Présentation

Textes illustrés

Lucie Aubrac :

Résister

 

Rose Ausländer :

Dans le rien

Découvrir un chant

La chambre m'abrite

Ne le sais

Quand je partirai

Tu es là encore

Anne Archet :

Convulsive

Union nucléaire

Nicole Barrière :

Femmes en parallèle

Marie Bataille :

Nuit

Le silence te creuse

Germaine Beaulieu :

Dans l'attente

Elle s'interroge

Il n'y a plus de sens

Rien du noir

Tu tiens bon le désir

Jannick Belleau :

Adios Amiga

Jovette-Alice Bernier :

C'est alors que l'on sait

J'abdique tout

Louky Bersianik :

La Splendeur

Le testament de la folle alliée

Le visage

Maladie d'amour

Huguette Bertrand :

Alpamayo

Blondes nuits ensoleillées

Enchevêtré aux impossibles

Je ne suis que le vent

J'ai cette gourmandise

Les visages du temps

Quand le cri du corps

Sous la caresse des mots

Sur la pointe des doigts

Sur l'écran brûlant...

Claudine Bohi :

L'humilité...

France Bonneau :

Si j'étais immigrante

Nicole Brossard :

Aujourd'hui je sais

Ma continent

Ne touchons pas...

Sa surface

Sous la langue

Françoise Bujold :

Quand la perdrix...

Mélanie Cantin :

Innocent amour

Diane Cardinal :

Je m'assois sur ton nombril

Je m'infiltre sous ta peau

Tu murmures

Patrizia Cavalli :

De moi...

Natalie Clifford Barney :

Etre libre

Anne Collignon :

Ils étaient cinq

Cristie Cyane :

Laisse-toi aller

On veut pas d'ça ici !

Polaroïd

Rainbow

Un baiser sur ses seins

Louise Cotnoir :

Il faudrait le poème

Le sexe marqué...

Maison à louer

Christine Davi :

Elle dit non

Lucie Delarue-Mardrus :

Baiser 

L'étreinte marine

Refus

Si tu viens

Denise Desautels :

Les chuchotements et la caresse 

L'espoir ?

Tout ce bleu

Une histoire de beauté

Chahdortt Djavann :

L'Iran d'aujourd'hui

Hélène Dorion :

Tu avances une main...

Tu viendras...

J'adviens...

Emily Dickinson :

Douter de Moi !

Elle s'éleva...

Il a Sanglé ma vie

Il s'exerce sur votre Ame

Pour Toi

Eve Ensler :

Le clitoris...

Mon vagin, mon village

Procès en sorcellerie

Rosanna Fiocchetto :

La fureur...

Jacqueline Francoeur :

Sérénité

Madeleine Gagnon :

Un monde androgyne

Cathy Garcia :

Oiseaux

Claire Gérard :

Sensualité

Benoîte Groult :

Elle voudrait

Patricia Guenot :

Abolir la spirale...

Avenir Féminin

Tes mains

Colette Haddad :

Si proche !

Anne Hébert :

L'envers du monde

Les petites villes

Nuit

Istina :

Je me bats

Elle marche

Michèle Lalonde :

Speak white

Sophie Langemont :

Quand je t'imagine

Marguerite Lapalme :

Assimilation

Audre Lorde :

Combattre l'oppression

Habiter les silences...

Savoir - plutôt que penser

Marie-Victoire Louis :

Justice

Andrée Maillet :

Amérique française

Françoise Mariotti :

Lisse comme une pierre blanche

Hélène Marquié :

Le corps subversif

Luci-Louve Mathieu :

Femme

Femme source

Les filles de plume

Lettres

Valéry Meynadier :

Juste...

Peu...

Carole Menahem-Lilin :

Désir obscur...

Le nu visionnaire

Nudité

Souffle 

Un parfum d'écorce

Micheline Mercier :

Abnégation

Gertrude Millaire :

Bousculade

L'attente

L'impossible

Non ! mais...

Regard

Isabell Miller :

Fondre

Shawn Mir :

Là-bas les Flandres

La lesbienne d'aujourd'hui

Misfit :

Ange d'éternité

De mes soeurs lesbiennes

Des siècles...

D'un clapotis de l'âme

Le tourbillon...

Tout se passera bien

Vermillonner d'aimer

Colette Nys-Mazure :

Aimée-Aimante

Délivrer les sources

Flux et reflux

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Bonheurs

Je chie je dis...

Marie-Thérèse Peyrin :

Regarde

Ludmilla Podkosova :

Aimer

Lucie Poirier :

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Catherine Ribeiro :

Femmes algériennes

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A Judith

L'honneur des femmes

Nier notre réalité

Si c'est le désir...

Amina Saïd :

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Enfant moi seule

L'élan le souffle le silence

Cécile Sauvage :

Le vallon

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Sûrement

Christel J-Stefariel :

Les mots à huis clots

Nada Stipkovic :

Lâcheté

Jeanne Talbot-David :

Où allons-nous

Si fortement rêvé...

Françoise Tchartiloglou :

C'est la vie

Comme la mouette

Repli

Résidence

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Yolande Villemaire :

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Texte Libre

La seule ambition de ce blog est de partager mon intérêt pour tous les sujets qui me tiennent à coeur.

Vous pourrez y trouver des articles de fond et de référence sur le lesbianisme, l'homosexualité et le féminisme, ainsi que quelques articles récents sur l'actualité LGBT.

Certaines rubriques sont consacrées aux arts sapphiques, qu'il s'agisse de peinture, de photographie, de littérature ou de poésie; cependant je présenterai également les oeuvres d'artistes qui n'ont pas de rapport avec cette thématique mais dont j'apprécie le talent.

Les albums qui sont dédiés à une artiste en particulier seront créés avec l'autorisation et la collaboration de cette artiste.

Je vous invite à me faire part de vos suggestions ou commentaires à l'adresse suivante : sappho4444@hotmail.com 

 Les actus de Têtu :

 

 

Petite note pour informer les lectrices et lecteurs que désormais Lezzone ne publiera plus un certain nombre d'articles de portée  féministe que vous aviez l'habitude d'y trouver régulièrement. D'autre part, certaines archives dejà publiées ne seront plus disponibles dans leur entier. Il appartiendra à chacune, et chacun, de se reporter en bas d'article pour suivre le lien vers les sites d'où ces articles étaient issus.

La seule ambition de ce blog était de faire circuler l'information, de créer du lien, sans but lucratif, ou autre. Cela ne peut cependant se faire sans l'accord des diverses parties.

Je ne suis pas aujourd'hui en mesure d'écrire à chaque auteur pour lui demander une permission de reproduction et les contentieux de copyright sont devenus trop réguliers pour pouvoir être gérables. Dans le respect de cette éthique des auteures féministes précédemment publiées et qui souhaitent préserver l'intégrité de leurs écrits ou de leurs sites internet, ce blog ne peut plus être le relai qu'il était.

A voir plus tard quelle forme aura dorénavant ce blog. ;-)

Actus Homoparentalité

Jeudi 23 juin 2005 4 23 06 2005 00:00


Photo : Roger Madec



Le Sénat n'ouvre pas l'adoption aux homosexuels


Comme on pouvait s'y attendre, les sénateurs ont rejeté hier deux amendements visant à interdire les refus d'adoption en raison de l'orientation sexuelle des adoptants. Les amendements étaient défendus par Roger Madec et 19 autres sénateurs rattachés au groupe socialiste. Dans un communiqué, le sénateur et maire du XIXe arrondissement de Paris estime que le Sénat a agi «en pleine contradiction» avec la loi visant à renforcer la lutte contre toutes les discriminations adoptée en décembre dernier. «Le Sénat vient de confirmer les discriminations subies par les homosexuels», souligne-t-il avant de regretter «vivement l'écart grandissant entre la société et les parlementaires de la majorité». «Il est en effet grand temps que cesse l'hypocrisie face à nos concitoyens homosexuels, que les couples pacsés soient considérés comme des couples avec des attentes et des aspirations légitimes, et que le droit prenne acte, enfin, des évolutions de la société», insiste-t-il.

par Emmanuelle Cosse

Source : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1567

Par Misfit - Publié dans : Actus Homoparentalité
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Vendredi 24 juin 2005 5 24 06 2005 00:00

La famille, nouvel horizon des couples gays et lesbiens


Au-dessus du bar, quelques boules de Noël sont encore accrochées sous les drapeaux arc-en-ciel du Centre gay et lesbien de la rue Keller, à Paris. Des chaises dépareillées ont été regroupées en cercle et plusieurs couples patientent en regardant distraitement les affiches punaisées au mur. Franck L. s'assoit et prend la parole. "Je suis un responsable de l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens -APGL- ", précise-t-il, avant d'ajouter en souriant : "Et un futur co-parent pour 2006."


Ce soir de juin, ils sont une quinzaine d'homosexuels à être venus parler de leur désir d'enfant. Certains l'évoquent comme un rêve lointain qu'ils ne "s'interdisent plus" . D'autres, crayon en main, cherchent les adresses et les numéros de téléphone des cliniques belges ou néerlandaises qui pratiquent des inséminations artificielles pour des couples de femmes.

Tous les troisièmes jeudis du mois, l'association, qui fêtera l'année prochaine ses vingt ans, organise une réunion sur l'homoparentalité. En croisant les données de plusieurs sondages ­ une méthode "un peu approximative" , admet-il ­, Franck L. estime que 100 000 familles et 200 000 enfants sont concernés.

En ouvrant la réunion, ce soir-là, il passe en revue les "cinq formes de familles homoparentales" . Les "ex-hétéros" qui ont eu des enfants avant de vivre en couple homosexuel ­ "ils sont de moins en moins nombreux" . Les couples de femmes qui ont bénéficié d'une insémination artificielle avec donneur ­ "une pratique interdite en France mais autorisée en Belgique ou aux Pays-Bas, ce qui explique qu'on les appelle les bébés Thalys" . Les coparentalités entre un couple de lesbiennes et un couple de gays ­ "l'enfant a un père et une mère biologiques et deux parents sociaux". Les adoptions par l'un des membres du couple ­ "fermées aux couples homosexuels mais ouverte aux célibataires" . Et les couples d'hommes qui font appel à une mère porteuse ­ "une pratique confidentielle interdite en France mais autorisée en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis" .


"MÉTHODE ARTISANALE"


Nathalie Martinez, qui anime ce soir la réunion avec Franck L., a choisi la coparentalité. "Je ne voulais pas d'une insémination artificielle car je souhaitais que mon enfant ait un père. Je ne voulais pas le priver de cet apport-là." Nathalie et sa compagne ont rencontré Gilles et son compagnon lors d'une réunion de l'association. "Pendant un an et demi, on s'est vu régulièrement pour mieux se connaître et rédiger peu à peu une charte de coparentalité . Puis, Jade est arrivée. Elle a aujourd'hui deux ans et demi et tout va bien !"

"Jade a été conçue grâce à une "méthode artisanale" , précise-t-elle : une seringue. Le père et la compagne de la mère ont assisté à l'accouchement. "Jade porte le nom de son père, poursuit Valérie. Elle appelle ses deux "parents biologiques" papa et maman, et elle a trouvé un diminutif inspiré de leur prénom pour leur compagnon et leur compagne. Dès sa naissance, son père s'en est beaucoup occupé : il venait à la maison, il la gardait une après-midi pendant que je soufflais un peu ! Aujourd'hui, elle est en garde partagée : tous les mardis soir, je peux aller au restaurant avec la conscience parfaitement tranquille parce que je sais qu'elle est bien, avec son père !"

D'autres, comme Nadine et Marie, souhaitent partir en Belgique ou aux Pays-Bas pour bénéficier d'une insémination artificielle avec donneur. "Je suis très réticente à l'idée qu'une personne, voire d eux, fasse irruption dans notre couple , affirme Nadine au cours de la réunion. J'ai envie de faire cet enfant à deux, pas à quatre. C'est une histoire entre Marie et moi." Sa compagne semble plus hésitante. "Je me demande comment faire avec cette absence de père , note-t-elle pensivement. Un jour, un petit bout me posera des questions et il faudra que je sois à l'aise et en confiance pour lui répondre."

Coparentalité, adoption, insémination : quelle que soit la voie suivie, Franck L. et Nathalie Martinez insistent sur la nécessaire "transparence" de l'histoire, pour l'enfant comme pour l'entourage. "Pour qu'un petit soit à l'aise, il faut que vous le soyez vous-même , affirme Franck L. Il faut tout simplement lui dire clairement d'où il vient. Et se souvenir qu'avec un enfant il ne peut pas y avoir de vie cachée. Il faut que les choses soient claires pour la famille, pour le voisinage, pour l'écol e. Cela oblige à accepter toute une série de petits "outings" dont on pouvait jusqu'alors se passer."

Une fois que les enfants seront nés, la plupart de ces familles homoparentales devront cependant vivre en marge du droit. Aux yeux de la loi, les enfants conçus au sein d'une coparentalité ­ un couple de gays, un couple de lesbiennes ­ ressemblent à tous les enfants dont le père et la mère sont séparés : ils ont un père légal, une mère légale, un système de garde et deux maisons.

Mais les autres familles homoparentales comptent un seul parent légal : la mère biologique en cas d'insémination artificielle, le père biologique en cas de mère porteuse, le parent qui a fait la procédure en cas d'adoption. "S'il y a le moindre problème ­ emmener un enfant à l'hôpital après un accident ou l'accompagner à l'étranger ­, le "parent social" n'est rien , regrette Eric Garnier, l'un des deux coprésidents de l'APGL. Puisqu'il s'occupe de l'enfant toute l'année, il faudrait lui donner un vrai statut."

Pour pallier cette difficulté, certains couples ont choisi de se battre sur le terrain du droit. Ils utilisent une disposition introduite en 2002 dans le code civil par Ségolène Royal : tout parent peut désormais, "lorsque les circonstances l'exigent" , déléguer, sans la perdre, son autorité parentale à un "proche digne de confiance" .

C'est ce qu'ont fait Odile et Marie, qui vivent ensemble depuis plus de quinze ans. En 1999 et en 2002, Odile a donné naissance à deux petites filles qui vivent avec le couple depuis leur naissance. Au nom de l'"intérêt de l'enfant" , la cour d'appel d'Angers a accepté, le 11 juin 2004, de déléguer l'autorité parentale à Marie. " -Les filles- n'ont jamais connu que l'affection et l'image parentale que leur offrent leur mère et sa compagne qui, ensemble, ont conçu et mené le projet de fonder une famille , note l'arrêt. (...) La relation de concubinage qui - les - unit, stable depuis de nombreuses années, est décrite par leurs proches comme harmonieuse et fondée sur un respect de leur rôle respectif auprès des enfants."


MAILLAGE JURIDIQUE SUBTIL


D'autres, comme Carla et Marie-Laure, ont conçu un maillage juridique subtil qui recrée l'univers légal d'une famille "classique" (Le Monde du 25 septembre 2004). Marie-Laure a eu, par insémination artificielle, trois filles, Giulietta, Luana et Zelina, qui sont aujourd'hui âgées de 11, 8 et 6 ans. En 2001, Carla a adopté les trois filles en adoption simple et, en 2004, l'autorité parentale, qui avait été transférée à Carla, a été déléguée à Marie-Laure.

Depuis, les petites filles ont deux mères ­ l'une de naissance, l'autre adoptive ­ qui détiennent toutes deux l'autorité parentale. "La mère biologique et la mère adoptive vivent ensemble de façon stable et ininterrompue depuis plusieurs années et (...) elles prodiguent aux enfants avec attention et amour les soins appropriés à leur âge de même qu'une éducation attestée par les membres des deux familles ainsi que les proches", notait le tribunal de Paris en acceptant la délégation d'autorité parentale. La Cour de cassation, qui est saisie d'un pourvoi sur l'arrêt d'Angers, devrait se prononcer dans les deux années qui viennent.

Anne Chemin

Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-665782,0.html

Par Misfit - Publié dans : Actus Homoparentalité
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Dimanche 26 juin 2005 7 26 06 2005 00:00

Familles dans le rétro

L’Unaf, premier lobby familial de France, fête son soixantième anniversaire. Gros plan sur cette institution

Une «vieille dame», voilà ce que tous ceux qui la pratiquent disent d’elle. L’air de signifier: «on est tous d’accord, mais un peu de respect, soyez indulgent.» Allons, 60 ans le 18 juin, c’est pas si âgé, et puis la «vieille» est étonnamment vaillante. Vous l’entendez sur tous les sujets de société: pauvreté, travail des femmes, contraception, logement étudiant, homoparentalité… Elle parle en votre nom, celui de vos enfants, devant les journalistes et les gouvernants. Toujours au poste, l’Unaf (Union nationale des Associations familiales), prête à défendre l’honneur et l’intérêt des familles françaises.
Sa mission lui a été fixée dans les décombres de l’après-guerre par le Général, qui voulait créer un «parlement des familles» ouvert à toutes les associations. «L’Unaf est une institution unique», se rengorge son président, Hubert Brin. Au 28 de la place Saint-Georges, à Paris, dans cet ancien bordel de luxe, l’ancien syndicaliste reçoit la presse du monde entier, aujourd’hui un Coréen venu enquêter sur ce partenaire privilégié de la politique familiale française. «N’est-ce pas fantastique d’avoir une organisation chargée de représenter tous les citoyens et leurs enfants? 80000 familles représentées environ», dit-il, à travers 7800 associations réparties sur tout le territoire. Il y a la Famille du Cheminot, l’Union des Gardes temporaires d’Enfants, CLER Amour et Famille, attachée à «promouvoir la valeur de la procréation consciente», l’Association familiale batelière, forte d’une quarantaine de militants, le Moulin vert, qui avoue au standard qu’il n’y en a malheureusement plus beaucoup. Et puis les poids lourds, aux commandes: Familles rurales, 46% du total des adhérents, Familles de France et ses 100000 nostalgiques qui rêvent encore d’abroger la loi sur l’IVG, la Confédération nationale des Associations familiales catholiques. Autant dire que, place Saint-Georges, on parle au nom d’une certaine France, parfois plus celle de 1940 que celle de 2005.
Les rares associations de gauche vivent souvent de grands moments de solitude. «Je ne vous cache pas qu’on se croit quelquefois à l’église», confesse le président de l’Ufal, l’Union des Familles laïques (4000 adhérents). «La gauche a longtemps délaissé la famille, ajoute-t-on à la Confédération syndicale des Familles (environ 35000 adhérents). Du coup, on est très minoritaires. Combien à l’Unaf militent dans les quartiers?»
Dans le dernier rapport de la Cour des Comptes, la «vieille dame» en prend pour son grade: gestion peu rigoureuse, frais de représentation excessifs, mission mal définie, critères d’adhésion opaques… Elle souffrirait surtout d’une «représentativité insuffisante». Hubert Brin minimise, préfère parler d’une «sous-représentation du monde urbain», liée à la crise globale du militantisme. «Il faut, c’est vrai, qu’on ouvre les murs.» L’Union des Familles en Europe, qui revendique 24000 adhérents, ne tient pas à y entrer. «Regardez la moyenne d’âge au conseil d’administration, ironise son président. Ce sont les grands-parents qui ont la parole. Pas étonnant qu’ils applaudissent le transfert des fonds de la branche famille à la branche vieillesse. Pour des défenseurs de la politique familiale, bravo!» D’autres, comme SOS-Papa, tentent depuis des années de percer les portes de la place Saint-Georges. Sans trop d’illusions, l’APGL (Association des Parents et Futurs Parents gays et lesbiens) a aussi pris sa plume pour proposer à M. Brin de l’aider à instaurer plus de représentativité.
Coup de provoc, mais pas seulement. L’Unaf est pour les associations une véritable machine à sous: 0,1% des prestations familiales lui sont reversées chaque année – encore un héritage de Chirac, qui, peu avant son départ de Matignon en 1988, décida de tripler le montant du prélèvement –, soit pour 2004 un gâteau de 24 millions d’euros! Mais, pour ce prix, que fait l’Unaf? Elle plaide sans relâche la cause des familles nombreuses, des démunis, des surendettés, des malheureux confrontés à la pornographie. Organise des colloques, publie dans ses comités locaux des dizaines de rapports sur les familles de l’Orne, du Gers ou de Lozère, la santé dans l’Aveyron, le rôle d’internet dans le Finistère. Propose des candidats pour la médaille de la Famille française. S’élève haut et fort contre le pacs, la pilule du lendemain, l’allongement des délais de recours à l’IVG, la suppression du divorce pour faute, l’homoparentalité. Son dernier coup de gueule portait sur la pub du Crédit lyonnais qui filmait deux amoureux sous la pluie prêts, «si ça tourne mal», à signer un contrat spécial avec la banque. Pour l’Unaf, «envisager la rupture avant l’engagement», c’était grave. Oui, dans cette époque trouble, elle se sent parfois le rôle d’un gardien moral. Hubert Brin le répète: «Ce n’est pas parce que c’est dans l’air du temps que c’est forcément dans le sens de l’homme!»
L’Unaf dans sa conception initiale, celle d’un lobby ouvert à toutes les tendances, chargé de porter une politique familiale qui ne soit pas une simple politique sociale, doit perdurer. Mais en coulisse, dans les institutions publiques, les associations et dans les différents ministères de la famille, beaucoup pensent aussi qu’elle doit absolument évoluer. «Tout le monde dit qu’elle ne va pas. Et pourtant aucun gouvernement, ni à droite ni à gauche, ne s’intéresse à son cas, s’énerve le président de l’Ufal. Il doit s’agir d’un consensus pour ne pas heurter l’Eglise catholique. Sinon, quelle autre explication?» Peut-être simplement de l’immobilisme… Et on dira encore que c’est un de ces machins français impossibles à réformer.

Sophie des Deserts

Source : http://www.nouvelobs.com/articles/p2120/a271888.html

Je rappelle la position du président de l'Unaf, Hubert Brin, sur l'homoparentalité.

Le 18 juin, lors des 60 ans de l'Unaf, il a déclaré à l'AFP qui l'interrogeait sur l'absence de représentation des couples gay et lesbiens au sein de l'Unaf, que «pour la très grande majorité de l'institution [ndlr: l'Unaf], un couple, c'est un homme et une femme» avant de préciser qu'il en avait «vraiment raz-le-bol de cette question». «C'est du microcosme parisien, a-t-il poursuivi. Déplacez-vous en province, vous verrez que la question ne se pose pas. Les problèmes des familles aujourd'hui, c'est le logement, l'école, l'emploi des jeunes, le chômage, le vieillissement... »

J'y ajoute cet article qui date de Septembre 2004 :

Familles : l'Unaf hostile à l'homoparentalité


L'Union nationale des associations familiales (Unaf), systématiquement hostile aux droits des homosexuels, réagit à l'annonce d'une décision de justice autorisant deux homosexuelles, qui élèvent ensemble leurs trois enfants, à partager l'autorité parentale.

"L'Unaf a toujours soutenu qu'un enfant a besoin d'un père et d'une mère et que l'engagement affectif, si fort soit-il, de deux adultes à ses côtés, s'il n'est pas fondé sur la complémentarité des sexes, ne suffit pas pour constituer un cadre familial lui permettant de se construire", déclare-t-elle.
"Des questions nouvelles s'ouvrent à partir de cette décision : tout désir d'enfant est-il acceptable et par qui ? Jusqu'où notre société est-elle prête à aller dans la liberté laissée à chacun de satisfaire ses propres désirs ?", fait mine de s'interroger l'Unaf qui est en réalité engagée dans un combat contre l'ouverture de l'adoption aux couples homosexuels.
L'Unaf demande aux pouvoirs publics "qu'ils engagent rapidement un large débat sur toutes ces questions".

Source : http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=3411
Mis en ligne le 24/09/04

Pour en savoir plus sur l'histoire de l'Unaf, les dérives de sa politique familialiste, leur refus de l'évolution socio-culturelle, je vous recommande vivement de consulter cet essai critique sur le mouvement des associations familiales en France : http://eteocle.free.fr/

Par Misfit - Publié dans : Actus Homoparentalité
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Lundi 27 juin 2005 1 27 06 2005 00:00



Pays-Bas : adoption sans frontières


Le gouvernement néerlandais a adopté vendredi à l'issue du conseil des ministres un projet de loi élargissant l'actuelle loi sur l'adoption d'enfants étrangers aux Pays-Bas aux couples homosexuels. Ce projet devra être approuvé par le parlement néerlandais à une date qui n'a pas encore été déterminée, selon un communiqué du gouvernement.

Les Pays-Bas ont été le premier pays à ouvrir le mariage civil au couples de même sexe le 1er avril 2001. Lors de l'adoption de cette loi, la seule différence avec les couples hétérosexuels était l'impossibilité pour les couples homosexuels d'adopter des enfants d'origine étrangère. Le gouvernement de l'époque craignait que trop de pays refusent de confier des enfants à l'adoption aux Pays-Bas pour ne pas qu'ils soient adoptés par des couples homosexuels. Certains homosexuels aux Pays-Bas sont déjà parents d'enfants adoptés d'origine étrangère, après avoir suivi la procédure qui permet aux parents uniques d'adopter un enfant.

Source : http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4398
Mis en ligne le 27/06/05

Par Misfit - Publié dans : Actus Homoparentalité
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Vendredi 1 juillet 2005 5 01 07 2005 00:00



Suède : L'insémination artificielle s'ouvre aux couples de lesbiennes


La file d'attente est longue devant les cliniques suédoises pratiquant la procréation médicalement assistée. Les couples de lesbiennes devraient donc devoir patienter un peu. Mais qu'importe. À compter d'aujourd'hui, elles ont, pour la première fois, l'autorisation de recourir à l'insémination artificielle et à la fécondation in vitro. La loi, adoptée par une majorité des députés suédois au printemps, complètera ainsi la législation sur l'homoparentalité qui, depuis le 1er février 2004, autorise les couples homosexuels suédois à adopter un enfant. À la direction de l'Association suédoise de défense des droits des homosexuels (RFSL), à Stockholm, le président, Sören Andersson, se félicite. «Nous avons attendu des années qu'un enfant, né au sein d'une relation homosexuelle, obtienne la même sécurité que tous les autres enfants», souligne-t-il. Désormais, les associations homos se mobilisent en faveur d'une réforme du droit du mariage, qui permettrait aux couples du même sexe d'obtenir les mêmes droits que les couples hétéros.

par Anna Lund

Source : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1577&date_info=

Par Misfit - Publié dans : Actus Homoparentalité
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Dimanche 3 juillet 2005 7 03 07 2005 00:00

Homoparentalité : nouvel horizon pour les gays et lesbiennes ?

L'intégralité du débat avec Martine Gross qui a dirigé le livre "Homoparentalités, état des lieux" (Ed. Erès), mardi 28 juin 2005


Légarssoncébon : La revendication de l'homoparentalité ne signifie-t-elle pas une forme de renoncement à l'affranchissement des normes qu'a pu incarner l'homosexualité ?

Martine Gross : Je ne crois pas qu'on soit homosexuel pour s'affranchir des normes. Et à partir du moment où l'on a une certaine estime de soi, eh bien on ne renonce plus à souhaiter pouvoir transmettre la vie ou transmettre ce qu'on a reçu soi-même, de sa propre famille, des générations antérieures. Et il me semble qu'il ne s'agit pas tant de s'affranchir des normes que, ayant une certaine estime de soi, de ne plus renoncer à réaliser des désirs. Des désirs qui sont partagés par bien des êtres humains.


Sirius2 : Deux "pères" et une "mère" porteuse, ou deux "mères" et un "père" donneur, n'est-ce pas un destin dur à vivre pour un enfant ?

Martine Gross : Je pense que ce qui est difficile à vivre, c'est le regard de la société qui est posé sur des familles inhabituelles, mais un enfant, quand il n'y a pas de lourd secret et qu'il est élevé dans la transparence par rapport à ses origines, les seules difficultés qu'il peut rencontrer sont dues au regard de la société.

"DONNER UN STATUT AU PARENT SOCIAL"

Léto_II : Bonjour. Beaucoup d'homosexuels sont parents, car ils ont eu une relation hétéro avant d'assumer leur homosexualité. Le problème ne serait-il pas de donner des droits aux compagnons de parents divorcés car même pour les hétéros, le compagnon n'a aucun droit et devoir sur les enfants de son compagnon ?

Martine Gross : Je suis absolument d'accord avec cette remarque. En effet, pour une personne qui s'investit auprès d'un enfant, qui s'implique auprès d'un enfant comme un parent, il faudrait penser à une réforme du droit de la famille qui permette de donner un statut au parent social, qu'il soit un beau-parent dans une famille hétéroparentale ou un compagnon ou une compagne dans une famille homoparentale.

Ultrasolaire : Aux Etats-Unis, c'est avant tout la question du mariage, et non celle du droit à l'adoption, qui suscite des réticences. Pourquoi, selon vous, cette différence ?

Martine Gross : Parce que d'abord, là-bas, la religion a une plus grande importance. Je pense que le mariage est là-bas encore plus sacralisé qu'en France. Et d'autre part, les Etats-Unis, comme beaucoup de pays anglo-saxons, sont pragmatiques et tiennent compte du fait que des enfants sont élevés par des parents homosexuels et que ces enfants ne vont pas mal. En outre, ils prennent les décisions au cas par cas, dans le meilleur intérêt de l'enfant. Et quand un enfant vit avec des parents de même sexe, les décisions juridiques sont prises en fonction de l'environnement familial de l'enfant.

Calimero : Quels sont réellement les arguments contre le mariage homo et l'adoption ?

Martine Gross : Je répondrai uniquement sur l'homoparentalité. Les arguments se divisent en deux types : d'une part, ceux qui ont trait à l'intérêt de l'enfant, où il est avancé qu'il est indispensable d'avoir un père et une mère au sein de la cellule familiale. La seconde catégorie d'argument concerne l'intérêt de la société et le désordre social si l'on légiférait pour qu'un enfant puisse avoir une filiation de deux parents de même sexe.

Coolbens : Y a-t-il des études qui montrent un comportement différent chez les enfants avec des parents homosexuels ?

Bigdaddymars : Des études ont elles été menées sur des familles homoparentales ? Quelles en sont les conclusions ?


Martine Gross : Il n'y a pas d'étude qui montre des différences, au contraire, il y a des centaines d'études qui montrent qu'il n'y a pas de différences notables entre ces enfants et les autres. Des études ont été réalisées depuis les années 1970 aux Etats-Unis. Elles ont porté sur le développement psychologique, l'identité sexuelle, les relations des enfants avec leurs pairs, les relations des enfants avec les adultes. Elles ont même porté sur le risque d'abus sexuel dont ils pourraient être les victimes. Elles ont aussi porté sur l'estime de soi, la sociabilité. Sur tous ces points, et sur d'autres que j'ai oubliés, pas de différence notable entre les enfants élevés par des parents homosexuels et les autres. Il y a deux études publiées en France : celle de Stéphane Nadaud et celle de Suzanne Golombok, qui porte sur le suivi d'enfants depuis le plus jeune âge jusqu'à l'âge adulte. Son étude a été traduite en français et s'intitule Grandir dans une famille lesbienne.

Mamgozh : Pourquoi met-on en avant dans les médias le droit à l'adoption alors que d'autres formes de parentalité existent ?

Martine Gross : C'est une bonne question. C'est comme si l'adoption symbolisait le fait pour des homosexuels d'avoir des enfants, et que les gens ne pouvaient pas imaginer une minute que des homosexuels puissent avoir des enfants autrement que par l'adoption. Alors qu'il est tout à fait vrai que l'adoption, en tout cas pour l'association APGL (Association des parents et futurs parents gays et lesbiens), ne représente que 10 à 15 % des manières de fonder une famille homoparentale.

Antifreud : Si parler de "la psychanalyse" a un sens (mais peut-être vaudrait-il mieux parler des psychanalystes), quel est à présent le jugement porté par celle-ci sur l'homoparentalité ? A-t-il évolué ? Est-il à peu près unifié ? A-t-il une influence significative ?

Martine Gross : Je ne crois pas qu'on puisse aujourd'hui parler d'un point de vue de LA psychanalyse. On ne peut parler que de points de vue de psychanalystes. Certains s'expriment de manière extrêmement normative, se servant de la psychanalyse pour exprimer leurs propres opinions idéologiques. Certains autres psychanalystes, plus discrets, s'expriment simplement du point de vue de leur clinique et de leur pratique, et ne prétendent pas parler au nom de la psychanalyse. On ne peut donc pas dire que les points de vue sont unifiés aujourd'hui.

Calimero : Je suis étudiante en psycho, et dans certains cours on nous explique effectivement que la structure familiale est essentielle. Mais souvent on parle du père et de la mère, mais également d'un "pourvoyeur de soins". Qu'en pensez-vous ?

Calimero : Je pense qu'aujourd'hui il est un peut dépassé de dire qu'un enfant a besoin du père et de la mère pour lui assurer un bon développement.

Martine Gross : Je pense qu'un enfant a besoin d'être mis en contact avec les deux sexes. Mais ce contact n'a pas besoin d'être au sein de sa cellule familiale au quotidien. Il suffit qu'il ait dans sa famille un peu plus large des oncles, des tantes, des grands-pères, des grands-mères, et un environnement et un réseau social constitués des deux sexes. En revanche, il est indispensable qu'un enfant ne soit pas élevé dans la haine de l'autre sexe. Ce qui, selon moi, n'est pas le cas dans les familles homoparentales.


Indilou : Que pensez-vous de l'anonymat du don du sperme pratiqué en Belgique, Espagne et d'autres pays, auquel ont souvent recours les lesbiennes françaises pour avoir un enfant ? Ne pensez-vous pas qu'on peut émettre des réserves sur l'absence de connaissance des origines paternelles imposée à l'enfant ?

Martine Gross : Je suis absolument d'accord avec cette réserve. Elle ne touche pas seulement les lesbiennes mais aussi les couples hétérosexuels qui ont recours à ces techniques. La différence entre les couples de lesbiennes et les couples d'hétérosexuels qui ont recours à ces techniques, c'est que les lesbiennes ne cacheront jamais la manière dont l'enfant a pu voir le jour, et donc au moins reconnaîtront l'existence de quelqu'un qui a eu la générosité de les aider à mettre un enfant au monde. Je crois que l'anonymat a été mis en place pour protéger les couples hétérosexuels, pour qu'ils n'aient pas à révéler la stérilité d'un père. Je suis absolument pour qu'il y ait une possibilité que les enfants aient accès à la connaissance de leurs origines. Mais ceci est une question qui ne concerne pas les homosexuels seulement, c'est une question générale.

Oliber : Dans l'organisation des droits à mettre en œuvre, ne faut-il pas d'abord commencer par le mariage homosexuel, puis l'adoption éventuellement ?

Martine Gross : Je ne crois pas. Pour moi, le mariage est une revendication concernant le couple. Les couples, qu'ils soient du même sexe ou non, doivent pouvoir accéder à toutes les institutions offertes par la République. C'est une question d'égalité de tous les citoyens. En revanche, des lois pour permettre à un enfant d'avoir deux parents de même sexe, qu'il s'agisse d'adoption, qu'il s'agisse du statut du parent social, qu'il s'agisse de l'accès aux techniques d'AMP (assistance médicale à la procréation), sont des lois concernant la filiation. Cette dernière ne doit pas dépendre de l'union de couple des personnes. Donc, mariage et homoparentalité sont deux revendications parallèles.

Ultrasolaire : Les homos vivant dans des pays qui autorisent l'adoption ont-ils la possibilité d'adopter à l'étranger ? J'imagine que la Chine, le Vietnam, ou la Russie, où nombre de parents adoptifs trouvent leurs enfants, sont assez peu favorables au principe...

Martine Gross : C'est vrai. Ils ne pourront pas adopter à l'étranger, à ma connaissance. Certains pays demandent même un certificat ou une attestation sur l'honneur de ne pas être homosexuel. Je pense qu'il faut que l'homophobie recule partout dans le monde. Ces lois participent de l'ignorance. Quand on imagine qu'un enfant sera forcément malheureux dans un couple homosexuel, c'est soit de l'homophobie, soit de l'ignorance.

Mnav : Que peut-on espérer du gouvernement actuel concernant l'avancement des droits des familles homoparentales ? Et pensez-vous que des directives soient données afin que les juges, par exemple, n'accordent pas la délégation de l'autorité parentale au parent social ?

Martine Gross : D'une part, on peut noter une bonne volonté relative de la part du gouvernement, dans la mesure où une audition des associations gays et lesbiennes est programmée dans le cadre de la mission parlementaire sur la famille. Cela dit, cette audition risque fort de n'être suivie d'aucune proposition de réforme concernant les familles homoparentales. C'est un point malgré tout positif, car on ne pourra plus dire que le débat n'a pas eu lieu. Sur les directives qui seraient données aux juges, normalement il y a une séparation du pouvoir exécutif et du pouvoir juridique. Ce serait donc tout à fait illégal que des directives gouvernementales soient données à des juges pour influencer leurs décisions. Il faut espérer que le gouvernement restera dans la légalité. En revanche, ce qu'il faut faire, c'est demander que le magistrat soit formé et familiarisé aux réalités des familles homoparentales.

Plume : Pensez-vous que la réforme du pacs puisse faire progresser les droits concernant la filiation ?

Martine Gross : Non, je ne pense pas. Je pense que la réforme du pacs est faite pour empêcher l'avènement du mariage, et non pas pour donner des droits pour la filiation.

Bigdaddymars : Etes-vous pour que les homosexuels soient reconnus comme une communauté à part entière ? Cette identité communautaire permettrait, à l'instar d'autres minorités, de bénéficier de certains avantages... type discrimination positive.

Martine Gross : Non, je suis absolument opposée à ce qu'on considère les homosexuels comme une communauté. Il y a des homosexuels de tous genres, comme pour les hétérosexuels. En revanche, je suis pour que toutes les lois de la République, aussi bien les lois qui permettent que celles qui interdisent, soient appliquées à toutes les catégories de citoyens. C'est pourquoi les propositions de réforme du droit de la famille que nous ferons le 13 juillet sont des propositions qui concernent toutes les familles, et pas uniquement les familles homoparentales.

Chat modéré par Constance Baudry et Stéphane Mazzorato

Source : http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3226,55-666445@51-667280,0.html

Par Misfit - Publié dans : Actus Homoparentalité
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Lundi 4 juillet 2005 1 04 07 2005 00:00


Alexis Haulot

«Dans l'intérêt des enfants qui existent»

Rachel Crivellaro


Le patron du MR, Didier Reynders, d'accord pour donner des droits et devoirs parentaux aux couples gays. Mais pas d'accord pour leur ouvrir un nouveau droit. L'enfant doit exister et avoir un lien biologique ou adoptif avec un membre du couple.


Alexis Haulot

Dans les colonnes de «La Libre», le ministre des Finances et chef de file du MR, Didier Reynders, plaidait récemment pour que l'on ralentisse le processus de vote de la loi ouvrant l'adoption aux couples homosexuels. Pour le patron des réformateurs, le débat n'était pas «mûr» et «le degré d'acceptation sociale insuffisant». Didier Reynders en appelait dès lors à de nouvelles auditions et à un élargissement du débat à la société civile dans le cadre du Sénat.

Depuis, des auditions complémentaires d'experts ont eu lieu dans l'enceinte de la commission de la Justice de la Chambre et, par ailleurs, la question de l'ouverture de l'adoption aux couples homosexuels a été débattue dans de nombreux médias. Pour le coup, Didier Reynders ne regrette pas d'être intervenu dans le débat à titre de président de parti; il affirme, à titre plus personnel, avoir pu se forger ces derniers jours une idée plus précise quant à la réponse à apporter à la problématique de l'homoparentalité.

1. Pas un nouveau droit. Pour le chef de file du MR, la future loi doit régler les cas d'enfants qui vivent déjà au sein d'une famille homosexuelle. «Il me paraît légitime que l'on prenne en compte l'intérêt des enfants qui vivent déjà dans un tel cas de figure.» A distinguer donc de l'ouverture d'un droit à l'adoption - qui suppose que l'enfant n'est pas encore là - à accorder aux couples homosexuels.

Qui cela concernerait-il? Pour Didier Reynders, il faut reconnaître des droits et des devoirs de parent à la conjointe d'une femme mère d'un enfant né par insémination artificielle. «A nouveau, il s'agit d'un cas de figure où l'enfant existe et où il a une mère biologique. Les médecins que j'ai pu rencontrer n'ont pas mentionné de problème particulier pour les enfants élevés dans cette situation et désormais la pratique de l'insémination est reconnue par tous.» Toujours en gardant à l'esprit le principe de l'existence préalable d'un enfant, le chef des libéraux estime qu'il faut aussi étendre la parentalité au conjoint d'une personne qui a adopté un enfant. «La loi permet aujourd'hui l'adoption par des personnes seules. Outre que la nouvelle loi sur l'adoption a renforcé la procédure, notamment pour ce qui est des capacités d'adoption, il faut envisager les cas déjà existants des personnes qui ont adopté et qui se marient plus tard.» Enfin, cela concernerait aussi les enfants nés d'une relation hétérosexuelle précédente et dont l'un des parents se retrouve après dans une relation homosexuelle.

2. Couple homosexuel comme hétérosexuel. Partant du principe que le statut de «coparent» s'applique dans le cas d'existence préalable d'enfants, que la filiation soit biologique ou via une adoption, le principe de conférer des droits et devoirs parentaux au conjoint ou au cohabitant est valable tant pour les couples homosexuels qu'hétérosexuels. «Les familles recomposées sont une réalité et ne sont pas l'apanage d'une communauté», note M.Reynders. «Mais si l'enfant a deux parents, conférer des droits et des devoirs au conjoint ne peut s'entendre que si l'un des parents biologiques est décédé. Je suis assez favorable au système danois, qui confère des droits et des devoirs à l'autre conjoint mais sans perturber la cellule biologique qui existe déjà.»

3. Quels cas de figure un tel système ne prendrait-il pas en compte? Didier Reynders l'a bien précisé: il ne s'agit pas d'ouvrir un nouveau droit. De facto, les démarches conjointes de couples homosexuels en vue d'adopter un enfant ne seraient pas couvertes par le système. Autrement dit: ce sont les couples d'hommes surtout qui n'auraient pas accès à l'adoption.

4. En quoi consisterait le statut de coparent ? Il ouvrirait le droit à l'héritage, à la pension alimentaire, au droit de visite en cas de rupture, etc. «Il n'y aurait pas de différence entre les couples. Mais je parlerais plutôt de «coadoption» pour le conjoint, pas de «parenté sociale» en raison de l'existence de parents biologiques.»

© La Libre Belgique 2005

Source : http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=228467
Mis en ligne le 04/07/2005

Par Misfit - Publié dans : Actus Homoparentalité
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Mardi 5 juillet 2005 2 05 07 2005 00:00



Les associations familiales abordent l'homoparentalité devant la mission sur la famille


Quatre associations sur les sept convoquées ont assisté à la table ronde de la mission d'information parlementaire sur la famille, organisée le 29 juin et portant sur les questions de couple, de filiation et d'autorité parentale. Outre le statut du beau-parent, les familles recomposées et les droits des concubins, les associations ont également abordé la question de l'homoparentalité. Bernard Teper, de l'Union des familles laïques, a ainsi pointé «l'hypocrisie de la loi» qui interdit l'adoption aux couples homosexuels tout en l'autorisant aux célibataires. «Il n'y a aucune raison que les homosexuels ne puissent pas, sous certaines conditions, avoir accès à l'adoption», a-t-il déclaré en appelant à «plus de cohérence dans le droit de la famille». Jean-Marie Bonnemayre, du Conseil national des associations laïques, a prôné «la prise en compte de l'intérêt de l'enfant et le principe d'égalité des droits de tous les enfants». Il a ainsi demandé l'ouverture de l'adoption «à tous les couples de concubins», l'ouverture de l'aide médicale à la procréation à «tout couple présentant un projet parental cohérent», un statut pour le parent social, l'adoption plénière par le parent social, la reconnaissance de la «multiparentalité» et la remise à jour de la composition de l'Union nationale des associations familiales (UNAF) qui refuse d'intégrer certaines associations. «Je pense ici notamment à SOS Papas et à l'APGL», a-t-il précisé. Irène Carbonnier, des Associations familiales protestantes, a indiqué être d'accord avec ses collègues «sur le fond mais pas sur la forme de la réponse législative», en préconisant de «s'interroger d'abord sur les outils existants, tels que l'adoption et la délégation de l'autorité parentale». «Si des adultes ont des enfants à charge et s'investissent dans cette mission, il est normal que l'on puisse les reconnaître», a déclaré pour sa part François Edouard de la Confédération syndicale des familles, tout en précisant que «ce n'est pas parce qu'on reconnaît ces familles [homoparentales] qu'on reconnaît à chaque homosexuel le droit à l'adoption».
Familles de France, Familles rurales et la Confédération nationale des associations familiales catholiques ont annulé leur venue à la veille de la table ronde.

par Taina Tervonen

Source : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1613

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Mardi 12 juillet 2005 2 12 07 2005 00:00



Homoparentalité : table ronde de la Mission d'information sur la Famille de l’Assemblée nationale

La Mission d'information sur la Famille de l’Assemblée nationale organise aujourd’hui une table ronde, ouverte à la presse, sur la réforme du droit de la famille.

Cette table ronde réunit Alain Piriou, porte-parole de l'Interassociative lesbienne, gay, bi et trans, Martine Gross, présidente honoraire de l'Association des parents et futurs parents gais et lesbiens, Eric Verdier, président de Coparentalité, Alexandre Carelle, président d'Homosexualité et socialisme et Stéphane Dassé, président de GayLib.

La mission parlementaire sur la Famille est composée de 2 députés UMP, 2 PS et 1 UDF. Principalement animée par Patrick Bloche (député PS de Paris) et Valérie Pécresse (ex-conseillère de Jacques Chirac et porte-parole de l’UMP au plan national, députée UMP des Yvelines) cette mission doit rendre un rapport éclairant le Parlement notamment sur les questions de l’homoparentalité et de l’adoption.

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=10886
Mis en ligne le 12/07/05

Par Misfit - Publié dans : Actus Homoparentalité
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Jeudi 18 août 2005 4 18 08 2005 00:00
 


La fécondation in vitro bientôt accessible aux lesbiennes?

Le gouvernement a lancé une consultation qui devrait aboutir à des changements majeurs dans la législation sur la procréation assistée. Ces modifications devraient notamment faciliter l'accès à l'insémination artificielle pour les lesbiennes, actuellement rendue pratiquement impossible par les conditions de «bien-être de l'enfant» qui obligent les médecins à prendre en compte le «besoin d'un père» avant de pratiquer une fécondation in vitro. Les lois concernant les banques de sperme opérant sur Internet devraient également être revues. Ces sociétés, telles que Man Not Included.com (la première du genre), sont destinées spécialement aux lesbiennes et aux femmes célibataires n'ayant pas accès à la fécondation in vitro en clinique. Elles vendent du sperme non congelé provenant de donneurs anonymes. Or, selon de nombreux médecins et associations LGBT, ce sperme poserait de grands risques de santé, les échantillons n'étant pas suffisamment testés contre les IST, dont le VIH.

par Patricia Huon

Source : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1729&date_info=

Par Misfit - Publié dans : Actus Homoparentalité
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