />  <br />  <br />
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