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Lez Zone est un espace dédié à la culture et aux arts sapphiques, au féminisme. Vous y trouverez également quelques actualités. Poèmes illustrés, peinture, photographie, artistes invitées.

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Le Parti socialiste sommé de préciser ses intentions sur le mariage des couples homosexuels

Le Parti socialiste sommé de préciser ses intentions sur le mariage des couples homosexuels

 

Dans un entretien avec des lecteurs, paru aujourd'hui lundi 15 mai dans La Dépêche du midi, Ségolène Royal explique que «l'hypothèse d'une candidature fait son chemin et je me dois d'être prête si la possibilité se présente». Interrogée sur de multiples sujets, elle répond notamment à Sylvie 47 ans, commerçante à Agen, en couple, un enfant, qui explique: «J'aime une femme. Je voudrais m'unir à elle. Êtes-vous favorable au mariage homosexuel?» La candidate à l'investiture assure que «ce sera dans le projet du PS» avant de tempérer: «reste la façon de l'envisager dans une réforme qui doit réunir une majorité de Français, respecter les opinions et ne pas faire l'objet d'une instrumentalisation politique. Chacun a le droit de construire sa vie privée comme il l'entend…» Bref, on évite les mots qui fâchent: on ne parle ni de mariage, ni d'union, mais du respect de la majorité des Français. Pour rassurer Ségolène Royal, on peut rappeler qu'en mai 2004, 57% des Français se déclaraient favorables à l'ouverture du mariage civil aux couples homosexuels, dans un sondage Têtu/Ipsos, résultats réaffirmés par la suite dans d'autres sondages commandés par des confrères. Ségolène Royal est en revanche bien plus précise quand il s'agit des enfants. Si l'un des siens lui annonçait son homosexualité, son souhait est que ses «enfants construisent leur vie de la façon qui les rendra les plus heureux en respectant les autres». Au même moment, l'Inter-LGBT fait part de son impatience face au Parti socialiste. Invité à Toulouse aux états généraux du projet socialiste qui ont eu lieu samedi 13 mai, Alain Piriou s'est exprimé lors d'une table ronde consacrée aux droits humains, pour évoquer les questions liées à la conjugalité et à la parentalité. «On sent une difficulté à exprimer avec clarté les principes qui ont pourtant été votés lors de votre dernier congrès: on se retient de prononcer le mot de mariage pour lui préférer celui d'une union mal définie, on hésite à parler d'adoption pour les couples du même sexe, et finalement, certains sont tentés de renvoyer leurs conclusions à des débats ultérieurs, sans comprendre que ces débats traversent déjà la société depuis bien des années», a-t-il déclaré. «Il faut que le Parti socialiste fasse la clarté sur son discours, et que ses dirigeants osent enfin prononcer des mots simples et clairs: oui à l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples du même sexe, oui à la reconnaissance de l'homoparentalité!», a conclu le porte-parole de l'Inter-LGBT. La secrétaire nationale aux droits de l'homme, Adeline Hazan, lui a assuré que le projet socialiste en cours de rédaction intègre «très explicitement» ces préoccupations. Et Jean Glavany, secrétaire national chargé de la laïcité, d'affirmer que «lutter pour le mariage homosexuel et pour l'homoparentalité, c'est lutter pour la laïcité». Peut-être que la nouvelle équipe de Homosexualité et socialisme (HES), présidée par Alexandre Carelle, reconduit dans son mandat ce week-end, saura imposer à tous les candidats à l'investiture socialiste les revendications homosexuelles. Les membres de HES ont en effet assuré lors de leur assemblée générale qu'ils resteront vigilants «sur l'amélioration du Pacs et l'ouverture du mariage aux couples du même sexe».

par Emmanuelle Cosse

Source : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=9511

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L'homoparentalité et le mariage homo ainsi que toutes les décisions politiques concernant les homos ne doivent pas être soumis à l'approbation ou à la désapprobation des personnes non-concernées. En clair : les hétéros ne devraient jamais avoir leur mot à dire sur quelque chose qui concerne la vie des homos. Seul-es les homos devraient pouvoir effectuer ce vote. Quand on veut faire des mesures concernant une région, c'est la région en question qui vote. Quand on veut faire quelque chose concernant un quartier, c'est le quartier qui vote, etc...<br /> Je ne vois pas en quoi les personnes non concernées auraient leur mot à dire.<br /> De plus, je crois que le flou concernant la proportion des homos, bis, et trans en France et dans chaque pays du globe, sert des intérêts puritains, conservateurs et hétérocentristes. Les enquêtes de sondage ne peuvent aucunement représenter l'ensemble de la population. Il faudrait organiser une consultation populaire confidentielle à l'échelle nationale sur le modèle du vote (isoloir, confidentialité, etc) pour que chaque personne déclare si elle se sent lesbienne, gay, bisexuelle, transgenre, transexuelle ou hétérosexuelle. La confidentialité déliant les langues et cette consultation assurant une meilleure représentation et une meilleure visibilité des lesbiennes, gays, bis et trans. Car en nous basant sur des chiffres flous et contestables, faussés par les pressions homophobes physiques ou tacites, on prétend que les homos sont une minorité. Ce prinipe de minorité joue en faveur des homophobes hétérocentristes (car l'hétérocentrisme existe), les aidant à marginaliser les homos, à les considérer comme une minorité, une bizarrerie marginale, et donc négligeable (dans le pire des cas) ou nécessitant l'accord de la majorité (supposée alors être hétéro). Ce principe dissuade les mouvents de défense des homos à ne pas trop exiger de la société de peur d'être en porte à faux avec un grand nombre de personnes. En bref, le fait qu'aucune consultation sérieuse n'ait été faite aide beaucoup les hétérocentristes à mettre des bâtons dans les roues des lesbiennes, gays, bis, transgenres et transexuel-les, à rassurer leur puritanisme et leur conception conservatrice de la société et à affaiblir les revendications homosexuelles.
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