Texte Libre
La seule ambition de ce blog est de partager mon intérêt pour tous les sujets qui me tiennent à coeur.
Vous pourrez y trouver des articles de fond et de référence sur le lesbianisme, l'homosexualité et le féminisme, ainsi que quelques articles récents sur l'actualité LGBT.
Certaines rubriques sont consacrées aux arts sapphiques, qu'il s'agisse de peinture, de photographie, de littérature ou de poésie; cependant je présenterai également les oeuvres d'artistes qui n'ont pas de rapport avec cette thématique mais dont j'apprécie le talent.
Les albums qui sont dédiés à une artiste en particulier seront créés avec l'autorisation et la collaboration de cette artiste.
Je vous invite à me faire part de vos suggestions ou commentaires à l'adresse suivante : sappho4444@hotmail.com
Les actus de Têtu :
La seule ambition de ce blog était de faire circuler l'information, de créer du lien, sans but lucratif, ou autre. Cela ne peut cependant se faire sans l'accord des diverses parties.
Je ne suis pas aujourd'hui en mesure d'écrire à chaque auteur pour lui demander une permission de reproduction et les contentieux de copyright sont devenus trop réguliers pour pouvoir être gérables. Dans le respect de cette éthique des auteures féministes précédemment publiées et qui souhaitent préserver l'intégrité de leurs écrits ou de leurs sites internet, ce blog ne peut plus être le relai qu'il était.
A voir plus tard quelle forme aura dorénavant ce blog. ;-)
Pour contacter Gorgone : gorgone-art@hotmail.fr


Gynétique :


Contre-Pause :

Whole :

Contemplation :

Minérales :


A vendre ? :

Fuck YOU ! :

Billy Joyce expose en
ce moment aux Jacasses
Les Jacasses, 5 Rue des Ecouffes, 75004 Paris, métro St Paul.
« Bambou, tu es mon frère »
Peintre d’origine franco-australienne, Billy Joyce, née rue de la Chine à Paris est une
artiste atypique, autodidacte. Amoureuse de la nature et des animaux, végétarienne par respect pour eux, elle se réfère au poète et peintre de la dynastie Song, Su Dongpo : "On peut vivre
sans manger de viande mais l’on ne peut pas se passer de bambou ".
Billy ressent bien l'expression de la culture asiatique : " La nature - les eaux, les montagnes, les végétaux et les animaux - était considérée, non comme un ensemble d'éléments au service de
l'Homme, mais comme une partie intégrante d'un tout dont l'Homme n'est que l'un des composants."(©D.R).
Lors d’une lecture, elle est frappée par ce proverbe : « Bambou, tu es mon frère », symbolique après la mort accidentelle de son frère et d’où se prononce son goût pour la peinture des
bambous, qu’elle peint comme les éléments d’un orchestre, avec en alternance, puissance, justesse,
et frôlements sur la toile.
Billy, par ses œuvres, nous emporte dans un univers ressourçant, une invitation au voyage, à la sérénité à travers des paysages mi-réalistes, mi abstraits.
Quelques oeuvres :




Un voyage initiatique….
EXPOSITIONS PERMANENTES :
LIVE
GALLERY
16, Passage des Panoramas
75002 Paris - M°Richelieu Drouot ou Bourse
Ouvert de 13h à 22h
Renseignements : 01 40 43 16 42 et 06 09 85
74 63
Contact : infos@art-livegallery.com
KOH
La Thaïlande dans Le Marais
15, rue Des Tournelles - 75004 Paris
Renseignements ; Tél: 01 42 72 09 62
Contact : boongoo@orange.fr
|
BILLY JOYCE
ARTISTE PEINTRE |
|
01 46 78 00 71
06 15 93 95 41 |
Isapho
Barbiturique attaché à l’apparence trompeuse et déformée
Pointe de silex déconstructeur de pensée anachronique
Modèle de déformation universelle
Créature gorgée d’adjectifs disqualificatifs
Récusation, faillite, raillerie, déconsidération
Je de maux et bourgeon de nouvelle articulation
Je vous invite à découvrir son univers en visitant :
http://lessolitaires.hautetfort.com

PEINTURE :
POESIE :
Etre lesbienne
Etre lesbienne
Se le tenir pour sienne
Parader son sexe ouvert
Ses seins découverts
Provoquer la rencontre
Se tenir tout contre
Penser sa particularité
Exploiter les filons détournés
Pouffer pour se défendre des quolibets
Exercer son nouvel art d’aimer
Sauter dans l’aventure sans se torturer
Lutter contre toutes les idées hétéro normées
Avoir un cœur à son côté qui sait vous aimer
Ne plus parler de malédiction désolée
C’est plonger dans une existence pleine de beauté
Partager la volupté et la sérénité
Nous sommes nombreuses à culpabiliser, à souffrir, à se cacher
Osez vivre auprès des votre, de vos proches la lesbienne amusée
Nous sommes plus fortes que beaucoup
Nous réalisons notre sexualité pour le coup
Au delà de la sexualité c’est tout une vie nouvelle
Des jours à inventer, une envolée de tourterelles
Puisez dans votre richesse intérieure
Et faites de vous l’unique supérieure
Loin des terrains maintes fois foulés
Exploser de beauté.
http://lessolitaires.hautetfort.com
Helène Khoury

Cache-cache
Hélène Khoury est une artiste peintre qui est née à Beyrouth au Liban et vit actuellement aux Pays-Bas.
Elle porte au coeur de son oeuvre son intérêt profond pour les femmes, leur identité, leurs conditions de vie et la défense de leurs droits. Hélène Khoury puise son inspiration artistique de son expérience personnelle de femme mais elle s'inspire également de la vie de ses soeurs à travers le monde. Sans vouloir proposer de solutions immédiates à l'amélioration de leur statut, son art est une tentative de réponse à l'injustice qu'elles subissent aujourd'hui. Sa créativité naît de l'espoir de rompre les tabous et les traditions qui les enchaînent. Qu'elle se fasse force ou douceur, la voix de l'artiste porte en elle l'expression unique de ces vies de femmes.
Je vous invite à parcourir l'album que j'ai consacré à Hélène Khoury sur ce site afin de découvrir quelques unes de ses oeuvres.
N'hésitez pas à lui rendre visite sur son site personnel : et à lui écrire, si
d'aventure il vous tentait d'échanger quelques mots avec elle...
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La vie en rose (détail)
Je vous signale l'ajout d'une nouvelle peinture de Marie Lydie Joffre dans l'album qui lui est consacré sur le blog.
http://lezzone.over-blog.com/album-154151.html
Double Nu

N'oubliez pas de visiter son site ! ;-)
mais aussi :
http://artpoesie.blogspot.com/
Alter ego

Alter ego : L’autre c’est moi… Pari d’affirmation de la vie
L'illusion de l’amour fusionnel.
Un ego et deux femmes.
Moi je souffre d’en aimer qu’une seule et de ne pas être aimée d’elle.
J'espère que vous aurez plaisir à regarder mes peintures; pour ma part, j'ai eu énormément de plaisir à les réaliser.
La peinture fait partie de mon quotidien, c'est ma part de rêve, c'est aussi ma manière de faire passer mes joies et mes peines. Je suis toujours « baba » devant les artistes préhistoriques qui nous ont transmis leurs messages et leur vision du monde, avant le parler et l'écrit. C'est peut-être la première façon d'exprimer ses désirs, ses envies, ses peurs, pour les conjurer. En tout cas, c'est une merveilleuse façon de nous dire qu'ils étaient des êtres humains, capables de faire des choses extraordinaires.
J'aimerais simplement accrocher mon maillon aux leurs.
Sylvette Vinot
La Rupture
Le plus dur, quand il faut finir, c’est de commencer.
La séparation, c’est aussi comme l’amour, quelque chose qui commence…

Je me suis inspirée d’une peinture de Dali et j’ai apporté ma propre sensibilité du moment…
L'Afghane
Dire-la voix oubliée : "Je suis la femme réveillée"
Par Nicole Barrière, sociologue et poète
Dans ce parcours poétique, Nicole Barrière compare la situation des femmes afghanes sous le régime taliban et sous le régime actuel. Il est long le chemin qui reste à parcourir...

femme-écorce, envie de retourner au premier mot d'un alphabet végétal
femme-cendre, l'épaisseur des mots que travaille la terre
femme-vague, reflet du rocher des syllabes dans la moire des balbutiements.
femme-naissance, l'écume où niche l'oiseau un jour de colère des dieux
femme-nuage, la houle des cumulus dans l'espace rouge des déclarations.
femme-fée, la main posée sur l'angoisse du monde, veilleuse des endormissements
femme-flamme, déliée comme les ailes blondes d'un soupir quand la caresse la délivre
femme-éclair, l'étoile d'espérer la première phrase de l'aimé jusqu'à l'enlacement cosmique.
femme-lumière, la nacre transparente du voile, dans le continent des noces jusqu'à la ressemblance des corps.
femme-justice, palimpseste des visages entre balance et glaive, qui crient l'égalité
femme-musique, onde portée à l'infini du monde, coeur Aphrodite des chants de solidarité.
femme de la grâce nue de son silence à la peau blessée des mots qui contiennent sa liberté.
Le 11 septembre 2001, le monde a découvert les vies détruites des femmes et des filles sous le régime fondamentaliste taliban.
Les cariatides

Le sculpteur avait regardé ces figures de femmes, vêtues de longues tuniques, que l'on place en guise de colonnes, soutenant un entablement sur la tête.
Il trouvait la torture bien sévère…
Il sortit les bustes de la matière et s’arrêta là. A quoi bon leur faire une tête, pour porter éternellement l’arrogance humaine. Non décidément, ces deux femmes resteront sans tête, et pourront choisir de ne pas être de simples « colonnes ».
Les trois Grâces

Les trois Grâces, progéniture de Zeus, Euphrosyne, Thalie, Aglaé.
C’est trois femmes étaient elles d’une jalousie féroce, ne supportant aucune concurrence ?
Ou bien, représentent elles l’inquisition contre la beauté et le vie ?
La démarche reste la même, détruire l’autre.
Ou bien, c’est trois femmes représentent la mort et le jugement dernier ?
Et là ! C’est incontournable…
La femme à la tête cassée
Cette peinture a une histoire très triste. J’avais une amie qui est morte le 22 Février 2007, cette amie s’est tuée en faisant une chute mortelle dans son escalier, elle s’est fracturé le crâne et a agonisé deux jours à l’hôpital, dans un coma irréversible. Cette amie était une sœur pour moi, son départ m’a laissé très pauvre et très démunie, notre amitié était profonde, son absence est un défi, un scandale, une erreur monumentale. Je suis très en colère, mais contre qui ? Contre son absence ? Contre tout ce que nous avions encore à faire, à dire, à voir, à aimer ? Contre le printemps qu’elle ne verra pas ? Contre les roses de son jardin qui vont pousser, sans les soins attentifs qu’elle leur prodiguait ? Contre la vie qui continue, comme si de rien n’était ?
Je cite ici l’écrit que m’a envoyé après avoir vu ce tableau, la femme qui partageait sa vie :
« Ce corps si beau, lumineux, éblouissant, comme dans l'aura du souvenir, "tel qu'en lui-même l'éternité le change", comme disait Mallarmé, mais aussi comme dans les flammes, mais aussi comme dans l'airain de la mort, ... Et peu à peu envahi par la terre, recouvert de cendres... Et qui a encore un peu de vie, un peu de chair, un peu de sang qui s'enfuit par la brisure, vie qui reflue, qui palpite une dernière fois, dans ce bleu du ciel si implacable ».
Au revoir mon amie, tu nous manques, nous sommes si vides de ton départ.
Caribou
Caribou, c’est un petit cheval qui galope plus vite que le vent, qui saute plus haut que les nuages. Mais, je ne suis pas assez bonne amazone pour le suivre… Je me suis donc contentée de le peintre, il est tellement beau.

La Moisson

C’était une autre époque…
Les femmes travaillaient dur à la ferme et aux champs. Je ne suis pas une nostalgique du temps passé, bien que parfois je rêve de ce temps où les gestes étaient si beaux, emprunts de vérité...
Ce portrait de Sylvette Vinot est à suivre ! Misfit. Site web : http://magaleriedepeinture.over-blog.com/ Contact : sylvettev@hotmail.fr

Les unes s'aiment, les autres se déchirent.
Combien se figent dans l'attente d'un Amour Absolu ?
Elles sont toutes là, éperdument amoureuses, tristes, jalouses, passionnées, colorées de bonheur, d'espoir ou de douleur.
C'est la vie simple car l'Amour, c'est aussi parfois des féminins singuliers qui se conjuguent au pluriel."
Nicole Temmerman
Nicole Temmerman, artiste-peintre contemporaine, m'a fait l'honneur de bien vouloir exposer quelques unes de ses oeuvres sur ce site.
Prenez le temps de découvrir le talent de cette artiste en vous rendant sur l'album qui est consacré à ses peintures, sculptures et modelages qui se trouve dans la colonne de gauche de ce site, ou en cliquant ici.
Si vous souhaitez la contacter, vous pouvez le faire en écrivant à l'adresse suivante :
nicole.temmerman@laposte.net
Je laisse place aux mots de l'artiste pour nous parler de sa peinture...
"Nues enlacées"
Rivarol disait : "on parle toujours mal quand on n'a rien à dire".
Cela ne signifie pas pour autant que l'on parle nécessairement bien quand on a quelque chose à dire. On a simplement plus de chance …
Je tente ma chance : Parler d’Amour, parler de Femmes en formes et en couleurs.
Un parti pris. Une partie prise à elles et à moi.
Une obsession ? Peut-être. Un exutoire, une thérapie, sans doute.
Revivre les amertumes, les déceptions, les disputes pour s’en dégager.
Exorciser de soi la douleur et tenir par le rêve.
Rêver le Bonheur.
Le peindre en attendant de le vivre.
Le peindre pour l’appeler.
Offrir aux étoiles ces images rêvées.
Implorer, par ces offrandes, les Dieux cachés dans les nuages.
Attendre.
Toujours attendre.
Peindre l’attente douloureuse.
Tenter de peupler sa solitude par toutes ces femmes.
Vivre en communauté avec elles.
Espérer.
Puis, un jour, cesser d’espérer et se résigner.
Se résigner à ne plus vivre qu’avec elles.
Résignation triste.
Le jour s’efface. Femme de dos, seule, désespérément seule.
Le soleil décline à l’horizon et couvre la nature d’une dernière clarté, une lueur teintée de superbe, le chant du cygne, avant l’obscurité crainte et inéluctable de la nuit.
Et, alors qu’on a tout lâché,
Qu’on n’agit plus en force,
Qu’on n’est plus crispée par l’attente,
alors qu’on n’y croit plus,
alors, enfin, le miracle …
Découvrir, par hasard, au détour d’une danse.
La nuit est balayée.
L’aube éclaire de rose deux femmes qui s’apprêtent à se baigner, à plonger ensemble dans la vie.
Eclairer sa palette, la faire chanter, la faire exploser de couleurs, pouvoir peindre désormais le bonheur que l’on vit tel qu’on l’a rêvé …
N.Temmerman

