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Lez Zone est un espace dédié à la culture et aux arts sapphiques, au féminisme. Vous y trouverez également quelques actualités. Poèmes illustrés, peinture, photographie, artistes invitées.

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Les clés de la croissance économique entre les mains des femmes

FEMMES D'AILLEURS - Les clés de la croissance économique entre les mains des femmes

"Oublions la Chine, l'Inde et Internet. Ce sont les femmes qui mènent la croissance économique", titre l'hebdomadaire britannique The Economist.

Même dans les pays les plus développés, toutes les études montrent que les parents préfèrent avoir un garçon plutôt qu'une fille. Pour beaucoup, les garçons sont économiquement plus rentables et supposés pouvoir aider leurs parents dans leurs vieux jours. "Il est temps de revenir sur ces préjugés, car les filles pourraient bien devenir un meilleur investissement", note The Economist. Les filles ont de meilleures notes à l'école, et dans la plupart des pays avancés, elles sont plus nombreuses à entrer à l'université. "Les femmes seront ainsi mieux armées pour les emplois du XXIe siècle, qui demandent plus de cerveau et moins de muscles", estime le magazine. En Grande-Bretagne, à titre d'exemple, il y a bien plus de femmes qui font des études de médecine que d'hommes.

Le travail des femmes, qui s'est tant développé depuis quelques décennies, va de pair avec la croissance économique. Elles ont très largement contribué à l'augmentation du PIB, auquel s'ajoutent la valeur du travail ménager et l'éducation des enfants : l'ensemble des activités féminines représente ainsi la moitié du rendement mondial. Malgré cela, il ne faut pas oublier que les femmes sont beaucoup moins payées et qu'elles sont peu nombreuses à accéder aux postes les plus importants des entreprises. Mais "ce préjudice va lui aussi disparaître dans les années à venir, les femmes vont augmenter leur productivité ainsi que leurs revenus", prédit The Economist.

Les gouvernements aussi devraient tenir compte du potentiel que les femmes représentent. Si celles-ci se plaignent à juste titre d'avoir subi des siècles d'exploitation, aux yeux d'un économiste elles ne sont pas assez exploitées. Faire en sorte que toutes les femmes puissent travailler est une des solutions à tous les problèmes économiques du moment, tels que la pauvreté ou la démographie déclinante, comme en Allemagne ou en Italie. "Pour la première fois dans l'Histoire, les femmes des pays développés peuvent choisir n'importe quel métier", se réjouit le mensuel britannique Prospect, qui déplore cependant certaines conséquences telles que "la perte de la solidarité féminine, le déclin de l'altruisme et le désintérêt pour la maternité". "L'argument selon lequel le travail féminin fait reculer la maternité ne tient pas la route à la lumière des statistiques. Aux Etats-Unis et en Suède, pays où les femmes sont très nombreuses à travailler, le taux de natalité est plus élevé qu'en Italie ou au Japon, où elles restent à la maison", précise The Economist.

"Il ne fait aucun doute que si les filles accédaient plus facilement à l'éducation dans les pays en voie de développement, elles apporteraient une aide certaine à la croissance économique de ces pays. Plus de femmes dans les gouvernements signifie également plus d'argent dépensé dans la santé, l'éducation et la lutte contre la pauvreté, au détriment des chars et des bombes", souligne également le magazine.

On dit communément que "les femmes doivent faire deux fois mieux pour être considérées comme deux fois moins bonnes que les hommes. Heureusement pour elles, ça n'est pas si difficile", conclut le magazine. Anne Collet

Source : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=61881&provenance=accueil&bloc=19

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A
Comme le disait très justement Marilyn Waring, députée économiste féministe, "On entend cette même rhétorique partout depuit 10 ou 20 ans. Qu'on parle ou non du libre-échange, on nous dit que les choses vont mieux. Mais ça saute aux yeux que l'air se dégrade, que les systèmes d'éducation trahissent les plus pauvres, qu'il y a plus de pauvreté, de sans-abris, de crise du logement. Peut-être qu'il y a une croissance. Ils peuvent même nous le prouver. Mais quand on regarde autour de nous, on ne la voit pas. Peut-être qu'on n'y croit même pas. Et je soupçonne que le malaise que l'on ressent au Canada, aux USA et surtout au Mexique par rapport à l'ALENA vient du fait que ce qu'ils disent importe peu. Le PIB peut augmenter, mais il n'a rien à voir avec le bien-être d'une société. Il ne dit rien sur le niveau de pauvreté, rien sur la répartition de la pauvreté, rien sur la santé, le niveau de l'éducation, l'état de l'environnement. Et les gens réalisent que cette fiction économique unidimensionnelle n 'a tout simplement aucun rapport avec leur vie."
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