| Le 12 juillet dernier, lors du XXXVème Festival culturel de Fort-de-France, plusieurs artistes avaient interprété des chansons aux textes explicitement homophobes ("Je bute les pédés", "Brûlez les pédés", "Saignez les pédés", "On a rien à attendre de l'Europe, y'a que des homos là-bas")...
En août, l'association An Nou Allé avait saisi Charles-Henri Michaux, le président de la commission Culture de la ville et président du conseil d'exploitation du service municipal d'action culturelle.
Le 3 octobre, par une lettre à An Nou Allé, Charles-Henri Michaux a –enfin- pris position contre "ces incidents que nous ne saurons tolérer" et qu'il a qualifié de "regrettables". Il a précisé que les contrats liant les services culturels aux artistes à l'occasion des concerts organisés par la ville de Fort-de-France intègreraient désormais une "clause interdisant tout propos discriminatoire". Il a ajouté que cette clause s'étendrait aux "interviews accordés pour ces mêmes manifestations".
An Nou Allé et SOS homophobie se félicitent de cette "prise de conscience de la gravité des propos tenus".
Les deux associations souhaiteraient également étudier les conditions de mise en place d'une politique de lutte contre l'homophobie à Fort-de-France, incluant notamment le conseil municipal des jeunes, dont les participantEs sont les relais auprès du jeune public, premier consommateur de "lyrics" sexistes et homophobes.
Mis en ligne le 06/11/06 Source : http://www.e-llico.com/
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