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Lez Zone est un espace dédié à la culture et aux arts sapphiques, au féminisme. Vous y trouverez également quelques actualités. Poèmes illustrés, peinture, photographie, artistes invitées.

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Ségolène Royal, puritaine, candidate au prix de la haine...

Connaissez vos ennemiEs
publié le 10 mai 2006 dans Action 102
 
Ségolène Royal, puritaine, candidate au prix de la haine...

Quand le passé reste... La rubrique « connaissez vos ennemiEs » en a vu d’autres, notamment Ségolène Royale. Rappelez-vous, c’était en 2001, le gouvernement de Lionel Jospin était au pouvoir et Ségolène Royal était ministre de la Famille. Un spot de prévention avait été proposé par le ministère de la Santé et des Solidarités de Bernard Kouchner, mais la ministre de la Famille avait fait pression sur le premier ministre pour empêcher cette campagne de sortir. Elle avait qualifié la vidéo « d’incitation à la débauche ». Act Up-Paris l’avait alors interpellée pour lui rappeler l’urgence qu’il y a à diffuser des spots de prévention explicites, ciblés. Dans sa réponse elle se plaignait de la manière dont Act Up l’avait traitée. Nous l’avions alors surnommée « la Cosette du sida », qui se sent victime d’injustice. Par ailleurs, lors des débats sur le voile, elle en avait qualifié le port d’une incitation au viol.

Cosette cause toujours... Dans le Parisien du 23 février, Ségolène Royal donne sa position sur des sujets de société, dont le mariage pour les couples de même sexe et l’homoparentalité. Elle assure que, sur tous ces sujets, « le débat aura lieu ». Nous nous permettons donc de lui répondre que le débat a déjà eu lieu, notamment au sein du parti politique auquel elle appartient. En effet, à l’occasion du congrès du Mans, les socialistes se sont prononcéEs sans condition pour le mariage et l’adoption. Lors du rendez-vous du 8 mars 2006 entre François Hollande et des militantEs d’Act Up-Paris, le premier secrétaire du PS a réaffirmé les engagements de son parti en la matière. En tentant de définir ce qu’est une bonne famille - un père et une mère - Ségolène Royal exclut de fait les autres formes de famille - deux mères ou deux pères, etc. Si Ségolène Royal considère que les familles homoparentales sont un danger pour l’avenir d’unE enfant, puisque celles-ci diffèrent de la norme, nous considérons que Ségolène Royal est un danger pour l’avenir de la gauche. ...et c’est bien ce qui nous pose problème.

Colette Chiland vous souhaite une bonne année 2006...

... Non c’est une blague, et elle n’est pas drôle.

Le 10 juin 2005, l’autoproclamée experte en questions trans Colette Chiland, psychiatre, psychothérapeute et psychanalyste, était réveillée à son domicile par une dizaine de militantEs d’Act Up-Paris et du Groupe Activiste Trans (GAT). Un tract était alors distribué. Nous y dénoncions ses propos transphobes et homophobes. Par convocation du Tribunal de Grande Instance de Paris, nous apprenions, début 2006, qu’elle nous poursuivait pour diffamation. Dans le tract, nous disions, entre autre, que Colette Chiland « est un des visages de la haine des trans », que par sa faute, de nombreuSESx trans sont pousséEs au suicide. Puisque le motif de la plainte est la diffamation, celle-ci ne peut être rejetée, nous devrons donc nous engager dans un (nouveau) procès. A suivre...

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A
La démocratie citoyenne n'est ni à droite (UMP, UDF, MPF, MNR, FN) ni à droite (PS) mais à Gauche !
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A
Le libéralisme économique n'est PAS un horizon indépassable. Rappelons que les systèmes de nos sociétés sont en principe là pour servir la population, et non pour l'asservir. Il ne tient qu'à nous de reprendre les choses en main.
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A
Remettre en question Ségolène Royale en rappelant que c'est une conservatrice, que ses idées sont rétrogrades, est essentiel. Mais nous devrions nous rappeler également que le PS est tout aussi dangereux et à bien des niveaux : il a cautionné officiellement les lois Pasqua/Debré au lieu de les abroger, il a été l'istigateur de l'expulsion manu militari des sans papiers de St Ambroise, il a appelé à voter Oui au Traité de Constitution pour l'Europe (traité qui mettait gravement en danger la laïcité, les droits des femmes et des LGBT, qui instaurait la destruction du Code du travail (notamment par la directive Bolkestein), obtenu de dures luttes pour protéger les employé-es contre l'exploitation et l'esclavage moderne, la destruction des services publics, il a été impliqué dans l'affaire du sang contaminé (blanchi ensuite), il a fait une politique clairement de droite sous Jospin, n'oublions pas que la plupart des lois votées pâr l'UMP à son arrivée au pouvoir en 2002 étaient rédigées par le PS (!!!), il s'oppose aujourd'hui à la lutte antilibérale et aux revendications de Gauche, il prépare pour 2007 E.V.A (Entrée dans la Vie Active) de Martine Aubry qui est un projet aussi violent et abject que le CPE de l'UMP.  Le PS n'est rien d'autre que l'UMP. Il ne propose pas d'autres horizons. Seule change la méthode de surface. La manière de faire accepter ce projet politique par la population. Mais dire à la population "Vous n'êtes pas futé-es, nos intérêts ne vous servent pas mais nous rapportent beaucoup à nous" ou "Vous êtes des con-nes, et on se fout bien de ce que vous pouvez penser, dire ou vivre", c'est exactement pareil. Et les objectifs sont des objectifs communs et rigoureusement identiques entre l'UMP et le PS : aller plus loin dans l'exclusion, dans la précarisation, dans le baffouement de la dignité humaine au profit de l'ultra-libéralisme, dans l'instauration de valeurs profondément conservatrices, ...<br />  <br /> <br /> Si le PS s'est prononcé pour le mariage homo, n'oublions pas que ça ne fait pas partie de son programme. Sauf à l'approche des élections (où on le sait bien : le dictont est "Promesse dites non tenues". Le PS a joué cette politique un nombre incalculable de fois. Serions-nous dupes une fois de plus ??). Le PS ne veut pas changer les choses. Vous les avez bien vu les personnalités politiques du PS ?? Lang, Strauss-Kahn, Hollande, Aubry, Royal, ... Ces personnes vous donnent-elles vraiment l'impression de savoir ce qu'il se passe dans la population ? Ces personnes vous donnent-elles l'impression d'être proches de la population ? Vous donnent-elles l'impression de traîner ailleurs que dans des palais ? De connaître la précarité ? De proposer autre chose que l'UMP comme horizon politique ? Ces personnes vous donnent-elles l'impression de prendre les transports en commun ou plutôt de rouler en cadillac ? Pensez-vous que ce parti fera quoi que ce soit qui mettra fin à ses privilèges ? La peur constante dans laquelle chacun-e de nous vit (peur de perdre son emploi, peur de se retrouver à la rue, peur de mourir dans la maladie et l'indifférence générale), pensez-vous vraiment que ce parti veut y mettre un terme ??? L'a-t-il déjà fait ??<br />  <br /> <br /> Il est essentiel de se rappeler QUI est le PS, QUELS sont ses objectifs et combien de fois il nous a sorti de la merde et surtout s'il l'a véritablement fait ! Je rappelle que le vote de 2007 est d'une importance primordiale si l'on veut sortir de toutes ces pressions et menaces odieuses, ces épées de damoclès sur nos têtes. Il confirmera ou invalidera notre choix du 29 mai 2005 ! Si notre choix est invalidé, c'est alors vers ce contre quoi nous avons lutté que nous nous dirigerons. Et le TCE (que l'Allemagne -qui sera à la présidence de l'UE en 2007, promet déjà de défendre à nouveau lors du 1er semestre 2007) nous sera alors imposé ! Nous voyons déjà que Bolkestein est passé. Comment sortir de cet engrenage infernal si ce n'est en nous extrayant totalement de cette logique criminelle qu'est le libéralisme économique ? Si nous ne votons pas en 2007 pour l'Union de la Gauche antilibérale, nous n'aurons probablement plus d'autres recours démocratiques. Donnons-nous les moyens de vivre en paix et non pas nous contenter de survivre dans la terreur. Si l'on veut une chance de sortir du totalitarisme économique, cette chance, nous devons la créer, et nous le pouvons :<br />  <br /> <br /> A ce sujet, voici un appel de la Gauche antilibérale :<br />  <br /> <br /> "APPEL POUR UN RASSEMBLEMENT ANTILIBERAL DE GAUCHE ET DES CANDIDATURES COMMUNES : IL Y A URGENCE ! Pour que ça change vraiment, l'heure est venue de passer aux actes : nous proposons la création d'un collectif national d'initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes. En moins d'un an, à plusieurs reprises, la société française s'est insurgée contre le libéralisme, destructeur de vies et d'avenir. Le 29 mai 2005, une majorité a sanctionné les choix libéraux des élites européennes. A l'automne, la jeunesse de nombreux quartiers populaires, confrontée au chômage, à l'exclusion et aux discriminations, a manifesté sa révolte.   En mars et avril de cette année, c'est par millions que jeunes et salariés se sont soulevés contre la précarité et la destruction du code du travail. Depuis, le refus de la loi sur « l'immigration jetable » s'étend.   Ces séismes à répétition et les luttes appellent une réponse politique à la hauteur. Elle ne peut pas être le « réformisme de gauche » accompagnant la mondialisation capitaliste que propose la direction du Parti socialiste. Elle ne peut pas être la réédition de ces alternances sans changement profond qui se terminent immanquablement par des désastres, comme le 21 avril 2002. Notre pays a besoin d'une rupture avec le cadre libéral, et non d'un aménagement de celui-ci. Ce choix, qui doit être traduit en propositions précises, correspond à l'attente de millions de femmes et d'hommes de notre pays. Il a vocation à être majoritaire au sein de la gauche, à y battre les politique d'adaptation et de renoncement, ouvrant ainsi la voie à un changement politique et social profond. Le discours dominant prétend fixer le cadre des prochaines échéances électorales en les réduisant à la rivalité des deux partis institutionnellement dominants. Tout juste s'inquiète-t-on de la capacité de l'extrême droite à troubler le jeu et s'interroge-t-on, en marge, sur qui décrochera le prix du meilleur second rôle à gauche du PS au terme d'une dérisoire compétition dans la dispersion. Mais l'Histoire n'est pas écrite. Nous étions ensemble contre les offensives de la droite et du patronat, refusant de nous incliner devant l'inéluctabilité du modèle libéral que l'on cherche à imposer à tous les pays d'Europe. Dans nos partis, syndicats, associations, dans le cadre des collectifs   unitaires du 29 mai ou d'autres initiatives visant à l'unité, nous avons poursuivi notre démarche. Nous affirmons que seule une union de toutes les énergies anti-libérales autour d'un projet commun, seules des candidatures communes antilibérales de gauche aux élections présidentielle et législatives peuvent ouvrir la voie à une authentique alternative : sociale, écologique, anti-discriminations, démocratique. Faute de quoi l'exaspération et la détresse populaires risquent de se traduire en abstention et de profiter à la droite extrême ou à l'extrême droite. Les obstacles à l'unité peuvent être levés si la volonté politique prévaut. Nous nous battons pour gagner. Nous voulons en finir avec le pouvoir de la droite, en finir durablement avec une politique dont le pays fait les frais depuis trop longtemps. C'est pourquoi nous avons l'ambition de changer en profondeur la donne politique, de bouleverser le rapport de forces à gauche. Nous voulons construire une forte dynamique populaire et citoyenne, œuvrer ainsi à l'essor des mobilisations sociales, avec l'objectif d'une majorité et d'un gouvernement qui appliquent une politique au service du peuple. Une politique en rupture avec le libéralisme, opérant des choix respectueux du futur de la planète et des humains qui y vivent. Nous le croyons possible. Si nous n'accédons pas au second tour de la présidentielle, nous nous mobiliserons pour battre la droite et l'extrême droite. Mais nous ne participerons pas à un gouvernement qui serait dominé par le social-libéralisme. Des propositions convergentes existent sur nombre de questions essentielles. Elles fournissent déjà un fondement solide à notre rassemblement.   Notre campagne commune aux élections présidentielle et législatives devra s'inspirer de celle menée pour le rejet du traité constitutionnel européen. C'est la même dynamique unitaire que nous devons donner à voir dans les entreprises, les quartiers, les meetings, les médias. Cette campagne devra être portée par les différentes sensibilités engagées dans le processus et ensemble, partout, par les milliers de citoyens qui s'y retrouveront.Un tel cadre collectif permettra d'échapper à la dérive présidentialiste encouragée par les institutions et de désigner celle ou celui qui symbolisera le mieux notre unité à l'élection présidentielle. Le temps est venu de concrétiser. Nous proposons la création d'un collectif national d'initiative permettant de discuter de toutes les questions auxquelles ce rassemblement devra répondre, de lever les derniers obstacles et de concrétiser cette campagne. Nous convions toutes les forces, courants, sensibilités de la gauche anti-libérale, féministe, écologiste, citoyenne à être partie prenante de ce collectif qui ne sera pas un cartel figé et restera ouvert. Nous invitons toutes celles et ceux qui partagent notre objectif à créer partout de tels collectifs d'initiative, unitaires et populaires. Il nous appartient de délivrer ensemble un message d'espoir. Le temps presse. Le défi doit être relevé. Le 11 mai 2006 Signataires de l'appel :   Etienne Adam, Christophe Aguiton, Tony Andréani (professeur émérite de sciences politiques), Patrick Appéré, Clémentine Autain (féministe, élue de Paris), Francine Bavay (élue régionale, les Verts) , Tarek Ben Hiba, Hamida Ben Sadia, Jean-Jacques Boilaroussie, José Bové, Michel Bourgain (maire, les Verts), Patrick Braouezec, Marylène Cahouet, Eric Coquerel, France Coumian, Pierre Cours-Salies, Claude Debons , Monique Dental (militante féministe), Hayat Dhalfa, Bernard Dedeban (syndicaliste), Michel Dupont, Frédéric Dutoit,  Alain Faradji (membre du bureau politique de le LCR), Jacqueline Fraysse, Bertrand Geay, David Gipoulou (membre de « Pour la République Sociale » : PRS), Charlotte Girard (membre du bureau national de PRS), Bernard Guibert (membre des Verts), Jean-Paul Hebert (économiste, EHESS), Michel Husson (économiste), Raoul Marc Jennar, Jacques Lerichome (syndicaliste), Bernard Loche, Céline Malaisé (membre du bureau politique de la LCR), Roger Martelli, Henri Merme, Roland Merieux, Benoist Magnat (membre des Verts), Claude Michel (syndicaliste), René Mouriaux (politologue), Michel Naudy, Michel Onfray (philosophe) , Christian Picquet (membre du bureau politique de la LCR), René Revol (vice-président de PRS), Yves Salesse, Patrick Silberstein (médecin, éditeur), François Simon, Francis Sitel (membre du bureau politique de la LCR), Jean-Pierre Terrail (sociologue), Philippe Villechalanne (militant d'association de chômeurs), Claire Villiers (élue régionale, Alternative citoyenne) , Pierre Zarka, Malika Zédiri. ET :Les Alternatifs, Convergence Citoyenne, Gauche républicaine, MARS (Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale), Parti communiste français.  Une réunion de contact et de premières discussions sur cette initiative est proposéece samedi 13 mai à 18 heures à l'issue de la Manifestation nationale contre les lois CESEDAà Paris au 21 ter rue Voltaire - Paris 11 - M° Rue des Boulets"<br />  <br /> <br />  <br />  <br />
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