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Nicole Barrière :

Femmes en parallèle

Marie Bataille :

Nuit

Le silence te creuse

Germaine Beaulieu :

Dans l'attente

Elle s'interroge

Il n'y a plus de sens

Rien du noir

Tu tiens bon le désir

Jannick Belleau :

Adios Amiga

Jovette-Alice Bernier :

C'est alors que l'on sait

J'abdique tout

Louky Bersianik :

La Splendeur

Le testament de la folle alliée

Le visage

Maladie d'amour

Huguette Bertrand :

Alpamayo

Blondes nuits ensoleillées

Enchevêtré aux impossibles

Je ne suis que le vent

J'ai cette gourmandise

Les visages du temps

Quand le cri du corps

Sous la caresse des mots

Sur la pointe des doigts

Sur l'écran brûlant...

Claudine Bohi :

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France Bonneau :

Si j'étais immigrante

Nicole Brossard :

Aujourd'hui je sais

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Françoise Bujold :

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20 mai 2006 6 20 /05 /mai /2006 16:10

Interdiction de la Gay pride de Moscou : Jack Lang en appelle à Vladimir Poutine

L'ancien ministre socialiste français de la Culture Jack Lang a demandé au président russe Vladimir Poutine d'intervenir pour permettre l'organisation de la première Gay pride en Russie le 27 mai à Moscou, après l'officialisation de l'interdiction par le maire de la ville.

Dans ce courrier, daté du 17 mai, Jack Lang déplore que le maire de Moscou Iouri Loujkov n'ait pas autorisé la manifestation et que des "responsables religieux" russes aient proféré des "menaces d'une violence inacceptable" contre les homosexuels.

"Je me sens personnellement insulté par l'attitude et les propos du maire de Moscou et de ces religieux", écrit Jack Lang en rappelant qu'il a "soutenu l'organisation" de la première Gay pride officielle en France en 1982 alors qu'il était ministre de la Culture.

Le responsable politique français demande à Vladimir Poutine "d'apporter son soutien" à la Gay pride. La Russie va prendre vendredi la présidence du Conseil de l'Europe qui a "pour mission de veiller au respect des droits de l'Homme en Europe", souligne-t-il.

Il y a quelques jours,le délégué aux Droits de l'Homme auprès du président russe, Vladimir Loukine, a mis en garde les organisateurs de la marche contre une manifestation "exubérante" qui ne ferait qu'"irriter" la société.

Mis en ligne le 19/05/06

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=13071

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aliexen 21/05/2006 16:36

Ligue communiste révolutionnaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

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La Ligue communiste révolutionnaire (sigle LCR) est un parti politique d'extrême gauche française, marxiste (majoritairement d'inspiration trotskiste), membre du Secrétariat Unifié de la IVe Internationale.
Ses porte-paroles sont Olivier Besancenot, Alain Krivine et Roseline Vachetta.
 
 

Activités
La LCR s'investit dans le mouvement social ; ainsi ses membres militent-ils activement dans les organisations syndicales, dans diverses associations du mouvement ouvrier, dans le mouvement altermondialiste et sont actifs dans bien d'autres activités considérées comme liées à la lutte des classes (sans-papiers, grèves, mouvement anti-guerre, etc.).
 
 

Histoire
 
 


Avant 1968

La LCR est issue du mouvement communiste trotskiste, anti-stalinien. Il rassemble deux entités déjà existantes : le Parti communiste internationaliste et les Jeunesses communistes révolutionnaires :

Le PCI est la section française de la Quatrième Internationale. Il est le produit de la fusion des deux organisations trotskistes existant pendant la Seconde guerre mondiale. Le PCI s'est particulièrement distingué par son soutien aux luttes de libération nationale en Indochine et en Algérie ainsi que par son soutien à Tito lors de la rupture de la Yougoslavie avec l'URSS. En 1953, le PCI connait une importante scission donnant naissance au courant trotskiste lambertiste (representé par le Parti des travailleurs en France). La cause de la scission est la décision d'aller faire de l'entrisme au sein du Parti communiste français.


Les trotskistes exécutent un travail entriste au sein de l'Union des étudiants communistes. Ils réussissent à y organiser un courant oppositionnel à la direction. Celui-ci se fait exclure en 1966 lors de son refus de soutenir la candidature de François Mitterrand à l'élection présidentielle, alors soutenue par le PCF. Le courant oppositionnel, exclu, forme la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR). La JCR s'identifie aux révolutions coloniales (Cuba, Viêt Nam, Bolivie etc.) et la compréhension de la dialectique des trois secteurs de la révolution mondiale : révolution anti-coloniale au Viêt Nam et en Amérique Latine, mouvements étudiants et luttes ouvrières en Europe, luttes antibureaucratiques à l’Est (Tchécoslovaquie). Cet internationalisme les conduit à une opposition aux bureaucraties soviétiques et chinoises et à considérer que leur politique s’inscrit dans la lignée de ceux qui, dans le mouvement communiste, se sont opposés au stalinisme : l’opposition de gauche trotskiste.

Cet internationalisme s’accompagne de la critique de l’orientation parlementaire modérée, de luttes pour une « démocratie avancée » du PCF. Les JCR considèrent que leur internationalisme « conséquent » doit les conduire à la Quatrième Internationale. D'où le congrès d'Avril 1969 et leur fusion avec le PCI pour former la Ligue Communiste, section française de la Quatrième Internationale.
 
 


Mai 68

La JCR aborde Mai 1968 dopée par ses activités dans la lutte de soutien à la révolution anticoloniale du Viêt Nam.
Dès fin 1967 - printemps 1968, il y a une conjonction entre les luttes des jeunes travailleurs (SAVIEM, Rhodiaceta) et les mobilisations étudiantes. Mai 1968 débute avec les manifestations en solidarité, contre la « répression policière » dans le mouvement étudiant de la Sorbonne jusqu'au 10 mai. Puis viennent les barricades où les JCR sont très présents. Le 13 mai 1968, la grève générale est décrétée avec occupation des usines.
Mai 1968 est un important mouvement étudiant et social en France. Il possède une dimension sociale, économique et politique qui ébranle le gaullisme et les données morales du pays. Le débat au sein des JCR est de savoir si mai 1968 correspond à une « crise pré-révolutionnaire ». La JCR considère qu'il s'agit d'une situation où la question du pouvoir est posée mais sans pouvoir être résolue.
La JCR multiplie ses effectifs par quatre lors des évènements. Elle possède une vision de mai 1968 inspirée par la révolution russe avec l'analogie 1905/1917. Elle considère que Mai 1968 avait été une « répétition générale ». La conclusion qu'elle en tire est « qu'il manque le Parti ».
À partir de cette conclusion, elle prend un aspect de « phalange » alliée à une hyper-sélection militante et une implantation accrue au sein de la classe ouvrière. Le congrès de fondation de la Ligue Communiste met en avant trois points :

la construction du parti révolutionnaire ;
l’adhésion à la Quatrième Internationale ;
la « dialectique des secteurs d’intervention ».

 
 


L'après-mai 1968

Après les événements de Mai 1968, la Ligue Communiste estimant de grandes possibilités révolutionnaires mena une politique dite du "triomphalisme" avec des appels à la mobilisation des travailleurs incessants, la campagne d'Alain Krivine aux élections présidentielles de 1969 où la LC appelle ses électeurs à s'organiser en "Comité Rouge". La LC menait une politique qu'elle juge aujourd'hui de "gauchiste" mais à analyser dans le contexte de l'époque. En effet c'était un "gauchisme modéré" par rapport avec les mouvements maoïstes "spontanéistes", très importants à l'époque, qui appelaient à la "guerre civile". La LC était principalement implanté, à l'époque, au sein de la jeunesse scolarisée et ouvrière. Puis, des mouvements d'extrême-gauche en France, et surtout en Italie, allait basculer dans le terrorisme. C'est le début des "Années de Plomb". La LCR n'y a pas basculé pour plusieurs raisons :

Elle ne tire pas ses origines uniquement de mai 68 puisqu'elle s'inscrivait dans la continuité de l'opposition de gauche trotskiste au stalinisme.
Elle connait bien le monde du travail en France après son travail entriste au sein du PCF
Ses militants militent également dans les différents syndicats.
Ils avaient une orientation politique différente des maoïstes et de leur lutte contre le PCF

Tous ces ingrédients ont fait que la LC n'a pas basculé dans le terrorisme.
La LC considérait, à l'époque le Parti socialiste comme un parti "bourgeois". Pour la LC, la gauche était incarnée par le Parti Communiste et la CGT.
Ce "gauchisme" avait également une dimension militaire dans l'organisation du service d'ordre. Celui-ci organisait, en collaboration avec d'autres groupes d'extrême-gauche, des attaques de meetings organisés par les organisations d'extrême-droite. C'est ainsi que la 21 juin 1973, le service d'ordre de la Ligue, sous l'impulsion de son responsable, Michel Recanati, a organisé, en commun avec le Parti communiste marxiste-léniniste de France, l'attaque du meeting du groupuscule Occident qui causa de nombreux blessés chez les forces de l'ordre. Le ministre de l'intérieur de l'époque, Raymond Marcellin, décide alors la dissolution de la Ligue Communiste, ce qui forcera ses militants à rester clandestins durant deux mois sous le nom de Front Communiste Révolutionnaire. Puis elle se reformera officiellement sous le nom de "Ligue Communiste Révolutionnaire".
Cette action donnera un regain de popularité à la LCR qui créera son renforcement. Mais en même temps de nombreux débats se sont mis en place au sein de la LCR après cet événement notamment sur la stratégie révolutionnaire, le rôle de la violence ou la notion d'"avant-garde ouvrière large". Ces débats entraineront un changement de stratégie politique de la LCR et la fin de la période dite "gauchiste". En même temps se mettait en place l'Union de la Gauche.
 
 


L'Union de la gauche

Mai 1968 est un événement qui a modifie les données de l'ensemble de l'échiquier politique. De Gaulle se retire, les énarques prennent le premier plan, la gauche définit une nouvelle politique : pendant les événements elle est disloquée (Parti Socialiste) ou débordée (Parti Communiste). Elle se reconstruit. Au congrès d'Epinay en 1971, François Mitterrand s'allie au CERES de Jean-Pierre Chevènement pour proposer ce qu'ils appellent un « Front de classe » à savoir une alliance entre le Parti communiste, le Parti socialiste et le Parti radical de gauche à travers un programme commun qui contient la rupture avec le capitalisme, les nationalisations de certains secteurs industriels et le droit de veto des comités d'entreprise.
La LCR considère que ce programme est « vidé de sa substance », le jugeant comme un programme radical, anticapitaliste mais pas sur la question centrale : l'État. Elle considère également qu'il s'agit d'un programme de « collaboration de classe ». Elle soutient cependant l'initiative sans soutenir le programme, pour aller vers un « Front unique ouvrier ». Elle appelle à voter pour la gauche au deuxième tour des élections.
De 1977 à 1981, elle dénonce la « politique de division » du PCF qui voit l'union se faire à son détriment. La LCR défend le maintien de « l'unité des organisations ouvrières ». En 1981, la LCR n'obtient pas le nombre de 500 signatures d'élus pour pouvoir présenter un candidat à l'élection présidentielle. Elle appelle à voter pour Arlette Laguiller ou Georges Marchais au premier tour et pour Mitterrand au second.
En septembre 1979, exclusion de la tendance Léniniste-Trotskyste (Daniel Gluckstein) pro-Nahuel Moreno. les dissidents fondent la Ligue Communiste Internationaliste (LCI) et rejoindront en octobre 1980 l'Organisation Communiste Internationaliste (OCI) "lambertiste
 
 


1981-1988

décembre 1981 les dissidents les plus connus sont : - Julien Dray, ancien secrétaire général du MAS - Harlem Désir (président de SOS Racisme de 1984 à 1992) - Isabelle Thomas - Laurence Rossignol...
Questions Socialistes prend le contrôle du courant Pour L'Unité Syndicale (PLUS, socialiste) de l'UNEF-ID et fonde SOS Racisme en 1984
La LCR considère que la victoire de François Mitterrand en 1981 est un effet différé de mai 1968. Elle compare cette élection à celle du Front Populaire de 1936 et considère que la dynamique de l'élection doit déboucher sur un nouveau « juin 1936 » (grève générale). Cette analyse de la situation l'amène à une stratégie politique qu'elle nomme « Tournant Ouvrier ». En effet, prévoyant la possibilité de la grève générale, elle veut être « là ou ça se passe », c'est-à-dire dans les usines. La LCR veut « changer sa composition sociale par effet mécanique d'implantation ». 400 militants sont impliqués dans ce « Tournant ouvrier ». Mais, selon le bilan fait plus tard par la LCR, « le Tournant ouvrier fût une réponse à un vrai problème : sa faiblesse d'implantation dans les concentrations ouvrières, mais une mauvaise réponse car on ne peut se “fabriquer” une implantation ouvrière en transformant intellectuels, étudiants et employés en ouvriers. » Les maoïstes expérimentent cette politique dès les années 1960-1970 et font les mêmes constats.
En 1983, la situation politique change brusquement avec la « rigueur » du gouvernement de Laurent Fabius pour maintenir la France dans le système monétaire européen : suppression de l’indexation des salaires, report des 35 heures, blocage des salaires des fonctionnaires. La LCR juge que le gouvernement adhère aux thèses capitalistes et considère que cela accélère le « déclin du PCF » et la transformation « social-libérale » du Parti socialiste.
Puis vient la défaite électorale de la gauche en 1986, et l'arrivée de Jacques Chirac comme premier ministre. La LCR amorce alors un déclin, ayant surestimé les possibilités révolutionnaires de 1981. De plus, le virage brusque de la politique de François Mitterrand ne leur profita pas. Au contraire, tous les mouvements d'extrême-gauche décroîssent durant cette période (beaucoup d' électeurs se tournant vers le Front National). La LCR perd beaucoup de militants et donc de visibilité. Elle s'est cependant investie dans des conflits sociaux de l'époque, notamment dans les mouvements des ouvriers de l'automobile (Peugeot, Talbot) ou de la sidérurgie. Elle s'implique aussi dans la création et le développement de SOS Racisme, dans les mouvements de grèves étudiantes de 1986 contre la loi Devaquet ou le mouvement de grève à la SNCF la même année.
En 1988, pour l'élection présidentielle, la LCR décide de soutenir et de s'investir dans la campagne de Pierre Juquin, candidat dissident du Parti Communiste. Sa candidature suscite le soutien du Parti Socialiste Unifié et de la LCR. Des comités de soutien se mettent en place dans toute la France, mélangeant des militants communistes, des militants du PSU, de la LCR. Le résultat est décevant : Pierre Juquin n'obtiend que 2,08 % des voix, tandis que Les Verts recueillent 3.8 %, Lutte Ouvrière 1.9 % et le Parti des Travailleurs 1.6 %.
 
 


Chute du Mur de Berlin

En 1989, le Mur de Berlin s'effondre, puis en 1991 l'URSS. L'économie de marché s'installe dans tous les pays de l'Est. Cela provoque un profond changement politique à l'échelle internationale. Les Partis Communistes s'effondrent, les Partis socialistes de toute l'Europe abandonnent l'anticapitalisme et acceptent l'économie de marché. L'hypothèse politique défendue par la LCR et tous les trotskistes en général n'est pas validée, à savoir qu'à l'effondrement du régime de l'Union soviétique succède une « révolution anti-bureaucratique » vers le socialisme. Or rien de tout cela ne se passa ; même, une vague d'optimisme souffle sur les pays occidentaux durant les années 1990 (croissance économique, révolution numérique).
La LCR s'oriente alors vers la création d'un nouveau parti. Elle fait une analyse de la situation : « Nouvelle époque, nouveau programme, nouveau parti ».

Nouvelle époque car elle considère que le socialisme a perdu le siècle mais que le capitalisme n'a pas résolu ses problèmes, que ce n'est pas la fin de l'histoire et que la lutte des classes continue, et qu'il y aura donc de nouvelles crises, de nouvelles contradictions affichées par le capitalisme, de nouvelle guerre et donc de nouvelle révolutions.
Nouveau programme qui puisse prendre en compte le bilan du stalinisme et de la social-démocratie, pour une nouvelle stratégie de transition du capitalisme vers le socialisme, les effets de la mondialisation, l'aspect central de la démocratie socialiste ainsi qu'une première étape « à gauche du possible ».
Tout ceci doit donc entraîner la création d'un nouveau parti, un « parti anticapitaliste large » appelé de ses voeux.

juin 1994 scission des militants de Démocratie et Révolution (Gérard Filoche). Démocratie et Révolution rejoint le Parti Socialiste (PS) en octobre 1994 et devient sous le nom de Démocratie et Socialisme le mensuel de la Gauche Socialiste, courant du PS où se retrouvent notamment les anciens de Questions Socialistes
scission de militants du Mouvement d'Action Syndicale (MAS) qui fondent Questions Socialistes. en mai 1982 Questions Socialistes rejoint le Parti Socialiste (PS)
 
 


Depuis 1995

La LCR se revigore à partir du mouvement de novembre-décembre 1995 contre le plan Juppé qui provoque sa démission et la dissolution de l'Assemblée Nationale. La LCR considère que ce fut la « première révolte anti-libérale ». Par la suite, la LCR s'immerge dans le mouvement altermondialiste, né suite aux manifestations de Seattle en 1999 ou Gênes en 2001.
En même temps, se met en place la « gauche plurielle » rassemblant le Parti Socialiste, le Parti Communiste, le PRG, le MRC ou encore les Verts, cette fois-ci sans programme commun. La LCR ne participe pas à cette nouvelle union de la gauche, qui ne s'inscrit pas dans une lutte contre la capitalisme.
En 1999, lors des élections européennes, la LCR se présente derrière une candidature commune avec Lutte Ouvrière. Pour la première fois lors de cette élection, l'extrême-gauche obtient cinq députés dont deux sont de la LCR (Alain Krivine et Roselyne Vacchetta). Lors de l'élections présidentielles de 2002, après le refus de LO de continuer l'aventure des listes communes de 1999, la LCR décide de présenter un candidat LCR pour la première fois depuis 1974 et la candidature d'Alain Krivine. Il s'agit d'Olivier Besancenot un jeune facteur de 27 ans inconnu dans le monde politique mais qui a fait ses classes comme assistant parlementaire au Parlement européen. Sa personnalité connaît un réel succès médiatique et remporte 4,25 % des voix soit plus que le PCF qui obtient 3.37 % des voix. Suite à cette élection, la LCR connaît une inflation du nombre de ses militants et de sa popularité. Pour les élections régionales et européennes de 2003 et 2004, elle fait liste commune avec Lutte Ouvrière pour créer un pôle « à gauche de la gauche plurielle » mais n'arrive pas à profiter de sa popularité avec l'effet « vote utile » en faveur du PS. En 2005, la LCR s'engage dans la campagne pour le « non » à la constitution à travers les collectifs unitaires de la Fondation Copernic auxquels participent tout les militants du « non » de gauche hormis Lutte Ouvrière ou le Parti des Travailleurs qui refusent de mener campagne en compagnie des « dirigeants bourgeois du PS et du PC ». Grâce à cette campagne, la LCR connait une augmentation de sa popularité et de son nombre de militants. Alain Krivine n'a pas souhaité se représenter pour être élu au Bureau Politique en janvier 2006.
 
 

Résultats électoraux
À l'élection présidentielle de 2002, la LCR était représentée par Olivier Besancenot, le plus jeune candidat à ce poste (4,25% des voix).
Aux élections régionales de 2004, l'alliance Lutte Ouvrière (LO)-LCR a obtenu un score national de 4,97% alors que les scores additionnés des candidats de Lutte Ouvrière et de la LCR à l'élection présidentielle de 2002 approchaient les 10%.
Elle n'enregistre cependant qu'un léger recul par rapport aux élections européennes, où la candidate de l'alliance, Arlette Laguiller avait totalisé 5,18% des voix, et améliore même les scores globaux de l'extrême gauche aux élections regionales de 1998.Voir Résultats électoraux de l'extrême-gauche en France.
 
 


Élections présidentielles


1969 Candidature d'Alain Krivine 1.05% 239 106 voix
1974 Candidature d'Alain Krivine 0.36% 93 990 voix
1981 Appel à voter Arlette Laguiller ou Georges Marchais au 1er tour
1988 Implication dans la campagne de Pierre Juquin 2.09% 639 133 voix
1995 Appel à voter indifféremment pour Dominique Voynet (Verts), Robert Hue (PCF) ou Arlette Laguiller (LO)
2002 Candidature d'Olivier Besancenot 4,24% 1 210 505 voix

 
 

Jeunes
Les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR) sont une organisation de jeunesse autonome en solidarité avec la LCR.
 
 

Publications
La LCR édite un journal hebdomadaire, Rouge, et une revue théorique trimestrielle, Critique communiste.
 
 

Références
1. Libération, 20 janvier 2006, [1]
 
 

Voir aussi
 
 

Bibliographie

Raymond Marcellin, L'importune vérité - Dix ans après mai 68, un ministre de l'Intérieur parle, Éditions Plon, Paris, 1978 ; voir plus particulièrement le chapitre XIV , « Ne pas se tromper d'époque : les forces révolutionnaires mondiales ».


André Fichaut, Sur le pont - Souvenirs d'un ouvrier trotskiste breton,Éditions Syllepse, Paris, 2003.

 
 


Liens internes


Jeunesses communistes révolutionnaires
Trotskisme en France

 
 


Liens externes


Site officiel de la LCR
Site officiel des JCR
Site de la LCR dans le departement du Val de Marne

aliexen 21/05/2006 16:32

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Ligue communiste révolutionnaire
 


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La Ligue communiste révolutionnaire (sigle LCR) est un parti politique d'extrême gauche française, marxiste (majoritairement d'inspiration trotskiste), membre du Secrétariat Unifié de la IVe Internationale.
 

Ses porte-paroles sont Olivier Besancenot, Alain Krivine et Roseline Vachetta.
 





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1 Activités
 

2 Histoire
 


2.1 Avant 1968
 

2.2 Mai 68
 

2.3 L'après-mai 1968
 

2.4 L'Union de la gauche
 

2.5 1981-1988
 

2.6 Chute du Mur de Berlin
 

2.7 Depuis 1995
 


3 Résultats électoraux
 


3.1 Élections présidentielles
 


4 Jeunes
 

5 Publications
 

6 Références
 

7 Voir aussi
 

8 Bibliographie
 


8.1 Liens internes
 

8.2 Liens externes
 









Activités
 

La LCR s'investit dans le mouvement social ; ainsi ses membres militent-ils activement dans les organisations syndicales, dans diverses associations du mouvement ouvrier, dans le mouvement altermondialiste et sont actifs dans bien d'autres activités considérées comme liées à la lutte des classes (sans-papiers, grèves, mouvement anti-guerre, etc.).
 

 
 

Histoire
 

 
 


Avant 1968
 


La LCR est issue du mouvement communiste trotskiste, anti-stalinien. Il rassemble deux entités déjà existantes : le Parti communiste internationaliste et les Jeunesses communistes révolutionnaires :
 


Le PCI est la section française de la Quatrième Internationale. Il est le produit de la fusion des deux organisations trotskistes existant pendant la Seconde guerre mondiale. Le PCI s'est particulièrement distingué par son soutien aux luttes de libération nationale en Indochine et en Algérie ainsi que par son soutien à Tito lors de la rupture de la Yougoslavie avec l'URSS. En 1953, le PCI connait une importante scission donnant naissance au courant trotskiste lambertiste (representé par le Parti des travailleurs en France). La cause de la scission est la décision d'aller faire de l'entrisme au sein du Parti communiste français.
 



Les trotskistes exécutent un travail entriste au sein de l'Union des étudiants communistes. Ils réussissent à y organiser un courant oppositionnel à la direction. Celui-ci se fait exclure en 1966 lors de son refus de soutenir la candidature de François Mitterrand à l'élection présidentielle, alors soutenue par le PCF. Le courant oppositionnel, exclu, forme la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR). La JCR s'identifie aux révolutions coloniales (Cuba, Viêt Nam, Bolivie etc.) et la compréhension de la dialectique des trois secteurs de la révolution mondiale : révolution anti-coloniale au Viêt Nam et en Amérique Latine, mouvements étudiants et luttes ouvrières en Europe, luttes antibureaucratiques à l’Est (Tchécoslovaquie). Cet internationalisme les conduit à une opposition aux bureaucraties soviétiques et chinoises et à considérer que leur politique s’inscrit dans la lignée de ceux qui, dans le mouvement communiste, se sont opposés au stalinisme : l’opposition de gauche trotskiste.
 


Cet internationalisme s’accompagne de la critique de l’orientation parlementaire modérée, de luttes pour une « démocratie avancée » du PCF. Les JCR considèrent que leur internationalisme « conséquent » doit les conduire à la Quatrième Internationale. D'où le congrès d'Avril 1969 et leur fusion avec le PCI pour former la Ligue Communiste, section française de la Quatrième Internationale.
 

 
 


Mai 68
 


La JCR aborde Mai 1968 dopée par ses activités dans la lutte de soutien à la révolution anticoloniale du Viêt Nam.
 

Dès fin 1967 - printemps 1968, il y a une conjonction entre les luttes des jeunes travailleurs (SAVIEM, Rhodiaceta) et les mobilisations étudiantes. Mai 1968 débute avec les manifestations en solidarité, contre la « répression policière » dans le mouvement étudiant de la Sorbonne jusqu'au 10 mai. Puis viennent les barricades où les JCR sont très présents. Le 13 mai 1968, la grève générale est décrétée avec occupation des usines.
 

Mai 1968 est un important mouvement étudiant et social en France. Il possède une dimension sociale, économique et politique qui ébranle le gaullisme et les données morales du pays. Le débat au sein des JCR est de savoir si mai 1968 correspond à une « crise pré-révolutionnaire ». La JCR considère qu'il s'agit d'une situation où la question du pouvoir est posée mais sans pouvoir être résolue.
 

La JCR multiplie ses effectifs par quatre lors des évènements. Elle possède une vision de mai 1968 inspirée par la révolution russe avec l'analogie 1905/1917. Elle considère que Mai 1968 avait été une « répétition générale ». La conclusion qu'elle en tire est « qu'il manque le Parti ».
 

À partir de cette conclusion, elle prend un aspect de « phalange » alliée à une hyper-sélection militante et une implantation accrue au sein de la classe ouvrière. Le congrès de fondation de la Ligue Communiste met en avant trois points :
 


la construction du parti révolutionnaire ;
 

l’adhésion à la Quatrième Internationale ;
 

la « dialectique des secteurs d’intervention ».
 


 
 


L'après-mai 1968
 


Après les événements de Mai 1968, la Ligue Communiste estimant de grandes possibilités révolutionnaires mena une politique dite du "triomphalisme" avec des appels à la mobilisation des travailleurs incessants, la campagne d'Alain Krivine aux élections présidentielles de 1969 où la LC appelle ses électeurs à s'organiser en "Comité Rouge". La LC menait une politique qu'elle juge aujourd'hui de "gauchiste" mais à analyser dans le contexte de l'époque. En effet c'était un "gauchisme modéré" par rapport avec les mouvements maoïstes "spontanéistes", très importants à l'époque, qui appelaient à la "guerre civile". La LC était principalement implanté, à l'époque, au sein de la jeunesse scolarisée et ouvrière. Puis, des mouvements d'extrême-gauche en France, et surtout en Italie, allait basculer dans le terrorisme. C'est le début des "Années de Plomb". La LCR n'y a pas basculé pour plusieurs raisons :
 


Elle ne tire pas ses origines uniquement de mai 68 puisqu'elle s'inscrivait dans la continuité de l'opposition de gauche trotskiste au stalinisme.
 

Elle connait bien le monde du travail en France après son travail entriste au sein du PCF
 

Ses militants militent également dans les différents syndicats.
 

Ils avaient une orientation politique différente des maoïstes et de leur lutte contre le PCF
 


Tous ces ingrédients ont fait que la LC n'a pas basculé dans le terrorisme.
 

La LC considérait, à l'époque le Parti socialiste comme un parti "bourgeois". Pour la LC, la gauche était incarnée par le Parti Communiste et la CGT.
 

Ce "gauchisme" avait également une dimension militaire dans l'organisation du service d'ordre. Celui-ci organisait, en collaboration avec d'autres groupes d'extrême-gauche, des attaques de meetings organisés par les organisations d'extrême-droite. C'est ainsi que la 21 juin 1973, le service d'ordre de la Ligue, sous l'impulsion de son responsable, Michel Recanati, a organisé, en commun avec le Parti communiste marxiste-léniniste de France, l'attaque du meeting du groupuscule Occident qui causa de nombreux blessés chez les forces de l'ordre. Le ministre de l'intérieur de l'époque, Raymond Marcellin, décide alors la dissolution de la Ligue Communiste, ce qui forcera ses militants à rester clandestins durant deux mois sous le nom de Front Communiste Révolutionnaire. Puis elle se reformera officiellement sous le nom de "Ligue Communiste Révolutionnaire".
 

Cette action donnera un regain de popularité à la LCR qui créera son renforcement. Mais en même temps de nombreux débats se sont mis en place au sein de la LCR après cet événement notamment sur la stratégie révolutionnaire, le rôle de la violence ou la notion d'"avant-garde ouvrière large". Ces débats entraineront un changement de stratégie politique de la LCR et la fin de la période dite "gauchiste". En même temps se mettait en place l'Union de la Gauche.
 

 
 


L'Union de la gauche
 


Mai 1968 est un événement qui a modifie les données de l'ensemble de l'échiquier politique. De Gaulle se retire, les énarques prennent le premier plan, la gauche définit une nouvelle politique : pendant les événements elle est disloquée (Parti Socialiste) ou débordée (Parti Communiste). Elle se reconstruit. Au congrès d'Epinay en 1971, François Mitterrand s'allie au CERES de Jean-Pierre Chevènement pour proposer ce qu'ils appellent un « Front de classe » à savoir une alliance entre le Parti communiste, le Parti socialiste et le Parti radical de gauche à travers un programme commun qui contient la rupture avec le capitalisme, les nationalisations de certains secteurs industriels et le droit de veto des comités d'entreprise.
 

La LCR considère que ce programme est « vidé de sa substance », le jugeant comme un programme radical, anticapitaliste mais pas sur la question centrale : l'État. Elle considère également qu'il s'agit d'un programme de « collaboration de classe ». Elle soutient cependant l'initiative sans soutenir le programme, pour aller vers un « Front unique ouvrier ». Elle appelle à voter pour la gauche au deuxième tour des élections.
 

De 1977 à 1981, elle dénonce la « politique de division » du PCF qui voit l'union se faire à son détriment. La LCR défend le maintien de « l'unité des organisations ouvrières ». En 1981, la LCR n'obtient pas le nombre de 500 signatures d'élus pour pouvoir présenter un candidat à l'élection présidentielle. Elle appelle à voter pour Arlette Laguiller ou Georges Marchais au premier tour et pour Mitterrand au second.
 

En septembre 1979, exclusion de la tendance Léniniste-Trotskyste (Daniel Gluckstein) pro-Nahuel Moreno. les dissidents fondent la Ligue Communiste Internationaliste (LCI) et rejoindront en octobre 1980 l'Organisation Communiste Internationaliste (OCI) "lambertiste
 

 
 


1981-1988
 


décembre 1981 les dissidents les plus connus sont : - Julien Dray, ancien secrétaire général du MAS - Harlem Désir (président de SOS Racisme de 1984 à 1992) - Isabelle Thomas - Laurence Rossignol...
 

Questions Socialistes prend le contrôle du courant Pour L'Unité Syndicale (PLUS, socialiste) de l'UNEF-ID et fonde SOS Racisme en 1984
 

La LCR considère que la victoire de François Mitterrand en 1981 est un effet différé de mai 1968. Elle compare cette élection à celle du Front Populaire de 1936 et considère que la dynamique de l'élection doit déboucher sur un nouveau « juin 1936 » (grève générale). Cette analyse de la situation l'amène à une stratégie politique qu'elle nomme « Tournant Ouvrier ». En effet, prévoyant la possibilité de la grève générale, elle veut être « là ou ça se passe », c'est-à-dire dans les usines. La LCR veut « changer sa composition sociale par effet mécanique d'implantation ». 400 militants sont impliqués dans ce « Tournant ouvrier ». Mais, selon le bilan fait plus tard par la LCR, « le Tournant ouvrier fût une réponse à un vrai problème : sa faiblesse d'implantation dans les concentrations ouvrières, mais une mauvaise réponse car on ne peut se “fabriquer” une implantation ouvrière en transformant intellectuels, étudiants et employés en ouvriers. » Les maoïstes expérimentent cette politique dès les années 1960-1970 et font les mêmes constats.
 

En 1983, la situation politique change brusquement avec la « rigueur » du gouvernement de Laurent Fabius pour maintenir la France dans le système monétaire européen : suppression de l’indexation des salaires, report des 35 heures, blocage des salaires des fonctionnaires. La LCR juge que le gouvernement adhère aux thèses capitalistes et considère que cela accélère le « déclin du PCF » et la transformation « social-libérale » du Parti socialiste.
 

Puis vient la défaite électorale de la gauche en 1986, et l'arrivée de Jacques Chirac comme premier ministre. La LCR amorce alors un déclin, ayant surestimé les possibilités révolutionnaires de 1981. De plus, le virage brusque de la politique de François Mitterrand ne leur profita pas. Au contraire, tous les mouvements d'extrême-gauche décroîssent durant cette période (beaucoup d' électeurs se tournant vers le Front National). La LCR perd beaucoup de militants et donc de visibilité. Elle s'est cependant investie dans des conflits sociaux de l'époque, notamment dans les mouvements des ouvriers de l'automobile (Peugeot, Talbot) ou de la sidérurgie. Elle s'implique aussi dans la création et le développement de SOS Racisme, dans les mouvements de grèves étudiantes de 1986 contre la loi Devaquet ou le mouvement de grève à la SNCF la même année.
 

En 1988, pour l'élection présidentielle, la LCR décide de soutenir et de s'investir dans la campagne de Pierre Juquin, candidat dissident du Parti Communiste. Sa candidature suscite le soutien du Parti Socialiste Unifié et de la LCR. Des comités de soutien se mettent en place dans toute la France, mélangeant des militants communistes, des militants du PSU, de la LCR. Le résultat est décevant : Pierre Juquin n'obtiend que 2,08 % des voix, tandis que Les Verts recueillent 3.8 %, Lutte Ouvrière 1.9 % et le Parti des Travailleurs 1.6 %.
 

 
 


Chute du Mur de Berlin
 


En 1989, le Mur de Berlin s'effondre, puis en 1991 l'URSS. L'économie de marché s'installe dans tous les pays de l'Est. Cela provoque un profond changement politique à l'échelle internationale. Les Partis Communistes s'effondrent, les Partis socialistes de toute l'Europe abandonnent l'

aliexen 21/05/2006 16:29


Les minoritaires
 



Les anciens partisans de la ligne politique de Georges Marchais ou « Marchaisiens » comme Nicolas Marchand et Yves Dimicoli ont formé le réseau Action Novation Révolution : ils défendent le principe d'un PCF autonome par rapport au PS tout en étant en faveur d'une nouvelle Union de la Gauche avec un rééquilibrage de l'alliance en faveur du PCF. Ils s'opposent moins à la direction sur les actions politiques et les campagnes que sur les questions stratégiques et sur la visée de fond du PCF (ANR s'affirme révolutionnaire et remet en cause les orientations de la direction, qu'ils jugent évolutionnistes ou réformistes).
 



Les « orthodoxes » de la fédération du Pas-de-Calais étaient au départ opposés à l'appareil et se sont rapprochés depuis de la ligne majoritaire.
 



La Riposte, qui défend les idées du marxisme et de l'internationalisme. Particulièrement engagés dans une campagne internationale de solidarité avec la révolution vénézuélienne.
 



la Gauche communiste de Jean-Jacques Karman
 



Fièr(e)s d'être Communistes, regroupement de l'aile gauche du PCF qui répond ainsi a un slogan de la direction "fier d'être à gauche", avec comme personnalités André Gerin, Jacky Hénin, Freddy Huck, Henri Martin, Jean-Jacques Karman, Jean-Claude Danglot. Elle s'oppose à ce qu'elle appelle la mutation réformiste et propose de remettre le parti à l'avant-garde en revenant aux fondamentaux marxistes. Elle s'oppose fondamentalement à toute candidature unique et à plusieurs campagnes de la direction actuelle, en particulier celle des forums populaires. Des militants de ce réseau ont ouvert le site Altercommunistes .
 



Colère et espoir, association fondée par Maxime Gremetz. Elle s'oppose à la majorité sur plusieurs points, notamment sur la création du Parti de la Gauche européenne et se prononce pour une « reconstruction » du PCF.
 



Section du PCF Paris 15e, elle s'oppose fondamentalement à la mutation réformiste qu'elle estime engagée depuis le XXVIIIe congrès (1994, qui abandonna le centralisme démocratique) et propose la rupture en remettant le PCF sur les rails de la lutte des classes.
 



La Nouvelle gauche communiste (2003) : groupe issu de la scission de la « Gauche communiste ».
 



Rouges vifs (plusieurs groupes, notamment celui de Paris et des Bouches du Rhône)
 



Groupe Combat : Groupe politique groupé autour d'anciens cadres de Marchais (Val de Marne).
 


 
 


Candidats aux élections présidentielles
 


Avant 1958, le président de la République était élu par les députés et sénateurs, réunis en « Assemblée nationale » (IIIe République) ou en « Parlement » (IVe République). Le 21 décembre 1958 il a été élu par un collège de 80 000 grands électeurs. La révision de 1962 de la Ve République a instauré l'élection du président de la République au suffrage universel direct.
 


1924, Zéphyrin Camelinat, 84 ans, député, obtient 21 voix (soit 2,44 % des suffrages).
 

1931, Marcel Cachin, 61 ans, député, obtient 11 voix (soit 1,23 % des suffrages).
 

1932, Marcel Cachin, 62 ans, député, obtient 8 voix (soit 0,96 % des suffrages).
 

1939, Marcel Cachin, 69 ans, sénateur, obtient 74 voix (soit 8,07 % des suffrages).
 

1953, Marcel Cachin, 84 ans, député doyen d'âge, obtient 113 voix (soit 12,12 % des suffrages).
 

1958, Georges Marrane, 70 ans, sénateur-maire d'Ivry-sur-Seine, obtient 10 355 voix (soit 12,74 % des suffrages).
 

1965, les communistes soutiennent la candidature de François Mitterrand, alors dirigeant de la Convention des institutions républicaines.
 

1969, Jacques Duclos, 72 ans, sénateur, obtient 4 808 285 voix (soit 21,27 % des suffrages).
 

1974, les communistes soutiennent la candidature de François Mitterrand, socialiste.
 

1981, Georges Marchais, 60 ans, député, obtient 4 456 922 voix (soit 15,34 % des suffrages).
 

1988, André Lajoinie, 58 ans, député de l'Allier, obtient 2 056 261 voix (soit 6,8 % des suffrages).
 

1995, Robert Hue, 48 ans, maire, obtient 2 632 460 voix (soit 8,65 % des suffrages).
 

2002, Robert Hue, 55 ans, député du Val-d'Oise, député européen, obtient 960 480 voix (soit 3,37 % des suffrages).
 


 
 

Voir aussi
 


Mouvement des jeunes communistes de France
 

Union des étudiants communistes
 

L'Humanité
 

Fête de l'Humanité
 

Parti de la Gauche européenne
 

Gauche unitaire européenne, gauche verte nordique (GUE-NGL), le groupe politique auquel les députés européens PCF appartiennent
 

Parti communiste réunionnais
 


 
 


Liens génériques
 


parti politique, Idées politiques, Politique, Mouvements politiques, La politique en France
 

 
 


Liens spécifiques
 


histoire du parti communiste français
 

gauche, social-démocratie, extrême gauche, léninisme, stalinisme, marxisme, luxembourgisme, communisme, socialisme, IIIe Internationale, mouvements révolutionnaires, Karl Marx, Staline, Lénine, Résistance, URSS.
 

 
 


Bibliographie
 



Dominique Andofatto, PCF : de la mutation à la liquidation Le Rocher, Paris, 2005 ;
 

Marc Lazar, Stéphane Courtois, Histoire du parti communiste français. PUF, Paris, 1995. 437 p. ;
 

Collectif, « Révolution et tragédie : le siècle communiste », in L'Histoire n° 233 (HS), 1998 ;
 

Arnaud Viviant, Le Génie du communisme, Gallimard, Paris, 2004. 159 p. ;
 

 

Guy Konopnicki, 1920–2020. Vive le centenaire du P.C.F., Libres/Hallier, Paris, 1979 ;
 

Cahiers d'histoire n° 13 sur l'année 1947 pcf et société corse, Paris, 1983 ;
 

Cahiers d'histoire n° 14 le PCF 1938-1941, Paris, 1983 ;
 

Cahiers d'histoire n° 17 Viet Nam PCF 1939-1944, Paris, 1984.
 


 
 


Presse communiste
 



Quotidiens :
 



L'Humanité, quotidien fondé en 1904 par Jean Jaurès.
 

La Marseillaise, quotidien communiste régional diffusé dans le Sud Est de la France et qui organise annuellement le fameux tournois de pétanque Le mondial La Marseillaise.
 



Hebdomadaires :
 

La Terre, hebdomadaire du PCF destiné au monde agricole
 

Le Patriote Côte d'Azur, hebdomadaire communiste des Alpes Maritimes fondé à la Libération et ayant eu comme célèbre collaborateur Pablo Picasso
 

Liberté Hebdo, hebdomadaire communiste du Nord, fondé à la Libération
 

La Riposte, revue d'analyse marxistes, débats, actualités internationales
 



Mensuels :
 

Regards, mensuel communiste dirigé par Clémentine Autain et Roger Martelli
 

Économie et Politique, publication marxiste d'économie
 

Pif gadget, magazine destiné à la jeunesse
 

Le Manifeste, journal communiste
 

Initiative Communiste
 


 
 


Élus communistes
 



Groupe Communiste, Républicain et Citoyen du Sénat
 

Groupe communiste de l'Assemblée Nationale
 

ANECR, association nationale des élus communistes et républicains
 


 
 


Liens externes
 



Les sites institutionnels liés au Parti :
 


Parti communiste français
 

Forum Alternative, forums organisés pour établir une alternative au libéralisme, à l'initiative du PCF
 


Les sites des organisations proches du Parti :
 


Mouvement Jeunes Communistes de France
 

Espaces Marx, fondation d'investigations marxistes
 

aliexen 21/05/2006 16:22

Il y a d'autres partis que le PS qui sont, eux, vraiment à Gauche et qui se sont battus et se battent encore aujourd'hui POUR le progrès social et plutôt que de s'enfermer sur des à prioris, des préjugés, je pense que chacun-e devrait prendre le temps de s'intéresser à l'histoire et aux revendications de ces partis. Ne vous en faites pas, voter communiste, ce n'esty pas le goulag !
"Le Congrès de Tours
Le 30 décembre 1920, une majorité des militants socialistes de la SFIO réunis en congrès à Tours décident de s'affilier à la troisième internationale, fondée en 1919 par Lénine à la suite de la Révolution d'Octobre. La Troisième Internationale (IC) est également connue sous son nom allemand de Komintern. Le Parti communiste français, qu'on appelle alors Section Française de l'Internationale communiste (SFIC), qui est ainsi créé accepte par conséquent de se soumettre aux conditions explicitement formulées par l'IC. Il s'engage à construire un parti révolutionnaire, qui peut utiliser des moyens légaux, mais qui aussi doit se doter d'un appareil clandestin et ne doit pas exclure l'action illégale. Le parti constitué doit être discipliné, suivant les règles du centralisme démocratique : les minoritaires doivent suivre la ligne décidée majoritairement, et n'ont pas le droit de s'organiser pour défendre leur tendance. Internationaliste, enfin, un parti national, comme le Parti Communiste français (PC) est d'abord une section de la troisième internationale. Le PC français ne s'appelle pas PCF mais SFIC (Section Française de l'Internationale Communiste). Ces principes de base vont sous-tendre toute la vie du PCF jusqu'à la dissolution officielle de l'IC en 1943, et même bien au-delà.
 

Les premières années (1921-1933)

Les premières années du jeune parti sont marquées à la fois par de nombreuses exclusions de membres fondateurs du parti (comme Boris Souvarine), ainsi que par un activisme militant illustré, par exemple par des manifestations contre la guerre du Rif, en 1925, et plus généralement par l'antimilitarisme. L'arrestation et l'incarcération de courte durée est très fréquente, tant pour les militants que les dirigeants. En 1927, sous l'impulsion du Komintern, la politique du parti se sectarise. On appelle cette politique "Classe contre Classe", elle exclut toute entente avec les partis "bourgeois", SFIO comprise. Le Parti qui avait obtenu 26 sièges aux élections de 1924 en perd la moitié aux élections de 1928.
 

L'antifascisme, le Front Populaire et la guerre d'Espagne (1934-1939)

Après la prise du pouvoir par Hitler, et les évènements de 1934 en France, l’Internationale communiste recommande une nouvelle ligne, moins sectaire. La lutte pour la direction du parti entre un jeune challenger, Maurice Thorez, et Jacques Doriot, aboutit en 1934 à l'éviction de ce dernier qui crée son propre parti. Maurice Thorez, qui avait accédé à la direction dans la période précédente mettra en œuvre cette nouvelle ligne. Thorez est entouré d'une équipe constituée de Jacques Duclos, Benoit Frachon et du délégué du Komintern, Eugen Fried. L'équipe Thorez-Duclos-Frachon connaîtra une longévité exceptionnelle et dirigera pratiquement le parti français pendant une trentaine d'année. Le 10 janvier 1936, socialistes, communistes et radicaux se mettent d'accord sur un « programme commun ». Au printemps, le Front populaire gagne les élections et le P.C. remporte 72 sièges avec 15% des voix. Le PC soutient le gouvernement Blum sans y participer. Début juin 1936, la direction du PC appelle à l’arrêt de la grève générale spontanée qui s’est déclenchée peu avant, et qui permettra l’obtention des congés payés. Sur le plan syndical, la CGTU, communiste, et la CGT dont elle avait fait scission après le congrès de Tours, fusionnent à nouveau. Les instances dirigeantes sont totalement subordonnées à l'IC, elle même complètement dominée par Staline et les autres dirigeants de l’État soviétique, mais cette subordination ne pose guère de problèmes à l'intérieur du parti français, tant est grand le prestige de l'URSS. De 1936 à 1939, le soutien aux républicains et aux staliniens espagnols représente une composante majeure du parti communiste français, tant par l'envoi de volontaires dans les Brigades Internationales que par la mise sur pied de puissants moyens matériels.
 

La Seconde Guerre Mondiale (1939-44)








Molotov signe le pacte germano-soviétique. On voit derrière Ribbentrop et Staline.
En septembre 1939, après la déclaration de guerre et l'approbation par le Parti français de la signature du pacte germano-soviétique, Daladier imposera la mise hors la loi du P.C. Il s'en suivra une période de clandestinité qui se prolongera jusqu'à la Libération, en été 1944. Bien préparé à la résistance par cette pratique de la clandestinité, le PC français ne s'engagera franchement dans la lutte contre l'occupant qu'à partir de juin 1941 lorsque les troupes d'Hitler envahiront l'URSS. Les différentes organisations rattachées de près ou de loin au mouvement communiste sont alors à même d'attirer un nombre important d'hommes et de femmes désireux de participer à la lutte contre l'occupant. La mouvance communiste devient prépondérante au sein du Conseil National de la Résistance (CNR). En 1943, le Komintern est dissous et le parti français est désormais appelé PCF.
 

L'Après Guerre (1944-70)

À la Libération, celui-ci est devenu une des principales forces politiques françaises qui recueillera jusqu'à 29% des suffrages et qui a largement débordé ses bastions ouvriers pour être présent dans pratiquement tous les départements. De 1944 à 1947, des ministres communistes participent aux différents gouvernements.
C'est en 1947 que sur un fond de guerre froide entre les deux blocs et de guerres coloniales dans l'empire français, les communistes français retourneront dans une opposition que certains qualifieront de ghetto, puisqu'au cours des dix années qui suivent, le PCF est le seul parti à rester à l'écart du pouvoir. Maurice Thorez, atteint d'hémiplégie, passe, entre 1950 et 1953 de longs séjours en URSS pour se faire soigner. Pendant ce temps, les exclusions sont nombreuses, menées principalement par Jacques Duclos (Tillon, Lecoeur, Marty, ...). Après la mort de Staline, en 1953, les dirigeants français renâclent à s'engager à la suite du parti soviétique dans la dénonciation des crimes de Staline. Le PCF reste néanmoins fidèle à l'URSS dont il soutiendra en 1956 l'intervention militaire contre la révolte populaire en Hongrie.
Maurice Thorez décède en 1964, mais 3 ans auparavant, il avait fait rentrer au Bureau Politique Georges Marchais qui devait devenir l'homme fort du Parti à partir de 1970. La période entre 1964 et 1970 peut être qualifiée de transition, avec un nouveau secrétaire Waldeck Rochet affaibli par la maladie. Les évènements de Mai 68 le prennent à contrepied et le PCF commence par dénoncer le mouvement étudiant, notamment en refusant de participer au meeting de Charlety du 27 mai. Il rejoindra tardivement le mouvement lorsqu'il se déplacera sur un terrain plus connu pour le PCF : la grève générale, soutenue par la CGT.
Aux élections présidentielles de 1969, Jacques Duclos, que l'on croyait à la retraite, récolte 21,5% des voix, score considéré comme excellent.
Les années 70


Siège du PCF, place du Colonel Fabien, Paris
Les communistes pensaient bien que la signature d'un programme commun de gouvernement avec le Parti socialiste (1972) allait accroître leur audience dans l'opinion, mais il n'en est rien : l'alliance profite aux socialistes, tandis que l'érosion du vote communiste devient inquiétante. Le programme commun sera abandonné en 1978.
En 1974 la parution en France de L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljénitsyne, qui provoque un véritable séisme dans l'opinion publique, participe fortement à la dégradation de l'image du Parti.
En 1976, le PCF abandonne la référence au modèle soviétique pour s'orienter vers une ligne de type eurocommuniste. Cela n'empêche pas, en 1979, Georges Marchais, alors premier secrétaire du Parti, de soutenir l'invasion soviétique en Afghanistan, en direct depuis un studio de la télévision russe. Le divorce avec les artistes et les intellectuels est désormais consommé.
 
Incompatibilité avec la gouvernance et déclin
 

Les années 80

À partir de 1981, le PCF participe au gouvernement de Pierre Mauroy avec les ministres Charles Fiterman (transports), Anicet Le Pors (fonction publique), Jack Ralite (santé) et Marcel Rigout (formation professionnelle). De juin 1982 à mars 1983, Jacques Delors, alors ministre de l'économie, pilote une transition vers une politique de « rigueur économique ». En effet, après trois dévaluations successives, des milliards de francs de pertes de capitaux et une explosion du chômage, les socialistes choisissent de renoncer à leur projet économique et social, de peur de condamner l'économie française à l'isolement dans une Europe où l'austérité est de rigueur. En 1984, les communistes décident de quitter le gouvernement pour protester contre la nouvelle orientation libérale du Parti socialiste. Confronté à de profondes divisions internes, il connaît alors une nouvelle phase de déclin.
En 1981, au premier tour de l'élection présidentielle, Georges Marchais, secrétaire général, obtient 15%, alors que Jacques Duclos en obtenait 22 en 1969. C'est le début du déclin.
En 1984, aux élections européennes, la liste Marchais obtient 11% et ne devance que d'un point la liste du Front national de Jean-Marie Le Pen.
En 1988, au premier tour de l'élection présidentielle, M. André Lajoinie obtient 6,75%, et M. Pierre Juquin, candidat dissident, 2%
En 1989, aux élections européennes, la liste de M. Philippe Herzog, Professeur agrégé d'économie à l'Université de Paris X à Nanterre, obtient 7%.
 

Le déclin des années 90

De 27 députés élus en 1988, le Parti n'en a plus que 20 en 1993. Si Georges Marchais est réélu dans le Val-de-Marne, M. André Lajoinie, le Président sortant du groupe à l'Assemblée est battu dans l'Allier. M. Alain Bocquet, député-maire de Saint-Amand-les-Eaux, lui succède, et occupe toujours aujourd'hui cette fonction.
En 1994, Robert Hue remplace Georges Marchais à la tête du parti. À la chute du mur de Berlin, le PCF n'a déjà plus obtenu que 6% à la présidentielle de 1988... En juin 1994, aux élections européennes, la liste de M. Francis Wurtz obtient 6,5%, malgré les 8-10% obtenus aux cantonales.
En avril 1995, au premier tour de l'élection présidentielle, M. Robert Hue, secrétaire national, obtient 8,75%.
En juin 1995, le Havre (Seine-Maritime) et Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise), jusqu'ici communistes, basculent à droite.
En 1997, le Parti remonte à trente-six sièges à l'Assemblée nationale. M. André Lajoinie retrouve son siège de député de l'Allier et se fait élire Président de la Commission de la Production. Georges Marchais, qui ne s'était pas représenté, décède au début de l'hiver.
Malgré l'échec du socialisme réel (que beaucoup considèrent comme un capitalisme d'État), l'influence du Parti reste pourtant loin d'être négligeable. Il tente alors, par une stratégie d'alliance dans la gauche plurielle, une mutation plus profonde vers la social-démocratie. Malgré de fortes dissensions internes, dues aux remises en cause du passé, cette stratégie voulue par Robert Hue a d'abord semblé positive, puisque qu'il maintient son électorat et que plusieurs ministres entrent au gouvernement en 1997 : au ministère des transports et du logement (Jean-Claude Gayssot), au ministère des sports (Marie-George Buffet), ainsi qu'au secrétariat d'État au tourisme (Michelle Demessine). La politique de ces ministres sera un déchirement pour certains militants qui accusent notamment Jean-Claude Gayssot de préparer la privatisation de la SNCF avec la création du Réseau ferré de France ou de mener une politique répressive.
Aux élections européennes de juin 1999, M. Robert Hue, secrétaire national et député-maire de Montigny-lès-Cormeilles, présente une liste à double parité, entre femmes et hommes, et entre communistes et membres de la société civile. Il n'obtient que 6,5% et six élus sur 87.
En mars 2001, beaucoup de communes communistes basculent à droite, comme Argenteuil, Fos-sur-Mer et la Seyne-sur-Mer.
Suite au 31e congrès, en octobre 2001, Robert Hue est remplacé au secrétariat national par Marie-George Buffet. Les résultats désastreux des élections présidentielles et législatives de 2002 (moins de 4%, le plus bas score de son histoire) mettent les finances du parti gravement en péril. Mais une souscription nationale couvre rapidement le déficit. De plus, aux élections suivantes, il semble localement retrouver son score d'avant 2002. M. Robert Hue, battu aux législatives de 2002, se fait élire Sénateur du Val-d'Oise en septembre 2004.
En juin 2004, aux élections européennes, le PCF obtient trois élus, et redépasse les 5% des suffrages dans les régions Ile-de-France, Picardie et Nord-Pas-de-Calais. La liste de Mme Marie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis et Maire-adjoint du Blanc-Mesnil, obtient 7%.
À l'extrême gauche du spectre politique, le Parti communiste est aujourd'hui concurrencé par des partis comme Lutte ouvrière (depuis les années 80, en réalité) et la Ligue communiste révolutionnaire, sans qu'il semble en mesure de prendre au centre gauche la place du Parti socialiste. Il doit enfin faire face à un nouvel adversaire inattendu, à l'autre bout de l'échiquier politique : le Front national qui trouve, selon ses dires, une partie de ses électeurs dans la classe ouvrière et parmi d'anciens communistes, ce que nie le PCF.
Sur le plan interne, le parti s'enrichit d'une diversité d'opinions et comprend plusieurs courants, même si les tendances ne sont pas reconnues par les statuts. Un courant conservateur (les orthodoxes), surtout implanté dans le Nord de la France (Pas-de-Calais), revendiquant le marxisme-léninisme comme doctrine, un courant refondateur (avec notamment Patrick Braouezec ou Lucien Sève) qui prône une réorganisation totale du parti et le courant majoritaire, derrière Marie-George Buffet qui prône l'ouverture aux mouvements sociaux et aux autres organisations de gauche, tout en n'excluant pas une participation gouvernementale.
 

Le PCF aujourd'hui

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Affiche du PCF sur le logement
Suite aux résultats catastrophiques du PCF enregistrés lors des élections présidentielle (3,37 %) et dans une moindre mesure législatives en 2002 (4,82 %), un début de redressement s'est fait sentir, notamment lors des élections régionales en 2004, et lors des élections partielles organisées depuis, ainsi qu'aux européennes. La chute n'est cependant que ralentie en ce qui concerne les cantonales.
Sous l'impulsion de Marie-George Buffet, le PCF s'est illustré par une certaine ouverture en présentant des listes communes avec d'autres organisations de gauche (Alternative Citoyenne, Les Alternatifs, notamment), incluant des personnalités altermondialiste, associative et syndicales lors des régionales et européennes de 2004.
De même, afin de coordonner au niveau européen les actions de partis se déclarant anticapitalistes (mais pas automatiquement « communistes ») a été fondé lors du congrès de Rome en mai 2004 le Parti de la gauche européenne, dirigé actuellement par Fausto Bertinotti. Notons que le PCF reste le second parti de France par le nombre de ses militants (134 000 en février 2006, dont 99 281 cotisants - les statuts adoptés en 2001 prévoient que l’exercice des droits attachés à la qualité d’adhérent-e est ouvert par le payement de la cotisation fixée par le Congrès, dont le droit de vote et d'être élu).
Le Parti communiste a joué, lors du premier semestre de l'année 2005, un rôle de coordination dans la campagne de la gauche pour le « non » au referendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Son rôle a porté ses fruits et on a pu voir la fête Place du Colonel Fabien au soir du 29 mai. Renforcé par son succès, le parti souhaite aujourd'hui constituer un rassemblement de la gauche anti-libérale, à la gauche du PS, formé notamment de socialistes, des trotskistes de la LCR et d'altermondialistes (pôle qui selon certains sondages pourrait rassembler 17% des voix au premier tour des présidentielles de 2007). Notons que la victoire du « non » au référendum a entraîné un certain regain d'adhésions (environ 7000 selon le PCF).
 
Le programme actuel du PCF
Les adhérents (cotisant) du PCF ont, lors d'un vote interne, adopté une base commune de discussion pour le XXXIIIe Congrès. Cette base commune, présentée par la direction nationale, a obtenu une large majorité (63 %), loin devant les textes alternatifs proposés par Fiers d'être communiste (13 %), certains membres d'ANR (11,44 %), la section du 15e arrondissement de Paris (8 %) et enfin Colère et espoir (4 %). Ce texte sera débattu et amendé pendant le Congrès et le texte résultant formera ainsi le texte d'orientation du PCF pour les trois prochaines années (et donc pour 2007).
Un des enjeux clé de ce Congrès est la candidature du PCF à l'élection présidentielle de 2007. L'ensemble des textes alternatifs proposait d'affirmer la nécessité d'une candidature communiste en 2007, tandis que le texte de la direction nationale mettait en avant la volonté d'établir des candidatures et des programmes communs. La stratégie de la direction, déjà à l'œuvre aux élections régionales de 2004 se trouve donc confortée.
 

Les « tendances » du PCF

Les tendances n'existent pas au sein du PCF. À l'origine, ceci était lié à la conception centraliste démocratique du Parti. Cependant, cette interdiction est demeurée après le 28e congrès qui, en 1994, a officiellement rompu avec le centralisme démocratique. Les nouveaux statuts du PCF, issus du 31e congrès, stipulent : « Ainsi, nous faisons le choix de faire du pluralisme de droit un principe de notre mode de fonctionnement. Pour autant, les communistes ne veulent pas que cela se traduise par un fonctionnement en tendances. ». Cependant, on peut identifier au sein du PCF des « tendances » ainsi que des groupes politiques, qui s'affirment notamment lors des votes internes (adhésion au Parti de la Gauche européenne, constitution des listes, textes d'orientation, ...).
 

Les « tendances » liées à l'actuelle majorité


Les partisans de la ligne politique de Marie-George Buffet ou « Buffistes » : ils dirigent le parti et défendent le principe d'une autonomie par rapport au Parti socialiste, tout en en faisant un allié potentiel, au même titre que les autres forces de gauche (LCR, Verts, alternatifs), que les altermondialistes (ATTAC…) ainsi que toutes les composantes du mouvement social.


Les partisans de la ligne politique de Robert Hue ou « Huistes » : ils défendent le principe d'une alliance privilégiée avec le Parti socialiste dans le cadre de la « Gauche plurielle ». Le rôle du PCF serait d'influer sur l'orientation de la « Gauche plurielle », pour une meilleure représentation du monde du travail. Il devrait mener liste commune avec le PS, au moins lors des échéances nationales et régionales.


Les « refondateurs » (« rénovateurs ») proches de Patrick Braouezec et Roger Martelli, alliés critiques de la direction Buffet, souhaitent un dépassement de la forme-parti, et une réflexion sur de nouvelles logiques d'organisation fondées sur le mouvement social. Des militants proches de ce courant éditent le bulletin Communisme en mouvement.

Ces trois premiers groupes forment la majorité du Parti.
 

aliexen 21/05/2006 16:03

Décidément, qu'est-ce qu'on le met en avant le PS !!! Le plus triste c'est le manque de mémoire. Ce parti n'est plus de Gauche. Depuis longtemps. J'ai moi-même voté PS... Autrefois, en 97 si ma mémoire est bonne. Et avant aussi. Il serait temps que les militant-es PS ouvrent un peu les yeux et se rendent compte que le PS n'a plus rien de socialiste et qu'il ne propose rien de meilleur que la droite classique.