Présentation

Textes illustrés

Lucie Aubrac :

Résister

 

Rose Ausländer :

Dans le rien

Découvrir un chant

La chambre m'abrite

Ne le sais

Quand je partirai

Tu es là encore

Anne Archet :

Convulsive

Union nucléaire

Nicole Barrière :

Femmes en parallèle

Marie Bataille :

Nuit

Le silence te creuse

Germaine Beaulieu :

Dans l'attente

Elle s'interroge

Il n'y a plus de sens

Rien du noir

Tu tiens bon le désir

Jannick Belleau :

Adios Amiga

Jovette-Alice Bernier :

C'est alors que l'on sait

J'abdique tout

Louky Bersianik :

La Splendeur

Le testament de la folle alliée

Le visage

Maladie d'amour

Huguette Bertrand :

Alpamayo

Blondes nuits ensoleillées

Enchevêtré aux impossibles

Je ne suis que le vent

J'ai cette gourmandise

Les visages du temps

Quand le cri du corps

Sous la caresse des mots

Sur la pointe des doigts

Sur l'écran brûlant...

Claudine Bohi :

L'humilité...

France Bonneau :

Si j'étais immigrante

Nicole Brossard :

Aujourd'hui je sais

Ma continent

Ne touchons pas...

Sa surface

Sous la langue

Françoise Bujold :

Quand la perdrix...

Mélanie Cantin :

Innocent amour

Diane Cardinal :

Je m'assois sur ton nombril

Je m'infiltre sous ta peau

Tu murmures

Patrizia Cavalli :

De moi...

Natalie Clifford Barney :

Etre libre

Anne Collignon :

Ils étaient cinq

Cristie Cyane :

Laisse-toi aller

On veut pas d'ça ici !

Polaroïd

Rainbow

Un baiser sur ses seins

Louise Cotnoir :

Il faudrait le poème

Le sexe marqué...

Maison à louer

Christine Davi :

Elle dit non

Lucie Delarue-Mardrus :

Baiser 

L'étreinte marine

Refus

Si tu viens

Denise Desautels :

Les chuchotements et la caresse 

L'espoir ?

Tout ce bleu

Une histoire de beauté

Chahdortt Djavann :

L'Iran d'aujourd'hui

Hélène Dorion :

Tu avances une main...

Tu viendras...

J'adviens...

Emily Dickinson :

Douter de Moi !

Elle s'éleva...

Il a Sanglé ma vie

Il s'exerce sur votre Ame

Pour Toi

Eve Ensler :

Le clitoris...

Mon vagin, mon village

Procès en sorcellerie

Rosanna Fiocchetto :

La fureur...

Jacqueline Francoeur :

Sérénité

Madeleine Gagnon :

Un monde androgyne

Cathy Garcia :

Oiseaux

Claire Gérard :

Sensualité

Benoîte Groult :

Elle voudrait

Patricia Guenot :

Abolir la spirale...

Avenir Féminin

Tes mains

Colette Haddad :

Si proche !

Anne Hébert :

L'envers du monde

Les petites villes

Nuit

Istina :

Je me bats

Elle marche

Michèle Lalonde :

Speak white

Sophie Langemont :

Quand je t'imagine

Marguerite Lapalme :

Assimilation

Audre Lorde :

Combattre l'oppression

Habiter les silences...

Savoir - plutôt que penser

Marie-Victoire Louis :

Justice

Andrée Maillet :

Amérique française

Françoise Mariotti :

Lisse comme une pierre blanche

Hélène Marquié :

Le corps subversif

Luci-Louve Mathieu :

Femme

Femme source

Les filles de plume

Lettres

Valéry Meynadier :

Juste...

Peu...

Carole Menahem-Lilin :

Désir obscur...

Le nu visionnaire

Nudité

Souffle 

Un parfum d'écorce

Micheline Mercier :

Abnégation

Gertrude Millaire :

Bousculade

L'attente

L'impossible

Non ! mais...

Regard

Isabell Miller :

Fondre

Shawn Mir :

Là-bas les Flandres

La lesbienne d'aujourd'hui

Misfit :

Ange d'éternité

De mes soeurs lesbiennes

Des siècles...

D'un clapotis de l'âme

Le tourbillon...

Tout se passera bien

Vermillonner d'aimer

Colette Nys-Mazure :

Aimée-Aimante

Délivrer les sources

Flux et reflux

Angèle Paoli :

Peut-être

Geneviève Pastre :

Au mâle quand il veut s'interposer

Bonheurs

Je chie je dis...

Marie-Thérèse Peyrin :

Regarde

Ludmilla Podkosova :

Aimer

Lucie Poirier :

Les longs chemins

Catherine Ribeiro :

Femmes algériennes

Adrienne Rich :

A Judith

L'honneur des femmes

Nier notre réalité

Si c'est le désir...

Amina Saïd :

Amour notre parole

Enfant moi seule

L'élan le souffle le silence

Cécile Sauvage :

Le vallon

Isabelle Servant :

Sûrement

Christel J-Stefariel :

Les mots à huis clots

Nada Stipkovic :

Lâcheté

Jeanne Talbot-David :

Où allons-nous

Si fortement rêvé...

Françoise Tchartiloglou :

C'est la vie

Comme la mouette

Repli

Résidence

Emmanuelle Urien :

Tout est pareil

Yolande Villemaire :

Le son du soi

Clara Vincent :

Au pays de ton corps

Dis femme...

Petite garce femme

Tout près du visage

Renée Vivien :

Intérieur

Le Pilori

Notre Dame des Fièvres (Tolède)

Sonnet "Parle-moi..."

Union

Ton Ame

Vierges et femmes...

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Comme le puissant...

Monique Wittig :

Elles disent...

J/e suis frappée d'interdit...

Sois m/a très chérie...

Leïla Zhour :

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Texte Libre

La seule ambition de ce blog est de partager mon intérêt pour tous les sujets qui me tiennent à coeur.

Vous pourrez y trouver des articles de fond et de référence sur le lesbianisme, l'homosexualité et le féminisme, ainsi que quelques articles récents sur l'actualité LGBT.

Certaines rubriques sont consacrées aux arts sapphiques, qu'il s'agisse de peinture, de photographie, de littérature ou de poésie; cependant je présenterai également les oeuvres d'artistes qui n'ont pas de rapport avec cette thématique mais dont j'apprécie le talent.

Les albums qui sont dédiés à une artiste en particulier seront créés avec l'autorisation et la collaboration de cette artiste.

Je vous invite à me faire part de vos suggestions ou commentaires à l'adresse suivante : sappho4444@hotmail.com 

 Les actus de Têtu :

 

 

Petite note pour informer les lectrices et lecteurs que désormais Lezzone ne publiera plus un certain nombre d'articles de portée  féministe que vous aviez l'habitude d'y trouver régulièrement. D'autre part, certaines archives dejà publiées ne seront plus disponibles dans leur entier. Il appartiendra à chacune, et chacun, de se reporter en bas d'article pour suivre le lien vers les sites d'où ces articles étaient issus.

La seule ambition de ce blog était de faire circuler l'information, de créer du lien, sans but lucratif, ou autre. Cela ne peut cependant se faire sans l'accord des diverses parties.

Je ne suis pas aujourd'hui en mesure d'écrire à chaque auteur pour lui demander une permission de reproduction et les contentieux de copyright sont devenus trop réguliers pour pouvoir être gérables. Dans le respect de cette éthique des auteures féministes précédemment publiées et qui souhaitent préserver l'intégrité de leurs écrits ou de leurs sites internet, ce blog ne peut plus être le relai qu'il était.

A voir plus tard quelle forme aura dorénavant ce blog. ;-)

Santé

Mardi 14 février 2006

Journal intime d'une reconstruction

Je m'appelle Vittoria. Je suis une femme dans la trentaine, occupant un emploi, mariée et mère de deux enfants. Me décrire aussi simplement n'a pourtant pas toujours été aussi aisé. ..


En effet, j'ai très longtemps souffert de TCA (Troubles du Comportement Alimentaire), plus précisément l'anorexie, puis la boulimie.

Anorexique, j'étais si obsédée par mon poids que j'ai fini par ne plus pouvoir manger. J'avais le secret désir de devenir un être totalement "pur". Mon petit corps chétif me rassurait, mais j'ai fini par tomber dans une grave dépression.

Par la suite, j'ai basculé dans la boulimie et j'ai cru chavirer dans la folie. L'ancienne Vittoria si raisonnable et si sage s'est soudain vue envahie par une pulsion incontrôlable : le besoin de manger pour combler un insurmontable sentiment de vide.

Or grâce à une thérapie, j'ai pu découvrir les origines de mes troubles. Dans les deux cas, j'étais en grande partie extrêmement troublée par mon image et mon statut. Tu es une fille
Plus précisément, je ne me reconnaissais pas dans la plupart des rôles de femmes que l'on me proposait : la Maman dévouée et passive, l'ambitieuse et forte, la jolie fille objet, la vieille fille aigrie et quasi-sorcière, la déesse énigmatique et froide, etc.

Par ailleurs, je dois avouer que dans ma famille, le sort de la femme était très défini. J'ai toujours vu la gent féminine désignée comme sexe faible mais travaillant sans cesse et beaucoup plus que les hommes, soit non seulement à l'extérieur, mais à la maison. Née fille, j'ai ainsi été élevée avec des : "Je suis ta mère/ton père alors je sais parfaitement ce qu'il te faut", "Mais tu ne peux pas tu es une fille", "Une fille est faite pour devenir mère", "Un garçon transmet le nom et l'affaire familiale, et une fille aide à la maison pour les travaux ménagers et pour assister ses parents durant leurs vieux jours". Alors que j'étais une très bonne élève, mon sort, ne pouvait être que de fonder un jour une famille, de soutenir et servir mon époux, et de faire preuve de patience et de me "sacrifier" pour mes enfants. C'est ainsi que mon éducation, les traditions, peurs et croyances (notamment judéo-chrétiennes) bien rigides m'ont insufflé l'idée de la supériorité de l'homme.

Quant à l'apparence, pour être acceptée, je reconnais que j'étais très sensible aux exigences de notre société pour correspondre à certains critères de références (cf. magazines, publicité, films…) poussant de plus en plus par exemple aux régimes, aux produits miracles et suppléments alimentaires (pour plaire, ralentir la vieillesse et la dégradation du corps, etc.). Dire "je", dire "non"
Or une thérapie m'a permis de prendre du recul. Et si on l'on prend le temps de réfléchir, de se renseigner et d'observer, on peut voir les choses tout à fait différemment.

Ma peur de manger signifiait surtout que je ne voulais pas prendre de formes. J'avais très peur de devenir non seulement femme, mais aussi adulte. Mon petit corps indéfini avec l'anorexie était donc un rempart non seulement contre le regard des hommes (qui était soit-disant dangereux, la femme n'étant qu'un objet dans leurs mains), mais aussi contre le temps (pour ne pas grandir et rentrer dans un monde plein de violence, inégalités, conflits, chômage, etc). Anorexique, inconsciemment, j'étais un être entre deux sexes. Et boulimique, je me comportais comme une si "gentille fille" que je ne pouvais plus me regarder en face. Toujours dépassée, j'utilisais la nourriture pour me défouler, et surtout décompresser de mes tensions et frustrations.

Depuis, j'ai pris conscience que, physiquement, je peux être une femme et faire attention à moi sans me sentir forcément en danger avec les hommes ; le seul problème étant la limite avec ce qui est bien sûr correct. Je sais également que je n'ai pas à jouer un rôle pour être acceptée, et que je dois avant tout être moi-même en osant enfin m'affirmer, dire "je" et surtout "non".

Intellectuellement, une femme n'est pas systématiquement inférieure et elle peut même être aussi intelligente qu'un homme, voire plus, mais notre société privilégie encore trop les hommes. Heureusement, nous voyons de plus en plus de femmes occuper des postes importants car elles en ont tout simplement les capacités.

Par ailleurs, j'ai réalisé que j'avais appris à concevoir les modifications du corps de la femme avec essentiellement des connotations négatives (menstruations, mauvaises odeurs, malaises, mauvaises humeurs ; ménopause, bouffées de chaleur, pilosité, etc.). C'est ainsi que la maternité était principalement à mes yeux une période de grande fragilité avec principalement des conséquences déplaisantes (prise de poids, nausées, seins gonflés et douloureux, vergetures…). Et j'ai eu un jour la chance de croiser un collègue homosexuel qui m'a fait un très bon compliment "Ah quand je te vois je suis jaloux" en regardant mon ventre s'arrondir avec admiration. Avec les transmissions que j'avais eues, j'oubliais presque ce pouvoir extraordinaire et quasiment "magique" qu'est de sentir un enfant grandir et bouger dans son ventre, puis de donner la vie ; pouvoir qu'aucun homme n'a la chance de connaître.

Sexualité : la grande arnaque

Pendant des années, j'ai aussi cru que la sexualité était sale et un devoir pour la femme, et que les hommes eux étaient gouvernés par leurs instincts et donc incapables de contrôler leur libido. Or en me faisant des recherches, j'ai découvert que ceci était surtout un prétexte non seulement pour justifier l'adultère des hommes, mais aussi pour la société d'éviter la naissance d'enfants illégitimes, l'adultère des femmes et tout risque de révolte de leur part. En fait, il se trouve que la femme est un être aussi sexuée que l'homme, elle a même beaucoup plus de zones érogènes que l'homme, mais sa sexualité passe avant tout par le mental. Or doit-on en déduire que le fait qu'elle assume un jour ce pouvoir fait très peur aux hommes ? A-t-on par exemple peur qu'elle se permette d'aller avoir ailleurs en cas d'insatisfactions ?

Il apparaît également que tous les hommes ne sont pas que des "bêtes lubriques". Plus particulièrement, les troubles au niveau de la sexualité ne sont pas le privilège de la femme (avec notamment ses légendaires migraines et sa fameuse frigidité). En effet, de nos jours les hommes consultent de plus en plus un psychothérapeute pour des problèmes à ce niveau (timidité, complexes physiques, éjaculations précoces, impuissance, déviations dues à certains clichés féminins malsains inculqués dans l'enfance - comme par exemple la femme épouse naïve et soumise qui sera digne d'être la mère de ses enfants, et la femme assumant sa libido mais inquiétante car perçue comme quasi-nymphomane ou ayant des besoins dits "masculins"). Toutefois, étant dans une civilisation de performance, ces problèmes demeurent tabous car un homme est censé être fort et performant dans tous les domaines. Heureusement, les couples se permettent des thérapies au cours desquelles ils apprennent notamment à ne plus refouler et parler de leurs conflits internes.

Foin des rôles sexués !

En fait, avec l'évolution progressive des mœurs, il ne faut surtout plus faire de généralités réductrices et ankylosantes.
Effectivement, je connais des hommes "maternelles" (comme si la tendresse et l'attention envers un enfant étaient proprement féminins) et qui aimeraient garder leurs jeunes enfants à la maison, mais qui ne se le permettent pas car ils ont peur non seulement des idées reçus de leurs collègues et employeurs, mais aussi pour leur carrière future. Certains hommes ne sont pas des leaders et aspirent juste à la tranquillité, alors que certaines femmes ont un véritable caractère de leaders. Certains hommes ont le raffinement dans la peau, alors que certaines femmes n'en ont rien à faire avec les détails et l'harmonie.

Certaines femmes ne sont pas du tout maternelles. Elles n'ont pas envie ou ne veulent tout simplement pas d'enfants. Alors qu'auparavant, c'était une obligation, je pense qu'une femme n'a pas à devenir mère si elle n'en a pas envie ou ne le souhaite pas. En effet, qu'en est-il des femmes qui ne se sentent pas maternelles ou qui ont été traumatisées dans leur enfance par un modèle négatif de la maternité, sachant que l'on transmet souvent ce que l'on a vécu si l'on ne se remet pas en cause ? Si elles se forcent à faire des enfants, que vont-elles transmettre ? Faut-il rappeler que le fait de se sentir capable d'être mère n'est pas inné, mais qu'il résulte principalement de notre histoire.

Par ailleurs, une femme peut désirer vouloir s'investir dans un métier et ne pas être "incomplète" sous prétexte qu'elle n'a pas fait d'enfant. Grâce aux moyens de contraception, nous avons la chance de vivre la maternité comme un "choix" et plus comme une fatalité, voire un drame. Ainsi la femme n'est plus qu'une "fabriqueuse" de bébés. Or certaines désirent tout particulièrement s'investir uniquement dans leur activité professionnelle. Reconnaissons-le être mère demande notamment beaucoup de temps, de la patience, de l'attention envers un petit être démuni qui attend beaucoup. Et cela certaines femmes savent pertinemment qu'elles ne le peuvent pas. Alors ne permettons pas les jugements à cause de leur choix. Reconnaissons même leur courage face à la pression sociale.

Certaines fois également la maternité ne suffit pas pour s'épanouir si l'on a envie et se sent capable de s'investir professionnellement. La grossesse est une capacité extraordinaire, soit donner la vie, toutefois, certaines femmes savent très bien qu'au fond d'elles-mêmes, cela ne constitue qu'une partie de leur épanouissement.
Même si nos parents et grands-parents vivaient selon certaines traditions, les temps ont changé, alors d'une part ne permettons plus que les femmes qui veulent travailler soient jugées quand elles sont mères sinon elles finissent par culpabiliser en permanence et penser qu'elles seront de mauvaises mères. Certaines femmes travaillent par exemple parce qu'un deuxième salaire est tout simplement indispensable au foyer.

D'autre part, ne permettons plus les jugements vis-à-vis des mères qui décident d'arrêter de travailler pour élever leurs enfants sous prétexte qu'elles sont dépendantes d'un homme. Pour certaines arrêter de travailler est tout simplement un accord avec le père durant les premières années des enfants, et parce que cela est finalement le mieux pour tous. Pour d'autres, leur mère ayant été très absente durant leur enfance, elles ne veulent tout simplement pas que leurs propres enfants revivent la même chose. Certaines femmes ont envie de garder leurs enfants durant leurs premières années mais culpabilisent vis-à-vis de la société et des autres femmes car elles ne seront plus un certain temps sur le marché du travail. Ainsi, même si l'unité de valeur n'est pas une rémunération, s'occuper complètement de ses enfants à temps plein est réellement une activité qui devrait être plus reconnue.

Enfin soi-même

Enfin, reconnaissons l'hypocrisie et les préjugés : "Les femmes sont moins fortes que les hommes" (physiquement parlant certes) mais dans les autres domaines elles se révèlent bien plus fortes qu'on veut le faire croire (cf. rôle de la femme d'une part durant les guerres, d'autre part dans la famille car elle en est très souvent le pilier, et se remarie moins vite qu'un homme après un divorce ou veuvage car elle se débrouille mieux seule). "Les femmes au fourneau" car les plus grands cuisiniers connus sont des hommes. "Les femmes à la couture" car les plus grands couturiers connus sont des hommes et "Les nouvelles femmes au travail". Chacun a le droit de faire ce qu'il veut (et peut surtout) tout simplement en fonction de sa propre nature et situation. Si les mentalités ne changent pas bien des femmes souffriront dans toutes les situations à force de culpabiliser.

De surcroît, il serait temps de bousculer les deux archétypes de la femme transmis depuis notre plus tendre enfance faisant indubitablement partie de notre inconscient collectif : soit la Mère toute puissante non sexuée (découlant notamment de la Vierge Marie immaculée ayant conçu un enfant sans rapports sexuels) ou l'Amante (sexuée mais forcément à connotations négatives découlant notamment d'Eve tentatrice, séductrice, femme-serpent, et Marie-Madeleine, femme pécheresse et impure, n'étant digne que de se repentir pour se racheter de ses besoins corporels et de sa sensualité). Ces archétypes ont produit des générations de femmes accablées de sentiments de culpabilité, de peur et de honte alors qu'ils n'ont tout simplement aucun rapport avec la réalité parce qu'une femme peut être à la fois : mère et sexuée.

Après plus de trois années de thérapie, recherches et lectures, je constate que la différence importante entre les êtres est au niveau du caractère, de la mentalité et surtout de la personnalité (confiance en soi, estime de soi, capacité à s'adapter et intelligence "émotionnelle" - soit capacité à gérer ses émotions) pour accéder à l'autonomie. En fait, que l'on soit homme ou femme, si nous croyons que nous n'y arriverons jamais, il est évidemment plus sûr qu'il en sera ainsi tant nous perdrons nos capacités en en étant persuadés.

La transformation du statut de la femme est lente car elle est le résultat de siècles de préjugés, idées reçues, peurs et croyances fausses (notamment véhiculées par la religion et ses diverses interprétations) qui, heureusement, changent peu à peu. C'est surtout flagrant pour les femmes de ma génération avec les grands changements de mentalité en une seule génération.

Ainsi, à travers mon expérience, il apparaît que, comme dans les TCA, lorsqu'on est obnubilé par son apparence et son poids avec les désirs impossibles d'être parfaite et appréciée de tous, on se détourne de l'essentiel. Or l'intérêt basé uniquement sur son image est la proie rêvée de notre société de consommation. Jamais satisfaite, il se trouve qu'une personne ne cessera jamais de consommer pour correspondre aux modèles établis qui incessamment fluctuent en fonction des modes, permettant donc de perpétuer les cycles de la consommation. Quoiqu'il en soit, ceci est véritablement la meilleure façon de ne pas réussir s'épanouir.
En me remettant en cause avec une thérapie, j'ai pris conscience que mes croyances et mes peurs étaient devenus ma réalité. Et il est évident qu'avec ce conditionnement, il n'y avait pas meilleure façon de me maintenir dans un état de victime, de dépendance, d'immobilisme et de fatalité. Cela avait même fini par provoquer en moi un fort rejet de la féminité et je désirais alors inconsciemment effacer certaines spécificités physiques de mon sexe.

Nos mères et nos pères nous ont transmis, sans en avoir la plupart du temps conscience, des modèles qui, quelquefois, nous ont fait beaucoup de mal. Or un être humain ne se résume pas à un cliché, et nous avons, nous, dorénavant tout à fait la capacité de changer ces modèles en véhiculant enfin une image saine de la femme et de l'homme pour nos filles et garçons pour qu'ils soient bien dans leur peau. Ceci impliquant, si nous nous en donnons les moyens, que le père et la mère ne traitent plus leur fille comme une future et "gentille petite maman serviable, douce et obéissante" et leur fils comme un futur "chef fort ayant du caractère", mais bien comme deux êtres avec un potentiel tout simplement dans tous les domaines.

Dans notre monde d'apparence, beaucoup de personnes veulent tellement ressembler à un idéal pour recevoir l'approbation d'autrui qu'elles finissent par craquer et se détester. Or une dépression, en touchant le fond, peut aussi nous apprendre à ne plus être un être idyllique, but voué à l'échec car impossible, mais ENFIN nous-même. Assurément en faisant preuve d'introspection, en apprenant notamment à relativiser, gérer ses émotions et communiquer, la connaissance et l'acceptation de soi avec ses qualités et ses défauts, comme tout être humain, devient possible.
Or, on le dira jamais assez, s'écouter, avoir confiance en soi, s'estimer, se respecter, reconnaître sa valeur et s'aimer sont certainement parmi les plus beaux héritages que nous puissions transmettre à nos enfants.

Pour en savoir plus sur les TCA : http://www.vittoria-pazalle.com


Vittoria Pazalle
Auteure d'Anorexie et Boulimie : Journal Intime d'une Reconstruction, aux Editions Dangles : http://www.editions-dangles

Source : http://www.penelopes.org/xarticle.php3?id_article=6346

Par Misfit
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Mardi 14 février 2006

On ne peut pas faire de parallèle entre la violence des femmes à l'encontre de leur conjoint  et  la violence des hommes à l'encontre de leur conjointe, ni en proportion, ni en conséquences. Cet article est tout simplement scandaleux et ne reflète qu'une réalité déformée par le courant masculiniste qui voudrait ainsi banaliser les violences faites aux femmes.


Violences conjugales

"Les chiffres

I. Les chiffres en Europe

Il n’existe encore aucune étude harmonisée sur les violences conjugales en Europe.
Les chiffres qui sont divulgués dans chacun des pays membres pourraient être différents seulement parce que les méthodes de recueil de données diffèrent ( nombres de plaintes déposées, questionnaires, associations plus ou moins fortes…)

Cela dit, quelques chiffres parlent d’eux-mêmes :

Dans l’ensemble des pays de l’UE, 1 femme sur 5 au moins subit au cours de sa vie des violences infligées par son mari ou par son compagnon.

En Europe chaque semaine, une femme est tuée par son conjoint (commission européenne pour l’égalité des chances- Conseil de l’Europe- juillet 2002)

Pour les femmes de 14 à 45 ans, la violence familiale est la première cause de mortalité

1 seul cas sur 20 est signalé à la police (Enquête Eurobaromêtre- 1999)

Les enquêtes sont difficiles à mener : elles révèlent le tabou qui existe encore sur le sujet.
Au niveau européen, le programme Daphné essaye de faire avancer les choses. L’union européenne finance ainsi des projets de lutte contre toute forme de violence.

En France, la seule véritable enquête nationale sur les violences envers les Femmes, l’ENVEFF a été publiée en juin 2001 et a fait l’effet d’une bombe : une femme sur 10 est victime de violences conjugales, 6 femmes en meurent chaque mois. Des chiffres confirmés par le sondage IPSOS/Marie-Claire publié en février 2005 : « 10% des femmes interrogées affirment qu’au cours de leur vie actuelle ou passée, il leur est déjà arrivé « plusieurs fois » que leur partenaire les gifle ou les frappe ou qu’il les oblige « plusieurs fois » à faire l’amour alors qu’elles leur avaient dit ne pas le vouloir. ». D’après l’enquête ENVEFF, Le profil de l’agresseur concerne majoritairement des hommes bénéficiant par leur fonction professionnelle d’un certain pouvoir. On remarque une proportion très importante de cadres (67 %), de professionnels de la santé (25 %) et de membres de la police ou de l’armée. 70 % des agressions conjugales se sont produites alors qu’aucun des deux partenaires n’avait bu.

En Allemagne, 14,5% des femmes ont subi des violences sexuelles par des membres de la famille (Lobby européen des femmes). 3 femmes sont assassinées tous les quatre jours par les hommes avec lesquels elles vivaient : soit près de 300 par an.

En Norvège 10 000 femmes reçoivent des soins pour dommages corporels engendrés par la violence conjugale.

En Finlande : 22% des femmes qui vivent en couple disent avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles.

En Grande-Bretagne, les femmes battues représentent près d’1/4 de la totalité des femmes.

En Belgique : Une femme sur 5 est victime de violence domestique.

II. Les politiques de lutte contre la violence conjugale

La conférence de Pékin en 1995 :

La conférence mondiale des Nations Unies sur la femme qui s'est déroulée à Pékin en 1995 a été le déclencheur d’une prise de conscience globale sur la situation des femmes et a permis l’émergence de plans nationaux de lutte pour la défense des droits des femmes.
Les délégués des 185 pays et les 70 000 représentants de la société civile ont rédigé une déclaration et un programme d’action afin que les Etats prennent conscience des conditions économiques des femmes, les protègent contre la montée de la violence et rehaussent le statut des fillettes. Les points avancés s’attachent au droit des femmes à l’héritage, à la libre décision des femmes concernant la sexualité et la grossesse, à la non-discrimination des femmes du fait de leur statut de mère. Le viol marital, les coups et blessures dans les foyers, les mutilations sexuelles sont reconnus comme des actes de violences à l’encontre des femmes et une infraction à leurs droits fondamentaux.
A la suite de cette conférence de nombreux réseaux voient le jour : WAVE (Women Against Violence in Europe). Le WISE Network est un réseau de chercheurs sur les études liées aux femmes (gender studies)

1.Les différents modèles par pays : comment lutter contre les violences conjugales ?

Certaines sociétés ont un arsenal législatif et associatif développé qui permet d’aider efficacement les femmes victimes de violence. Les pays nordiques, connu pour leur égalitarisme, ont ainsi le plus grand nombre de refuges pour femmes. Parmi les modèles législatifs, celui de l’Autriche a été le premier à imposer de force l’éloignement du conjoint violent. L’Espagne, la France et la Belgique font de sérieux progrès pour punir pénalement l’auteur de violences, même quand celles-ci sont perpétrées dans la sphère privée. En Angleterre, il existe une loi qui permet de forcer la victime à porter plainte, toutefois cette procédure est peu utilisée. L’Islande, les Pays-Bas, la Grèce n’ont pas de législation spécifique concernant les violences conjugales. Celles-ci sont traitées de la même manière que d’autres violences. Au Portugal, les lois existent, toutefois elles sont peu connues, la société n’ayant pas vraiment pris conscience du problème.

L’Autriche : Le modèle européen ?

 
En Autriche, les hommes politiques ont très vite adopté des mesures pour faire diminuer la violence conjugale sous l’impulsion des associations féministes et de la société civile. La loi de 1997 est une loi globale qui propose une solution « durable » à la violence. L’Autriche a été la première en Europe à imposer l’éloignement du conjoint violent – au moins 10 jours. Les centres de soutien vont vers les victimes et n’attendent pas que celles-ci se déplacent. Des programmes spéciaux permettent de traiter les hommes violents, afin qu’ils prennent conscience de leurs actes. L’Autriche a mis en place des programmes de sensibilisation et de formation, en particulier pour les policiers. Ces cellules d’intervention globale (policiers, associations d’aide aux hommes violents, associations sociales, juges) sont devenues un modèle pour toutes les politiques européennes. Elles préfigurent l’idée que seule une action globale pourra aider à résoudre le fléau.

Allemagne

BIG à Berlin : "Berliner Interventionszentrale bei häuslicher Gewalt" (Cellule d’intervention pour les violences conjugales) créée en 1994, BIG est un modèle national, rassemblant tous les acteurs de la violence conjugale. Les policiers, les juges, les médecins, les associations féminines, et les autres acteurs sociaux se sont ainsi coordonnés pour établir une stratégie globale afin de régler le problème de la violence. Depuis 2002, le projet est étendu et repris dans le reste de l’Allemagne.

Espagne

Le gouvernement de Zapatero a décidé de faire changer les mœurs espagnoles. Entre 2002 et 2003 les violences conjugales ont augmenté de 34%. C’est le meurtre d’Ana Orantes en 1997 qui a réveillé les consciences. Elle avait auparavant témoigné de son calvaire à la télévision et fut ensuite assassinée par son mari.
Le gouvernement de Zapatero veut mettre en place une « loi intégrale contre la violence de genre ». L’objectif est de lutter globalement contre la violence envers les femmes. Il faut donc se battre à tous les niveaux. Le gouvernement veut réformer l’éducation et promulguer de nouvelles lois sur la publicité. Des centres d’urgence et de récupération pour les femmes maltraitées doivent être créés. Des systèmes d’aide financière et juridique pour les femmes qui veulent quitter le domicile conjugal sont mis en place petit à petit. 400 postes de juges spécialisés ont été ouverts.

Les pays de l’Est : la montée de la violence ?


Dans les pays de l’Est, avant 1990, les problèmes de violence envers les femmes étaient largement sous-estimés par les pouvoirs publics. Avec la transition vers la démocratie et vers l’économie de marché, la situation des femmes a empiré et les violences à leur encontre ont augmenté. Les anciennes politiques sociales qui leur permettaient de travailler et qui leur accordaient des bénéfices n’existent plus. Les autorités, les médecins et la police ne prennent pas suffisamment en compte leur situation particulière. La société civile, quant à elle, n’est pas assez organisée pour lutter seule contre ces violences.

-En Pologne, l’influence très marquée de l’Eglise catholique imprime une vision traditionaliste de la famille sur la politique. Ainsi, depuis 1993 l’IVG est interdite. Dans les cas de violences conjugales, la cellule familiale prime sur la sécurité de la femme. Il est toujours difficile pour les femmes d’obtenir des certificats médicaux prouvant les coups et blessures, de trouver des témoins acceptant de parler pour les soutenir : éléments pourtant indispensables lors d’un jugement. Souvent la violence envers les femmes est expliquée par l’alcool, ce qui est réducteur et ne permet pas une prise de conscience collective.

-En Estonie, les femmes sont obligées de se battre - et elles manifestent avec des équipements pour hockeyeurs- pour faire accepter le problème dans la législation…

-En Lettonie, il n y a pas de loi pour protéger les femmes. Il n’existe aucune structure d’hébergement pour les femmes. En cas de violence l’auteur peut être retenu pour trois heures en garde à vue.

-En Slovaquie, une nouvelle loi a été votée au printemps 2003. Elle prévoit l’éviction du conjoint violent du domicile conjugal quand la femme est reconnue victime. Une unité de police spécialisée dans la violence conjugale dirigée par des femmes a été créée.

-En Slovénie, les actes de violence sont punis quand il s’agit de cas graves. Les nez cassés et les côtes brisées, sont considérés comme des blessures légères et non punies par la loi.

Canada

Au Canada, les statistiques gouvernementales établissent que 98 % des agressions sexuelles et 86 % des crimes violents sont commis par des hommes. Les femmes représentent 98 % des victimes de violence conjugale sous forme d'agression sexuelle, d'enlèvement ou de prise d'otage, 80 % des victimes de harcèlement criminel sont des femmes alors que 90 % des personnes accusées sont des hommes. Une violence contre les femmes en hausse dans un pays où les acquis du féminisme sont pourtant plus importants qu’en France ou même en Allemagne.
Face à ce paradoxe, un rapport du gouvernement conclut : « Certaines études laissent entendre qu'une plus grande égalité des sexes (mesurée par les niveaux de scolarité, d'emploi et de revenu) contribue à une augmentation du nombre d'homicides commis contre les femmes. Selon cette théorie, à mesure que les femmes améliorent leur situation sociale par rapport à celle des hommes, elles deviennent plus vulnérables. » Cette analyse permet de mieux comprendre pourquoi les chiffres de la violence conjugale sont nettement plus élevés dans les pays occidentaux où l’émancipation des femmes bat son plein (Espagne, Québec, France, Allemagne…) que dans les pays latins où la forte tradition patriarcale n’est pas encore trop remise en cause par les femmes (Grèce, Italie, Portugal…). Ce qui ne constitue pas une raison pour mettre un frein à l’émancipation féminine car, poursuit le rapport canadien, « d'autres études ont révélé que l'égalité des sexes diminuait la vulnérabilité des femmes car en devenant plus indépendantes financièrement et personnellement, il leur est plus facile de quitter des situations où elles sont les plus vulnérables ». (Rapport sur la détermination de la peine dans les cas d'homicides involontaires coupables commis dans le cadre d'une relation intime)

http://www.arte-tv.com/fr/histoire-societe/Quand_20des_20p_C3_A8res_20se_20vengent/Violences_20conjugales/813722.html

D'autres sources sur les violences conjugales :

http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/violenceconju/dossier.asp


http://www.sosfemmes.com/violences/viol_chiffres.htm

 

Je ne vois pas comment au Canada, la proportion serait aussi radicalement autre. 

C'est ABSOLUMENT CRIMINEL de tenir ce type d'affirmation selon lesquelles les femmes sont aussi violentes en couple que les hommes quand on connaît les chiffres ! C'est comme dire que les SS étaient de pauvres personnes innocentes persécutées par les juives/ifs, les anarchistes, les homosexuel-les, les communistes et les handicapé-es !

C'est du révisionnisme et cela doit être puni par la loi, au même titre que la négation des camps de concentration !

Mais au fait ... Qui déforme les chiffres ? Quels intérêts cela sert-il ?

Les masculinistes. Qu'est-ce que les masculinistes ?

Les objectifs politiques des masculinistes

Que l’on consulte les sites des mouvements de défense de la « condition masculine », les publications féministes d’analyse du masculinisme ou que l’on tape tout simplement « masculism » sur un moteur de recherche, les mêmes thématiques idéologiques clés apparaissent avec une belle constance:


·      tout d’abord, le masculinisme part d’un postulat : l’égalité des sexes est atteinte pour les femmes. Il s’agit donc désormais de contrer les discriminations vécues par les hommes en tant qu’hommes. Des discriminations que le masculinisme identifie comme les fruits d’un prétendu « excès » du féminisme (mais quand on demande aux masculinistes de dresser une liste concrète de ces « excès », impossible d’en avoir le détail).

·     ensuite, le paradoxe n’étant pas un souci, l’égalité des sexes n’existe pas : les deux sexes sont complémentaires, les différences hormonales et physiques se répercutant inéluctablement sur les performances intellectuelles et sociales.

·    le féminisme, en niant le caractère intrinsèque de ces différences, met en danger la société. Le mouvement d’émancipation des femmes est ainsi rendu responsable de diverses « plaies » telles que : le haut taux de divorce, la désintégration des familles, la démission des pères, les grossesses adolescentes, le suicide des hommes, la violence, la société de consommation, la dépendance aux drogues, l’échec scolaire, les prisons surpeuplées, les accidents de la route et l’homosexualité (le masculinisme est violemment homophobe.)

·    les femmes seraient aussi victimes du féminisme, qui les… « victimiserait » (un discours repris d’ailleurs par certaines femmes, telles que Elisabeth Badinter dans « Fausse route » ou la juriste Marcella Iacub) et les éloignerait des sentiers de la séduction entre hommes et femmes pour réduire les rapports entre les deux sexes à une lutte permanente. (Peu importe que cette lutte soit, d’une part, légitime au vu des inégalités persistantes, et au surplus pacifiste, contrairement aux violences organisées par les mouvements masculinistes, telles que : harcèlement des juges aux affaires familiales, lettres piégées, intimidation organisée contre les mères divorcées en procédure judiciaire…).

·    L’impact du féminisme est d’autant plus fort et ravageur que ses idéologues auraient infiltré l’Etat et gouverneraient désormais le monde occidental (le « complot féministe »). Grâce à ce succès politique, le féminisme (appelé aussi « fémi-nazisme ») édicterait aujourd’hui des lois violemment anti-hommes, visant à renverser le Patriarcat, voire à instaurer un Matriarcat.

Pour redresser la « situation », les mouvements masculinistes ont donc élaboré des stratégies efficaces de lobbying auprès des différents gouvernements et Parlements, de façon à obtenir des lois qui restaurent l’ordre naturel des choses et mettent fin à la discrimination vécue par les hommes. Usant du capital de sympathie que la société porte au moindre père s’occupant ou prétendant s’occuper de ses enfants, ils ont mis en œuvre une série de chantiers législatifs. Que ce soit chez "paPPa" ou "Vateraufbruch für Kinder en Allemagne", "SOS Papa" ou le "Mouvement pour la Condition Masculine" en France, "Fathers 4 Justice" en Angleterre, "Lone Fathers Association" en Australie ou "L'Après-rupture" au Canada, l’agenda est partout le même :

·   instaurer la notion de couple parental quand le couple conjugal se défait

·    réformer les lois sur le divorce

·     contester les accusations de violences conjugales ou d’abus sur enfants

·     alerter sur les dangers que représentent les familles monoparentales pour les enfants

·    questionner l’impact de la mixité sur les résultats scolaires des garçons (inférieurs à ceux des filles depuis plusieurs années)

·    introduire le principe de co-décision en matière de droits procréatifs

·    combattre la discrimination sexiste en politique

A priori, une profession de foi tout ce qu’il y a de plus politiquement correct. Il faut descendre dans les corps des articles, des revendications, des déclarations, pour découvrir le sens que donne le mouvement masculiniste à ces propositions, à savoir:

·    que le couple parental est entendu avant tout comme un outil pour maintenir le contrôle sur l’ex-conjointe via l’enfant, intervenir à-tout-va dans la moindre de ses décisions, alors même que, statistiquement, c’est bien la mère qui assume l’essentiel des soins aux enfants. « Résidence-Alternée », l’une des associations qui défend les droits des pères en France, écrit ainsi : « Un parent se retrouvant, volontairement ou non, seul responsable au quotidien de son enfant, n’a plus ni repère ni contrôle venant de l’autre parent », situant donc la notion de coparentalité comme « contrôle d’un parent sur l’autre ». L’idéologie du couple parental indissociable, même après divorce, est sévèrement remise en question depuis peu, notamment par le sociologue Benoît Bastard, sociologue au CNRS (2004).

·    que l’objet principal de la réforme du divorce est d’abroger le divorce pour faute, éliminant ainsi la reconnaissance au moment de la séparation des violences qui la justifient. Ceci alors que 50% des demandes de divorce s’inscrivent précisément dans un contexte de violence conjugale. Le second objectif étant l’élimination de toute pension, compensatoire pour les épouses (moins de 15% des divorces en France) ou alimentaire pour les enfants (66% ne sont de toutes façons pas ou peu payées en France).

·    que la lutte contre les « fausses allégations de violences » vise dans les faits à museler les victimes, de sorte que leur parole soit d’emblée entachée de suspicion, que les tribunaux notamment en viennent à interpréter toute accusation comme un subterfuge pour gagner une pension alimentaire plus élevée, par exemple, et non comme un appel au secours de la part d’une mère cherchant à se protéger elle-même ou son enfant. L’association l’Après-Rupture, au Québec, propose la solution suivante en cas d’accusation de violence de la part d’une épouse : « Moi je suggèrerais de mettre tous les deux en prison pendant un mois, le père et la mère tous les deux, comme ça on est sûrs de ne pas se tromper. Ils vont peut-être se calmer, il y en a un qui va comprendre ou l’autre va…hein ? Il y en a un qui ment et l’autre qui dit la vérité, et bien on va faire le juge, on met les deux en prison pendant un mois. Moi je leur dirais : "Ecoutez, moi je ne vous crois pas ni l’un ni l’autre mais je vous condamne tous les deux". Faisons un cas d’espèce, un cas modèle là pour envoyer un message clair. Les juges devraient faire un cas d’espèce, envoyer un signal à la population, c’est leur rôle. »

·    que la stigmatisation des foyers monoparentaux, à 80% féminins, tend surtout à dissuader les épouses de quitter le foyer. En effet, alors même qu’elles assument seules la charge financière, le travail et le soin nécessaire aux enfants, les mères isolées sont retenues coupables de toutes les souffrances sociales des enfants (délinquance, drogue, échec scolaire). On sait pourtant que ces phénomènes ont pour origine première la pauvreté dans la quelle vivent les foyers monoparentaux. Mais en incitant l’Etat à couper les allocations pour parent isolé (des tentatives en ce sens sont en cours en France et au Québec), en refusant de payer les pensions alimentaires aux enfants, le mouvement masculiniste atteint son but : dissuader les femmes de quitter le foyer. L’un des responsables de l’association « La condition parentale et familiale » à Grenoble, déclare ainsi : « Quand dans un pays vous voulez financer une politique nataliste, que l’on veut créer plus d’enfants, on va donner des incitations financières, donner des subventions aux familles qui ont plus d’enfants que d’autre, et ça fonctionne. Aujourd’hui, le simple fait de donner des subventions, des pensions, des parts contributives, des aides, toujours au même groupe social lorsqu’il se sépare, ne fait ni plus ni moins que de l’inciter à ce type de séparation. Je dirais que nos pays en Europe auraient décidé de financer la séparation des ménages, la fin du couple traditionnel et la montée des familles monoparentales, je crois qu’il ne s’y seraient pas pris autrement, parce que c’est réellement des incitations des femmes effectivement à se séparer »

·    que le discours sur le décrochage scolaire des garçons correspond en fait à une inquiétude en terme d’embauches. En effet, la supériorité scolaire des filles impliquerait un accroissement des embauches féminines aux postes les plus rémunérateurs. Une perspective inacceptable pour le mouvement masculiniste. Aussi, plutôt que de s’interroger sur le succès des filles en dépit d’un système éducatif qui demeure largement androcentrique (voir « le diktat culturel »), le masculinisme prône le retour à la non-mixité scolaire. Objectif : créer des écoles distinctes pour les garçons, dont on peut imaginer que les meilleurs professeurs assumeront l’enseignement, recréant ainsi un enseignement à deux vitesses couronné fatalement par des diplômes de valeur inégale. Triste pour les filles, triste aussi pour nos garçons : avec 10 ans d’avance, et sous l’impulsion masculiniste, l’Australie a en effet tenté la voie de la non-mixité. Le verdict est tombé l’an dernier sous la forme d’un rapport gouvernemental : les grands perdant de cette affaire sont… les garçons, dont les résultats plongent encore plus bas que dans les écoles mixtes !

·     que la co-décision en matière de conception ne signifie nullement la prise en charge par les hommes d’une contraception dont les effets délétères sur l’organisme féminin sont désormais amplement documentés. Il s’agit en fait de l’instauration de principes juridiques visant à restaurer le contrôle masculin sur le ventre féminin. L’avocat de Steven Hone, jeune homme anglais qui en 2001 avait intenté une procédure judiciaire pour empêcher sa maîtresse (qui venait de le quitter) d’avorter, déclare: « La vérité c’est que les pères n’ont que des droits très limités dans la législation actuelle, certains diraient même qu’ils n’ont aucun droit. Malheureusement, c’est du moins le point de vue des pères, les pères ont en revanche de lourdes obligations vis-à-vis des enfants, et c’est ce que des gens tels que Steven Hone estiment totalement injuste. Les pères doivent payer pour leurs enfants, et s’en occuper. Nous pensons que c’est une bonne chose, que ces obligations instaurent un sens des responsabilités chez les pères, mais en même temps, si nous voulons qu’ils assument ces responsabilités, alors il faut accepter que les pères aient leur mot à dire sur les grossesses ». Car, entre parler à son mari/compagnon de son intention de poursuivre une grossesse, ou d’avorter, et se voir imposer par la loi une concertation préalable à tout avortement ou maternité, il y a plus qu’un hiatus : il y a franchissement d’une ligne reconnue par la Cour Européenne des droits de l’Homme, qui stipule que tout au long de la grossesse, mère et embryon ne font juridiquement qu’un, et que donc, en vertu de l’habeas corpus, personne d’autre que la mère n’a à décider de la poursuite ou non d’une grossesse dont elle seule assume la charge physique et psychique.

·    que par lutte contre le sexisme en politique, le mouvement masculiniste entend l’interdiction de tout quota de participation féminine aux listes électorales. Ce qui est sexiste, pour le masculinisme, ce n’est pas que la vie politique et familiale soient organisées de telle sorte que c’est bien entendu à Madame d’organiser la vie du ménage et des enfants avant de se rendre à l’Assemblée. Non, le sexisme, c’est d’envisager comme l’a fait l’Allemagne, des crèches dans les enceintes parlementaires, et d’habituer les électeurs au fait que l’on puisse cocher le nom d’une femme autrement qu’en bas de liste… "Sos Divorce", l’une des plus vieilles associations de défense des droits des hommes en France (1975), écrit ainsi : « Instituer des quotas, nous paraît anticonstitutionnel tant que n'est pas modifié l'article 6 en question qui déclare, nous citons "Tous les citoyens étant égaux à ses yeux -(la loi)-, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents". Il est évident, suivant ce texte, partie intégrante de notre constitution, que le critère de sexe est exclu. Nous considérons qu'un homme ou une femme, placé dans les mêmes conditions, doit avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs, sans aucune discrimination relative à son sexe. Nous nous refusons à porter quelque jugement de valeur sur les différents partis politiques, notre mouvement se caractérisant par le fait que nous ne soucions pas de l'appartenance politique, philosophique, syndicale ou religieuse de nos adhérents ou dirigeants. Mais nous sommes amenés à constater que le parti des chasseurs, représentant une partie importante de la population si on réfère aux scores obtenus aux dernières élections, se verrait alors pénalisé. En effet, nous doutons fort que ce parti ait dans ses rangs autant de femmes que d'hommes. » Autrement dit, pour préserver toutes ses chances au tout petit parti Chasse, Pêche et Tradition, on ne saurait envisager de mesure qui renforce la présence des femmes dans le monde politique… CQFD !

Or toutes ces mesures sont à chaque fois approchées « au nom du père ». Prenons par exemple la question des quotas en politique. On peut lire sur le site de SOS Papa : " Indice de la parité hommes/Femmes en France : 12,3 % de femmes députées, 8,6 % d’hommes ayant la résidence des enfants : 21 femmes députées en trop ?"

La violence conjugale

 

L’agresseur est systématiquement présenté comme un « père » injustement accusé. Et pour récupérer les subventions chichement allouées aux refuges pour femmes battues, les masculinistes font valoir que les « pères » injustement exclus de leur domicile pour violence conjugale (ainsi que le prévoit la loi autrichienne, allemande, luxembourgeoise, canadienne…) doivent pouvoir bénéficier d’un toit pour continuer à accueillir leurs enfants (dont on sait que 50% sont également battus par ces mêmes hommes violents…).

Abus sexuels sur enfant


Tout « homme » accusé d’inceste est présenté comme un père victime de « fausses allégations ». Un prétendu « Syndrome d’aliénation parentale » (SAP), non reconnu par la psychiatrie officielle, est en ce moment même en passe de conquérir tous les tribunaux européens. Le principe : si un enfant refuse de voir son père ou l’accuse d’attouchements ou de violence, et que cette accusation survient dans un contexte de séparation parentale, c’est très certainement un mensonge. L’enfant est en effet « aliéné » par la mère, qui cherche à gagner le divorce contre le père. Et comme bien entendu la majorité des mères qui découvrent que leur enfant est abusé ou violenté quittent le père, voilà des affaires classées en un clin d’œil. D’autant que les chantres du SAP (notamment le psychologue canadien Hubert Van Ghijseghem, qui donne régulièrement des conférences dans toute l’Europe, y compris dans les écoles de magistrature) offrent une étonnante solution pour « guérir » l’enfant : le confier en garde unique au père. Le fait que la France ait fait l’objet d’un rapport accablant du Commissariat au Droits de l’Homme sur cette question précise ne semble pas remettre en cause la propagation du SAP, dont on trouve explications et références sur tous les sites d’associations de pères en France, Allemagne, Belgique, Canada, Suisse… Leur campagne de désinformation est d’ailleurs très efficace : le chiffre de 50% de fausses allégations a pris dans les médias. Les statistiques des gouvernements canadiens et américains, aux prises avec le SAP depuis plus longtemps que l’Europe, sont pourtant claires : maximum 5% de fausses allégations délibérées d’abus sexuel. Le ministère canadien de la Santé précise d’ailleurs : « Lorsqu’on examine les cas impliquant un litige portant sur la garde des enfant ou sur le droit de visite, on constate que les pères qui n’ont pas la garde ont signalé 43 % de tous les cas de fausses allégations intentionnelles documentées dans l’ÉCI-1998, tandis que les mères ayant la garde des enfants sont responsables de 14 % des fausses allégations ». Mais en ce moment même, la justice française et allemande continue de confier des enfants abusés à leur violeur.

La santé

Les hommes, assurent les mouvements masculinistes, affichent un taux de suicide plus élevé que les femmes. Explication : ce sont des pères privés de leurs enfants, contraints à payer une pension alimentaire, qui sombrent dans la détresse. Conclusion : si l’on veut parer aux suicides des hommes, il faut, d’une part, réduire le nombre de divorces, d’autre part, supprimer la pension alimentaire et, enfin, garantir à tout père, quelles que soient ses compétences et attitudes vis-à-vis de sa famille, un accès inaliénable aux enfants (et, par là même, à son ex-compagne ou épouse). Une démonstration qui fait actuellement fureur au Québec, en dépit des statistiques prouvant que :
1) la pauvreté des mères divorcées est largement supérieure à celle des pères divorcés ;
2) que le taux de suicide des femmes est identique à celui des hommes ; seul diffère le taux de « réussite » du suicide, les hommes optant, construction culturelle oblige, pour des moyens plus virils : armes à feu et accidents de la route volontaires ;
3) que leur précarité psychique s’explique avant tout par l’habitude d’être pris en charge par une femme (ménage, santé, « soins » sexuels, organisation…), et qu’une fois divorcés ils ont du mal à assumer leur statut d’adulte.

Mais dans leur majorité, les médias, très largement objet d’un intense lobbying des mouvements masculinistes (jusqu’à 30 mails et communiqués par jour, constate-t-on au Québec), reprennent leurs arguments sans chercher plus loin. "Sos Papa", en France, a ces 5 dernières années été invité ou interviewé dans 40 émissions de télévision, et fait l’objet de 700 articles de presse. "Fathers 4 Justice" en Angleterre non seulement s’affiche sur les écrans britanniques au moins 2 fois par mois, mais réussit à captiver l’attention d’un nombre incroyable de titres de presse, dont le Times, qui leur a consacré sa couverture pour un grand tour d’horizon des revendications « paternelles » à travers le monde. Der Spiegel, enfin, où écrit celui qui se présente comme le « missionnaire des mouvements des pères allemands », Matthias Matussek, relaie très régulièrement les positions les plus rétrogrades des mouvements de pères en matière de divorce, ou de santé, par exemple.

Jean-Claude Saint-Amant, chercheur en sciences de l’éducation à Québec étudie depuis quelques années l’impact du discours masculiniste sur les décisions politiques en matière de mixité à l’école. Il explique :


« Au Québec les masculinistes sont finalement très peu nombreux, personnellement je les évalue à une vingtaine d’ actifs et autant qui gravitent autour. Mais ils sont extrêmement actifs grâce aux médias électroniques, ils mettent sur pied des sites Internet et investissent massivement les forums de débats. Ils ont ainsi construit tout un système de référencement : on va aller sur un site de droits des pères, à prime abord légitime : on peut se poser des questions sur les droits pères dans la société aujourd’hui, mais très vite les liens vous renvoient vers des sites antiféministes, tels que « Content d’être un gars », au Québec, qui déverse une propagande haineuse contre les femmes, avec des théories du complot où les femmes domineraient dans les médias, domineraient dans la justice, etc., etc...
L’autre façon de procéder, c’est en se servant des médias, c'est-à-dire de faire dire à des personnes autres, avec des mots autres, les choses ou messages qu’ils veulent bien penser. Il y a un certain nombre de personnes dans les medias, qui sont littéralement bombardées de messages internet. On sait que les personnes dans les médias sont pressées, et les mouvements masculinistes se servent de cet aspect, en fournissant souvent une documentation, des chiffres, des statistiques, qu’il faudrait vérifier pour démasquer certaines supercheries grossières. On a pu constater, ici, à l’Université de Laval, qu’ils n’hésitent pas à reprendre des textes d’analyse féministes réalisés par exemple par notre propre faculté et à remplacer le mot homme par femme ! On observe aussi que certaines personnalités, dans les médias et certains hommes et femmes politiques sont ciblés de façon très précise. C’est ainsi que depuis 1 an ou 2 leur influence dans les médias s’est accrue de façon importante, ils sont devenus en fait des interlocuteurs et c’est ce qu’ils souhaitaient depuis années. Je pense par exemple, au Québec et en Australie, à toutes les critiques sur le monde scolaire qui selon eux discriminerait les garçons : l’impact auprès des médias, auprès des parents qui se retournent contre l'école a été énorme.
Il y a enfin un ciblage constant de certains ministères, qui sont bombardés littéralement de messages, en partant du ministre et en descendant tous les échelons hiérarchiques. Et quand je dis bombarder je parle de 10,15,20 messages par jour, que le personnel politique reçoit de la part de ces gens là. On a eu notre ministre des Relations avec les citoyens (le ministère qui chapeaute la Condition féminine) violemment mise en cause. En même temps il ne faut pas se leurrer, ce type de méthode là a ses effets. La réflexion de la ministre sur la place des hommes a été influencée par la prise de position de ces groupes et il y a des risques en fait que des institutions gagnées par les femmes pour favoriser leur émancipation soient perdues. Cette pression constante des masculinistes les plus bruyants, type "L’Après-Rupture" au Québec ou "Sos Papa" en France, crée en définitive une place pour des masculinistes dits « modérés » : mais attention, si la forme employée change (ils ne grimpent pas sur les palais royaux, n’insultent pas les ministres, ne vocifèrent pas dans les manifestations), le fond du discours malheureusement reste le même. »

Source : http://www.arte-tv.com/fr/histoire-societe/archives/Quand_20des_20p_C3_A8res_20se_20vengent/813706.html


 

 

Par Aliexen
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Mardi 14 février 2006

La violence est-elle unisexe ?


«Ca fait 20 ans qu'on entend parler des femmes victimes. Parler des femmes violentes, c'est nouveau, plus sensationnel !»


Diane Prud'homme, coordonnatrice au Regroupement provincial des maisons d'hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale

QUÉBEC, le 14 nov. /CNW Telbec/ - C'est le discours à la mode. Les femmes sont aussi violentes que les hommes dans le couple. Autant d'études le confirment... ou concluent exactement le contraire. Après la guerre des sexes, la guerre des chiffres ! Le dossier de novembre-décembre de la Gazette des femmes vide la question.

Au premier coup d'oeil, certaines statistiques laissent croire à une symétrie de la violence conjugale. «Le taux de prévalence sur cinq ans de la violence conjugale de la part du conjoint ou d'un ex-conjoint s'établit à 67 % chez les femmes et à 62 % chez les hommes, au Québec», peut-on lire dans une étude publiée par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), en 2003.

«Le problème, c'est que bien des gens ne prennent pas la peine de lire au complet les rapports statistiques», souligne Lucie Bélanger, chercheuse au Conseil du statut de la femme. La même étude de l'ISQ montre pourtant que trois fois plus de femmes que d'hommes ont été battues, près de cinq fois plus ont failli être étranglées, deux fois plus menacées d'une arme et sept fois
plus forcées à une activité sexuelle.

«Parce qu'elles se présentent sous forme simple, d'apparence objective, facile à diffuser dans les médias et à assimiler par l'opinion publique, les statistiques ont un impact important sur les représentations sociales de la violence dans un contexte conjugal», dit la sociologue Françoise Guay, coauteure de l'étude La question de la symétrie dans les enquêtes sur la violence dans le couple et les relations amoureuses (2005).

Manon Monastesse, coordonnatrice à la Table de concertation en violence conjugale et agressions à caractère sexuel de Laval, s'inquiète. «Les groupes masculinistes réinterprètent les statistiques. Ils ont un lobby puissant et ma crainte, c'est qu'on leur donne beaucoup de crédibilité, sans faire une analyse soutenue de leurs propos.»

Pendant ce temps, on oublie les victimes de la violence des femmes. Françoise Guay relève le paradoxe : «Ceux qui font la promotion de la symétrie de la violence conjugale se préoccupent relativement peu des hommes victimes. Ca leur importe plus de montrer que les femmes sont violentes que d'aider ces derniers.»

Par ailleurs, la Gazette des femmes lève le voile sur le tabou de la violence des femmes. Selon l'étude de l'ISQ, 8 % des hommes violentés, contre 38 % des femmes, ont craint pour leur vie; 32 % des femmes contre 10 % des hommes qui se sont fait tabasser ont dû s'absenter du travail ou cesser leurs activités quotidiennes. Il arrive donc que les femmes ne soient pas du côté des victimes.

«Jusqu'à maintenant, on a été très pro-victime, mais il faut passer à une nouvelle étape : s'occuper des femmes agresseures et lancer le débat du »comment s'en occuper« », affirme Manon Monastesse. «En fait, il y a une difficulté à parler des femmes violentes, même dans les milieux d'intervention, parce qu'on craint que cela soit récupéré par d'autres groupes.»

Vanessa Watremez, présidente de l'organisme français Association d'interventions, de recherches et de lutte contre la violence dans les relations lesbiennes et à l'égard des lesbiennes, renchérit : «Si la violence des femmes est restée longtemps taboue, c'est parce que nous savions qu'elle pouvait être réinterprétée à mauvais escient et devenir une arme contre toutes
les femmes. Les craintes se vérifient concrètement aujourd'hui à travers l'usage que les masculinistes font de ce phénomène.»

Source : http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Novembre2005/14/c4507.html

Voir L'article suivant posté par Aliexen, un commentaire fait à la suite de cet article que j'ai posté en son nom.

Coordonnées téléphoniques utiles :

Violences conjugales Femmes Info Service : N° vert : 01 40 33 80 60

Viols Femmes Informations Tel 0 800 05 95 95

Allô Enfance maltraitée Tel : 119

Numéro national d’Aide aux Victimes N° Azur : 0 810 09 86

Fil Santé Jeunes Tel : 0 800 235 236 numéro vert anonyme et gratuit

SOS viols 0800 05 95 95 numéro vert anonyme et gratuit

Violences au travail 01 45 84 24 24

SOS violences conjugales 01 40 33 80 60

Sida info service 0 800 840 800 numéro vert anonyme et gratuit

SOS homophobie 01 48 06 42 41

Inter Service Parents 01 44 93 44 93

SOS Violences Familiales (Association spécialisée dans l’accueil et l’écoute des hommes violents) 01 44 73 01 27

Parenthèses à la Violence 03 84 54 06 03

Vivre Sans Violence en famille (VSV) 04 91 59 19 60


Associations d'aide aux victimes :

Aide aux Parents d’enfants victimes 22, rue Baudin 92130 Issy-les-Moulineaux Tel : 01 46 48 35 94

Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT) BP108, 75561 Paris cedex 12 Tel : 01 45 84 24 24

Collectif Féministe contre le Viol 9, villa d’Este, 75013 Paris Tel : 0 800 05 95 95

Enfance et Partage 10, rue des Bleuets, 75011 Paris N° vert : 0 800 05 1 2 3 4

Fédération Nationale Solidarité Femmes 32/34 rue des Envierges, 75020 Paris Tel : 01 40 33 80 90

Fondation pour l’Enfance 17, rue Castagnary, 75017 Paris Tel : 01 53 68 16 50

La Voix de l’Enfant 76, rue du faubourg Saint-Denis, 75010 Paris Tel : 01 450 22 04 2

Par Misfit
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Mardi 14 février 2006

Cancer du sein: Le fléau lesbien?
Claudine Metcalfe



On le soigne peut-être mieux, mais il se détecte 4 fois plus de cas de cancer du sein qu'il y a vingt ans! Une Occidentale sur neuf va en souffrir, ce qui en fait la principale cause de cancer, la plus importante cause d'hospitalisation ainsi que le cancer le plus fréquent chez la femme occidentale.

Le cancer du sein est le principal enjeu de la santé des lesbiennes. En 1998, dans les très catastrophés États-Unis, des groupes lesbiens se sont emparés du cancer du sein, le proclamant peste des lesbiennes, en parlant comme d'une épidémie. Peut-on en parler de cette façon puisqu'il n'y a pas de données scientifiques? Est-ce un pendant au sida?

Difficile d'y répondre, objectivement parlant. Une fois les chiffres assénés, il reste la question du raffinement statistique: il n'existe aujourd'hui aucune donnée sur l'incidence du cancer du sein chez les lesbiennes. Alors pourquoi les groupes ont-ils parlé de fléau? Trois ans après les cris alarmistes, rien de nouveau et peu de réponses sont disponibles. On ne peut que s'interroger, encore une fois, et espérer que des études soient faites à ce sujet.

AU QUÉBEC, C'EST LE SILENCE

Au Québec, il n'y a pas de données, pas d'études. C'est le silence. Le Réseau d'échange et d'information du Québec sur le cancer du sein a déjà mis sur pied des groupes d'aide pour lesbiennes, mais l'expérience n'a pas connu un grand succès.

"L'invisibilité des lesbiennes a des conséquences importantes sur leur santé, ne serait-ce que par l'absence de recherches et d'informations à leur sujet. Le silence autour de leur condition rend difficile l'énumération de tous les problèmes auxquels les lesbiennes font face et encore plus la connaissance de leur ampleur", rapporte Carole Tatlock pour le Réseau (Sans Préjudice... pour la santé des femmes, automne 1998, numéro 16).

Il apparaît que les lesbiennes, moins préoccupées par la procréation et son suivi, se sentant moins à risque, consulteraient moins régulièrement leur gynécologue. "On ne va pas chez le gynécologue uniquement pour accoucher ou pour prendre la pilule. Le gynécologue a aussi une fonction de dépistage importante", affirme le Dr Spielmann, spécialiste des États-Unis.

MODE DE VIE


Selon le docteur Spielmann, "93 à 94% des cancers du sein surviennent de façon spontanée. Ce sont des maladies multi-factorielles que l'on ne peut pas soupçonner à l'avance."

Cependant, certaines situations ou événements sont connus comme étant à risque: la puberté précoce; la ménopause tardive; les cas de cancer dans la famille, particulièrement les cancers du sein chez la mère, les grand-mères, les tantes (donc une faiblesse génétique et des BRCA 1 et BRCA 2, des gênes susceptibles d'être la cause); les antécédents de mastopathie fibrokystique; le fait de ne jamais avoir été enceinte ou d'avoir eu son premier enfant tardivement; une alimentation riche en protides et en graisses (ce qui est le cas dans la plupart des pays occidentaux); l'exposition à des radiations, la consommation d'alcool; le tabagisme; les hormonothérapies et le stress. Et surtout, au banc des accusés, une nouvelles coupable, l'hormone. Le professeur Henri Joyeux de France a prouvé qu'il existe un lien indubitable entre ce qu'il appelle l'hyperoestrogénique et le cancer du sein : les hormones pour combattre l'acné; la pilule; les thérapies de ménopause (THS); celles pour la stimulation ovarienne (pour stimuler la fertilité); le stérilet...

QU'EST-CE QUI TOUCHE TANT ALORS LES LESBIENNES?

Le fait de ne pas avoir d'enfant et la consommation importante d'alcool? L'hygiène de vie semble jouer un rôle dans l'apparition du cancer du sein, mais faute d'études à long terme, les informations restent indicatives. Les femmes qui souffrent d'obésité sont plus sujettes à ce type de cancer que la moyenne.

En revanche, la consommation de poisson, de légumes et de fruits, via le bêta-carotène, une provitamine A, aurait un effet protecteur, de même qu'une activité physique régulière, surtout si elle a été pratiquée jeune, au moment de la puberté.


L'AUTO-EXAMEN


On peut penser qu'entre elles, les lesbiennes seraient plus enclines à s'auto-examiner les seins ou à faire l'examen de leur partenaire. "Quand j'étais jeune, je me disais que, comme lesbienne, j'avais un avantage, au niveau de la santé, de vivre avec une autre femme : elle comprendrait mes SPM, ma ménopause, elle me ferait l'examen des seins, veillerait sur ma cellulite et me conseillerait pour ma vaginite! Erreur! On ne peut compter que sur soi-même", nous dit Estelle, 42 ans, qui l'a appris à ses dépens. "Bon, comme toutes les femmes, j'avais bonne conscience parce que je m'examinais souvent. Je devrais dire que je me regardais en critiquant. Je ne pratiquais pas un bon examen de façon efficace", confie-t-elle.

Dans 90% des cas, ce sont les femmes elles-mêmes qui détectent la maladie. Or, un diagnostic précoce améliore les chances de guérison. Il est donc important de maîtriser les gestes de prévention au plus tôt pour éviter tout risque. N'attendez pas d'avoir mal, apprenez à vous connaître et à examiner vos seins régulièrement. Un geste de survie... mais aussi une pratique de bien-être.

C'est avant tout aux femmes de savoir se connaître et se surveiller pour éviter tout risque et prendre les bonnes décisions au plus tôt en cas de tumeur ou de bosse suspecte. Si, à l'heure actuelle, les chances de guérison du cancer du sein augmentent, c'est essentiellement grâce à la prévention et au dépistage de plus en plus précoce.

Si la prévention recommande de consulter dès la vingtaine, une visite annuelle chez le médecin s'impose après 35 ans. Au moindre doute, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin.

Bibliographie et sites Internet de référence:

Le Réseau d'échange et d'information du Québec sur le cancer du sein, 514-843-2930 ou le 1-866-843-2930 ou le info@reiqcs.org
"How to Examine You Breasts ", American Cancer Society, Brochure F-362
Virtual Hospital: http://vh.radiology.uiowa.edu
Têtu, no.21, février 1998
Intimité Santé, HS no. 28, Paris 2001.

Source : http://www.alterheros.com/francais/dossier/Articles.cfm?InfoID=175&ss=j

Par Misfit
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Mardi 14 février 2006

Quelques points de vue différents sur l'éjaculation féminine.

L'éjaculation féminine : mythe ou réalité ?

L'éjaculation féminine demeure un sujet très controversé. Et la controverse ne tient pas au fait que l'éjaculation soit la chasse gardée des hommes, mais bien au fait que l'on n'arrive pas encore à en prouver l'existence réelle, pas plus d'ailleurs que sa composition. Mythe ou réalité? Phénomène particulier s'il en est, l'expérience est vécue par un certain nombre de femmes même si bien peu d'entre elles en parlent.

L'éjaculation féminine consiste en l'expulsion (en jet parfois puissant), pendant l'orgasme, d'un liquide corporel plus clair et moins visqueux que celui qui sert de lubrifiant vaginal. La quantité éjaculée est minime ou abondante selon la femme et selon l'intensité de l'orgasme. L'éjaculation peut survenir lors de stimulations vaginales ou clitoridiennes. Le liquide est expulsé de l'urètre, et non du vagin. Cette éjaculation, qui ne survient pas automatiquement lors de chaque orgasme, est associée à une notion de plaisir intense lorsqu'elle est connue et acceptée par la femme.

Le liquide éjaculé ne ressemble en rien à ce qu'on connaît déjà. Ni le sperme, ni l'urine, ni les sécrétions vaginales ou utérines ne s'en rapprochent. Le liquide serait clair, trouble, pas ou peu odorant, selon les femmes. Il peut cependant contenir des traces d'urine étant donné que l'éjaculat passe par l'urètre.

Même si la majorité des femmes ont la capacité physique d'avoir une éjaculation pendant l'orgasme, bien peu peuvent en profiter. Il semblerait que seulement 10 à 40 % des femmes réussissent à vivre l'expérience. Une bonne connaissance de son corps et une musculature vaginale forte seraient les éléments responsables de l'éjaculation féminine. De plus, l'orgasme, qui implique une dimension physique et mentale, serait une condition sine qua non.

Les études sur le sujet sont encore trop peu nombreuses pour décrire ce que les femmes ressentent vraiment lors de l'éjaculation. Celles qu'on a interrogées affirment que l'éjaculation crée un état euphorique et leur permet d'accroître l'effet de jouissance. L'éjaculation pourrait se répéter plusieurs fois de suite, et ce, dans des intervalles assez rapprochés.

La controverse

Les chercheurs n'arrivent pas à s'entendre. Certains d'entre eux (Grafenberg, 1950; Sevely & Bennet, 1978; Belzer, 1981; Perry & Wipple, 1981; Zaviacic et al., 1984; Kratochvi, 1994) croient que le liquide éjecté durant la phase orgasmique est différent du lubrifiant vaginal. D'autres (Masters & Johnson, 1988; Bohen, 1982; Kaplan, 1983; Alzate, 1985) pensent que l'émission d'un liquide résulte d'un certain degré de dysfonctionnement urinaire lors des contractions provoquées par l'orgasme. D'autres encore (Addiego et al., 1981; Sensabaugh & Kahane, 1982; Golberg et al., 1983), pour qui l'émission d'un liquide durant la phase de l'orgasme est un fait vérifiable chez certaines femmes, affirment ne pas pouvoir différencier l'éjaculat féminin de l'urine.

Quant à eux, Santamaria et Nesters émettent l'hypothèse d'une forme d'éjaculation féminine rétrograde qui se comparerait au déversement du sperme dans la vessie lors de l'éjaculation masculine, un phénomène qui peut se produire dans certaines conditions. Après avoir analysé le contenu de la vessie des femmes avant et après un orgasme, les chercheurs Santamaria et Nesters ont constaté que la composition du liquide contenu dans la vessie était différente. Cette différence s'expliquerait par la contribution de différentes glandes qui interviennent durant la réponse sexuelle.

Lubrification simplement plus abondante? Sécrétion des glandes de Skènes? Quoi qu'il en soit, les femmes qui expérimentent régulièrement l'éjaculation n'attendent pas de se faire confirmer l'existence de la chose. Pour elles, l'éjaculation féminine existe et peu importe l'explication biologique, elle fait partie des plaisirs de la vie.

En fait l'éjaculation féminine n'a pas la même texture que l'éjaculation masculine : elle est liquide comme de l'eau, transparente et inodore ! Elle peut arriver au moment de l'orgasme ou pas. En général elle est liée à l'orgasme vaginal ( et oui, il existe un orgasme vaginal différent de l'orgasme clitoridien et en général il est beaucoup plus fort !!!! ). Elle peut simplement couler ou partir en petits jets. Si ça vous arrive, ne paniquez pas, ce n'est pas de l'urine !!! Ca se voit à l'absence de couleur et d'odeur. Mais ça peut couler beaucoup ( et faire littéralement une flaque... )

L'éjaculation féminine

Trop peu de femmes savent qu'elles en sont capables.

La première condition est de savoir qu'on peut le faire.

Après, il faut se détendre et surtout ne pas être pressée (ça n'arrive pas au bout de deux minutes... Ca peut arriver plus facilement si on a déjà joui clitoridiennement juste avant.

Il faut trouver la zone sensible qui provoque l'éjaculation ( appelée également point G ). Elle se situe à l'intérieur du vagin du côté de la vessie, elle a la texture d'une éponge, elle est en relief. Quand on appuie dessus, on peut avoir l'impression qu'on a envie de faire pipi, mais on se rend compte rapidement que ça n'a rien à voir.

Après, le but du jeu est d'être "sollicitée" vaginalement en s'arrangeant pour que ce qui nous pénètre stimule le point G. La stimulation du clitoris peut aider à provoquer l'éjaculation.

LE POINT-G

Le point-G mesure 2 à 4 cm et est placé à environ deux doigts de l'entrée du vagin. Sa sensibilité à été découverte par Ernest Graefenberg (1881-1957) en 1950 - d'où le nom de point 'G'. En réponse d'une stimulation directe, le point-G se comporte comme une éponge et se remplit de fluide. Jusqu'à présent l'origine et la fonction du fluide sont inconnue. Ce n'est ni de l'urine, ni du liquide vaginal et il n'a pas d'effet lubrifiant. Un orgasme combiné à une éjaculation est plus qu'un orgasme masculin, y compris la fatigue et la nécessite de repos. L'éjaculation se produit en plusieurs émissions, le nombre et l'intensité des émissions dépendent de chacune. Les scientifiques ne sont pas d'accord sur la question de savoir si toutes les femmes ont un point-G et si elles sont toutes capables d'éjaculations.
Stimuler le point-G jusqu'à éjaculation nécessite trois choses : le temps, la douceur ou la tendresse et - généralement - la pénétration vaginale. L'utilisation du lubrifiant peut aider si nécessaire.
Un truc : réchauffez le lubrifiant (trempez le tube ou le flacon dans de l'eau chaude) afin qu'il soit à la température du corps avant de vous en servir, n'hésiter pas à en user aussi bien sur le gant qu'autour du vagin. Il est compréhensible qu'une femme ait du mal à se détendre après application d'un gel lui faisant l'effet d'une douche froide !
Quand vous y êtes, stimulez, stimulez et ... stimulez (comme disent les anglophones "pump up the volume") jusqu'à ce que vous sentiez le vagin se resserrer sur votre main, le premier signe de l'éjaculation est là. N'arrêtez pas et... laissez le venir...
L'orgasme est très intense, il peut aussi être multiple.
C'est très très intime, pas seulement l'éjaculation, mais surtout l'intensité de l'orgasme. Souvenez-vous que beaucoup de femmes ne connaissent pas ce genre d'orgasme, elles sont plus habituées aux orgasmes clitoridiens ou vaginaux qui sont très différents et il faut quelques jours pour qu'elles acceptent ces sensations.

Un autre article :

Femmes fontaines, le tabou

On les appelle “fontaines” car, lorsqu’elles jouissent, un liquide s’écoule entre leurs cuisses, qui inonde les corps et les draps. L’indice d’un plaisir intense ? Mal vécu, ce jaillissement peut inspirer de la honte, du dégoût, de la peur parfois. Le point sur un phénomène physiologique plus répandu qu’on ne le croit.

A propos des femmes fontaines“ : c’est sous ce titre que, dans le numéro de “Psychologies” de l’été 2002, Jacques Salomé choisissait d’écrire sa chronique.

Quelques semaines plus tard, plusieurs lettres de remerciements nous parvenaient. Emmanuelle : « Je m’y suis retrouvée à chaque ligne, depuis la découverte chez moi de ce jaillissement, avec toute la surprise, mais aussi toute la honte au départ. Puis le questionnement, et jamais de réponse, ni dans ce que j’ai pu lire, ni auprès de personnes censées me donner des informations, comme ma gynécologue. »

« Je vous remercie pour le choix courageux de cette mise en mots généreuse », ajoute une autre lectrice. Il fallait se rendre à l’évidence : la femme fontaine n’est pas un mythe. Elle existe, elles existent, et plus nombreuses que le manque d’information sur le sujet ne le laisse croire.


Jusqu’à quinze centilitres par orgasme

« Je ne sais pas avec qui en parler. J’ai honte », confie Solange, 27 ans. « J’avais 25 ans quand je me suis découverte fontaine, j’ai d’abord cru que j’avais une malformation. J’étais terrorisée », raconte Sabine, 38 ans. C’est un écoulement violent et abondant : quatre, cinq, parfois jusqu’à quinze centilitres par orgasme (l’équivalent d’un verre d’eau). Bien sûr, il y a eu le plaisir, fort, mais après il n’y a plus que ce liquide qui inonde les draps et les corps. Et bientôt la gêne, la peur, la honte, l’inquiétude. Consciente de n’avoir jamais ressenti un tel plaisir, la femme culpabilise à l’idée de s’être peut-être "abandonnée" à l’excès. « Je ne savais pas si c’était de l’urine, de l’eau ou du sperme, avoue Solange. J’avais tellement honte, j’étais tellement déboussolée que j’ai éclaté en larmes »

« Contrairement à ce qu’on leur laisse croire, les gens ne connaissent rien de la sexualité féminine », se désole le sexologue et urologue Gérard Zwang (auteur notamment de ”Aux origines de la sexualité humaine“, PUF, 2002). La femme fontaine fait partie de ces phénomènes jamais évoqués, donc laissés en proie aux idées reçues. Sexologue et psychanalyste, Robert Gellman explique : « On en parle très peu, parce que le liquide émis est assimilé à tort à de l’urine, et qu’il y a donc une grande gêne à l’évoquer, tant de la part de la femme que de son partenaire. »

Cette assimilation erronée tient au fait que le liquide est émis non par le vagin, mais par l’urètre. Mais, comme l’expliquent les spécialistes, il ne contient aucun des composants de l’urine : il s’agit en réalité d’un liquide assimilable à de l’eau (par sa texture, mais aussi parce qu’il est incolore, inodore et plutôt insipide), émis par les glandes sous-cervicales de la vessie lors de l’orgasme. Chez l’homme, ces glandes très développées forment la prostate. Chez la femme, elles sont le plus souvent atrophiées, mais peuvent apparaître sous la forme d’ébauches embryonnaires qui sécrètent plus ou moins de liquide selon leur développement et la qualité de l’orgasme. Il s’agit d’un phénomène strictement physiologique. On ne peut ni le freiner ni le provoquer.

« Mais il peut arriver sur le tard, explique Gérard Zwang. Chez celle qui n’aurait connu que de petits orgasmes jusque-là. » Anne-Cécile, 35 ans, confirme : « Depuis un an, “j’inonde” carrément mon homme à chaque relation sexuelle. Au début, j’étais gênée, mais je ne pouvais pas non plus cacher que, jamais auparavant, je n’avais ressenti un plaisir aussi fort. »


Plaisir exceptionnel… ou vraie galère ?

La découverte de son "fontainisme" vient en effet avec celle d’un plaisir nouveau et immense. Mais inutile de chercher le "point F", les femmes fontaines émettent ce liquide sans qu’une zone particulière soit stimulée. C’est l’expression physiologique de l’orgasme, vaginal autant que clitoridien. D’après le sexologue, tout orgasme profond serait plus ou moins accompagné d’un écoulement de ce liquide urétral, « mais chez la plupart des femmes, ce ne sont que quelques gouttes à peine remarquées, chez d’autres plusieurs centilitres ».

Pour autant, on ne saurait juger la qualité du plaisir féminin à l’aune de la quantité de liquide déversé. « Que les autres femmes se rassurent, précise donc Gérard Zwang, elles peuvent tout à fait vivre un orgasme aussi fort sans pour autant être des “fontaines” ! » Heureusement, d’ailleurs ! Car à en croire les spécialistes, le phénomène de la femme fontaine, connu à travers le monde, reste très peu répandu. Aucune donnée précise n’existe sur la question, mais Robert Gellman estime en moyenne à une par an le nombre de femme fontaine reçue en consultation sur la place de Paris. Un chiffre faible, qui ne prend pas en compte toutes celles qui choisissent de se taire et de gérer seules leur "problème" : « C’est une vraie galère », confirme Corinne, 28 ans. Avant chaque rapport, elle doit se plier à un véritable cérémonial : « J’étale des serviettes sur le lit, j’en laisse une à côté à portée de main et, bien sûr, je change les draps à chaque fois. » Plus question pour elle de faire l’amour à "l’improviste", n’importe où et dans n’importe quelle condition.

Je vous passe le chapitre sur les réactions des mâles...

« Il faut du temps, des imprévus, des découvertes avant d’assumer ce phénomène, confirme Catherine. Le plus merveilleux, c’est quand on ressent enfin le “naturel” de ce je-ne-sais-quoi et que ce jaillissement est accueilli par l’autre comme un cadeau. » Jusque-là honteux, le "fontainisme" devient un privilège : celui de rapprocher les partenaires dans l’expérience du plaisir "ostensible".


FERTILITE ?

Les premières évocations de la femme fontaine sont attribuées à Hippocrate, médecin grec du ve siècle avant J.-C. Le père de la médecine occidentale pensait alors que la conception dépendait des deux humeurs fécondantes des partenaires. La femme devait donc être "fontaine" pour être fertile. Plus d’un siècle plus tard, sa théorie était infirmée par Aristote. Le philosophe révélait, au contraire, que la femme pouvait féconder sans orgasme et que, donc, les femmes fontaines n’étaient pas les seules fertiles.

Pendant plusieurs siècles, savants hippocratiques et savants aristotéliciens vont s’opposer, incapables de trancher entre les deux théories. Au XVIIe siècle, des moines jésuites chargés d’étudier la sexualité féminine vont même jusqu’à suggérer que Marie elle-même aurait "sécrété sa semence" lors de la divine conception…

Le sujet sera plus ou moins délaissé jusqu’aux années 50, lorsque le docteur Graffenberg (découvreur du "point G") fait une description plus précise du liquide émis. Mais ce n’est qu’à la fin des années 70 que des femmes fontaines accepteront de se prêter à une étude de leur sécrétion. On découvre alors la véritable origine de ce liquide, émis par les glandes sous-urétrales qui, chez l’homme, correspondent à la prostate.

Anne Laure Gannac
mars 2003

Par Misfit
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Mardi 14 février 2006
 


M.S.T. F.A.Q (You!)



Qu'est-ce que c'est ?

Autrefois qualifiées de maladies vénériennes, les maladies sexuellement transmissibles (MST), aux jolis noms de : candidoses, condylomes, chlamydiae, gonocoques, hépatites, herpès, sida, syphilis, trichomonas... se sont diversifiées et sont en constante augmentation (de plus, lors d'un contact sexuel non protégé, il est fréquent d'attraper plus d'une MTS à la fois). La grande fréquence des MST est liée à l'évolution des mœurs, à la rapidité des déplacements humains et à l'émergence de nouvelles maladies. Si des traitements adaptés existent souvent, la nécessité absolue de la prévention a été réactualisée par le drame du sida. (Source : AOL Voyages santé)

Les MST sont dues à des agents infectieux variés, et parfois associés. Après avoir presque disparues dans les année 80 et 90, grâce à la prévention et aux traitements antibiotiques, certaines M.S.T comme la syphilis (*) sont en nette recrudescence, ce qui marque un relâchement dans les attitudes de prévention. La blennorragie (ex-chaude pisse pour les hommes) ou gonococcie (femmes) est toujours fréquente de nos jours.
La plupart des MST (excepté le Sida) peuvent se soigner, mais elles multiplient en moyenne par 10 le risque favorisant une contamination au V.I.H.

(*) Syphilis il y a... "Maladie infectieuse, vulgairement appelée "vérole", due au tréponème pâle et sexuellement transmissible, se manifestant initialement par un chancre et plus tard par des atteintes viscérales et nerveuses" (Larousse).
Une contamination sexuelle (fellation, rapport non protégé, anulingus, cunnilingus) provoque le symptômes suivants : 8 à 15j après le contact, une petite plaie ronde, indolore, apparaît là où le microbe a pénétré. Cette plaie, pas toujours visible, appelée "chancre" siège sur le sexe (ou anus, bouche..) et s'accompagne souvent de ganglions à l'aine. Le chancre persiste 2 à 4 semaines puis disparaît spontanément.
Passé cette période d'incubation, la maladie n'en continue pas moins et de 6 à 8 semaines après le contact sexuel contaminant, une maladie de peau, la roséole (tâches rose pâle discrètes, sans démangeaison et indolores) apparaît alors sur le thorax et les avant-bras ; avec parfois, pendant cette période secondaire, très contagieuses, maux de tête et fatigue. Détection : Examen sanguin. Traitement : Pénicilline.

Les mycoses ou candidoses représentent 25 % des infections génitales. Peu agressives, mais fort gênantes, peu transmissibles mais rechutant très volontiers, elles prolifèrent. Certaines conditions climatiques (chaleur, humidité), certains traitements (antibiotiques, traitements hormonaux, pilule) favorisent leur déclenchement. Puis, en raison du déséquilibre de la flore de défense normale du vagin, les mycoses ont une forte tendance à récidiver, sans que les rapports sexuels soient toujours en cause.

Voir Sites : doctissimo ou e-santé

Les petits microbes

Les infections microbiennes, liées à des germes variés, parfois associés, tiennent la deuxième place par leur fréquence.

Certains germes sont des hôtes habituels du vagin (saprophytes), et c'est leur multiplication excessive qui les rend agressifs (pathogènes). Les plus fréquents sont les gardnerellas (bénigne), les mycoplasmes (responsable de vaginite, mais aussi d'urétrite, voire d'infections urinaires hautes), les streptocoques (infection liée au streptocoque B, dangereuse en fin de grossesse, car transmissible au nouveau-né), et les entérocoques. Les colibacilles venus de l'intestin ou des voies urinaires ne sont pas rares, comme les staphylocoques qui sont des hôtes de la peau.

Les infections dues à chlamydiæ trachomatis tiennent une place particulière au sein des MST. La présence de cet agent infectieux est anormale, que ce soit dans le vagin chez la femme, ou dans l'urètre chez l'homme et chez la femme. Il peut gagner rapidement les voies génitales hautes chez les deux sexes, et/ou les voies urinaires, ou encore le péritoine.

On redoute les salpingites (inflammation des trompes) chez la femme, les atteintes de l'épididyme ou de la prostate chez l'homme, en raison de la menace de séquelles altérant la fécondité future. On traque donc les chlamydiæ trachomatis par un dépistage ciblé : en cas de vaginite chez les jeunes filles, ou chez les femmes en âge de procréer. Le traitement antibiotique s'impose pour le ou les partenaires.

Le trichomonas vaginalis est un parasite fréquent, responsable de vaginite (*), et d'urétrite chez les deux sexes. Le traitement est très efficace.

(*) Vaginite : Inflammation de la muqueuse du vagin. Elle peut entraîner des brûlures, des démangeaisons. Les causes les plus fréquentes sont l'infestation à trichomonas, la présence de levure de type candidas albicans ou les infections à germes (gonocoques, streptocoques ou staphylocoques). Elle peut être de deux sortes : trophique (muqueuse friable et atrophiée dû à une carence hormonale) ou traumatique (souvent un tampon oublié !) Le traitement doit respecter la flore vaginale et éliminer les germes pathogènes

Vaginisme : Contracture musculaire qui empêche toute pénétration. Si le gynéco ne détecte pas de symptôme pathologique, c'est peut-être le signe d'une peur, d'un blocage psychologique que l'on pourra alors traiter dans le temps.

Les gros virus :

Le virus du SIDA (VIH) : (voir chapitre suivant "Les Lesbiennes et le SIDA")

Les virus de l'Herpès simplex (VHS) L'herpès est une infection virale contagieuse très répandue. Les manifestations les plus fréquentes sont l'herpès labial connu sous le nom de "bouton de fièvre", et l'herpès génital - qui sont dues à 2 virus herpès simplex légèrement différents. Le VHS s'installe à vie dans votre organisme. Il y a d'abord une primo-infection, suivie de récidives plus ou moins espacées.

"L'herpès peut prendre plusieurs formes: labial, oculaire, génital, de la main. L'association Herpès rappelle qu'en période de crise, il est indispensable d'éviter tout rapport sexuel, de ne pas gratter les lésions pour ne pas contaminer une autre région du corps. De ne pas humecter ses lentilles avec sa salive, pour éviter un risque de contamination de l'oeil. Et de laver les lésions à l'eau et au savon. Elle insiste aussi sur l'importance du préservatif, même en dehors des crises, les risques de contamination étant possibles même sans symptômes. AP"
infos : http://www.herpes.asso.fr

L'Herpès génital, MST très contagieuse qui affecte 20 % des adultes. Tout comme l'herpès labial, l'herpès génital est provoqué par le virus de l'herpès simplex (VHS). Selon le cas, il peut s'agir de l'herpès simplex de type 1 (VHS-1) ou de type 2 (VHS-2), mais c'est généralement le type 2 qui cause l'herpès génital, appelé d'ailleurs aussi « virus de l'herpès génital ». Les symptômes apparaissent environ une semaine après la contamination.
Ce sont souvent les rapports sexuels non protégés qui sont à l'origine de l'herpès génital Il faut savoir aussi que les contacts oraux/génitaux peuvent favoriser les « échanges viraux » entre la bouche et la région génitale :
- même si le risque demeure faible, un porteur du virus de l'herpès génital (VHS-2) peut
infecter la région de la bouche d'une personne qui pratique le sexe oral.
- par contre, un porteur du virus de l'herpès labial (VHS-1) risque fort de causer
l'apparition de l'herpès génital chez son partenaire à la suite d'une relationorale/génitale.
Comme le virus se transmet par contact direct avec la zone infectée ou par la salive, certains moyens préventifs vont de soi : - éviter les rapports sexuels lors d'éruption d'herpès génital
- éviter d'embrasser quelqu'un lors d'éruption d'herpès labial ou oral
- Ne pas toucher les lésions sous peine de diffuser le virus ailleurs sur corps. (se laver les mains).
- éviter tout contact avec des ustensiles ou des objets pouvant avoir été en contact direct avec la salive ou les zones touchées. - prévenir sa ou ses partenaires
L'herpès est une maladie chronique et contagieuse qui touche dix millions de personnes en France, soit un Français sur six. Or 60% des patients atteints d'herpès génital (majoritairement dû au virus HSV2) ne sont pas diagnostiqués.


Les papillomavirus (HPV) qui sont fréquents et très contagieux. Le plus souvent bénins, ils imposent cependant une surveillance durable des partenaires, parce que certains types de papillomavirus interviennent dans la genèse de lésions précancéreuses du col de l'utérus. On comprend donc l'importance des frottis cervico-vaginaux de dépistage.

Les Hépatites

Hépatite A Elle se transmet par la consommation d'eau non potable, d'aliments souillés, et par les selles (lors d'un rapport ano-buccal). On en guérit presque toujours spontanément, au bout de quelques semaines. (vaccins non remboursables)

Hépatite B Elle se transmet par les voies génitale et par le sang. On en guérit spontanément dans 90 % des cas. Dans les 10 % restant, elle évolue vers la chronicité. Sa cible est le foie, mais l'organisme tout entier est atteint. Les hépatites B peuvent être très graves, voire mortelles (cirrhose ou le cancer du foie). On dispose de peu d'armes thérapeutiques, même s'il existe un vaccin possible (remboursable).

Hépatite C Elle se transmet essentiellement par le sang (attention aux conditions d'hygiène précaire lors de tatouages, piercings... ). Le risque de contamination sexuelle est très faible, toutefois restez vigilants lors en cas de rapports pendant les règles et lors des rapports traumatiques (sodomie). La guérison spontanée se fait dans 20 % des cas, dans 80 % des cas l'hépatite C devient chronique avec possibles complications graves et évolution vers la cirrhose ou le cancer du foie. Il n'existe pas de vaccin !


Les lesbiennes et le SIDA

Les lesbiennes ne doivent pas se croire exemptes de risques de SIDA !

Il y a 94 000 séropositifs en France et 4000 à 6000 personnes sont contaminées chaque année par le VIH (GuideTêtu 2001).
Entre 20.000 et 30.000 personnes ignorent en France leur séropositivité (Estimation Barcelone 2002). Les femmes sont de plus en plus atteintes par le SIDA (Syndrome de l'immunodéficience humaine ) dans le monde et la recrudescence des MST dans tous les groupes de populations nous invitent à la plus extrême prudence en matière de prévention sexuelle !

Le V.I.H. (virus de l'immunodéficience humaine) qui provoque le SIDA, se trouve dans, et se transmet par : le sang et au cours de rapports sexuels (les plaies, le liquide pré-éjaculatoire, le sperme, les sécrétions vaginales, le lait maternel et, plus rarement, les autres sécrétions peuvent contenir le VIH)

Au cours d'un rapport sexuel lesbien avec une partenaire déjà contaminée par le VIH, hormis de contracter le virus directement par le sang (et aussi les règles !), la transmission peut être :

- bucco-génitale ou cunnilingus (ne pas négliger, dans les deux sens, le danger des micro-plaies de la langue ou des gencives (conservez une bonne hygiène dentaire !)

- génitale par échanges de sécrétions vaginales (manuels et/ou avec objets).

Le SIDA est une M.S.T, une seule fois avec une seule personne séropositive suffit ! Cette personne peut n'avoir aucun signe extérieur visible de sa maladie (porteur sain). De plus, si elle n' a effectué aucun dépistage du SIDA , elle risque - tout comme vous - d'ignorer sa contamination et de continuer à la propager.

La détection de la présence du VIH dans l'organisme se fait par un test de dépistage du Sida (prise de sang) qui peut être effectué dans un CIDAG (Centre d'Information Anonyme et Gratuit) (voir châpitre suivant)

La primo infection, période initiale de la contamination, peut passer inaperçue chez la majorité de sujets, elle s'accompagne de signes semblant annoncer une grippe (fièvre, fatigue, douleurs musculaires ou articulaires, adhénopathie) qui peuvent durer quelques semaines.

RAPPEL : Malgré le suivi et de lourds traitements anti-viraux actuels, on reste porteur du VIH à vie, on en meurt et il n'existe aucun traitement curatif de l'infection à ce jour.

Voir : SIDAWEB : http://www.sidaweb.com

Source : http://www.tassedethe.com/cadres/decouvertes.htm

Par Misfit
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Mardi 14 février 2006
 


Le suivi gynécologique des lesbiennes



Si être Lesbienne dispense de prendre la pilule, cela ne dispense pas des visites régulière chez votre gynéco, que bon nombre d'entre nous ne jugent pas nécessaires. Les statistiques démontrent que les cancers du seins non diagnostiqués à temps dans la communauté lesbienne sont en augmentation et révèlent une issue dramatique. Alors Lesbienne raisonnable ?

Les parties de jambes en l'air peuvent avoir des lendemains qui déchantent. Voici quelques infos, détails et symptômes pour vous aider à y voir clair sans céder à la panique, et vous rappeler qu'il est conseillé de voir un médecin-gynécologue au moins un fois par an, pour un contrôle d'usage et un dépistage des cancers du sein et du col de l'utérus ainsi que pour effectuer un bilan sérologique.



Aucune pratique sexuelle n'a de risque zéro
face aux Maladies Sexuellement Transmissibles, Sida inclus



Tout contact entre muqueuses et/ou un liquide biologique est potentiellement contaminant. La pénétration non protégée est une pratique à très hauts risques, qu'il y ait ou non "éjaculation". La fellation, le cunnilingus... (ça sera, un cunnilingus et l'addition SVP !) peuvent aussi véhiculer les MST...

Symptômes

J'ai tout le temps des pertes (leucorrhées)

Ce "tout le temps" permet de dire que ces pertes n'ont pas une origine infectieuse mais hormonale. C'est à l'examen gynécologique que l'on se rend compte qu'il n'y a aucune inflammation, donc aucune infection : pas de symptômes comme des brûlures ou des démangeaisons. C'est embêtant, mais pas dangereux. A certaines périodes, ces pertes ont tendance à croître (pendant la grossesse par exemple) ou à décroître (avec certaines pilules). Il n'y a pas de remède miracle, il faut apprendre à vivre avec.

J'ai des écoulement transparents et liquides quand je vais aux toilettes

Cela ressemble à du blanc d' oeuf ? Ce n'est rien d'autre qu'une hypersécrétion de glaires au niveau du col pendant l'ovulation. Chez certaines femmes, elle est très importante, d'où ces pertes totalement transparentes. Mais ce n'est en aucun cas une infection.

After (beaucoup de) Sex :

J'ai souvent des pertes !

- Si ces pertes sont ponctuelles, ce n'est rien, mais si elles augmentent de jour en jour, c'est que l'on est en présence d'une infection. Il est normal que le corps réagisse avec une activité sexuelle intensive ; il doit faire face à une irritation anormale, qui provoque une hypersécrétion passagère. Seul le facteur temps permet de définir si l'on est en face de quelque chose de plus grave ou non.

Mon clitoris est tout gonflé !

- Il y a eu trop de sexe ! 48 heures de repos, et il sera à nouveau d'attaque. Parfois, il faut savoir dire stop !

Démangeaisons externes

C'est certainement une mycose. Les candidas albicans sont les plus répandus. Se laver d'avantage ne sert à rien car les champignons se développent dans l'humidité confinée. La seule solution avant la visite chez son gynéco est de s'appliquer de la crème pour bébé, genre Mytosil et, de garder les fesses à l'air.
Pendant que vous y êtes, pensez aussi aux parasites tels que Gale, Morpions...


Démangeaisons internes

On a très certainement affaire à une MST : (ex. Trichomonas Vaginales, parasites vaginaux qui provoquent des pertes liquides, de couleur verdâtre, très irritantes)
Si les symptômes persistent et augmentent, il faut aller chez le gynéco !

J'ai un bouton sur la chatte !

Placé sur ou autour du pubis,

- dans 7 cas sur 10, c'est un bouton d'acné mal placé ou une mini-infection due à la mauvaise repousse d'un poil, que l'on soigne avec une crème antibiotique.

Placé à l'intérieur des lèvres, ce peut être :

- un petit kyste graisseux formant une boule absolument indolore.

- des condylomes (crêtes de coq), virus de la famille des verrues, qui provoquent des excroissances de chair, que l'on soigne au laser.

- le signe avant-coureur d'une crise d'herpès génital. Apparition de vésicules dans la région génitale, qui en s'ouvrant formeront de petits ulcères. (Localisation chez la femme : vagin, vulve, fesses, anus, col de l'utérus. Chez l'homme : pénis, scrotum, fesses, anus, cuisses, urètre.) Vives douleurs et démangeaisons dans la région génitale.
Dans ce cas, il est nécessaire de suivre d'urgence un traitement et de modifier ses comportements sexuels. Pas de sexe pendant la crise et une semaine après, pour éviter toute contamination de la ou des partenaires. (mêmes précautions à prendre que pour les boutons de fièvre ou herpès labial). Et attention en cas de grossesse !


EN GÉNÉRAL : Ayez un bon suivi et des examens gynécologiques réguliers. Si il y a apparitions de boutons, ganglions, saignements en dehors des règles, pertes (couleur et odeur) inhabituelles, démangeaisons (vulvo-vaginales ou urétrales), douleurs, rougeurs suspectes, fatigue... Sans attendre, consultez et demandez conseil à votre gynéco préférée !!!



Le suivi gynécologique des lesbiennes

Vous pouvez penser que consultation gynécologique rime avec contraception, prise en charge des infections sexuellement transmissibles (IST), maternité. Vous ne vous sentez pas nécessairement concernées par ces thèmes.
Cette brochure vous informe sur le suivi gynécologique préventif et l'importance qu'il revêt dans votre vie. Ce suivi régulier (une fois par an) peut se faire par un gynécologue comme par votre généraliste, s'il est formé en gynécologie. Le gynécologue reste le spécialiste de cette discipline.

La consultation gynécologique

L'entretien avec votre gynécologue doit lui permettre de mieux vous connaître, d'établir votre dossier médical et d'optimiser le suivi gynécologique en tenant compte de vos préoccupations, de vos attentes et de vos craintes.
Il est essentiel qu'un climat de confiance s'établisse afin de vous permettre d'aborder les questions relatives à votre intimité. Cette relation de confiance ne s'instaure pas toujours avec le premier gynécologue rencontré.

Le dire ou pas?

La question de votre orientation sexuelle ne sera pas abordée par votre gynécologue. C'est à vous, si vous le souhaitez, de lui faire part de vos préférences sexuelles ou de lui fournir des éléments de votre vie qui lui permettront de vous identifier comme lesbienne : vous pouvez par exemple lui dire que vous venez de la part d'une de vos amies lesbiennes. Vous pouvez aussi solliciter d'autres filles sur internet pour obtenir des adresses.

Il est important que vous puissiez parler de vos préférences et pratiques sexuelles qui vont influer sur votre corps et sur les maladies que vous pourrez rencontrer tout au long de votre vie. Le médecin est un professionnel soumis au secret médical. Il n'a pas un rôle de censeur ou de juge, il est là pour vous aider. S'il semble méconnaître les pratiques homosexuelles, vous pouvez l'informer sur votre mode de vie… Si vous ne vous sentez pas à l'aise avec votre médecin, choisissez-en un autre.

Comment se passe l'examen gynécologique?

Il commence par un examen général: contrôle de votre tension, de votre poids, etc. Suit l'examen gynécologique à proprement parler.
Il comporte une palpation des seins. Le gynécologue examine vos seins : les regarde, les palpe et presse doucement les mamelons. Il vérifie ainsi qu'il n'y a aucun écoulement dû à un trouble hormonal ou autre. Il recherche aussi des ganglions au niveau des aisselles. Profitez-en pour vous faire expliquer comment surveiller vous-même vos seins.

Puis c'est le passage à "l'hémisphère sud": examen extérieur de la vulve, de l'entrée du vagin et du méat urinaire. Pour l'examen du vagin et du col de l'utérus, il va utiliser un spéculum. Celui ci permet de les examiner et d'effectuer des frottis, qui consistent à prélever des sécrétions et des cellules de l'orifice du col de l'utérus afin de rechercher d'éventuelles infections virales et lésions susceptibles d'évoluer vers un cancer si elles ne sont pas dépistées. Votre gynécologue procédera à cet examen au moins tous les deux ans. Si vous n'avez pas eu de rapports avec pénétration depuis longtemps, signalez le. Votre gynécologue utilisera un spéculum plus petit prévu à cet effet.

Le toucher vaginal permet d'évaluer la forme, la place des organes (utérus, ovaires) et de sentir d'éventuelles masses suspectes.
Cet examen est presque toujours indolore. Si ce n'est pas le cas, signalez le. Cela peut être du à des problèmes particuliers comme une infection.
En fonction des symptômes et des données recueillies, le médecin pourra éventuellement vous demander des examens complémentaires (bilans sanguins, prélèvements bactériologiques vaginaux, échographies...).

Les IST

Pour mieux soigner il faut dépister tôt!
2/3 des infections génitales (par exemple les mycoses, vaginoses bactériennes) ne sont pas spécifiquement des IST, ce qui signifie que la majorité des contaminations n'est pas d'origine sexuelle mais doivent être prises en charge.

Les infections les plus courantes chez les lesbiennes:


Les champignons

Les mycoses sont dues à des champignons, présents dans votre corps, et qui se développent en présence de certains traitements ou de maladies. Une transmission est toutefois possible lors de rapports sexuels: pénétration avec les doigts, échange d'objets sexuels, cunnilingus ou anulingus.

Les bactéries

Quant aux chlamydiæ, la transmission peut se faire de manière exceptionnelle lors du partage d'objets sexuels. Cette infection se développe avec peu de symptômes. Décelées à temps, les chlamydiæ se soignent facilement avec des antibiotiques.

Les virus

L'herpès existe sous deux formes: l'herpès labial (bouton de fièvre) et l'herpès génital. Ces virus se transmettent très facilement, par simple contact entre les muqueuses lors des rapports bouche-bouche, bouche-sexe, sexe-sexe, ou lors de l'échange d'objets sexuels.
La transmission est possible dès l'éruption de la ou des vésicules et jusqu'à 2 semaines après la cicatrisation, ainsi que lors de la réactivation du virus. Il n'existe pas de traitements définitifs, ils permettent seulement de diminuer la fréquence et l'intensité des poussées.

Le papillomavirus (condylomes ou crêtes de coq) se transmet par contact des muqueuses. Il peut être à l'origine de condylomes de la vulve mais aussi d'infections virales du col qui peuvent évoluer vers une dysplasie* et un cancer du col de l'utérus. D'où l'importance du frottis qui permet de le dépister. Des méthodes de destruction des condylomes existent mais le virus reste présent dans l'organisme.
* dysplasie: transformations cellulaires susceptibles d'évoluer vers un cancer.

En ce qui concerne le VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine), la contamination par l'échange d'objets sexuels est avérée, surtout en période de règles.
Par ailleurs, certaines d'entre vous peuvent aussi vivre des relations hétérosexuelles ou en avoir vécues dans le passé. En cas de rapports non protégés, sachez qu'il existe la contraception d'urgence, la prophylaxie post-exposition* et pensez à vous faire dépister.
* prophylaxie post-exposition: traitement antirétroviral à prendre le plus rapidement possible, dans les 48 heures après une prise de risque, administré pendant un mois pour tenter d'éviter une contamination par le VIH.

L'utilisation de préservatifs masculins ou féminins lors de pénétrations vaginales et anales, des digues dentaires pour le cunnilingus et l'anulingus permet d'éviter tout risque de contamination par voie sexuelle.

Les menstruations

Le vécu des menstruations est parfois difficile: règles longues, abondantes, douloureuses. Votre médecin peut vous aider sans prescrire nécessairement une pilule contraceptive mais plutôt avec des traitements comme les anti-inflammatoires ou des progestatifs. Vous pouvez aussi utiliser des méthodes plus naturelles: bouillotte, relaxation, yoga, tisanes calmantes...

La maternité

En France la législation réserve explicitement la procréation médicalement assistée aux couples hétérosexuels mariés ou pouvant apporter la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans, en âge de procréer et présentant une stérilité reconnue médicalement. Ce n'est pas le cas dans d'autres pays européens comme la Belgique, les Pays-Bas, la Finlande ou le Royaume Uni, qui déclarent légales les inséminations artificielles de femmes seules ou vivant avec une femme. Cette situation pousse de nombreuses lesbiennes à partir à l'étranger. Avant d'obtenir un don de sperme, vous devez arriver avec une série d'examens cliniques comme une échographie et suivre un traitement de fertilité. Ces examens d'accompagnement ne peuvent être prescrits par votre gynécologue sans le mettre dans l'illégalité.
Attention en cas d'"arrangements entre amis", ou de don par un inconnu lors d'une soirée, prenez garde aux risques de transmission d'IST et du VIH/sida pour vous comme pour votre futur enfant.

La ménopause

La ménopause peut aussi être un sujet de consultation gynécologique. Cette période qui marque la fin des règles arrive en moyenne entre 48 et 52 ans. Elle peut s'accompagner des symptômes suivants: bouffées de chaleur, excès de transpiration, vertiges, palpitations, sautes d'humeur… pas toujours faciles à vivre pour vous et votre entourage! Des traitements substitutifs existent mais sont encore sujets à polémique.

Le cancer du sein

Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers féminins, avec un risque accru pour celles qui n'ont pas eu d'enfant. Se faire dépister régulièrement permet de le prendre en charge rapidement, et augmente vos chances de guérison. Il est important d'effectuer un dépistage tous les 2 ans dès 40 ans car les risques sont accrus à partir de cet âge. La consommation d'alcool et l'hérédité sont des facteurs de risques. Si une de vos proches (mère ou sœur) a souffert d'un cancer précoce, un dépistage doit se mettre en place avant 40 ans.

Lignes d'écoute

Pour d'autres questions sur les IST et le VIH/sida:
Sida Info Service
0800 840 800 24h/24 7j/7 anonyme et gratuit
http://www.sida-info-service.org

Pour vous informer sur votre santé:
AMG (Association des Médecins Gais)
permanence téléphonique les mercredi de 18h à 20h
et le samedi de 14h à 16h au 01 48 05 81 71
http://www.medecins-gays.org

Liens internet

Le site Gyneweb est consacré à la santé au féminin : gynécologie, contraception, fertilité, grossesse, sexualité, ménopause, nutrition, pédiatrie : http://www.gyneweb.fr/

Le Réseau Québecois d'Action pour la Santé des Femmes met en ligne un dossier sur la santé des lesbiennes : http://www.rqasf.qc.ca/

L'association Tasse de thé propose une rubrique Santé axée sur la sexualité des lesbiennes, la prévention du sida et des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) : http://www.tassedethe.com/

L'association ARIS (Lyon) met en ligne une brochure de prévention sida/IST à destination des lesbiennes : http://sidaids.free.fr/lesbsida/pages/misopoin.php

Source : http://www.lecrips.net/L/L1/index.htm

Par Misfit
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Jeudi 9 mars 2006

Appel à la levée de l’interdiction de don du sang

Campagne de SOS Homophobie

mis en ligne le 9 mars 2006

 

 

 

Aujourd’hui, en France, un homosexuel ne peut pas donner son sang. Tout donneur potentiel qui a ou a eu des relations homosexuelles et le reconnaît lors de l’entretien médical qui précède le prélèvement se voit en effet systématiquement et définitivement écarté.

Suite aux nombreux témoignages reçus sur sa ligne d’écoute téléphonique ou par mail, SOS homophobie a décidé de se mobiliser contre cette discrimination en lançant un appel national à tous les homosexuels masculins séronégatifs qui souhaitent donner leur sang et qui déclarent sur l’honneur ne pas avoir de conduites à risques lors de leurs rapports sexuels, ce qui sous-entend : pas de rapports non protégés, pas de partenaires multiples ou avec un partenaire unique depuis moins de 6 mois. Ces derniers pourront remplir une promesse de don du sang à l’adresse suivante :

http://sos-homophobie.org/dondusang...

Vous pouvez également utiliser le formulaire ci-joint et le renvoyer à SOS Homophobie.

Nous invitons également tous ceux qui ne font pas partis de cette catégorie et qui souhaitent soutenir cette action à remplir un engagement receveur(se) affirmant qu’ils s’insurgent contre l’exclusion systématique des homosexuel(le)s du don du sang et déclarent, si cette mesure était abolie, ne pas craindre d’être transfusé(e)s (il est bien sûr possible de cocher les deux  : promesse de don et engagement receveur).

A l’issu de la campagne, le nombre total de promesses de dons et d’engagements receveurs collectés sera remis symboliquement à l’EFS par SOS Homophobie en compagnie des représentants des associations partenaires. Charge à eux de les accepter et ainsi sauver des vies ou de les refuser.

SOS homophobie s’engage à garantir la confidentialité des données communiquées, seul le prénom et le code postal seront communiqués. Nous faisons confiance à votre responsabilité citoyenne pour aller donner votre sang et respecter cet engagement, si l’Établissement Français du Sang changeait sa position.

SOS homophobie - c/o CGL - BP 255 - 75524 Paris cedex 11 / Tél. : 0810 108 135
Mail : mailto:sos@sos-homophobie.org
Site : http://www.sos-homophobie.org

Documents associés


Don du sang citoyen
122.5 ko

Source : http://www.energay.org/spip/article.php3?id_article=619

Par Misfit
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Vendredi 17 mars 2006

Don du sang : nouvelle demande d'abandon du concept de «populations à risques»

Pour Elus Locaux Contre le Sida ce sont les «conduites à risques» et non les personnes qui doivent être visées...

Après SOS Homophobie et l'Inter LGBT en début de mois, c'est au tour de Jean-Luc Romero, ancien président de Sida, grande cause nationale 2005, président d'ELCS et membre du Conseil National du Sida de répéter sa demande à l'Etablissement Français du Sang de lever l'interdiction systématique faite aux homosexuels de donner leur sang et ainsi leur imposer les mêmes exigences qu'aux hétérosexuels.

Dans une lettre datée du 17 mars adressée à Monsieur Patrick Hervé, Président de l'Etablissement Français du Sang, le conseiller régional d'Ile de France rappelle que «le fait de mentionner son homosexualité lors du questionnaire préalable au don du sang justifie une exclusion définitive et systématique de la collecte de sang. Un hétérosexuel qui aurait des conduites à risques serait écarté provisoirement».

Selon le président d'ELCS, cette situation est «discriminatoire et ne renvoie pas à la réalité» et Jean-Luc Romero souhaite que soit substitué au concept de «populations à risques» celui de «pratiques à risques» au motif principal que l'orientation sexuelle n'est pas une données pertinente compte tenue des prévalences au VIH au sein de la population hétérosexuelle et de la procédure de don du sang qui ne se base que sur la bonne foi des déclarants.

Jean-Luc Romero dans son communiqué rappelle que «Dans sa délibération en date du 6 février 2006, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité, saisie le 3 mai 2005 par Jean-Luc Romero, considère que « la décision d'exclusion définitive du don du sang d'une personne paraît devoir être prise sur la base des risques liés à son comportement ». Auparavant, le Comité consultatif national d'éthique admettait que, si le principe de sécurité doit être un principe absolu, il ne pouvait servir à justifier un traitement discriminatoire. Ainsi « il convient de ne pas transformer ce principe légitime de sécurité en stigmatisation ou en mesure qui peut être considéré comme discriminatoire » ; dans les faits, l'Etablissement Français du Sang n'a pas tenu compte de cet avis ».

EN SAVOIR PLUS

Le communiqué d'ELCS : Ici

SOS Homophobie et l'Inter centres LGBT se mobilisent pour obtenir la levée de l'interdiction du don de sang aux homosexuels

Source : http://citegay.fr/ACTUALITES/GAY/00/00/244347/actualites_visu.htm
Par Misfit
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Lundi 27 mars 2006
Le Portugal ouvre le don du sang aux homosexuels

 

Alors qu'en France, les autorités sanitaires continuent de refuser que les homosexuels donnent leur sang (ce qu'ont dénoncé récemment de nombreuses associations réunies autour de l'initiave de Sos Homophobie), l'Institut portugais du sang (IPS) a décidé de mettre fin à cette exclusion. «La tendance actuelle est à l'égalité des critères pour tous indépendamment de leur orientation sexuelle», affirme José de Almeida Gonçalves, directeur de l'IPS, dont les propos sont rapportés par le quotidien Diario de Noticias. Le président de cet organisme fait valoir que l'IPS n'a réagi à aucune pression. En fait, l'apparition de nouvelles techniques de dépistage beaucoup plus fiables comme le test d'amplification des acides nucléiques (TAN) permettent aujourd'hui de lever cette interdiction frappant les gays. «Grâce à un degré de fiabilité très supérieur aux précédents tests, cette technique permet de dépister avec beaucoup plus de sécurité d'éventuelles infections comme le VIH ou les hépatites», explique-t-il. La mesure a été évidemment accueillie avec joie par les associations homosexuelles. Pour comprendre cette exclusion, il faut revenir aux méthodes souvent mises en place par les instituts du sang en Europe: du fait des risques de contamination par le Vih et les hépatites, des critères d'exclusion qui visaient les groupes de population les plus exposés par ces épidémies ont été mis en place dans les années 80. En France, une circulaire de 1983 exclut ainsi les gays, les personnes originaires d'Haïti et d'Afrique équatoriale et leurs partenaires sexuels et les usagers de drogues. Ce sont donc des groupes à risques qui sont visés et non les conduites à risque de chacun. Hormis le fait que ces groupes ne correspondent plus au visage actuel des épidémies de sida et des hépatites, l'utilisation de certains tests, certes plus coûteux, pour analyser les lots de sang, pourrait permettre de mettre afin à ces exclusions générales par sous-groupes pour favoriser plutôt une longue discussion avec les donneurs sur leurs pratiques. Au Portugal, le pas a été franchi. Reste à voir ce que fera la France.


par Emmanuelle Cosse

Source : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=9279

 

Par Misfit
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