Mexique Bárbara Italia Méndez
Un viol commis par des policiers reste impuni Source :
www.amnesty.fr 8 avril
Deux ans après avoir été violée par des policiers, Bárbara Italia Méndez attend toujours que justice lui soit rendue. Dans la soirée du 3 mai 2006, après avoir appris qu'un enfant avait été tué lors d'affrontements entre la police et des manifestants, elle s'était rendue, en signe de soutien, à San Salvador Atenco, dans l'État de Mexico. Elle s'était réfugiée dans une maison afin d'échapper à la police, qui avait fait irruption dans le village pour mettre fin au mouvement de protestation et libérer des policiers pris en otages.
Le lendemain, elle a été arrêtée sans aucune explication. Les policiers l'ont rouée de coups, lui infligeant des blessures à la tête et de multiples contusions. Ils l'ont ensuite poussée dans un véhicule, l'obligeant à s'allonger sur les autres détenus qui s'y trouvaient déjà. Pendant le trajet, ils l'ont forcée à se déshabiller, et après l'avoir à nouveau frappée, des policiers l'ont violée à l'aide de différents objets, sous les acclamations de leurs collègues. Elle est l'une des 26 femmes qui ont déclaré avoir été victimes de violences, notamment sexuelles, après leur arrestation les 3 et 4 mai 2006.
Bárbara Italia Méndez a été conduite à la prison de Santiaguito près de Toluca, dans l'État de Mexico, où elle a été soumise à un examen médical. Les médecins de la prison n'ont pas relevé toutes les blessures physiques ni réuni les éléments de preuve montrant qu'elle avait été victime de violences sexuelles. Des médecins légistes du bureau du procureur général de l'État ont procédé sans entretien détaillé à un deuxième examen médical qui, selon Bárbara Italia Méndez, a été superficiel et gênant.
Elle a ensuite comparu devant un représentant du bureau du procureur, qui lui a indiqué que la raison de son arrestation était « inconnue ». N'ayant pas été autorisée à consulter un avocat, elle a refusé de faire la moindre déclaration. Elle a néanmoins porté plainte pour le viol et les autres mauvais traitements dont elle avait été victime. Or, pendant qu'elle faisait sa déposition, un responsable a déchiré sa plainte en disant qu'elle ne devait expliquer que ce qu'elle faisait à San Salvador Atenco.
Le tollé suscité par les allégations de sévices a finalement contraint le bureau du procureur à ouvrir une enquête. Cependant, aucun des responsables présumés de ces crimes n'a été poursuivi.
Madame la Procureure,
Dans la soirée du 3 mai 2006, Bárbara Italia Méndez s'était rendue, en signe de soutien, à San Salvador Atenco, dans l'État de Mexico, après avoir appris qu'un enfant avait été tué lors d'affrontements entre la police et des manifestants. Elle a alors été arrêtée le lendemain sans explication. Pendant le trajet vers le poste de police, elle a été forcée de se déshabiller, a été frappée et violée à l'aide de différents objets, sous les acclamations des policiers. Elle est l'une des 26 femmes qui ont déclaré avoir été victimes de violences notamment sexuelles, après leur arrestation les 3 et 4 mai 2006. Conduite à la prison de Santiaguito près de Toluca, dans l'État de Mexico, elle a été soumise à un examen médical superficiel.
Des médecins légistes du bureau du procureur général de l'État ont procédé à un deuxième examen gênant et peu précis. Le représentant du procureur n'a pas pu notifier la raison de l'arrestation de Bárbara Italia Méndez qui, sans l'assistance d'un avocat, a refusé de faire la moindre déclaration. Le tollé suscité par les allégations de sévices subis par ces femmes a finalement contraint le bureau du procureur à ouvrir une enquête. Cependant, aucun des responsables présumés de ces crimes n'a été poursuivi.
En tant que membre/sympathisant(e) d'Amnesty International, je vous demande instamment qu'une enquête approfondie et impartiale soit menée dans les plus brefs délais sur le viol et les autres mauvais traitements signalés par Bárbara Italia Méndez et les 25 autres femmes. Ces dernières doivent recevoir pleinement réparation et les responsables présumés doivent être traduits en justice.
En espérant que vous ferez droit à ma requête, je vous prie de croire, Madame la Procureure, à l'expression de toute ma considération.
Signature/Nom/Adresse
lettre à adresser à :
Lic. Guadalupe Morfin,
Fiscal Especial para la Atención
de Delitos Relacionados con Actos
de Violencia contra las Mujeres,
Procuraduría General de la República,
Rio Elba, No. 17,
Col. Cuauhtémoc,
Del. Cuauhtémoc,
México D.F.,
C.P. P. 06300,
Mexique
Fax : 00 52 55 53 46 09 40
E-mail :
atencionmujeres@pgr.gob.mx copie à adresser à :
Ambassade du Mexique
9, rue de Longchamp - 75116 Paris
Fax : 01.47.55.65.29
E-mail : mailto:
embfrancia@sre.gob.mx modèle de lettre à télécharger au format WORD
Affranchissement avion
jusqu'à 20 g : 0,85 ¤
Signature/Nom/Adresse lettre à adresser à : Lic. Guadalupe Morfin, Fiscal Especial para la Atención de Delitos Relacionados con Actos de Violencia contra las Mujeres, Procuraduría General de la República, Rio Elba, No. 17, Col. Cuauhtémoc, Del. Cuauhtémoc, México D.F., C.P. P. 06300, Mexique Fax : 00 52 55 53 46 09 40 E-mail : copie à adresser à : Ambassade du Mexique 9, rue de Longchamp - 75116 Paris Fax : 01.47.55.65.29 E-mail : Affranchissement avion jusqu'à 20 g : 0,85 ¤
Pour vous aider à la rédaction des lettres, vous pouvez vous référer au Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 (ratifié par le Mexique), article 2.3 sur le droit au recours utile et article 14 sur le droit au procès équitable.