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14 octobre 2006 6 14 /10 /octobre /2006 01:00

Sarkozy : le mariage à la trappe

Attendue en juin, la position de Nicolas Sarkozy sur l’ouverture du mariage et de l’adoption aux homos est finalement tombée début septembre. C’est non. Un non conservateur qui se double cependant d’une proposition alternative au projet socialiste : le contrat d’union civile. Mais attention, on ne touche pas aux enfants. Explications.

Par Jean-François Laforgerie

"Imaginons la France d’après" invite l’UMP par voie d’affiches. On ne voudrait pas trop vous miner le moral, mais si la "France d’après" vous la rêvez dans l’idéal d’une égalité complète des droits entre homos et hétéros, l’UMP, Nicolas Sarkozy en tête, ne peuvent rien pour vous. C’est de façon "claire et précise", ce qu’il fallait comprendre à la lecture de l’interview publiée dans le "Figaro magazine" (1/09). Une interview où le président du parti majoritaire et candidat à la présidentielle réaffirme, une nouvelle fois, sa farouche opposition à l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe. (1)

Cela a certes l’avantage de la clarté, mais c’est dans le contexte actuel — engagement de Ségolène Royal et de ministres comme Jean-Louis Borloo ou Jean-François Lamour en faveur du mariage homo, bienveillance de la société pour cette revendication, souvenir de la droite tombant à pieds joints dans le piège du PaCS… —, notoirement insuffisant et même un peu périlleux. C’est en tout cas le message qu’a cherché à faire passer Gay Lib’ depuis des mois et surtout depuis la parution de l’interview dans le "Figaro magazine", début septembre. Certes, ces derniers mois, on assiste à un net raidissement du ministre de l’Intérieur sur les questions de société, mais parfois le candidat à la présidentielle de 2007 essaie de donner le sentiment de ne pas fermer complètement la porte. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui avec les revendications LGBT.

Ainsi en lieu et place du mariage qui ouvre inéluctablement l’adoption, il sort un nouveau projet : le "contrat d’union civile" — au contenu, pour l’instant, imprécis — qui devrait permettre "l’égalité entre un couple hétéro et un couple homo". C’est en tout cas, la stratégie défendue par Gay Lib’, chargée de la vendre à l’opinion. "Nous ne devons pas perdre de vue qu’une loi doit être votée par la majorité dont nous faisons partie, avance Olivier Boileau–Descamps de Gay Lib’. Nous ne sommes pas indépendants de notre parti où l’on trouve des conservateurs et des progressistes. Il nous faut faire comprendre et faire accepter avec le moins de compromis possible nos idées. Plutôt que de s’enliser avec une revendication de mariage qui ne passe pas chez nous, il est préférable de proposer d’atteindre l’égalité entre les couples homos et hétéros différemment. C’est ce que nous sommes en passe d’obtenir aujourd’hui. Nicolas Sarkozy s’y est engagé."

Pourtant, le projet défendu aujourd’hui est bien loin des revendications de Gay Lib’ qui visent à une égalité dans tous les domaines y compris en matière d’adoption (2). Pour ce mouvement, ce n’est pas un "échec", ni un "renoncement" mais du "pragmatisme". "Quoiqu’on en pense à l’extérieur, nous sommes en train d’ébranler les certitudes, affirme Olivier Boileau–Descamps. Nous commençons à faire comprendre aux adhérents de l’UMP, à nos élus, la complexité de l’homoparentalité, qu’il y a une différence entre l’ouverture de l’adoption pour les gays et le fait de reconnaître comme parents deux homosexuels qui élèvent un enfant dont l’un est le parent biologique. L’explication de texte est encore nécessaire, mais cela avance."

"Ce décalage entre ce que nous demandons et ce que nous pouvons obtenir est normal, explique Stéphane Dassé, président de Gay Lib’. Il est logique que nous soyons plus avancés dans nos propositions que notre parti. Je pense que si nous avions demandé moins, nous n’en serions même pas là."
Là. C’est, pour le moment, une promesse dont rien n’assure qu’elle sera tenue. Aujourd’hui, dans sa stratégie attrape-tout, Nicolas Sarkozy tente de séduire tous les électeurs dans leurs aspirations antinomiques. Il rassure les uns en disant non au mariage. Il attire les autres en disant oui à l’union civile présentée comme un mariage — le nom et les enfants en moins. Une stratégie qui s’applique aussi à ses élus, députés compris. La preuve, de Christine Boutin (homophobe) à Valérie Pécresse (gay friendly), tout le monde est content. Reste une question, Nicolas Sarkozy trouvera-t-il une majorité pour concrétiser sa promesse ?

(1) En 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre des Finances, avait déjà affirmé son refus de l’adoption par les couples homos et donc son refus du mariage homo dans une interview au "Figaro", une position déjà développée en 2004 dans une interview au "Monde".

(2) Voir le rapport de la commission familles sur www.gaylib.org

 

Ce que dit Sarko

Même Christine Boutin a salué la "clarté de la position" de Nicolas Sarkozy. Il faut dire que clair, il est difficile de l’être davantage. "J’y ai beaucoup réfléchi et j’y [à propos du mariage homo] suis opposé tout comme à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels. C’est clair et c’est précis (…) Le modèle qui est le nôtre doit rester celui d’une famille hétérosexuelle : les enfants ont besoin d’un père et d’une mère." (1) Histoire d’être bien compris, Nicolas Sarkozy remet ça sur TF1, le 2 septembre : "Le mariage est organisé pour protéger les enfants (…) Et les enfants naissent d’un couple hétérosexuel mais pas d’un couple homosexuel (…) Ma position est ouverte, tolérante mais elle défend aussi l’idée que je me fais de la famille".

(1) "Le Figaro Magazine", 01/09.

 

Union : c’est quoi le projet de l’UMP ?

Le projet de contrat d’union civile qui pourrait s’appeler "union", tout simplement, est en cours d’élaboration. Y travaillent des parlementaires, des membres de cabinets ministériels, des proches du président de l’UMP, les Jeunes Populaires et bien évidemment Gay Lib’. Le mouvement associé à l’UMP est d’ailleurs le seul à avoir fait connaître ses propositions quant au contenu de cette "union".

"L’union se déroulerait comme le mariage dans sa formation, ses effets — hormis l’adoption —, et sa dissolution, explique Stéphane Dassé, président de Gay Lib’. La loi parlerait d’ailleurs de conjoints. L’union civile aurait les mêmes effets que le mariage sur le plan successoral, le plan fiscal (les mêmes barèmes seraient appliqués) et le plan patrimonial. Par exemple, les conjoints bénéficieraient de la pension de réversion avec les mêmes règles que celles en vigueur pour les couples mariés. En matière de droit des étrangers, l’union s’alignerait sur les règles des couples mariés pour l’acquisition de la nationalité, la délivrance de la carte de séjour "Vie privée et familiale". Les devoirs (secours au conjoint…) seraient identiques à ceux du mariage."

Selon Gay Lib’, ce projet ne remplacerait pas le PaCS qui serait maintenu voire éventuellement amélioré. Enfin, ce nouveau statut serait ouvert à tous les couples. "Nous sommes en France. Un nouveau régime de conjugalité doit être ouvert à tout le monde, explique Stéphane Dassé. Il n’est pas question de créer un dispositif qui enferme les gays et les lesbiennes." C’est dans les prochains mois qu’on devrait connaître la nature exacte du projet — pour le moment, aucun arbitrage n’aurait été rendu — ainsi que sa place dans l’agenda politique de l’UMP.

 

Les assos réagissent

La position du président de l’UMP contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe a suscité des réactions navrées chez la plupart des associations LGBT. L’APGL estime ainsi que Nicolas Sarkozy a "fait un mauvais calcul électoraliste (…) En cédant aux franges conservatrices de la majorité parlementaire, il fait mine d'ignorer que les Français manifestent, quant à eux, une véritable ouverture sur ces questions (…) Nicolas Sarkozy ignore l'existence des 200 000 enfants français déjà élevés par des adultes de même sexe et leur refuse le droit aux mêmes protections que les autres enfants", poursuit l'association.

De son côté, l’Inter-LGBT "déplore l’impossible dialogue avec Nicolas Sarkozy sur les questions liées au couple et à la parentalité, et regrette les choix faits par le président de l’UMP, sans même avoir pris le temps de confronter ses convictions avec le monde associatif." "A l’heure où monsieur Sarkozy fait un étalage indécent (…) de son hétérosexualité en nous refourguant à l’envi se romance chabadabada avec Cécilia en guise de discours politique, comment lui expliquer que l’amour entre deux personnes de même sexe existe bel et bien et que leurs sentiments sont aussi respectables que ceux qui lient un homme et une femme ? Comment lui démontrer qu’un couple de deux hommes ou deux femmes, ce n’est pas d’abord une somme d’avantages financiers ?" déplore la Fédération des Centres LGBT.

 

Fabien de Sans-Nicolas : «Une solution équilibrée»

Président des Jeunes Populaires (les jeunes militants de l’UMP), Fabien de Sans-Nicolas a, après une première participation à la Marche des Fiertés en juin dernier, engagé son mouvement en faveur de l’union civile. Il s’en explique.

"Nous avons travaillé tout au long de l’année sur les thématiques sociétales dans le cadre de conventions régionales. Nous avons rédigé une synthèse de nos propositions dont le contrat d’union civile fait partie. Je n’avais pas de religion sur le mariage homosexuel. Je sentais par intuition que nous devions en discuter et nous prononcer. C’est ce projet d’union civile qui me semble être le plus équilibré puisqu’il répond aux aspirations d’égalité des homosexuels et permet de ne pas toucher à l’institution religieuse qu’est le mariage. Sur ce sujet, nous nous sommes toujours refusés à entrer dans la surenchère comme le fait le Parti Socialiste. L’ouverture du mariage aux homosexuels, c’est la solution de facilité, celle qui, de surcroît, divise les Français, risque de créer des tensions. Notre objectif est de rassembler dans l’intérêt général. A mon sens, on atteint l’égalité des droits avec ce projet. Je pense notamment que la tenue de cérémonies en mairie est un grand pas." Quid de l’homoparentalité, de l’adoption ? " Notre volonté est le respect de l’égalité, mais notre souci est la protection de l’enfant. Ce n’est pas parce qu’il existe des situations de fait [des enfants nés de parents gay ou lesbiennes] qu’il faut que la loi les reconnaisse. C’est un peu la même chose qu’avec le cannabis, ce n’est pas parce que des gens consomment que la loi doit l’accepter. La solution que nous défendons associe, selon moi, progressisme et respect du couple hétérosexuel."

 

Jean-Marc Nesme est ravi

Chef de file de l’Entente parlementaire (des députés et sénateurs UMP et UDF opposés à l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homos), le député UMP Jean-Marc Nesme réagit aux propositions de Nicolas Sarkozy.

"Je n’ai pas la prétention de dire que notre pétition a fait la décision mais cela a certainement pesé dans le sens que nous souhaitions. C’est-à-dire une prise de position claire du président de l’UMP sur un sujet important. Je suis évidemment ravi que cette position soit claire et précise et qu’elle aille dans l’intérêt de la famille et des enfants. Cette parole était nécessaire. Il n’était pas souhaitable qu’on donne le sentiment de passer cette question par pertes et profits, faute d’un positionnement clair. Nous avons pris acte de la proposition d’un PaCS amélioré notamment sur le plan fiscal et successoral. Ce qui nous a, en revanche, surpris c’est l’annonce qu’un tel contrat pourrait s’accompagner d’une cérémonie en mairie. L’Entente parlementaire fera bientôt connaître son point de vue sur cette question. Je crois qu’il y a une confusion entre ce qui est une institution : le mariage, et ce qui est un simple contrat. Le débat n’est pas clos et il est évident que l’on assistera à un clivage entre gauche et droite sur ce sujet puisque la droite est opposée au mariage des homosexuels et la gauche pour. Concernant, le projet de contrat d’union civile, je ne pense pas, en mon for intérieur, qu’il existe aujourd’hui une majorité à l’UMP pour le voter. Par ailleurs, je souhaite que, dans le cadre des élections législatives, notre programme écrive noir sur blanc que nous n’ouvrirons pas le mariage ni l’adoption aux couples de même sexe. Je sais que nombre de candidats le mettront dans leurs professions de foi."

 

Le leurre Ferry

Boudant ostensiblement les associations LGBT en juin dernier, Nicolas Sarkozy avait — faute de prendre position sur les revendications soutenues par l’Inter-LGBT — sorti le lapin Luc Ferry de son chapeau. A défaut de faire part de ses points de vue sur l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe, il avait, en effet, demandé à l’ancien ministre de l’Education Luc Ferry, en sa qualité de président du Conseil d’analyse de la société, de plancher sur ces deux revendications homos, de procéder à des auditions (prévues en septembre) et de faire des recommandations dans un rapport cet automne.

L’interview du "Figaro magazine" (01/09) a fait exploser en plein vol la stratégie laborieusement élaborée avant l’été. "La position de l’UMP étant officiellement arrêtée, la mission n’a plus de raison d’être" a constaté, lucide, Luc Ferry qui explique ce revirement par le fait que "le président de l’UMP a été contraint, à la demande notamment de nombreux parlementaires, de se prononcer plus vite qu’il ne le souhaitait". Faut-il donc comprendre que le patron de l’UMP résiste mal aux pressions ou saisir la mission, confiée à Luc Ferry, pour ce qu’elle était finalement : un leurre destiné à passer un mois de juin bien gay sans encombre ?

 

La gauche à la charge

Les principaux partis de gauche ont, bien entendu, critiqué la prise de position de Nicolas Sarkozy. "Nicolas Sarkozy, en affirmant clairement son opposition au mariage pour les couples de même sexe clarifie enfin le débat (…) Il succombe aux pressions de l’aile la plus conservatrice de son électorat et donne satisfaction à ceux qui, à l’UMP, se sont déclarés contre le mariage pour les couples de même sexe, souvent de manière homophobe" indique ainsi Adeline Hazan, secrétaire nationale du PS aux droits de l’Homme. Les Verts ne sont pas en reste qui fustigent "la droite la plus ringarde et réactionnaire qui soit." "Les Verts le savaient, avance Sergio Coronado, porte-parole du parti. Ils le déplorent néanmoins." Du côté du PRG, on ne s’étonne pas de cette prise de position de la part de la "droite la plus bête du monde".

 

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=dossiers&articleID=13957

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