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Texte Libre
La seule ambition de ce blog est de partager mon intérêt pour tous les
sujets qui me tiennent à coeur.
Vous pourrez y trouver des articles de fond et de référence sur le lesbianisme, l'homosexualité et le féminisme, ainsi
que quelques articles récents sur l'actualité LGBT.
Certaines rubriques sont consacrées aux arts sapphiques, qu'il s'agisse de peinture, de photographie, de littérature ou
de poésie; cependant je présenterai également les oeuvres d'artistes qui n'ont pas de rapport avec cette thématique mais dont j'apprécie le talent.
Les albums qui sont dédiés à une artiste en particulier seront créés avec l'autorisation et la collaboration de cette
artiste.
Je vous invite à me faire part de vos suggestions ou commentaires à l'adresse suivante : sappho4444@hotmail.com
Les actus de Têtu :
Petite note pour informer les lectrices et lecteurs que désormais Lezzone ne publiera plus un certain nombre d'articles de portée féministe que vous aviez l'habitude d'y trouver
régulièrement. D'autre part, certaines archives dejà publiées ne seront plus disponibles dans leur entier. Il appartiendra à chacune, et chacun, de se reporter en bas d'article pour suivre le
lien vers les sites d'où ces articles étaient issus.
La seule ambition de ce blog était de faire circuler l'information, de créer du lien, sans but lucratif, ou autre. Cela ne peut cependant se faire sans l'accord des diverses parties.
Je ne suis pas aujourd'hui en mesure d'écrire à chaque auteur pour lui demander une permission de reproduction et les contentieux de copyright sont devenus trop réguliers pour pouvoir être
gérables. Dans le respect de cette éthique des auteures féministes précédemment publiées et qui souhaitent préserver l'intégrité de leurs écrits ou de leurs sites internet, ce blog ne peut plus
être le relai qu'il était.
A voir plus tard quelle forme aura dorénavant ce blog. ;-)
Non à l'utilisation du logiciel Ardoise dans la police et la gendarmerie nationales !
Collectif contre l'homophobie (C.C.H.)
Association loi 1901 fondée en 1997
9 rue Joachim Colbert - 34000 Montpellier
Montpellier, le 14 avril 2008
Communiqué de presse
Non à l'utilisation du logiciel Ardoise dans la police et la gendarmerie nationales !
Non au profilage catégoriel demandé par Michèle Alliot-Marie, Ministre de l'Intérieur !
Non au retour du fichage !
Depuis plusieurs semaines, le Collectif contre l'homophobie (C.C.H.) reçoit des témoignages alarmants de policiers et de gendarmes au sujet du projet du Ministre de l'Intérieur de remplacer le
logiciel LRP (Logiciel de Rédaction de Procédure) et le logiciel STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées) par le logiciel ARDOISE (Application de Recueil de la Documentation
Opérationnelle et d'Informations Statistiques sur les Enquêtes).
Ce nouveau logiciel « Ardoise » reprend toutes les fonctionnalités des logiciels LRP et STIC mais à une différence notable et problématique, il prévoit de renseigner des caractéristiques
personnelles de toute personne entendue comme victime, témoin ou auteur dans une procédure.
Ainsi le policier ou le gendarme peut préciser dans la rubrique « Etat de la personne » les informations suivantes « homosexuel », « transsexuel », « handicapé », « sans domicile fixe », «
personne se livrant à la prostitution », « travesti », « relation habituelle avec personne prostituée », « personne atteinte de troubles psychologiques », « usager de stupéfiants », «
permanent syndical » Š
La saisie de ces informations a vocation à établir une fiche profilée de chaque personne ayant un contact avec la police dans le cadre d'une procédure ; cette fiche sera consultable sur toute le
territoire national par les forces de l'ordre, et notamment à chaque fois que cette personne aurait à faire à elles.
Nous partageons le malaise de nombreux policiers et gendarmes ; comme eux, nous avons du mal à saisir l'intérêt de la mention de certains détails et les finalités de ce profilage.
Nous sommes particulièrement inquiets face au risque de constitution de fichiers catégoriels que ce logiciel pourrait permettre.
Sans remonter à la période sombre de la Seconde Guerre Mondiale pendant laquelle des membres de certaines minorités furent fichés et déportés, nous voulons rappelons le fichage (par les brigades
mondaines) et le harcèlement policier subi par de nombreuses personnes (notamment homosexuelles) des années 50 aux années 70.
Il a fallu l'élection de François MITTERRAND à la Présidence de la République en 1981 pour que l'homosexualité soit dépénalisée par le Ministre de la Justice Robert BADINTER (loi du 5 août 1982)
et que les fichiers d'homosexuels soient détruits à la demande expresse du Ministre de l'Intérieur Gaston DEFFERRE.
Nous n'accepterons pas que Michèle ALLIOT-MARIE autorise l'utilisation de ce logiciel car il peut donner lieu à des dérives de sinistre mémoire.
Le Collectif contre l'homophobie (C.C.H.) saisit ce jour
- La HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations)
- La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés)
- La CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme)
Par ailleurs nous lançons un appel solennel à toutes les organisations de défense des droits de l'Homme, à tous les syndicats, à toutes les autorités morales et philosophiques, à tous les
parlementaires pour qu'ils s'engagent contre le logiciel ARDOISE.
Nous demandons à Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de l'Intérieur de surseoir à l'application de ce logiciel litigieux et problématique.
Nous demandons au Premier Ministre et au Président de la République de nous recevoir afin d'évoquer ce problème.
Hussein BOURGI
Le Président
06 89 81 36 90
Informations sur le logiciel ARDOISE
Dans le cadre du programme de formation organisée par la Direction de la Formation de la Police Nationale,
Livrable en octobre 2006, puis en février 2007, le logiciel ARDOISE a pris du retard dans sa finalisation.
Officiellement, cette application est destinée tant à la rédaction de procédures qu'à l'aide à l'enquête ou aux statistiques.
Ce logiciel a été expérimenté à Ecully au sein de la Direction Centrale de la Police Judiciaire.
Un plan de communication accompagnant le lancement du logiciel Ardoise était prévu grâce à un film et un diaporama.
La formation continue a ciblé 4 groupes (enquêteurs, chefs de service, chefs de groupes ou d'unités, gestionnaires et administrateurs fonctionnels) représentant 90.000 personnes.
Les modules de formation se font par groupe de 8 agents, ils durent entre 2 et 3 jours selon les départements.
Le logiciel ARDOISE devait être utilisé au premier trimestre 2008 mais son entrée en application vient d'être reportée au mois de mai 2008.
Source :
De: CCH MTP <<mailto: collectifcontrelhomophobie@hotmail.com> collectifcontrelhomophobie@hotmail.com>
Date: 14 avril 2008
Merci de diffuser abondamment cette information autour de vous !
« En France et ailleurs, on meurt toujours d'homophobie »
Des étudiants qui s'écroulent tous en même temps à Villejean, au son d'insultes homophobes ? C'est l'étrange spectacle auquel ont pu assister des dizaines de personnes ce mardi après-midi, aux
abords du Hall B. Une opération menée par les membres de l'association Commune Vision, pour la diversité sexuelle, dans le cadre de la prochaine journée contre l'homophobie. (Voir la vidéo sous
l'article)
Le 17 mai prochain nous célébrerons la journée internationale contre l'homophobie. Pour être certaine de marquer le coup sur le campus, avant
cette date d'examens et de vacances, l'association Commune Vision pour la diversité sexuelle, organise aujourd'hui et demain des journées de sensibilisation sur le campus.
« Ici à Rennes 2, explique David, membre de Commune Vision, nous n'avons pas trop de problèmes, c'est une
faculté plutôt ouverte, avec des filières venues de tous horizons. À Rennes 1, c'est plus caché d'après ce que nous disent certaines personnes qui étudient là-bas. »
« N'importe qui appelle son pote PD »
Il n'empêche que partout aujourd'hui, à Rennes 1, Rennes 2 ou ailleurs, certains termes « qui ne mangent pas de pain »,
sont clairement entrés dans le langage courant. « N'importe qui appelle son pote « PD » maintenant, explique David, posté devant un pancarte estampillée
pédale, PD, tarlouze, tafiole, lesbos... et autres joyeusetés censées démontrer l'étendue du champ lexical du petit homophobe. Ce que nous
voulons, c'est montrer que ce n'est pas un sujet à prendre à la légère ; qu'en France et ailleurs, on meurt toujours d'homophobie. »
Derrière David, une énorme carte sans légende. Sur le planisphère en tissu, « en jaune les pays les plus ouverts, en orange
ceux où l'homosexualité est punie par des amendes ou des peines de prison, et en rouge enfin, ceux où elle est passible de la peine de mort. » Sept pays exactement, où aujourd'hui on
pratique encore pendaison ou lynchage envers les homosexuels : l'Afghanistan, l'Arabie saoudite, le nord du Nigeria, la Mauritanie, le Soudan, le Yémen et l'Iran, où en 2005 deux adolescents de
16 et 18 ans ont été pendus, pour avoir eu ensemble, des relations. Et les exemples, qui défilent sur un écran devant David, ne manquent pas, de l'exécution à la discrimination
ordinaire.
« Le comportement homosexuel est évidemment une menace pour la survie de
l'humanité. »
C'est pour rappeler cela qu'une dizaine de personne a décidé, aujourd'hui, d'une petite action symbolique sur les marches du hall B : un
die-in. (voir la vidéo en dessous) « On se couche tous en même temps, explique un autre bénévole de l'association, et on fait passer en bande-son des propos homophobes,
pour la plupart tenus par des hommes politiques au cours des dernières années. »
A l'appui quelques flyers à l'effigie de Jean-Marie Le Pen (« Je confesse qu'il doit y avoir des homosexuels au FN. Mais il n'y a pas de
folies. Elles sont invitées à aller voir ailleurs »), Ph. De Villiers (« Votre révolution du PACS c'est le retour à la barbarie ») ou encore Christian Vanneste,
député UMP (« Le comportement homosexuel est évidemment une menace pour la survie de l'humanité. »)
L'initiative a été saluée par des étudiants, présents devant le bâtiment au moment de l'action et devrait être reconduite demain, à 12h30 et
15h30.
Pratique : l'association sera présente le 17 mai, place de la Mairie pour la journée contre
l'homophobie / le 14 juin pour la Marche des Fiertés rennaises.
Source : http://www.rennes-infhonet.fr/article-societe-1466-die-in-rennes-villejean-homophobie
-commune-vision-rennes-campus-0sousune.html
Chine : vague de répression anti-gay à l'approche des Jeux Olympiques
Une vague d’intimidation et de répression cible aussi les homosexuels en Chine avant les Jeux Olympiques selon de informations qui filtrent via Internet. Pékin et Shangaï qui abritent les plus
importantes commanuauté gay du pays sont l'objet d'un véritable "nettoyage" anti-gay.
Alors que la flamme olympique a traversé Paris sous la contestation des défenseurs des droits humains et que le débat sur le boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux par les politiques bat
son plein, les Elus Locaux Contre le Sida (ELCS) rappellent la politique discriminatoire du gouvernement chinois au regard des personnes séropositives.
"La Chine fait partie des 13 pays, avec les Etats-Unis et la Russie, à interdire l'entrée sur son territoire aux personnes touchées par le VIH/sida", dénonce Jean-Luc Romero, président
d'ELCS.
Au-delà de la discrimination dont sont l'objet les séropositifs étrangers, la communauté homosexuelle chinoise est victime d'une vague nationale de répression. Des descentes de police ont eu lieu
en mars dans des établissements homosexuels et des lieux de dragues de Pékin et Shanghai. Selon un militant gay cité par bakchich.info, des boîtes de nuit gay ont été fermées par la police ainsi
que de sites Internet communautaires.
Un vaste rafle policière a notamment eu lieu dans la plus grande discothèque gay de Pékin. Les clients ont ont été interpelés par la police, à l'exception des non asiatiques.
Les saunas sont aussi l'objet de descentes. Plus de 70 personnes, clients ou employés, ont été arrêtés dans deu saunas de la chaîne Oasis à Pékin. Les clients ont subi plus de 30 heures de
détention alors que les employés étaient eux gardés derrière les barreaux. Plusieurs bains restent fermés sur ordre de la police à Pékin et Shanghai.
80 travailleurs du sexe ont également été arrêtés dans la capitale.
On apprend aussi que les militants qui avaient présenté en ars à Pékin une pétition en faveur du mariage homosexuel qui a recueilli plus de 10 000 signatures à travers différentes grandes villes
du pays ont été arrêtés.
Toutes ces actions de répression ont pour but d'intimider ou de bailloner la communauté gay à l'approche des J.O. "Les autorités ont commencé ce ‘nettoyage’ pour signaler à la communauté gay
qu’il fallait qu’elle se montre discrète pendant les JO. Le gouvernement voyant d’un mauvais oeil tout ce qui n’est pas considéré comme ‘normal’ ou ‘bien rangé’ ", estime un militant gay cité par
bakchich.info.
Plus d'infos : www.bakchich.info
http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=17421
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Le Mag interroge les lycéens sur l'homophobie
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Le Mag, l'association des jeunes LGBT, lance une enquête sur l'homophobie dans les lycées, auprès des
jeunes de 14 à 21 ans, quelles que soient leur orientation sexuelle ou leur situation géographique. À la fin du questionnaire comportant une trentaine de questions courtes, un espace est réservé
aux témoignages. Les résultats de cette enquête –soutenue par la Mairie de Paris– nourriront le débat intitulé «Homos et lycéens en banlieue: quel quotidien pour quels interlocuteurs?», organisé
par le Mag lors de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie du 17 mai. Des personnels de l'Éducation nationale seront conviés
«pour apporter une réponse aux jeunes victimes d'homophobie dans leur établissement grâce à des outils pédagogiques et faire reculer l'homophobie dans les lycées
et collèges de banlieues», déclare Alice Guéna, présidente du Mag.
Fin juin, les résultats seront publiés sur le site du Mag et dans Mazette, la nouvelle revue de l'association. Le Mag connaît
déjà le terrain puisqu'il réalise notamment des interventions de sensibilisation en milieu scolaire deux fois par semaine en Île-de-France.
Adresse du débat le 17 mai: 106, rue de Montreuil, Paris 11e.
par Charlotte Bourgeois
Info du 9 avril 2008
Source : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=12763
Créationnisme et homophobie s'invitent au lycée
Sourcerue89
http://www.rue89.com/2008/03/19/creationnisme-et-homophobie-sinvitent-au-lycee
Le prosélytisme religieux s'invite dans les bibliothèques des lycées. Avec à chaque fois, de beaux et volumineux manuels envoyés gratuitement aux responsables d'établissements scolaires. Dernier
exemple en date, "Homme et femme, Il les créa". Une compilation de textes, expédiée aux établissements scolaires le mois dernier. Ce livre, dont le titre rend hommage à un ouvrage de Jean-Paul
II, s'élève contre "la propagande pour le mariage et l'adoption homosexuels".
Parmi les auteurs, un certain Christian Vanneste. Député du Nord, ex UMP, exclu de son parti et condamné en justice pour avoir tenu des propos homophobes ("l'homosexualité est une menace pour la
survie de l'humanité").
Et Tony Anatrella, prête et psychiatre, membre du conseil pontifical pour la famille, également connu pour ses dérapages verbaux sur l'homosexualité.
Sur son site, l'éditeur, l'obscur académie d'éducation et d'études sociales (AES), explique sa démarche:
"Notre société a perdu ses repères. La libération de la femme n'a pas supprimé le drame des avortements. Les homosexuels revendiquent un mariage que les couples délaissent (...) Certains
affirment que la différence entre homme et femme est surtout d'ordre culturel.
Aurions-nous vraiment inventé cette différence ? Faut-il alors la gommer ? Faut-il vraiment donner la même éducation aux filles et aux garçons ? (...) Ce sont des questions dont on ose à peine
parler aujourd'hui, tant la pression de certains groupes et des médias est forte " Selon AEF, une agence de presse spécialisée dans l'éducation, 400 à 500 exemplaires auraient été envoyés aux
établissements scolaires.
Pratique "malhonnête" "Je l'ai reçu la veille des vacances de février", explique Jean-Pierre Hennuyer, documentaliste au Lycée Henri Wallon à Aubervilliers, et délégué SNES. "C'est un procédé
inhabituel. Ordinairement, ce sont les documentalistes qui commandent les livres. Mais quelques fois, les responsables
d'établissement recoivent certains ouvrages gratuitement, par la poste".
Avec les vacances scolaires, le livre est d'abord passé inapercu dans le milieu enseignant. Mais dès la rentrée, plusieurs documentalistes ont averti leurs pairs à travers des listes de
diffusion. "Une collègue lilloise a appelé à la vigilance avec ce bouquin homophobe. Très vite des centaines de confrères ont réagi sur le net, ils étaient choqués. C'est une manière viscieuse de
faire rentrer ce type d'ouvrage dans un établissement scolaire publique et laïque, c'est malhonnête".
Prosélytisme masqué
En février 2007, un livre avait déjà fait scandale. L'"Atlas de la création" d'Harun Yahya. Un "atlas", autant dire l'appelation stratégique pour avancer masqué et se faire une place au chaud
entre deux manuels scolaires, dans le CDI du lycée.
Derrière ses faux-semblants pédagogiques, L' "Atlas de la création" livre une théorie étayée du néocréationnisme musulman. Il a avait été envoyé par milliers aux responsables de collèges et de
lycées. Le ministère de l'Education nationale avait immédiatement mis en garde les établissements scolaires contre cet ouvrage dont le contenu "ne
correspond pas aux programmes".
Rappelons que tous les livres autorisés dans les centres de documentation du second degré doivent disposer d'un agrément officiel.
Ce n'est pas le cas de ce nouveau livre qui indigne les responsables d'établissements. Bien que l'étendue de sa diffusion n'ait rien de comparable avec le livre d'Harun Yahya, le ministère de
l'éduction nationale appelle à la vigilance.
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Vanneste s'immisce dans les écoles
Christian Vanneste, le député UMP condamné pour ses propos homophobes, poursuit son prosélytisme intellectuel et moral. Cette fois, à travers un livre adressé aux
documentalistes de plusieurs lycées.
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C'est Alain Piriou (porte-parole de l'Inter-LGBT) qui divulgue l'information sur son nouveau blog : Christian Vanneste, premier et unique élu à avoir été condamné
pour ses propos homophobes, poursuit son prosélytisme intellectuel et moral. Cette fois, à travers un livre adressé aux documentalistes de plusieurs lycées.
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Titré "Homme et femme, il les créa", l'ouvrage qui fait d'emblée réference à cette phrase tirée de la Genèse, est édité par une une obscure et inconnue
"Académie d'Education et d'Etudes sociales" qui se propose de redonner des "repères" à notre société sur le genre et l'éducation notamment.
L'éditeur ne fait mystère de son positionnement idélogique quand il affirme : "La libération de la femme n’a pas supprimé le drame des avortements. Les homosexuels revendiquent un
mariage que les couples délaissent. Il faut des lois sur la parité pour tenter de rétablir une égalité de l’homme et de la femme" pour en venir à son son véritable projet, la
différencialisation homme/femme. "La crise d’identité des sexes ne menace-t-elle pas la famille ?, fait-il mine de s'interroger. Certains affirment que la différence entre homme et
femme est surtout d’ordre culturel. Aurions-nous vraiment inventé cette différence ? Faut-il alors la gommer ? Faut-il vraiment donner la même éducation aux filles et aux garçons
?".
On retrouve au sein de l' "Académie d'Education et d'Etudes sociales", non seulement le fameux Vanneste, mais aussi Tony Anatrella, prêtre et psychanalyste homophobe bien connu,
oeuvrant au sein du conseil pontifical de la Famille fondé par Benoît XVI.
La voie qui consiste à "investir" les bibliothèques scolaire à travers des ouvrages prônant une forme de "différencialisme" entre les sexes et la négation des avancées féministes ou
des droits homosexuels est nouvelle pour les tenants de ces idées. Comme l'écrit Alain Piriou, "que ces personnes défendent leurs idées, aussi nauséabondes qu'elles soient, tant
qu'il ne s'agit pas d'injurier ou de provoquer à la haine, c'est leur droit. Mais de là à accepter que leur croisade franchisse les portes des lycées, c'est autre chose. L'école
doit pouvoir débattre de tout, mais certainement pas se laisser infiltrer par une propagande politique qui ne cache pas son prosélytisme religieux".
Le blog d'Alain Piriou : http://societales.blogs.liberation.fr/alain_piriou/.
Mis en ligne le 18/03/2008
Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=17293
On y retrouve également Tony Anatrella, prêtre et consulteur du conseil pontifical de la Famille, pour qui les homosexuels sont coupables de
«narcissisme» et d'une «immaturité foncière».
A ce sujet :
Les abus de Tony Anatrella
Une plainte aurait été déposée, lundi 30 octobre, à la brigade des mineurs de Paris, après plusieurs mois de signalements par courrier au procureur, à l'encontre de Monseigneur Tony
Anatrella, prêtre et psychanalyste, consultant du Vatican sur la santé et la famille.
Elle provient d'un jeune homme, proche du milieu catholique, qui affirme avoir été abusé sexuellement par le docteur Anatrella .
Un autre, Daniel Lamarca, ancien séminariste, vient de témoigner dans le dernier numéro de Golias, revue catholique critique qui consacre un dossier conséquent à Monseigneur
Anatrella. Il y raconte avoir démarré une psychanalyse auprès de Tony Anatrella en 1987, à l'âge de 23 ans, pour tenter de "guérir" de son homosexualité.
En effet, Tony Anatrella, qui n'a de cesse de pourfendre le "narcissisme" et l'"immaturité foncière" des homosexuels, est devenu l'autorité morale en matière d'homosexualité dans
l'Église catholique romaine.
Daniel Lamarca témoigne de séances de "travail corporel", qui se seraient terminées plusieurs fois en véritables rapports sexuels.
Le jeune homme, qui a par la suite abandonné la voie cléricale, se serait confié à l'ancien évêque de Paris, le cardinal Lustiger, qui lui aurait promis d'agir, mais sans jamais le
faire. L’affaire est en effet bien gênante, Monseigneur Anatrella étant la justification des positions de l’Église contre l’homosexualité.
Christian Terras, rédacteur en chef de Golias, qui a mené l'enquête durant près d'un an et connaît Tony Anatrella depuis une quinzaine d'années souligne "On savait que Tony
Anatrella utilisait la méthode psychanalytique pour couvrir la doctrine catholique sur l'homosexualité, ce témoignage nous alerte désormais sur ses pratiques".
L'avocat de Tony Anatrella, lui, nie en bloc. Maître Benoît Chabert affirme "On est dans la calomnie la plus complète".
Une enquête a été ouverte par le procureur.
L'association gay chrétienne David et Jonathan, qui s'est toujours dite surprise de l'extrême violence et de l'outrance des propos du prêtre-psychologue sur les homosexuels,
s'interroge désormais "Compte tenu de ces nouveaux éléments, Tony Anatrella restera t’il le porte-parole de l'Église sur tout sujet concernant l'homosexualité?"
Espérons en tout cas que l’Église saura en tirer les conséquences et n’essayera pas une nouvelle fois d’étouffer cette affaire.
Et espérons que s’il y a un remplaçant à Monseigneur Anatrella, il aura une vision plus juste et plus ouverte.
Les attaques incessantes de Tony Anatrella contre l’homosexualité et les homosexuels ne seraient donc qu’une réaction pour cacher ses propres désirs dont, sans doute, il a
honte.
La vie de Tony Anatrella ne regarde bien sûr que lui, à partir du moment où la réalisation de ses désirs ne sont pas des abus sexuels et à partir du moment où il ne prendra plus les
gays comme boucs émissaires à la non-assumation de sa propre sexualité.
Source: http://dieunousaimechretiensetgay.blogspirit.com/archive/2006/11/02/les-abus-de-tony-anatrella.html
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L’enfer est parfois pavé de bonnes intentions. J’ai rencontré l’autre jour une infirmière scolaire tout à fait dévouée au bien-être de ses ouailles adolescentes, investie plus qu’une autre dans
l’écoute et la prévention.
Très au fait de la diffusion préoccupante des comportements à risque et des tentatives de suicide chez les 16-25 ans, elle ne ménage pas ses efforts pour recevoir et informer.
Elle m’entend un jour parler à la radio des conduites suicidaires particulièrement alarmantes chez les jeunes homosexuels : ils ont, selon les études, trois à sept fois plus de risques de faire
une tentative de suicide.
Comment repérer ces jeunes, me questionne-t-elle, afin de mieux les aider à surmonter ce passage difficile de l’adolescence ?
Cette demande innocente de «repérage» partant d’un si bon sentiment m’a pour le moins interloqué ! Identifier les ados homos, se mettre à leur écoute pour surmonter ce «douloureux problème»
comme le disait en son temps l’inénarrable Ménie Grégoire… pourquoi pas leur mettre une étoile rose, me suis-je demandé.
Le raisonnement est pourtant limpide : ces ados se suicident, donc ils ont des problèmes, donc il faut les aider, donc il faut les localiser. Et il est tellement de notre temps : se focaliser
sur les individus plutôt que sur les conditions environnementales qui induisent une problématique.
Si les ados homosexuels, ou ceux s’interrogeant sur leur orientation sexuelle, sont en souffrance, c’est que l’homophobie ambiante, le rejet, l’insulte, la ségrégation, la normopathie,
l’adhésion aux stéréotypes battent leur plein à cette période où les adolescents sont en pleine construction identitaire. Un garçon complexé ou efféminé, une fille trop virile, vont subir de
plein fouet des discriminations, même s’ils n’ont aucune attirance pour ceux de leur sexe.
Tant que l’Education nationale n’aura pas pris la mesure de l’ampleur du phénomène et permis aux associations compétentes de faire un travail de fond, non pas tant sur la question
homosexuelle à proprement parler, que sur la violence que subissent tous les ados, hétéros ou homos, qui dévient par rapport aux stéréotypes de genre, les choses n’avanceront pas beaucoup.
Les garçons qui rejettent certains critères de la virilité, les filles trop délurées, ou simplement ceux qui sont trop gros, trop pas habillés comme il faut, trop pas pareils
comprendront.
C’est l’adhésion du groupe à la norme, la «normopathie» qui tue les adolescents homosexuels, pas leur orientation ou leurs particularités psychiques.
Depuis des années, l’Inter-LGBT invite les organisations syndicales du monde éducatif et étudiant, les associations de parents d’élèves, à se mobiliser pour lutter contre les discriminations.
Jusqu’à présent, l’homophobie n’a été abordée que de manière allusive dans les circulaires officielles et les outils pédagogiques traitant de la sexualité, qui véhiculent en outre de nombreux
préjugés.
Je souligne tout ceci parce que justement Roselyne Bachelot, ministre de la santé de la jeunesse et des sports, a présenté en conseil des ministres une série de mesures «visant à mieux
protéger la santé des jeunes, principalement de 16 à 25 ans, et à répondre à leur besoin d’autonomie et de responsabilité».
Ce plan prévoit notamment :
- la lutte contre les pratiques addictives, avec entre autres la mise en cohérence de la législation actuelle sur la vente de boissons alcoolisées aux mineurs.
- des habitudes nutritionnelles plus équilibrées, en favorisant un environnement propice, notamment en matière de publicité, de bonnes pratiques autour des caisses des grandes surfaces, de
restauration scolaire, de charte de qualité, en concertation avec les professionnels du secteur et les associations.
- la lutte contre l’anorexie, grâce à une charte qui sera prochainement signée avec les professionnels du secteur de l’image, au renforcement de la protection des mannequins en particulier
mineurs par la médecine du travail et l’inspection du travail, ainsi qu’une interdiction de l’apologie de l’extrême maigreur et de l’anorexie dans les médias.
- une campagne «contraception 2008-2009» qui réponde aux besoins des jeunes non scolarisés dans les quartiers populaires.
Et enfin, justement, le «repérage» et la prévention de la crise suicidaire, «plus particulièrement chez les jeunes homosexuels».
Si l’on peut tout à fait se réjouir que cette problématique soit enfin reconnue, une vigilance s’impose sur les conditions de ce repérage.
Tous les ados passent à certains moments de leur trajectoire du rôle de bouc-émissaire à celui de bourreau, d’une place de rebelle à celle de gardien de la normalité ; tous subissent la
violence de la norme et les contraintes du conformisme. C’est en les réunissant autour d’une lutte commune contre les discriminations liées à toute différence physique, raciale ou sexuelle
que l’on pourra le mieux les mobiliser.
• Serge Hefez •
Source : http://familles.blogs.liberation.fr/hefez/2008/03/des-ados-reprer.html#more
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Discriminations au travail : un collectif dénonce un projet de loi sénatorial
Le sénateur UMP Jean-Jacques Hyest a fait voté, le 21 novembre dernier, une proposition de loi visant à réduire à cinq ans, au lieu de trente, la durée de prescription des
procédures civiles. "Une proposition de loi qui risque de porter un très mauvais coup aux victimes de discriminations au travail", selon Alain Piriou de l'Inter-LGBT.
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La mobilisation syndicale et associative autour de cette proposition de loi sénatoriale réunit notamment la CGT, la FSU, l'Inter-LGBT et le collectif Homoboulot qui
tenaient hier une conférence de presse. "Cette réduction du délai de prescription préconisée par la majorité sénatoriale va heurter de plein fouet les
actions salariales en dommages intérêts contre l’ensemble des discriminations visées par l’article L.122-45 du code du travail, notamment Femmes Hommes, celles liées à l’origine
ethnique, à l’âge, au handicap, à l’orientation sexuelle, à l’appartenance syndicale…", affirment les opposants à ce projet de loi.
"Car le propre de la discrimination au travail, c'est d'être diffuse, sournoise, indétectable. La discrimination ne se résume pas à des injures au
bureau ou à des licenciements abusifs. Il peut s'agir de l'accumulation de petits riens qui, séparément, passent inaperçus, mais, mis bout à bout sur dix ou vingt ans, expliquent
des retards de carrières, des promotions qui ne viennent jamais, des mises au placard. Sans recul suffisant, ces discriminations sont juridiquement impossibles à établir",
explique Alain Piriou sur son blog.
La députée parisienne Martine Billard (les Verts) ignore quand cette proposition de loi va être présentée à l'Assemblée mais "les députés de gauche vont
être mobilisés", prévient-elle.
Les opposants au texte sénatorial pointent qu' "au moment où l'Assemblée Nationale se réunit le 25 mars 2008 pour débattre d'une loi de transposition
après que la France a été sommée par l'Union Européenne d'aligner sa législation sur les Directives concernant les discriminations", cette proposition "risque de mettre à néant
les actions engagées pour l'égalité de traitement et contre les discriminations".
Mis en ligne le 19/03/2008
Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=17312
Discrètement, le Sénat s’en prend à tous les discriminés
Travail. Une proposition passée inaperçue réduirait la prescription des procédures civiles de trente ans à cinq ans.
SONYA FAURE
QUOTIDIEN : mardi 18 mars 2008
C’est une proposition de loi susceptible de «réduire à néant» toute la jurisprudence en matière de discrimination au travail, qu’elle soit fondée sur le
genre, l’appartenance syndicale ou religieuse, l’orientation sexuelle. C’est ce qu’affirment les syndicats de la magistrature et des avocats de France, la CGT et de nombreuses
associations de lutte contre l’homophobie, réunies en collectif, dans un appel lancé aujourd’hui. Pourtant, personne ne s’en était rendu compte de prime abord. La proposition de
loi du sénateur (UMP) Jean-Jacques Hyest a été présentée le 21 novembre. Elle vise à réduire à cinq ans, au lieu de trente aujourd’hui, la durée de prescription des
procédures civiles. Immédiatement adoptée par les sénateurs, elle attend son passage à l’Assemblée.
C’est seulement à Noël que le monde syndical s’est agité. Car, parmi les centaines de cas portés devant une juridiction civile (droit immobilier, familial…), il y a
aussi les discriminations au travail. Les victimes n’auraient plus que cinq ans pour porter plainte, et si le préjudice est reconnu, les indemnités ne porteraient plus que
sur les cinq dernières années. «Ce serait un message clair adressé aux employeurs, explique le collectif dans son appel, que Libération a pu lire
hier. Certes, la discrimination resterait interdite en droit ; en fait, elle pourrait perdurer puisque la contraction des délais de prescription indiquerait aux chefs
d’entreprise qu’ils n’auraient à courir qu’un très faible risque financier en persévérant dans la transgression de la loi.»
«Proportionné». François Clerc est un ancien mécano de chez Peugeot. Il a voué une bonne partie de sa vie syndicale - à la CGT - à la lutte contre
la discrimination. Et inventé un modèle de courbes croisées infaillible pour révéler les discriminations salariales, si difficiles à prouver devant les tribunaux. «La
discrimination est ce qu’on appelle en droit pénal un délit continu : en se prolongeant tout au long de la carrière, les inégalités se cumulent et s’accroissent»,
explique-t-il. Réparer le préjudice sur les seules cinq dernières années serait donc injuste. Et contraire au droit européen, selon Michel Miné, juriste : «D’après celui-ci,
en matière de discrimination, la sanction doit être effective, proportionnée et dissuasive. Ne prendre en compte que les cinq dernières années n’a rien de "proportionné".»
Cinq ans, c’est court aussi pour se décider à porter plainte. «Il faut rassembler les preuves, les témoignages, éplucher les registres du personnel… En moyenne, monter un
dossier prend deux ans», rapporte l’avocate Emmanuelle Boussard-Verrecchia, qui a plusieurs fois accompagné des salariés devant les tribunaux.
Les initiateurs de la proposition de loi, eux, parlent dans l’exposé des motifs de «souci de sécurité juridique» et d’harmonisation : si, en 1804, la
prescription devant une juridiction civile a été fixée à trente ans (une génération), il existe aujourd’hui 250 délais de prescription différents, de trente ans à
un mois. «Les règles de la prescription civile sont inadaptées à l’évolution de la société et à l’environnement juridique actuel», estiment les auteurs, notamment parce
qu’«une durée de prescription aussi longue ne semble plus nécessaire dans la mesure où les acteurs juridiques ont un accès plus aisé qu’auparavant aux informations
indispensables pour exercer leurs droits».
Pénal. Sécuriser les rapports sociaux en entreprise, c’est aussi une demande récurrente des organisations patronales. Eviter les tribunaux et la
loi. Faire confiance aux négociations entre partenaires sociaux. Car aujourd’hui, la jurisprudence est plutôt favorable aux salariés discriminés. Et les sommes que les entreprises
sont condamnées à verser peuvent être élevées : «Pour un ouvrier, on est vite à 50 000 euros», not e l’ancien mécano François Clerc.
«Cette proposition de loi est évidemment favorable aux entreprises, explique un juriste. Mais aussi au contribuable. Les contentieux sur trente ans sont très
chronophages : réduire la prescription à cinq ans sera du temps gagné pour les juges. De plus, entre les fusions, les rachats… Il est difficile pour une entreprise de se
défendre et de faire la preuve de ce qu’il s’est passé il y a trente ans.»
La réduction de la prescription sécurisera-t-elle le monde du travail ? Pas sûr. Limités au civil, salariés et syndicats pourraient préférer porter plainte au
pénal, démarche plus lourde en terme d’image pour l’entreprise car plus médiatique. Mieux : même lourde - et sans doute justement grâce à cela -, la menace de sanction financière
au civil a favorisé le dialogue social. Depuis la fin des années 90, de grosses entreprises ont ainsi négocié un rattrapage financier pour discriminations syndicales - plus
rarement des inégalités touchant les femmes. «PSA, la Snecma, EADS ou Matra ont montré leur capacité à négocier, note Emmanuelle Boussard-Verrecchia. Ce qui fait peur
aux employeurs, c’est qu’après les affaires de syndicalistes discriminés arrivent celles des femmes, plus nombreuses. Si cette réforme passe, c’est la génération des femmes
arrivées sur le marché du travail dans les années 70 qu’on sacrifie.»
La proposition du sénateur Hyest doit bientôt passer à l’Assemblée. C’est amusant. Car le 25 mars, justement, Xavier Bertrand examinera un projet de loi visant
à transposer dans le droit français une directive européenne contre la discrimination. «Un signal fort contre les employeurs qui discriminent, souligne François Clerc.
Qui sera vite suivi, si la proposition du Sénat est adoptée, d’un : "Mais rassurez-vous, vous ne risquez rien à le faire."»
Source : http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/316206.FR.php
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Marseille : un employé de la mairie victime d'homophobie saisit la Halde
Un employé homosexuel de la Ville accuse la mairie de protèger une de ses employées ayant proféré des insultes homophobes à son égard. Mis à l'écart de de poste de travail, il se tourne vers la
Halde.
Le 19 juin dernier, Vincent, un agent administratif de la municipalité de Marseille travaillant au service comptabilité de la mairie du 5e secteur, se fait insulter par une de ses collègues qui
connaît son homosexualité.
Selon le site de Têtu, qui révèle l'affaire, il est traité de "gros enculé" et de "sale tapette" devant plusieurs témoins. "Tu n'es bon qu'à te faire enculer", lui lance encore sa collègue.
Vincent informe alors sa hiérarchie qui n'intervient pas.
Interrogée par Têtu, la secrétaire générale de la mairie de secteur explique qu'elle n'a pas été témoin direct de l'incident et qu'elle n'est pas intervenue car elle ne souhaite pas se mêler des
"disputes entre agents".
Selon elle, la collègue de Vincent serait "un peu vulgaire", mais pas homophobe.
Choqué par l'affaire, Vincent qui a été placé en arrêt maladie par son médecin, est écarté du service où il travaillait lors de son retour en septembre. Il se voit attribuer un bureau sans
ordinateur ni téléphone, dans un local technique. Pour courronner le tout, une sanction disciplinaire, au prétexte de "retards dans l'exécution du travail", lui est infligée.
Vincent se tourne alors vers la mairie centrale où il est reçu par un membre du cabinet de Jean-Claude Gaudin. Mais cet entretien reste sans suite. C'est alors qu'il décide de saisir la Halde
(Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité).
Il a chargé Caroline Mécary, avocate au barreau de Paris, de le défendre.
Mis en ligne le 28/02/2008
http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=17178
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Procès en appel contre Colette Chiland : Act Up dénonce la transphobie du discours psychiatrique
officiel
Act Up profite du procès en appel de son ex-président contre la psychiatre Colette Chiland pour dénoncer les conséquences des discours et des pratiques psychiatriques sur les
personnes transgenres.
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En juin 2005, Act Up-Paris diffusait un texte dénonçant les discours de la psychiatre Colette Chiland, spécialiste "autoproclamée" du transexualisme selon
l'association, auteure en particulier d'un "Que sais-je ?" sur le sujet fortement contesté par les intêressés.
Colette Chiland avait porté plainte pour diffamation et le président d'Act Up-Paris de l'époque avait été condamné le 28 juin 2007 pour diffamation à 500 euros
d'amende avec sursis et un euro de dommages et intérêts.
Il a fait appel de cette décision ; appel jugé ce 28 février à la 11ème chambre de la Cour de Paris.
"Le tribunal n'a pas jugé diffamatoire le terme de 'haine' utilisé par l'association pour qualifier l'attitude et les écrits de la psychiatre, explique Act Up. Mais
les mêmes juges n'autorisent pas qu'on dénonce l'impact de cette violence sur les personnes transgenres, et qu'on en attribue la responsabilité à son auteure".
"Pourtant, objecte l'association, la reconnaissance de la violence des discours racistes ou antisémites, et beaucoup plus récemment, sexistes ou homophobes, ne
s'est jamais faite sans la prise en compte de leurs conséquences sur les personnes directement visées". "Si les propos d'un Christian Vanneste ont pu être condamnés comme étant
insultants et homophobes, c'est bien parce que leur impact délétère sur la vie des gays et des lesbiennes a été démontré, estime Act Up. Pourquoi en serait-il autrement pour les
trans ?".
Pour Act Up, "le procès en appel sera donc une des rares occasions de voir si les pouvoirs publics sont enfin prêts à reconnaître les discriminations
transphobes".
En effet, la transphobie n'est toujours pas reconnue par la loi, ni, officiellement, par la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Égalité
(Halde).
A l'occasion du procès, Act Up lance une pétition à signer en ligne : www.actupparis.org/article3286.html.
Mis en ligne le 28/02/2008
Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=17183
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