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1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 01:10
Le corps du délit

Alors que les défilés parisiens débutent, le débat sur les top models anorexiques se poursuit. Contre-enquête auprès des professionnels de la mode et de la santé. Hors des podiums, l'ultra-maigreur n'est pas le seul standard de beauté.

Par Cécile DAUMAS
QUOTIDIEN : Vendredi 29 septembre 2006 - 06:00
 
A Londres, la ministre la Culture britannique, Tessa Jowell, a applaudi des deux mains lors de la semaine des défilés anglais. «La promotion, par l'industrie de la mode, d'une image de la beauté filiforme est dangereuse pour la santé des jeunes filles et la représentation qu'elles ont d'elles-mêmes.» La décision espagnole fait le tour de la planète, le milieu de la mode se retrouve en première ligne. Les créateurs vont-ils trop loin ? Par leur faute et celle des publicitaires et journaux associés, notre société sombre-t-elle dans le culte de la maigreur ? Les jeunes filles ne risquent-elles pas d'y laisser leur peau ?
 
«Négation du corps».   La polémique rappelle le débat sur les jeux vidéo et leur violence. Démagogie, ignorance et vraies interrogations. D'abord, éliminons l'argument médical : «N'est pas anorexique qui veut, c'est une maladie mentale, explique Gérard Apfeldorfer, psychiatre, spécialiste des troubles alimentaires (3). Il y a des dispositions psychologiques, des antécédents familiaux. Dans sa forme la plus courante, cette maladie traduit un trouble narcissique, pas une volonté d'imiter des mannequins.» Le spécialiste rappelle que l'anorexie est restée stable ces dernières années (entre 1 et 2 % des filles de 12 à 18 ans), à la différence des autres troubles alimentaires qui ne cessent de progresser. Le hasard a voulu que la polémique éclate au moment où sortaient les derniers chiffres sur l'obésité en France : 9 % de progression depuis 2003, soit 20 millions de personnes en surpoids (4). La jeune fille de la rue serait donc plus menacée par une surcharge pondérale que par une maigreur excessive.
 
Il n'empêche, les filles «fil de fer» sont là. Sur les podiums, dans les magazines, dans les têtes. Ces dernières années, les mannequins ont perdu de leurs fesses, de leurs poitrines, de leurs joues. De plus en plus jeunes, de plus en plus décharnées, modèle esthétique alimenté par les silhouettes de l'Est. «Il y a une dérive, estime Marie Chauveau, présidente de l'agence de publicité Mafia. Tout le système de la mode cherche ce type de beauté. On est dans la négation du corps.» Pour certaines campagnes de publicité, comme les maillots de bain Erès, elle dit avoir des difficultés à trouver un corps «juste» : de beaux seins sans avoir la poitrine de Sophia Loren. «Tous les six mois, je suis obligée d'organiser un casting de 200 filles.» Directeur de l'agence parisienne de mannequins Viva, Cyril Brulé confirme . «Ce qui se passe est terrible. Une bande de gens de la mode a décidé que les filles seraient maigres. Et les vêtements de plus en plus petits. Ce sont des malades, qui sont, eux-mêmes, complètement dingues du contrôle : ces gens de 40-45 ans, hommes ou femmes, vous les voyez de dos avec ces silhouettes rachitiques, et vous les prenez pour des jeunettes de 20 ans.» 
Cette polémique aurait du bon, elle aurait au moins le mérite de stopper la spirale du décharnement. «Il n'est pas absurde de lancer un contre-courant à cette représentation de la femme, proposer un modèle de beauté féminine plus ouvert, dit Mercedes Erra, publicitaire, présidente de BETC Euro RSCG. Mais je doute que cela passe par l'interdiction de modèles. On ne va pas empêcher Kate Moss de faire des photos, ce serait absurde. Mais au moins, discutons d'un vrai sujet : nous n'avons jamais autant contrôlé nos corps, et nous continuons à grossir.» Serait-ce la faute des tops ou celle d'une société qui a, pour nouvel interdit, la chair flasque ? «Les mannequins sont les modèles excessifs de cette beauté minceur et de cette maîtrise des corps, souligne le psychiatre Gérard Apfeldorfer. C'est un problème de société, le désir de minceur était déjà là.» Qu'on songe à Twiggy, mannequin brindille des années 60, ou à la poupée Barbie qui sévit, avec ses mensurations démesurées, depuis des générations dans la tête des fillettes. «La mode est juste la quintessence de ce mouvement de fond, estime Nathalie Rykiel, directrice artistique du groupe Sonia Rykiel. C'est, avant tout, une discipline artistique qui se nourrit de tous ces excès. L'ambiguïté et la confusion viennent aussi du fait que c'est un art appliqué obligé de se vendre.» 
«Corps exagérés».   Mais, dans l'univers de la mode, les mannequins filiformes ont un rôle bien particulier. Silhouettes portemanteaux qui s'oublient sous le vêtement, elles sont taillées pour les podiums. Sauf exceptions, ce ne sont pas elles que l'on retrouve dans les publicités mais des modèles ­ un peu ­ plus remplumés. «Les mannequins des défilés sont des filles spéciales, remarque Moritz Rogosky, créateur pour hommes. Ce sont des corps exagérés qui correspondent à la démarche esthétique actuelle de chercher toujours plus d'extrême. Les collections sont chargées, luxueuses, les défilés ont lieu dans des lieux gigantesques comme le Grand Palais à Paris. Il faut donc des corps disproportionnés, des corps plus vraiment humains.» Pour l'exposition Balenciaga au musée des Arts décoratifs à Paris, Nicolas Ghesquière a façonné des mannequins machines aux allures de femme androïde, silhouettes de bandes dessinées. La mode est là pour faire rêver, créer un univers d'exception, loin, dans un premier temps, des exigences de la rue. «Les dessins de mode n'ont jamais vraiment ressemblé à une réalité terrienne, dit Karl Lagerfeld (1). Les mannequins célèbres des années 50 ne mesuraient pas plus d'un 1,70 m. Mary Pickford mesurait 1,47 m. En même temps, ces filles entraient dans des corsets, alors qu'aujourd'hui des enfants de 12 ans ne pourraient pas enfiler une robe de bal du second Empire.» 
«Le dodu ferme». La fin du corset a sonné le glas des tailles de guêpe. Laissés à davantage de liberté, les corps se sont enveloppés. Aujourd'hui, les Françaises pèsent, en moyenne, 62 kg pour 1,62 m, selon la campagne de mensuration 2006 de l'Institut français textile-habillement. «Arrêtons de stigmatiser les critères de la beauté, dit Françoise Serralta, directrice "recherche et prospective" au bureau de tendances Peclers Paris. Il y a vingt ans, la dictature de la maigreur était bien plus forte, avec Inès de la Fressange, androgynie parfaite. Ce que nous voyons aujourd'hui, c'est au contraire une déstandardisation de la beauté. Certes, il y a le modèle décharné, mais les corps se sont aussi enrobés, les filles ont pris des seins, de la taille.» L'extra-maigreur côtoie la rondeur, mélange des genres et des styles. «Le corps idéal ? A la fois voluptueux et anorexique», dit le psychiatre Samuel Lepastier. Le corps à venir ? «Le dodu ferme, prédit Françoise Serralta. Rebondissant mais pas gras. L'époque est au soft, au rond. Les vêtements vont commencer à s'arrondir, à prendre du volume. Les canons sont en train de changer. Ni Claudia Schiffer, ni la planche à pain, mais un modèle un peu féminin, un peu trash. Ça donne de la liberté.» Le XXIe siècle sera-t-il celui des corps transformés ?
 
(1) Libération du 28 janvier 2005. (2) Rapport du poids exprimé en kilos sur le carré de la taille exprimée en mètres. Pour les femmes, l'indice de masse corporelle considéré comme «normal» est situé entre 19 et 24 (19 et 25 pour les hommes). (3) Auteur de Dictatures des régimes, attention ! avec Jean-Philippe Zermati, éd. Odile Jacob. (4) Enquête Obepi 2006 publiée le 19 septembre.
 

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Published by Misfit - dans Féminisme
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