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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 16:05

La femme dans la société maghrébine


Le thème de la femme dans les pays en voie de développement continue à faire couler beaucoup d’encre dans les universités américaines où la division d’hier entre chercheurs confirmant l’exploitation de la femme et leurs collègues prouvant l’éveil de la conscience féministe se mue aujourd’hui en une analyse plus nuancée qui met en évidence la complexité et les contradictions du vécu féminin. En tant que chercheurs examinant la situation de la femme au Maghreb, que nous soyons «insider» ou «outsider», maghrébins ou étrangers, nous sommes tous conscients des enjeux politiques du champ de recherche. En soulevant la question du rôle de la femme dans la sociéte maghrebine, nous entrons dans le débat sur la tradition et la modernité, un débat qui porte sur l’éducation, la religion, le développement économique et social.


Aux Etats-Unis, étant donné la décentralisation de l’enseignement supérieur et le grand nombre d’universités, les spécialistes du Maghreb se trouvent partout, dans les grandes universités qui offrent des programmes de doctorat (Ph.D) comme dans les «collèges», ces universités plus petites où les étudiants préparent la licence. Pour les chercheurs travaillant sur le Maghreb, trois associations facilitent énormément les contacts et la diffusion des informations : Middle East Studies Association (MESA), American Institute for Maghreb Studies (AIMS), Association for Middle East Women’s Studies (AMEWS). MESA regroupe les chercheurs du Maghreb et du Moyen Orient, AIMS se consacre uniquement au Maghreb et AMEWS à la recherche sur les femmes du Moyen Orient et du Maghreb. Ces trois associations tiennent des colloques, publient des revues et des bulletins et encouragent des échanges d’idées interdisciplinaires et transnationales.


AIMS nous propose un ouvrage collectif en français, Femmes Cultures et Société (1996), rassemblant des contributions de chercheurs maghrébins et américains issues d’un colloque sur le thème : «Femme, Etat et Développement». Ecrit par des chercheurs appartenant à des disciplines différentes – histoire, anthropologie, économie, science politique – cet ouvrage présente différents points de vue et ouvre plusieurs débats, qui se réfèrent dans la plupart des cas à des recherches menées sur le terrain. Comme le soulignent les éditeurs, Rahma Bourqia, Mounira Charrad, et Nancy Gallagher, les analyses qui portent sur les différents aspects des rapports entre les sexes, utilisent le terme de genre ou «gender» (un terme en anglais dont l’équivalent semble manquer en français) pour insister sur une identité sexuelle définie en tant que construction sociale et culturelle plutôt que comme fait biologique. Le premier volume, Culture, femme et famille présente surtout des articles anthropologiques. Par exemple, Elaine Combs-Schilling (Université de Columbia), analyse le rite du mariage au Maroc en tant que processus par lequel la monarchie s’inscrit dans la vie de chaque Marocain. Selon le rite, le marié qui exerce son pouvoir dans la sphère publique devient symboliquement le roi au cours de la cérémonie, un rôle qu’il gardera jusqu’à ce qu’il prouve sa virilité, jusqu’à l’accomplissement de l’acte sexuel. Ainsi par le biais de la cérémonie s’établit un modèle personnel d’autorité lié au système de domination politique de l’Etat.


Le deuxième volume Femmes, pouvoir politique et développement examine le statut de la femme dans les discours historique, juridique, et politique. Dans ce volume, Mounira Charrad (Université de Pittsburgh) et Ann Elisabeth Mayer (Université de Pennsylvanie) font des analyses comparatives de la politique du droit de la famille et du statut personnel dans les trois pays du Maghreb. M. Charrad met en relief l’importance de l’Etat dans l’évolution des droits de la femme en montrant les divergences juridiques des trois pays malgré leur racine commune, le rite malékite, qui donne aux hommes le pouvoir légal de contrôler la famille. A. E. Mayer, en revanche, insiste sur les aspects communs des lois maghrébines. Partant du principe que les trois pays partagent un héritage français aussi bien que malékite, elle étudie les conséquences de leur choix du modèle français modifié, un choix qui permet à l’Etat le maximum de contrôle juridique tout en se référant à la jurisprudence islamique. Reliant les lois patriarcales maghrébines à une double tradition, l’une musulmane, l’autre méditerranéenne, elle nous rappelle que le Code Napoléon imposa en 1804 une structure patriarcale à la France qui renforça le principe du chef de famille. Ainsi, les lois maghrébines récentes (voir le code de la famille algérienne de 1984) et le droit occidental avant la modernisation se rejoignent, en permettant au mari d’interdire à sa femme de travailler en dehors de la maison.


Il est clair que la Tunisie est reconnue comme l’Etat maghrébin le plus progressiste dans le domaine des droits de la femme. Le progressisme de la mentalité tunisienne est soutenu par les femmes participant à la vie publique. Dans son article consacré à la Tunisie, Susan Waltz (Université de Floride) examine le concept de «sens de l’efficacité» qui donne à l’individu l’idée qu’il est capable d’agir et que le groupe social répondra. S. Waltz a mené des entrevues avec une douzaine de femmes élues dans des municipalités tunisiennes. Son enquête révèle que le «sens de l’efficacité» exige d’elles un apprentissage particulier pour fonctionner dans un monde dominé par les hommes. S. Waltz trouve que cette voie est souvent ouverte aux filles par des hommes et elle conclut que les associations de femmes doivent réfléchir sur les structures dominantes afin de créer des opportunités pour les femmes. Cette réflexion sur la formation politique des femmes et leur insertion dans l’espace politique est récurrente aux Etats-Unis où les enseignants font beaucoup d’efforts dans les discussions pédagogiques pour encourager les filles à envisager leur entrée future dans l’arène politique.


La réflexion sur l’insertion de la femme dans la politique sert de transition à une étude récente de Elizabeth Warnock Fernea, In search of Islamic Feminism : One woman’s global journey. Dans ce texte, publié en 1998, E. W. Fernea examine le rapport de la femme musulmane à l’idéologie féministe. Menant son enquête dans plusieurs pays musulmans y compris le Maroc, elle cherche à savoir ce que signifie le féminisme pour la femme musulmane et si le féminisme est une idéologie universelle qui dépasse les barrières de classe, de religion, de culture.


Le voyage au Maroc est un retour aux sources pour une ethnologue américaine dont les recherches sur la femme musulmane remontent à plus de quarante ans. Ce qui débute comme une interrogation de «l’autre» devient un échange d’idées où l’interrogation porte sur deux cultures questionnant le rôle de la femme. Dans ce texte, E. W. Fernea constate que les femmes interviewées refusent l’étiquette féministe, persuadées que ce terme importé de l’Occident ne correspond pas à leur propre réalité. Leur interlocutrice américaine, qui plus est, n’arrive pas à leur faire comprendre tout à fait le sens du terme genre ou «gender», c’est-à-dire, le principe d’une construction sociale de l’identité sexuelle remplaçant une étiquette purement biologique. Poursuivant son enquête, l’ethnologue se rend compte de l’énorme barrière de classe présente dans la société marocaine actuelle et conclut que le facteur déterminant de la promotion sociale et économique au Maroc est celui de classe plutôt que celui de genre. Et, lorsque E. W. Fernea retrouve son ancienne bonne Aïcha ruinée par un fils paresseux, elle quitte le terrain théorique pour s’ancrer à nouveau dans la réalité, afin d’être le témoin éloquent du petit peuple dont le sort change trop lentement ou pas du tout. Insistant sur les petits détails de la vie quotidienne, E. W. Fernea recrée ce quotidien pour ses lecteurs, de manière à ce qu’ils la rejoignent dans la redécouverte du pays et dans ses rencontres avec toutes ces femmes courageuses et dynamiques dont les talents contribuent à l’évolution de leur société.


En revanche, en Algérie la femme vit une expérience bien différente de celle de ses sœurs marocaines et tunisiennes. Prise dans un conflit qui oppose le gouvernement aux intégristes, elle est confrontée au danger quotidien d’une guerre non-déclarée bloquant toute évolution sociale. La violence de cette lutte fratricide est au cœur de toute réflexion sur l’Algérie aujourd’hui, elle empêche également des recherches. Dans les universités américaines, les étudiants au niveau du Ph.D travaillant sur l’Algérie sont peu nombreux, car le pays reste inaccessible à ceux dont les recherches nécessitent d’y faire un séjour prolongé.


Dans un article consacré à la femme algérienne, «Hassiba Ben Bouali, if you could see our Algeria», Susan Slyomovics (Université de Brown) examine les contraintes spatiales imposées aux Algériennes en se référant à la moudjahida Hassiba Ben Bouali. S’engageant dans la révolution, cette martyre de la bataille d’Alger a assumé un rôle nouveau, en évoluant dans un espace autre que l’espace familial. Dans le film de Gillo Pontecorvo, La Bataille d’Alger (1967), la caméra suit Hassiba, habillée à l’européenne, quittant la maison pour la rue, traversant la Casbah des indigènes et pénétrant dans la ville nouvelle européenne pour poser une bombe. S. Slyomovics nous rappelle que ses sœurs voilées, arabophones et analphabètes, soutenaient la révolution et participaient à la lutte.


En Algérie post-coloniale, le gouvernement encourage la présence des femmes dans les espaces publics, mais la mixité est réduite par la résurgence islamique, une situation politique qui pousse de plus en plus de femmes à porter le hijab. Dehors le voile apparaît comme un symbole d’intériorité permettant l’entrée dans l’espace masculin sans remettre en cause la distinction entre le monde privé et public ; la femme qui le porte pense pouvoir échapper au regard masculin oppressif. Mais voilée ou non, la femme algérienne est prisonnière de la violence qui secoue son pays et victime d’une lutte fratricide que Hassiba Ben Bouali n’aurait jamais imaginée. Les regards portés sur l’Algérie aujourd’hui des Etats-Unis sont engagés, les amis de l’Algérie s’interrogeant sur les moyens d’aider cette population en crise.


En conclusion, ce bref survol met en relief les études des rapports de genre et les analyses du statut de la femme dans le discours politique et juridique et démontre la participation active de la femme maghrébine, une participation déjà acquise en Tunisie, en évolution au Maroc, et en crise en Algérie.




28-10-2006
Mildred Mortimer

Source : http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=43941&idc=10

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