Texte Libre
La seule ambition de ce blog est de partager mon intérêt pour tous les sujets qui me tiennent à coeur.
Vous pourrez y trouver des articles de fond et de référence sur le lesbianisme, l'homosexualité et le féminisme, ainsi que quelques articles récents sur l'actualité LGBT.
Certaines rubriques sont consacrées aux arts sapphiques, qu'il s'agisse de peinture, de photographie, de littérature ou de poésie; cependant je présenterai également les oeuvres d'artistes qui n'ont pas de rapport avec cette thématique mais dont j'apprécie le talent.
Les albums qui sont dédiés à une artiste en particulier seront créés avec l'autorisation et la collaboration de cette artiste.
Je vous invite à me faire part de vos suggestions ou commentaires à l'adresse suivante : sappho4444@hotmail.com
Les actus de Têtu :
La seule ambition de ce blog était de faire circuler l'information, de créer du lien, sans but lucratif, ou autre. Cela ne peut cependant se faire sans l'accord des diverses parties.
Je ne suis pas aujourd'hui en mesure d'écrire à chaque auteur pour lui demander une permission de reproduction et les contentieux de copyright sont devenus trop réguliers pour pouvoir être gérables. Dans le respect de cette éthique des auteures féministes précédemment publiées et qui souhaitent préserver l'intégrité de leurs écrits ou de leurs sites internet, ce blog ne peut plus être le relai qu'il était.
A voir plus tard quelle forme aura dorénavant ce blog. ;-)
La France, c'est celles et ceux qui y vivent
Quelle que soit notre origine, notre nationalité, notre couleur de peau, avec ou sans papiers
La xénophobie d'Etat tue les droits de toutes et tous
Féministes, luttant contre toutes les formes de dominations et de discriminations, nous sommes solidaires de tous les étranger-e-s visé-e-s par ces lois et nous revendiquons le droit au logement, à la santé, à l'éducation et au travail pour toutes et tous.
Nous dénonçons avec toutes les organisations appelant à cette manifestation le repli nationaliste et les mesures liberticides et antisociales des politiques gouvernementales à l'œuvre. Nous exigeons aussi :
➢ La reconnaissance du droit de séjour pour les femmes vivant en France indépendant de l'évolution de leur statut matrimonial, afin qu'elles soient libres de tout « chantage aux papiers »
➢ Une lutte volontariste contre les discriminations racistes, sexistes et résidentielles dans tous les domaines, l'accès à la formation, à des emplois qualifiés et bien rémunérés, pour les femmes migrantes
➢ L'accès aux dispositifs d'hébergement et de protection sociale quelque soit la situation administrative de la personne
➢ Le respect des droits fondamentaux des femmes confrontées à des situations de violences, violences conjugales, familiales, traite des êtres humains, situation d'esclavage, notamment, quelle que soit leur
situation administrative
➢ En matière de droits personnels, l'application du droit français aux personnes résident en France
➢ La régularisation de toutes les femmes sans papiers
➢ Le droit d'asile pour les femmes persécutées ou menacées en raison de leur sexe ou de leurs choix de vie
Nous appelons à la Manifestation nationale organisée par UCIJ, RESF et les Collectifs de sans-papiers
5 avril 2008 Place d'Italie 14h30
Signataires : Collectif national pour les droits des femmes, Rajfire, Alternative Libertaire, FASTI commission femmes, Groupe Asile Femmes, Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes « Ruptures », Réseau Féministe « Ruptures », Maison des Femmes de Paris, Coordination lesbienne en France, CQFD-Fierté Lesbienne, organisation de femmes Egalité, émission « Femmes Libres » Radio Libertaire, Coordination Française de la Marche Mondiale des Femmes, RESF Belgique.
au départ de Place d'Italie (Paris 13è)
à 14H30
Collectifs de sans papiers
Uni(e)s contre une immigration jetable (UCIJ)
La France, c'est celles et ceux qui y vivent
L'appel initial est disponible sur http://www.contreimmigrationjetable.org/
Quelle que soit notre origine, notre nationalité, notre couleur de peau, avec ou sans papiers
La xénophobie d'Etat tue les droits de tous
Des attaques contre les étrangers
Rétention des étrangers
Répression du séjour irrégulier
Restriction des visas
Contrôle des frontières à l'entrée
aux attaques contre tous
« Rétention de sécurité »
Délit de solidarité
Fichage des invitants
Fichage des voyageurs au départ de la France
Et tant d'autres atteintes aux libertés de tous...
Français-Immigrés : égalité et solidarité !
La société démocratique et solidaire à laquelle nous aspirons exige :
+La suppression du ministère de «l'identité nationale»
+L'arrêt de la chasse aux sans-papiers, l'arrêt des expulsions et la fermeture des centres de rétention
+L'arrêt des poursuites contre les soutiens des sans-papiers
+L'abandon des projets de juridiction spéciale pour les étrangers et les quotas
+Le droit au logement, à la santé, à l'éducation et au travail pour toutes et tous
+La régularisation des sans papiers
+Une politique d'accueil des étrangers leur permettant de vivre dignement en France
+La mise en oeuvre d'une autre politique européenne, à l'opposé de l'Europe forteresse
Rejoignez notre marche féministe
le Samedi 8 mars à 13h, de la Place de la République jusqu’au rassemblement à 15h Fontaine des Innocents
- Parce qu’il existe pour la majorité des gens toujours deux classes distinctes, les femmes et les hommes, et qu’il vaut mieux appartenir à la seconde qu’à la première. Parce que nous revendiquons d’avoir le choix : de notre sexe, de notre genre, de notre sexualité
- Parce que nous désirons que les femmes, et touTEs leurs alliéEs, puissent s’approprier leur corps et ses représentations, sans devoir se conformer aux injonctions de normes oppressantes, réductrices et stéréotypées, véhiculées dans tous les domaines
- Parce qu’il existe mille façons de faire rentrer dans le « droit chemin » les insurgéEs contre leur sexe, leur genre, leur destin obligatoire : de l’assignation forcée des intersexes par mutilations génitales, au viol de représailles contre les lesbiennes ; de la psychiatrisation des trans’, aux violences masculines les plus régulières - en France, tous les trois jours, une femme est assassinée par l’homme avec qui elle vit
- Parce que notre santé passe en dernier, parce que le droit des femmes à disposer de leur corps est sans cesse remis en question, le savoir gynécologique accaparé par les médecins, la contraception pas toujours remboursée, le droit à l’IVG menacé sous l’influence de l’Eglise catholique
- Parce que nous sommes largement touchées par le VIH, discriminées dans les essais par les labos qui ne prennent pas en compte notre métabolisme spécifique, parce que nous n’avons pas le même accès à des traitements de qualité, parce que nous sommes négligées dans les campagnes de prévention publiques, parce que, précarisées, nous sommes particulièrement touchées par les attaques sur la Sécurité Sociale, et notamment par l’instauration des franchises.
- Parce que les femmes sans-papiers souffrent doublement de la politique raciste du gouvernement français, des remises en cause du droit au regroupement familial et des menaces sur l’Aide Médicale d’Etat (AME)
- Parce que les femmes racialisées luttent dans tous les domaines contre cette double oppression raciste et sexiste. Parce que la logique du racisme s’attaque directement au droit des femmes à disposer librement de leur corps. Parce qu’elle opère par exclusion, comme la loi sur le port de signes religieux à l’école qui prétend « protéger » - en particulier les filles musulmanes – et en fait contribue à les stigmatiser, à les enfermer dans le statut de « victimes » et à les marginaliser.
- Parce que nous subissons de front la loi sur la sécurité intérieure (LSI). Parce qu’on nous dit qu’on ne peut pas faire ce qu’on veut de nos corps et de nos vies. Parce que les prostituéEs sont criminaliséEs, harceléEs, violentéEs. Parce que ce sont d’abord elles et eux qui sont précariséEs et misEs en danger par la pénalisation des clients. Parce que c’est la loi sur le racolage et la clandestinisation supplémentaire des étrangères qui sont dangereuses, pas le travail du sexe quand il est choisi, et s’il est auto-géré et protégé par le droit commun
- Parce que nous sommes précaires, que les femmes sont toujours moins payées que les hommes à travail égal et à qualifications égales, et qu’elles effectuent l’immense majorité du travail gratuit appelé « travail domestique ». Parce que malgré les lois et les effets d’annonce, le domaine public et politique reste toujours largement fermé aux femmes
Pour un féminisme qui refuse de voir son discours récupéré à des fins racistes, qui sache se démultiplier, concevoir l’émancipation sous toutes ses formes, et se revendique aussi des féminismes non-blanc, pro-sexe, trans’ et lesbien
Venez exiger vos droits ! Venez marcher avec nous !
Premiers signataires (liste provisoire) : Act Up-Paris, Collectif Les mots sont importants, Femmes de droits - Droits des femmes, Femmes Publiques, les Panthères Roses, les Putes, le Scalp, Support Transgenre Strasbourg
Si vous désirez signer cet appel : manif8mars2008@yahoo.fr
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Manifestation pour la libération de 13 présumés homosexuels camerounais (communiqué)
13 homosexuels présumés sont actuellement en détention provisoire au Cameroun. Alternatives-Cameroun (association de défense des droits humains) et l’antenne africaine de l’IGLHRC (International Gay and Lesbian Human Rights Commission) coordonnent une mobilisation internationale autour du 10 décembre, à Pretoria (Afrique du Sud), Washington (USA) et Paris.
A Paris, Les Panthères roses appellent à un rassemblement pour dénoncer le mépris des droits humains fondamentaux dont sont victimes ces 13 hommes et exprimer notre solidarité avec eux et Alternative-Cameroun, ce dimanche 9 décembre sur le Parvis des Droits de l'Homme, M° Trocadéro. L’article 347 bis du code pénal camerounais stipule en effet qu’ « est punie d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans et d’une amende de 20 000 à 200 000 francs CFA toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe ». Ces dernières années, de nombreuses condamnations ont été prononcées. La répression envers les présuméEs homosexuels et lesbiennes a été alimentée par une vaste campagne homophobe en 2006. Des jeunes supposées lesbiennes ont notamment été exclues de leurs collèges en raison de leur orientation sexuelle présumée.
Des détentions contraires aux traités sur les droits humains
Les cas de torture dans les prisons sont courants, plusieurs détenuEs ou ancienNEs détenuEs présuméEs homosexuelLEs ont fait part de maltraitances, de non accès aux soins, d’humiliation de la
part des équipes pénitentiaires comme des autres détenuEs. Alim Mongoche, 30 ans, condamné pour son orientation sexuelle présumée, est décédé en juin 2006, une semaine après sa sortie de prison.
Sa mort est directement imputable à une absence de soins qu’exigeait son état de santé. Le groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires a communiqué un avis en octobre 2006 dans
lequel il stipulait que ces arrestations et détentions sont contraires aux traités sur les droits humains que le gouvernement camerounais a ratifiés. Ce groupe de travail de l’ONU demande aux
autorités de réviser les lois anti-homosexuelLEs. Alternatives-Cameroun vient en aide aux victimes, souvent rejetées par leur entourage. L’antenne africaine de l’IGLHRC collabore avec les
différentes associations africaines de soutien aux homosexuelLEs et se mobilise sur la situation camerounaise.
Colonialisme, homophobie : les dominations se renforcent
Dans les pays africains, l’homophobie est parfois alléguée par une posture soi-disant anti-coloniale qui voudrait faire croire que l’homosexualité est une invention du colon blanc. Comme les
immigréEs en Europe, les homosexuelLEs en Afrique sont des boucs émissaires. Contrairement aux propos de Sarkozy, les hommes africains ont une histoire, les femmes africaines aussi. Contrairement
aux propos de certains homophobes, les homosexualités africaines ont également leur histoire. L’homophobie actuelle s’appuie notamment sur l'héritage de la morale chrétienne des missionnaires
européens qui ont stigmatisé des pratiques dites homosexuelles.
Les africainEs ont une histoire, les homosexualités aussi
Les identités lgbt en Afrique comme ailleurs sont en construction. C’est aux africainEs de décider ce qu’ilLEs veulent faire de leur histoire passée, présente et à venir. Il n’y a pas un seul
modèle « homosexuel », chaque groupe doit pouvoir développer ses luttes et ses identités selon ses propres réalités.
Nos désirs n'ont pas de frontières
A Yaoundé, Cracovie, Istanbul, Rome, Téhéran, Paris, Washington, Pretoria… partout dans le monde, respect de nos orientations sexuelles et identités diverses !
Libération des 13 emprisonnés au Cameroun !
Manifestation pour la libération de 13 présumés homosexuels camerounais Dimanche 9 décembre - 16h - Parvis des Droits de l'Homme, M° Trocadéro ATTENTION : nous attendons encore confirmation pour l'heure et le lieu. Merci de nous contacter pour confirmation du rendez-vous. pr@pantheresroses.org
jeudi 6 décembre 2007
Source : http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2007/12/06/1855-manifestation-pour-la-liberation-de-13-presumes-homosexuels-camerounais-communique
Le 24 novembre, 150 000 femmes et lesbiennes* dans la rue contre les violences faites aux femmmes.
Il y a deux mois à peu près est née l’idée d’une manifestation pour la journée internationale contre les violences des hommes contre les femmes.
Des assemblées de 40, 50 voire 60 femmes et lesbiennes, individuelles ou faisant partie de collectifs féministes et lesbiens de Rome , centre anti violences, se mettent en place pour organiser cette manifestation.
Une manifestation auto-organisée sans parti politique, sans syndicat, sans drapeau d’aucune sorte.
Une manifestation non-mixte. Trés discutée, la non-mixité a finalement vaincu. Une manifestation de femmes qui donne la voix aux femmes, qui donne visibilité à la force des femmes.
Le 24 novembre le pari est plus que gagné, 150 000 femmes venues sont dans la rue pour crier leur ras le bol de la violence des hommes. Elles sont sorties très nombreuses le 24, comme on ne les avait pas vues depuis très longtemps. Pas 400, comme au 8 mars dernier, ce qui avait déjà été très impressionant, mais 150 000 cette fois !!! Des femmes, des femmes, des femmes, plein de femmes !
Il faut lutter parfois durement pour maintenir le cortège non mixte, pour expliquer aux hommes que s’ils veulent prendre part, ils peuvent se mettre en fin de cortège. Quand à la gay pride il a été décidé que les malades du sida ouvriraient le cortège, est-ce que çà a été difficile à faire respecter? Ou c’est seulement les hommes qui ne supportent pas que les femmes prennent la parole sans eux, ou c’est seulement un non de plus qu’ils ne veulent pas entendre.
Il faut être carrément ferme pour maintenir le cortège apolitique : une ex ministre tente de rejoindre la tête du cortège pour se faire montrer.
Reconduite sur le trottoir. Des ministres de l’extrême droite à la gauche ont organisé une scène avec télévision pour l’arrivée du cortège à piazza navona. Surprise et colère des organisatrices et de toutes les femmes sur la place et puis la scène est reprise, le direct TV stoppé, et les ministres chassées. Et ça va faire du bruit. On arrête pas les grands comme çà !
Ministres de tout bord, déçues de n’avoir pas pu récupérer la force des femmes à leur fin de pouvoir personnel, qui vont s’emparer de la presse le lendemain pour insulter les organisatrices, pour arranger l’épisode à leur sauce et surtout ne pas reconnaître que ce sont les femmes auto organisées qui sont sur la place, celles qui ne croient pas aux lois surtout quand elles sont assorties de mesures racistes comme c’est le cas des dernières mesures anti violences qu’elles ont votées il y a trois semaines.
Des femmes qui rappellent que les violences sont d’abord exercées par les pères, maris, petits amis, ex compagnons.
Des femmes qui disent que la violence n’a ni couleur, ni classe sociale, ni religion, ni culture parce qu’elle est une culture en soi.
Des femmes qui crient “l’auto défense est notre seule certitude” et qui n’attendent pas la protection de qui ce soit mais veulent s’organiser pour en finir avec la violence des hommes.
Voilà c’est de ces convictions là qu’est née la manif, une grande, grande, grande manif, qui a laissé aux participantes l’ivresse de la force commune et la certitude que ce n’est qu’un début. A suivre donc...
Ne comptez pas sur notre silence, mais seulement sur notre rage.
* nous notons qu’il y a des lesbiennes parmi les femmes pour deux raisons : pour que ces dernières soient visibles dans les luttes (alors qu’elles sont presque toujours invisibilisées,
satanisées...), mais aussi parce que des lesbiennes (mais pas toutes !) revendiquent ce choix comme acte poltique : être lesbienne, pour une partie d’entre elles, est une rupture avec
le devoir de servir, domestiquement et sexuellement, des hommes, au sein du couple hétéronormal. Elles affirment donc par là qu’elles ont fait un pas de côté par rapport à la définition
actuelle de ce qu’est une femme...
Source : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=56958
Communiqué des Verts le 16 juillet 2007
Le 7 juillet, la Gay Pride de Budapest a été attaquée par des nationalistes, des skins essentiellement, mais aussi des citoyen-nes venu-es proférer invectives et injures, arborant saluts nazis et drapeaux nationalistes, projetant des crachats, des œufs, des pierres, des bouteilles et des fumigènes sur les marcheurs. Pierre Serne, coresponsable de la commission LGBT(lesbienne gay bi trans) des Verts, était notamment présent. La police a été rapidement dépassée et plusieurs participants à la Gay Pride ont été blessés.
La Gay Pride de Zagreb a été, elle aussi, l’objet d’attaques de l’extrême droite. On se souvient qu’à Varsovie les jumeaux d’extrême droite au pouvoir ont dû céder sous la pression internationale, après avoir interdit le défilé l’année précédente. A Moscou, l’interdiction - et les violences - demeurent la règle.
Les Verts s’indignent de cette haine homophobe. Si partout dans l’Europe politique, l’homosexualité a été dépénalisée, des citoyens désirant exprimer pacifiquement leurs revendications LGBT mettent encore trop souvent leur santé, voire leur vie, en danger.
Les Verts exigent que la règle soit la même à Paris, Londres, Berlin,Varsovie, Zagreb ou Moscou. Ils estiment que les avantages financiers et commerciaux de l’Europe ne peuvent être accordés sans une garantie de l’exercice des libertés fondamentales, et notamment de la liberté d’expression.
Anne Souyris Porte Parole nationale des Verts
Source : http://www.lesverts.fr/article.php3?id_article=3345
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Rassemblement de protestation contre les intimidations de l’association catholique intégriste anti-avortement "sos tout-petits".
Rassemblement de protestation contre SOS tout petits
Depuis des années, cette association chante des "rosaires" devant les hôpitaux pour intimider les femmes désireuse de pratiquer un avortement. Cette intrusion du religieux dans l’espace public est intolérable, comme est intolérable la culpabilisation de femmes pour qui l’avortement est toujours un parcours difficile.
Samedi 18 novembre, l’association catho intégriste "sos tout-petits" fera une messe d’intimidation devant l’hopital de la Timone, à Marseille, à 14h30. Cette messe s’inscrit dans une campagne nationale contre l’avortement selon laquelle "La culture de mort n’est que la conséquence directe de la désintégration morale de notre société qui se veut sans Dieu. La « christianophobie », la pornographie omniprésente, l’incitation à la débauche sous prétexte de lutte contre le Sida...donnent au libertinage et à la cohabitation juvénile un aspect de normalité. La contraception est quasi universellement acceptée, voire prônée. En cas d’échec l’avortement devient l’issue pratiquement inévitable. Ce sont des mentalités qu’il faudrait changer, c’est tout un monde qu’il faudrait rechristianiser." (www.sos-tout-petits.org)
Rassemblons-nous ce jour là avec instruments de musique, chansons anticléricales et paillardes, et oeufs pourris pour leur faire la fête !!! Reprenons la lutte contre les intégristes de tous poils !!!!
Ci dessous et ci joint tract à diffuser
Mon corps m’appartient !
Pour un meilleur accès à l’avortement
Certes, l’interruption volontaire de grossesse est autorisée en France depuis 1975. Une lutte féministe de longue date a permis un changement des mentalités et un bouleversement juridique face à ce qui constitue une revendication clé des femmes : " un enfant, si je veux, quand je veux " ; autrement dit, le refus d’être considérées comme des " machines pondeuses " au service de la reproduction des hommes et de la domination masculine. Si aujourd’hui des voix s’élèvent contre l’homoparentalité et le droit des homosexuels à élever des enfants, c’est au nom des mêmes valeurs rétrogrades : la famillle doit rester pour eux le sanctuaire de l’ordre patriarcal (qu’ils nomment " ordre symbolique ") et le tombeau de nos désirs.
Contre l’ordre moral, nos désirs font désordre ! ! !
De nombreuses barrières, juridiques ou non, empêchent encore beaucoup de femmes d’accéder à l’avortement : il reste un parcours de la combattante car les structures assurant cette opération se raréfient à tel point, et l’État s’engageant tellement peu, qu’à Marseille, 60% des avortements se font dans le secteur privé. L’acte médical n’a pas été revalorisé depuis 15 ans, il est peu rétribué et seule une poignée de médecins engagés au côté des femmes le pratiquent. " Médecin avorteur " n’étant pas une spécialité, ce sont les obstétriciens qui avortent. La clause de conscience, véritable passe-droit, permet à bon nombre d’entre eux de refuser de pratiquer l’acte. Pour éviter ce problème, il faudrait créer davantage de postes de médecins pour garantir un vrai droit d’avorter. Peu de médecins pratiquants, la brièveté des délais, les files d’attente, les procédures d’entretien et de réflexion... Tout cela rallonge l’attente et conduit souvent au dépassement du délai légal (14 semaines d’aménorrhée). Ainsi, aujourd’hui encore, des femmes doivent partir à l’étranger pour avorter.
Des projets de lois visent à terme à donner une personnalité juridique au fœtus, porte d’entrée à une remise en cause du droit à l’avortement et du droit des femmes à disposer de leur corps (amendement Garraud). Grâce à la vigilance des féministes, de telles mesures ne passent pas, mais il reste que le droit à l’avortement est fragile. De même, la détérioration des services publiques hospitaliers touche de plein fouet les populations les plus fragilisées : ce sont toujours celles qui sont les plus pauvres qui subissent le désengagement des pouvoirs publics.
Nous revendiquons :
La création de centres spécialisés, séparés des maternités
L’allongement des délais d’avortement, l’augmentation du nombre de médecins qui avortent
Le refus de la reconnaissance juridique du fœtus
Des sanctions pour toute atteinte au droit à l’avortement
Une revalorisation de l’acte médical, à la fois pécuniaire et par une formation spécifique des médecins, une augmentation du nombre de médecin.
La garantie de l’accès à la pilule abortive pour les mineures
L’abolition de l’interdiction de l’avortement dans tous les pays européens, et une harmonisation vers le haut
La gratuité et la diffusion la plus large possible des contraceptifs (féminins et masculins) dans les établissements publics, et notamment dans les lycées.
La mise en place de campagnes d’information dans les lycées sur la contraception et l’avortement.

Rendez-vous samedi 18 novembre à 14h,
devant l’Hôpital de la Timone
Contact : CNT Education, 12 rue de l’Evêché, 13002 Marseille. Tél. : 04 91 90 99 68 Fax : 08 25 95 68 97
Source : http://www.millebabords.org/article.php3?id_article=5060
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