Texte Libre
La seule ambition de ce blog est de partager mon intérêt pour tous les sujets qui me tiennent à coeur.
Vous pourrez y trouver des articles de fond et de référence sur le lesbianisme, l'homosexualité et le féminisme, ainsi que quelques articles récents sur l'actualité LGBT.
Certaines rubriques sont consacrées aux arts sapphiques, qu'il s'agisse de peinture, de photographie, de littérature ou de poésie; cependant je présenterai également les oeuvres d'artistes qui n'ont pas de rapport avec cette thématique mais dont j'apprécie le talent.
Les albums qui sont dédiés à une artiste en particulier seront créés avec l'autorisation et la collaboration de cette artiste.
Je vous invite à me faire part de vos suggestions ou commentaires à l'adresse suivante : sappho4444@hotmail.com
Les actus de Têtu :
La seule ambition de ce blog était de faire circuler l'information, de créer du lien, sans but lucratif, ou autre. Cela ne peut cependant se faire sans l'accord des diverses parties.
Je ne suis pas aujourd'hui en mesure d'écrire à chaque auteur pour lui demander une permission de reproduction et les contentieux de copyright sont devenus trop réguliers pour pouvoir être gérables. Dans le respect de cette éthique des auteures féministes précédemment publiées et qui souhaitent préserver l'intégrité de leurs écrits ou de leurs sites internet, ce blog ne peut plus être le relai qu'il était.
A voir plus tard quelle forme aura dorénavant ce blog. ;-)
"Eclats de voix" scène slam le 17 février 2008
16h atelier d'écriture
on écrira sur les espaces : à ouvrir, à vivre, à se construire, ouverts
sur le désir, les utopies, les espoirs, espaces publics réquisitionnés,
surveillés, de nos pays verrouillés...
21h scène slam, scène ouverte
présentation du recueil "éclats de voix"
lieux : MDF, 163 rue de charenton, 11e
métro reuilly diderot
participation financière à la MDF :
3euros pour la soirée
& 3 euros pour l'atelier.
Eclats de voix
Recueil inédit : 90 textes nés dans les ateliers d'écriture de « la Barbare » : un espace lesbien, féministe, non commercial et non mixte de la région Parisienne.
Nos plumes sont reliées à nos âmes ; et de nos colères, à nos amours, en passant par nos armes, nos conflits et nos utopies, nos mots se répondent comme un écho…
Distribution lesbienne, féministe
et non-commerciale.
Prix libre
Contact : eclatsdevoix1@ no-log.org
COMMUNIQUE DE PRESSE
LES OCTAVIENNES
vous invitent à participer à leur
CONCOURS DE POESIE (créé en 1993)
Prix de Poésie des Octaviennes
Devant le succès des concours du PRIX DE POESIE DES OCTAVIENNES et la qualité des poèmes reçus, tant en poésie moderne qu'en poésie de grande tradition, nous continuons à promouvoir la poésie lesbienne et gaie pour qu'elle s'inscrive comme courant propre issu du grand siècle poétique français et francophone que fut le XXème siècle, dans son double aspect, l'un qui est l'héritier de Renée Vivien et l'autre qui est issu des bouleversements poétiques de Rimbaud en passant par les surréalistes. Elle est l'un des nombreux foyers et écoles de poésie contemporaine, qui fleurissent par toute la France et les pays francophones.
Nous voulons que les poésies lesbienne et gaie aient un rayonnement particulier. Nous rappelons que la médaille du Prix des Octaviennes est créée et offerte chaque année par Isabelle Meyrelles, sculptrice, traductrice et poète renommée au Portugal et en France. D'autre part, la (ou les poètes primé/es) sont en général édité/es aux éditions Geneviève Pastre.
En 1996 pour la première fois, spontanément, des poètes gays nous ont rejointes
et ont participé au concours. Nous avons donc, avec joie, créé le Prix des Gémeaux.
Le prix Inter Arts
a été créé pour récompenser une œuvre dont les divers aspects (écriture, peinture
etc) nous paraissent particulièrement indissociables. Tous les manuscrits doivent être adressés au même jury.
Le Prix des Gémeaux
Le prix spécial bilingue est proposé
aux poètes étrangers Poèmes en français et en langue étrangère dont un avec la
traduction par l’auteur/e
Le
prix Inter arts
Le Prix trans
Conditions d'inscription :
1° Envoyer 7 à 10 textes ou un texte continu équivalent (forme poétique libre, sans limitation de thème) en 5 exemplaires, tapés à la machine.
2° utiliser un pseudonyme. (Préciser si c'est un pseudonyme usuel et si vous tenez à ce que n'apparaisse pas publiquement votre nom d'état civil)
3° mettre dans une enveloppe cachetée, le nom, l'adresse et le n° de téléphone, et quelques indications biographiques concernant l'auteur/e, autrement dit un curriculum vitae libre.
4°Joindre 10 euros pour frais d'inscription.
5 La décision du jury est sans appel.
6°La date limite d'envoi est le 1er nov 2007
(adresse: Les Octaviennes BP 6311 75063 Paris cedex 02)
7° Un/e poète ayant déjà obtenu un prix (mais non une nomination) doit attendre trois ans avant de pouvoir
concourir à nouveau.
ATTENTION
Pour le concours Inter-Arts forunir en outre un dossier contenant toutes les informations nécessaire pour la création artistuqe (peinture sculptureetc)
Le Jury est présidé par Geneviève Pastre, les autres membres du jury sont actuellement Catherine Hubert, Katty Verny-Dugelay, Isabel Meyrelles Emilienne Paoli, Françoise Tchartiloglou
NB les Salons ayant lieu en janvier, les prix décernés sont ceux de l'année précédente
ATTENTION! Les manuscrits ne seront renvoyés en aucun cas. Gardez toujours au moins un double
.Proclamation des Prix : lors du Salon annuel de janvier 2008.
Le lieu, la date, et Les résultats seront communiqués à la grande presse et à la presse lesbienne et gaie. Seuls Les poètes primés sont avisés personnellement.
Les Octaviennes BP 6311 75063 Paris cedex 02
Site www.gpastre-editions.com
Blog http://genevievepastre.blogspirit.com
gpastre@free.fr
Avant le 6 mai, et les manifestations qui s'ensuivront, le Cercle des Slameurs Underground t'invite à un moment de liberté unique où seront réunis des musiciens acoustiques tels que :
- Joss, percussionniste soliste
- Jon Norris, guitariste auteur compositeur
- Jess, guitariste soliste
- et d'autres musiciens qui pourront accompagner vos slams
- Nino Korta qui remixera pour vous des instrus en tout genre
Il y aura aussi des peintres et des graffeurs :
Et évidemment quelques slameurs du Cercle des Slameurs Underground seront présents, tels que :
- 1D100
- iStiNa
- Black Baudelaire
- et Ghetto R, le leader du collectif (sous réserve)
A vos papiers, à vos stylos, et puis n'oublie pas que l'esprit du Cercle des Slameurs Underground se veut artistique mais aussi politique donc prépare tes plus beaux slams anti-Sarko
Si tu viens avec un CD vierge, tu repartiras avec ton slam directement gravé par les soins de nos ingénieurs, ce qui te permettra de rapporter un souvenir de la soirée. Et tout cela gratuitement, cela va de soi.
L'entrée se fait sur donation, tu donnes ce que tu peux, ce que tu veux, et ça nous rendra heureux
Merci à toi
Le Cercle des Slameurs Underground
www.myspace.com/ghettor1bo
www.myspace.com/lecercledesslameursunderground
http://radio-ministere.bellinux.net/
P.S : après cette petite fête il te restera moins de 24 heures de liberté. Bienvenue dans le monde réel.
à La Petite Rockette
6 rue Saint Maur
métro : Voltaire ou Saint Maur
ça slame à Paname... passe le message à ton voisin
Elle marche
Elle marche. Tranquille.
Il fait chaud. Elle est en jupe.
Une jupe blanche, une jupe simple
qui n'est pas transparente
et arrive aux genoux.
Elle n'est pas laide du tout
Mais pas canon non plus
C'est une femme ordinaire
qui n'a rien demandé
Soudain elle se retourne
sur son visage le dégoût
a remplacé la sérénité
Quelqu'un l'a pincée
Quelqu'un et pas quelqu'une
Vous l'aurez deviné
Elle le cherche du regard
Il s'est fondu dans la foule
Quelle lâcheté.
Elle était bien
Elle était zen
Se sentait à l'aise avec sa féminité
Sa bonne humeur a fui s'est envolée
Un inconnu, un homme, en une seconde
l'a ramenée à la réalité
Femme tu n'es à leurs yeux qu'une chair féconde
Un objet
Femme mais où vont-ils chercher l'audace
de tout se permettre avec ton corps
comme si c'était un jouet ?
Celui-là disparaît dans la foule et d'un coup
Tous les hommes sont coupables
ou suspects
Quelques témoins ont peut-être eu un sourire complice
Mais nulle révolte ne vient sanctionner ce vice
Ce crime ordinaire
A toutes celles qui trouvent que ça commence à bien faire
Pourquoi continuer à se taire ?
Injection quotidienne de notre dose d'humiliations
Pourtant si peu de traces d'indignation, si peu
de volonté d'expression
je n'en peux plus de ces tergiversations et comment
faire confiance desormais à la mâle engeance
j'ai usé mon coeur à force d'espérance
j'ai trahi mon honneur à force d'indulgence
Je préfère risquer la misandrie que la folle passivité
de ces êtres tellement conditionnées à être rabaissées
qu'elles ne daignent plus le remarquer
Femme prend tes doutes au sérieux quand ils sonnent l'alarme
Femme
Un soupçon de bon sens t'éviterait bien des drames
Mais d'un autre côté c'est tellement confortable
d'être un objet chéri, au triomphe délectable
quand, un homme à tes pieds, tu te sens fatale
Femme
Ne tombe pas dans ces pièges
dans ces placards dorés
Car la compagnie de tous nos rêves avortés
De nos désirs brimés, nos innocences violées
pourrait te rendre cinglée
Depuis le temps que la société avance en foulant du pied
nos corps sacrifiés
Depuis le temps que l'histoire est rédigée
par la même moitié de l'humanité
Il est plus que temps Femme
de se révolter, Femme
On est responsables
De nos mères comme de nos soeurs
Pour nos filles on rêve d'ailleurs
D'un monde sans malheurs
qui porterait d'autres couleurs
On nous rend coupables
De nos humeurs instables
Cela fait si longtemps que l'on rogne nos propres ailes
Elevées par notre désir de vivre libres
Trop souvent rabaissées à notre rang de femelles
Menaçons l'ordre établi de notre liberté criminelle
Le dos gâché par des chaussures aguichantes
L'appétit rendu nerveux à force de privations délirantes
Les espoirs tendus vers la venue de celui qui te rendra charmante
Le prince que tu attends pour remplir ta vie
Comme si...
Comme s'ils avaient raison de penser que sans eux tu n'es rien
Comme s'ils étaient les seuls à pouvoir te faire du bien
Femme ! J'essaye juste de comprendre pourquoi chaque jour qui passe
Le sytème t'exploite, te trahit, t'insulte et toi
Tu ne dis rien
Tous vos sanglots ravalés restent en travers de ma gorge
Elle marchait
Sereine, tranquille
Elle n'avait rien demandé
Devant une foule de témoins sa dignité fut offensée
Et... rien
Le monde a juste continué de tourner
Mille fois chaque seconde et de mille manières
On porte atteinte à notre intégrité
A chaque coin du monde existe un enfer
Où on avilit notre identité
Toutes par notre féminité reliées
Toutes avons pleuré le deuil de notre liberté mais
pourquoi se résoudre à l'enterrer
Est-ce que nous croyons au sentiment si tôt inculqué
De notre infériorité ?
Toutes les classes et races d'esclaves un jour se sont levées
Mais nous
Peut-être est-ce en vertu du privilège de la maternité ?
On se tait
Et le monde continue d'aller comme il va et
A l'Est les petites filles sont assassinées
A l'Ouest y a pas d'âge pour se faire violer et
Les rares femmes intactes s'enferment de plein gré dans des clichés
Pour un jeu de séduction où elles sont sûres de gagner.
Pendant ce temps l'autre humanité continue d'avancer
Sur un tapis ô combien moelleux ! Faits de nos corps sacrifiés
Et nos amours, et nos espoirs, et les cadavres de nos libertées rêvées,
Elle marche

Poème d'Istina
Photographie : auteur(e) inconnu(e)
Je me bats
je me bats dans la paix
telle une guerrière de l'amour
je lutte contre moi-même
me cherche depuis toujours
à travers un chemin
celui de la magie
à travers un language
celui de la poésie
à travers une sagesse
qui réclame justice et tendresse
et dans un idéal
qu'on appelle liberté
mon nom me porte
qui est Vérité
beaucoup de prophètes
ont voulu l'apporter
où sont les prophétesses
qui sont venues témoigner ?
se sont-elles tuées
les a-t-on baillonnées ?
l'ordre au nom duquel
ils ont censuré
la parole sacrée
venons le renverser...
en tant que femme
je réclame
l'attention pour ces vers que je déclame
l'indulgence pour mon ego pour mes erreurs
je ne cherche qu'à repousser le règne du malheur
j'ai seulement suivi l'appel
qui promet un monde meilleur

Poème d'Istina
Photographie : Fabio Borquez





