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25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 14:50

Gisèle Halimi - Marie-George Buffet : dialogue de femmes engagées

 

Quand une avocate de renom et une femme politique importante se livrent à micro ouvert.

Stand de la fédération de Paris du PCF

Rencontre entre Gisèle Halimi, avocate, militante féministe, présidente de Choisir la cause des femmes, et Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF.

Offrir des moments forts de vérité et d’échange, voilà l’un des miracles de la Fête de l’Humanité. Ce vendredi soir, au stand de la fédération de Paris, on n’entendait plus les bruits de la fête, on ne percevait plus l’agitation des allées. Gisèle Halimi et Marie-George Buffet conversaient à micro ouvert. La responsable du PCF confiait combien, dans un univers politique construit au masculin, les pressions pour faire entrer dans le moule sont fortes, et combien lui est précieux le regard attentif et critique de la militante féministe. Et la militante féministe se réjouissait d’avoir toujours trouvé la responsable communiste à ses côtés. Extraits.

L’Europe des femmes

Tirer vers le haut les droits des femmes dans toute l’Europe, c’est l’objectif visé par « la clause de l’Européenne la plus favorisée » imaginée et élaborée par Gisèle Halimi et son association, Choisir la cause des femmes. Marie-George Buffet défend cette proposition, « qui permet de porter partout dans l’Union européenne les exigences des femmes et qui sera un point d’appui pour développer les luttes ». « Car, dit-elle, j’ai toujours en mémoire ce qui est arrivé à cette jeune Polonaise devenue aveugle parce qu’on lui avait refusé une IVG. Et j’ai aussi en tête la situation des femmes victimes, en France, de violences domestiques, de discriminations, de sexisme. »

Une femme à l’Élysée

Certaines se disent aujourd’hui que si une femme était élue présidente de la République, cela changerait enfin les choses de façon significative. « C’est lorsque la voix des femmes en général sera portée en politique que nous avancerons », met en garde Marie-George Buffet, en appelant à faire en sorte que « le féminisme et les droits des femmes soient présents dans les campagnes présidentielle et législatives à venir ». Et Gisèle Halimi renchérit : « Le féminisme n’a jamais consisté à substituer une femme à un homme uniquement à cause de sa biologie. Bien sûr, s’il y avait une femme à l’Élysée, ce serait une avancée considérable mais pas n’importe quelle femme, pas avec n’importe quel programme, et encore moins sans programme. Choisir la cause des femmes ne soutiendra pas une candidature uniquement parce qu’elle est féminine, ce serait une énorme régression. »

La lutte et la loi

Gisèle Halimi : « Quand j’étais députée, j’avais déposé une loi qui est passée aux oubliettes sur le congé parental alterné et rémunéré. La mesure existe dans certains pays comme la Suède. Et j’avais proposé un financement, qui n’est d’ailleurs pas énorme. Aujourd’hui, en France, le congé parental n’est pas obligatoirement alterné et rémunéré. Alors qui s’arrête de travailler ? Celle dont le salaire manque le moins, parce qu’il est le plus faible. Choisir la cause des femmes ira donc voir tous les candidats et les candidates à la présidentielle pour exiger la réalisation de cette mesure. Parce qu’elle est juste, qu’elle permet aux femmes d’avoir des enfants, de les élever, de ne pas être coupées de la réalité politique et économique du pays. Parce qu’elle permet un changement des mentalités. Marie-George, si tu es candidate, diras-tu oui à cette proposition ? »

Marie-George Buffet : « Oui, parce que je me sens complètement concernée en tant que femme, et à travers toutes les femmes que je rencontre. Cela nous ramène à la question de la loi. La maîtrise de notre corps par la contraception et l’IVG, la parité, même si elle est incomplète, tout ce que nous avons gagné l’a été par la mobilisation des femmes et des hommes. Mais nous avons aussi obtenu que ces luttes soient actées par la loi. Il me semble extrêmement important de lier l’appel aux luttes et l’engagement politique, et de ne pas se contenter de dire sans arrêt aux gens de lutter. Les politiques ont leur propre responsabilité. Les propositions de loi que tu as faites en tant que députée témoignent que tu partages cette idée. Aujourd’hui, les féministes construisent une grande loi d’orientation sur les violences faites aux femmes. C’est une question sur laquelle la France est en retard par rapport à d’autres pays et sur laquelle l’ensemble des candidats devraient s’engager. »

Féminisme et politique

Marie-George Buffet : « Il y a eu, dans l’histoire du PCF, cette période formidable pendant laquelle il présentait des candidates alors que les femmes n’étaient ni éligibles ni électrices. Mais des choix stratégiques privilégiant le changement d’en haut et la volonté de faire le bonheur du peuple sans lui nous ont petit à petit écartés du combat pour les droits des femmes. » Aujourd’hui, le PCF a retrouvé le chemin du féminisme et place ce combat au coeur de la lutte d’émancipation humaine, souligne la secrétaire nationale du PCF, tout en poussant encore la réflexion : le combat féministe n’appelle-t-il pas à changer la politique elle-même ? Selon elle, il faut « inventer une conception de la politique construite à partir de la prise de parole des citoyens et des citoyennes et permettant aux hommes et aux femmes d’être partie prenante de l’élaboration des choix, mais aussi de la prise de décision ».

Gisèle Halimi : « Le mouvement féministe n’a pas toujours eu, quant à la politique, une position claire. Je me souviens qu’après le procès de Bobigny - je fais une parenthèse : il y a trente ans, personne n’a eu l’idée que ce procès était un acte fort, éblouissant, de désobéissance civique. Il rejoint ceux que l’on connaît aujourd’hui et qu’il faut appuyer, en particulier pour les enfants d’immigrés qui n’ont pas de papiers -, nous avions décidé avec "Choisir" d’aller voir les partis politiques. Mais Simone de Beauvoir a refusé de nous accompagner. Beaucoup de féministes pensaient alors que le pouvoir politique s’exerce sur une classe, sur un sexe et qu’elles n’avaient rien à gagner à ramasser les miettes de ce festin patriarcal. Mais c’était un très mauvais calcul et nous avons ainsi retardé l’entrée en politique active des femmes. Le mouvement féministe doit absolument continuer à avoir son indépendance par rapport aux partis, mais en même temps les appeler au relais. Et dire, selon des critères féministes, quel est le bon choix. »

Propos recueillis par Jacqueline Sellem

Source : http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-09-23/2006-09-23-837247

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Published by Misfit - dans Féminisme
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commentaires

jolb56 22/10/2006 15:40

Comme on peut ressentir les choses différemment !
 
 Lors de cette émission j'ai trouvé VD pas trés à l'aise et je me suis dit que les femmes la déstabilisaient vraiment. Je venais de lire son livre. je le trouve plutôt dangereux mais je veux le relire pour être sûre que je ne me suis pas arrêtée à des préjugés. En tous cas, si le nouveau féminisme c'est ça, alors il nous faut retrousser nos manches de vieilles féministes et nous remettre au travail.

Misfit 23/10/2006 21:07

Ton point de vue est intéressant, il l'est d'autant plus s'il diverge de ceux qui ont été exposés ici.
Pourrais-tu nous en dire un peu plus long sur cet ouvrage, toi qui l'a lu ?

Aliexen 12/10/2006 15:52

Autant que tu veux ;))

Misfit 12/10/2006 08:21

N'ayant pas vu "Baise Moi" et n'ayant pas lu non plus "King Kong Théorie", je ne peux personnellement pas me prononcer sur le genre de féminisme que Virginie Despentes défend ou prétend défendre. J'ai l'intention de me procurer King Kong Théorie afin d'être plus à même de juger par moi-même de la portée de cet ouvrage. Si jamais tu viens à le lire, je serais intéressée d'avoir également ton opinion dessus. ;-)
Je n'avais lu à présent que quelques articles trouvés sur le web mais aucun n'ayant véritablement  une perspective féministe dessus.
Je comprends ta remarque en ce qui concerne l''ancien' et le 'nouveau' féminisme, elle est pertinente et une telle perception des choses serait effectivement fort regrettable. Ce qui est étrange, c'est que VD, dans le discours qu'elle tient en public (ou tout du moins lors de cette émission précise) ne s'est pas réclamée du féminisme et dit volontiers laisser cette 'étiquette' à d'autres. Elle affirme simplement que son expérience de femme pourrait être utile à d'autres femmes et ne lui accole aucune portée universelle. Ce qui m'amène à penser qu'il s'agit bien d'une manoeuvre éditoriale et forcément très médiatique d'après ce que j'ai pu en voir.
Maintenant il se peut tout à fait que VD ait tenu des propos divergents de ceux que j'ai pu entendre lors de cette émission...
Que Gisèle Halimi donne son avis et défende ses opinions n'est aucunement critiquable, bien au contraire, nous attendons toutes cela d'elle. J'ai simplement trouvé qu'elle n'avait pas suffisamment su se mettre à la portée de son interlocutrice afin de mener le débat un peu plus loin et de le rendre plus constructif.
C'aurait peut-être été l'occasion d'appronfondir cette question de ce qu'est le féminisme pour nous, de ce qu'il représente pour de nouvelles générations, à tort ou a raison, au lieu de sombrer dans un échange contre-productif.
Quoiqu'il en soit, il faut que je me renseigne un peu mieux à ce sujet et je te remercie d'avoir pris le temps de partager ton point de vue à ce sujet avec moi.
J'espère que nous aurons l'occasion d'en reparler à nouveau ! :-)

Aliexen 11/10/2006 22:44

Hello Misfit ! ;))Désolé de ne pas avoir encore répondu à ton mail, j'ai eu assez peu de temps dernièrement.Je n'ai pas vu l'émission, mais je trouve hallucinant que Virginie Despente se prétende féministe. Cette réputation remonte à son film Baise-moi (fillm dont elle est l'autrice, réalisatrice et actrice), que j'ai vu. Un film prétendûment "punk et féministe" (hum ! hum ! Il n'était ni l'un ni l'autre !). Un petit résumé ? deux femmes (l'une incarnée par Virginie Despente et l'autre par Raffaëlla Anderson) sont victimes d'un viol. Viol au cours duquel la personnage incarnée par Raffaëlla Anderson dit à l'autre incarnée par Virginie Despente "Laisse-toi faire, c'est lorsque tu te défends que tu les excites. Laisse-toi faire, et pense à autre chose. Tu verras, tu le vivras mieux !". Les deux personnages, après avoir été violées, décident de se venger des hommes en les assassinant après avoir eu une relation sexuelle avec eux, après les avoir humiliés. Je regrette, je ne vois pas ce que ça a de punk, ou de féministe. Si c'est la vision qu'a Virginie Despente du féminisme, elle est sérieusement à côté de la plaque. Depuis ce film qu'elle a clairement présenté aux médias comme un film "punk et féministe", Virginie Despente fait partie de ces personnes qui se sont collées l'étiquette féministe, comme ce fut le cas pour Catherine Breilla après son film Romance (que j'ai vu aussi, et qui prétendait aussi être féministe alors qu'il n'en était rien), ou Elizabeth Badinter (qui est largement décriée comme féministe par les féministes depuis son livre Fausse Route, mais présentée par les médias comme une féministe infatigable -et ce alors même que son livre Fausse Route est un brûlot antiféministe qui puise ses revendications chez les masculinistes), et aujourd'hui Ségolène Royal qui se prétend ouvertement féministe alors qu'elle n'a jamais approché une assos féministe de sa vie, qu'elle ne tient à aucun moment de discours féministe, etc....Je trouve les interventions de Gisèle Halimi très justes et clairvoyantes. Je n'arrive pas à croire que l'on prétende que Virginie Despentes soit une nouvelle féministe ! Tant dans le fond que dans la forme, c'est tout à fait déplacé. Dans le fond, je viens d'expliquer pourquoi, et dans la forme, c'est une féministe fabriquée par les médias. Clémentine Autain par exemple est véritablement féministe. Elle ne doit pas son féminisme à un simple coup de pub. Ce n'est ni le cas de Virginie Despentes, ni celui de Catherine Breillat, ni celui d'Elizabeth Badinter, ni celui de Ségolène Royale. De plus parler de "nouveau féminisme" suppose qu'il y a un "ancien féminisme", un féminisme caduc, qui n'a plus lieu d'être aujourd'hui alors que les problèmes demeurent les mêmes et les combats doivent se poursuivre.C'est à mon avis du sabotage que de prétendre que 4 femmes sont féministes. Peut-être bien une manoeuvre politico-conservatrice visant à détruire le féminisme par l'usage du charlatanisme. Gisèle Halimi a raison de donner son avis, de critiquer, car justement, dans le mouvement féministe il ne s'agît pas uniquement de savoir capter l'attention des médias mais aussi d'avoir l'esprit critique. C'est ça qui fait la force de ce mouvement.

Misfit 11/10/2006 12:39

J'ai vu hier soir une partie d'émission consacrée au féminisme qui se voulait être un débat axé sur l'échange de deux générations de féministes : Gisèle Halimi et Virginie Despentes.
Je dois dire que j'ai été déçue par la maladresse de G. Halimi lorsqu'elle s'est adressée à V. D. en critiquant certains points de son ouvrage "King Kong Théorie" qu'elle jugeait discutables.
Elle lui a reproché d'utiliser les termes de 'manifeste pour un nouveau féminisme' en parlant de son livre. Je pense qu'elle souhaitait avancer que le féminisme est aussi une aventure collective et qu'il se doit d'aborder de nombreux thèmes (tels que la misère ou la discrimination sociale des femmes) et ne pas être principalement axé sur la libération sexuelle que semble revendiquer V.D.
Ce point aurait pu être abordé d'une manière un tant soit peu plus diplomate afin de faire avancer le débat et de ne pas donner l'image récurrente de féministes qui se battent pour un combat de clocher autour du terme 'féminisme'. Ce bon vieux schéma de la vieille garde féministe bourgeoise et intellectuelle versus l'expérience plus singulière d'une femme qui se sent être féministe d'une façon certes différente, mais cependant non négligeable.
Elle lui a également reproché la critique de femmes comme S. de Beauvoir, Yourcenar et Sagan, de ces femmes qui étaient féministes mais ne l'étaient pas au point de se détacher de l'emprise masculine qui faisait qu'elles restaient attachées à ne point leur déplaire dans leur façon de penser ou d'exprimer leur voix de femmes. Je trouve personnellement que cette affirmation était pertinente et courageuse de la part de V.D. ...
Quel genre d'aventure collective est le féminisme si nous ne parvenons pas nous-mêmes à échanger entre nous, à nous enrichir de nos différences de points de vue au lieu de tomber dans un combat symbolique et stérile au sujet de ce qu'est ou devrait-être le féminisme ? Si nous ne pouvons tout simplement pas faire preuve d'un minimum de diplomatie, de réflexion constructive lorsque nous nous exprimons lors de ces rares créneaux qui nous sont accordés sur les grandes ondes ?
 
Quelqu'un a t-il/elle vu cette émission ?