| Cette nuit-là, un voisin avait pénétré par effraction dans le domicile de Dominic L., armé d'une carabine 22 LR. Réveillés par le bruit, le sexagénaire et son petit ami s'étaient retrouvés face à leur voisin. Les gendarmes, alertés par le petit ami qui avait réussi à prendre la fuite, avaient découvert le corps inanimé de Dominic L., la boîte crânienne défoncée. La victime avait été évacuée sur le CHU de Bordeaux où il luttait depuis contre la mort. L'agresseur, interpellé peu après l'agression, avait été déféré devant le parquet de Mont-de-Marsan, et mis en examen pour «tentative de meurtre à raison de l'orientation sexuelle de la victime», placé sous mandat de dépôt et incarcéré à la maison d'arrêt de la ville.
Lors de sa garde-à-vue, l'homme avait reconnu ses actes expliquant qu'il soupçonnait le petit ami de sa victime d'avoir été à l'origine du cambriolage de sa maison, 15 ans plus tôt. Ce soupçon lui paraissait d'autant plus insupportable que les deux hommes étaient homosexuels selon ses propos. L'instruction judiciaire est en cours.
L'association landaise G2L (Gays et lesbiennes des Landes) et SOS homophobie, qui dénoncent ce nouveau meurtre, se sont rapprochées afin d'étudier une constitution de partie civile.
Ce meurtre fait partie des nombreuses agressions physiques recensées pendant l'été 2006 par SOS homophobie.
www.sos-homophobie.org
Mis en ligne le 13/09/06 Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=13906 |