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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 17:11
SIMONE DE BEAUVOIR

Les Chiennes de garde contre le Nouvel Observateur

NOUVELOBS.COM | 11.01.2008 | 19:09
 

 

La couverture en question

La couverture en question (DR)

L'association anti-sexiste les Chiennes de garde a protesté vendredi 11 janvier à Paris contre une couverture du Nouvel Observateur montrant Simone de Beauvoir nue, réclamant au directeur Jean Daniel soit de "s'excuser" soit de "montrer ses fesses", a constaté une journaliste de l'AFP.
Une dizaine de membres de l'association, portant des masques de chiens, se sont rassemblés devant le siège de l'hebdomadaire, rebaptisé dans un tract Le Nouveau Voyeur.
A l'occasion du centenaire de la naissance de la philosophe, Le Nouvel Observateur avait, le 3 janvier, publié, en Une une photo de Simone de Beauvoir nue et de dos, sous le titre "La scandaleuse".
Sous l'oeil de quelques salariés, les Chiennes de garde ont brandi des pancartes réclamant que le même traitement soit appliqué à des philosophes masculins ou au directeur du Nouvel Observateur : "on veut voir les fesses de Sartre", "on veut voir les fesses d'Aron", "on veut voir les fesses de Levinas", "on veut voir les fesses de Jean Daniel"...

 
Michel Labro et Guillaume Malaurie assument


"Nous protestons contre l'utilisation du corps de Simone de Beauvoir pour célébrer sa pensée. Nous trouvons cela sexiste", a déclaré à l'AFP Florence Montreynaud, "cheffedemeute" des Chiennes de garde.
Une délégation du collectif a été reçue par les directeurs de la rédaction, Guillaume Malaurie et Michel Labro.
"Ils assument complètement leur choix et ne font pas d'excuses", a indiqué Florence Montreynaud, assurant que plusieurs salariés avaient "remercié" la délégation pour son action.
"On a trouvé tout de suite que cette photo avait un côté malicieux et moderne et qu'elle nous faisait mieux vivre Simone de Beauvoir que bien d'autres documents plus austères, plus classiques", a déclaré Michel Labro à l'AFP. Selon lui, la philosophe "a su brusquer la société de son temps, se bagarrer contre les conformismes".
"On n'est ni sexiste ni machiste et on n'a absolument pas voulu donner une image dégradée de la femme, ni de Simone de Beauvoir", a-t-il ajouté. (avec AFP)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080111.OBS4761/les_chiennes_de_garde_
contre_le_nouvel_observateur.html
 

Le coup du cul de Beauvoir 
Par Daniel Schneidermann
QUOTIDIEN : vendredi 11 janvier 2008
 
 

Sacré Obs ! «Simone de Beauvoir la scandaleuse», titrait l’hebdomadaire la semaine dernière à l’occasion du centenaire de l’écrivain, en publiant en couverture une photo de Beauvoir nue, de dos, dans une salle de bains, prise à Chicago, en 1952, par le photographe Art Shay, ami de son amant d’alors. «Il déclenche. Elle rit» , prend soin de raconter l’hebdomadaire : qu’on se le dise, Beauvoir n’a pas été photographiée à son insu.

Joli coup, de nature à contenter tout le monde. Les annonceurs sont contents : avec Beauvoir, le lectorat ne sera pas dépaysé. Un cul anonyme sur la couverture de l’ Obs les aurait effarouchés, les annonceurs. C’est qu’on vend de la voiture de luxe, dans l’Obs. On vend de l’écran géant («la simplicité, c’est une lumière qui séduit l’âme»). On vend de la montre en or. On vend de la voiture avec «bonus écologique gouvernemental». Ce sont de petites âmes sensibles, les publicitaires. Ils ne veulent pas que leurs annonces apparaissent n’importe où. Il leur faut l’environnement inimitable de l’Obs. Le récit d’une rencontre de Jérôme Garcin avec Julien Gracq, par exemple. Une «lettre ouverte» d’Arnaud Montebourg à Bernard Kouchner, «Lettre à un ami perdu dans Disneyland». Une double page dénonçant les «liaisons dangereuses» Sarko-Bolloré. Une autre «lettre ouverte» du cavalier Bartabas, exigeant des excuses de la ministre de la Culture, après le malencontreux saccage par l’artiste de quelques bureaux de l’administration.

Ils comptent bien, les publicitaires, sur la lente digestion habituelle de ce bol alimentaire, Gracq, Festina, Montebourg, Philips, Bartabas, BMW, dans l’esprit du lectorat. Ça fonctionne depuis des décennies, semaine après semaine, pourquoi ça ne durerait pas ?

Dans cet écosystème, un simple cul en couverture ferait tache. Le lectorat de l’Obs ne se perçoit pas comme client d’un magazine de cul. Il déteste le voyeurisme de TF1, la décomplexion de Sarkozy le fait frémir, la pipolisation de la vie politique l’inquiète, l’inexorable mercantilisation des âmes pures l’épouvante. Il fallait donc que ce fût Beauvoir.

De l’autre côté, il y a le service des ventes. Contrairement à ce que l’on pourrait trop rapidement penser, les vues du service des ventes ne concordent pas forcément avec celles de la régie publicitaire. Le service des ventes veut vendre, c’est son métier. A n’importe quel prix. Chaque semaine, un cul à la une ne lui déplairait pas. Sans doute (on n’a pas bénéficié de confidences) le service des ventes voyait-il venir le centenaire de Beauvoir avec appréhension. Quel pensum, le dinosaure Beauvoir ! Dire qu’on ne pourra pas y couper ! Espérons qu’on trouvera une ruse, pour la couverture, parce que Beauvoir seule, avec ou sans chignon, avec ou sans turban, va nous faire plonger. On imagine sa joie d’enfant, au service des ventes, en découvrant la trouvaille : Beauvoir, oui, mais son cul !

Champagne, chers collègues de la régie publicitaire, de l’autre côté du couloir. Nous avons trouvé la synthèse, effectué la jonction. Le cul parfait. Le cul irréprochable. La couverture introuvable, nous l’avons trouvée !

Et pour la fête, la photo a même été retouchée. Maquillé, le cul de Beauvoir, pour lui faire perdre quelques kilos, quelques bourrelets, et le rajeunir de dix ans. Sortie du cadre, la cuvette des toilettes de la salle de bains. Estompés, le décor de salle de bains, le rouleau de papier toilette.

Unanime, l’ Obs, sur ce coup-là ? Non. Heureusement, une courageuse opposition interne s’est exprimée. Cette publication, sans son consentement, d’une photo nue d’une femme célèbre a trouvé à l’intérieur même du journal un objecteur courageux. Bien caché en page 54, un chroniqueur de l’ Obs, Claude Weill, n’hésite pas à exprimer l’horreur que lui inspire ce genre de procédés, parlant même de tyrannie. «Lamentable affaire», navrantes «données universelles» que sont «l’envie, le voyeurisme et le goût du scandale». Et Weill de s’inquiéter d’une société qui «espionne les citoyens jusque dans leur intimité et les dépouille de la liberté la plus élémentaire : le droit au respect de la vie privée». «Juste une bonne blague, une histoire de fesses ?» se demande Claude Weill. Non. «Les rieurs devraient prendre garde : personne n’est à l’abri.»

Voilà qui est dit. On n’a pas le droit de faire n’importe quoi avec une photo, simplement pour contenter voyeurs et rieurs. Bien évidemment, Claude Weill ne parle pas de la photo de Simone de Beauvoir. Il évoque la propagation, sur Internet, de photos nues de la nageuse Laure Manaudou, par des «corbeaux» anonymes, scandale qui a fait frémir le monde entier pendant les fêtes de fin d’année. Et qui, dans son infinie bassesse, n’a strictement rien à voir avec la démarche, purement informative et esthétique, du Nouvel Observateur.

Source : http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/mediatiques/303120.FR.php



Etonnante 'mise à jour' de Simone de Beauvoir et du féminisme 100 ans après, qu'en pensez-vous ???

Enfin, étonnante... autant que l'on puisse encore s'étonner de la façon dont les hommes aiment à revisiter l'histoire des femmes...

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Published by Misfit - dans Féminisme
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commentaires

Misfit 16/01/2008 20:36

Celle des Chiennes de garde que je n'avais pas publiée :"Nouveau Voyeur" frappe au-dessous de la ceinture par les Chiennes de garde  Action des Chiennes de garde n°1 de 2008vendredi 11 janvier à 13hdevant le siège du Nouveau Voyeur, 12 place de la Bourse  LE NOUVEAU VOYEUR FRAPPE AU-DESSOUS DE LA CEINTURE  et les Chiennes de garde montrent les crocs à Jean Daniel  Combien de fesses de philosophes avez-vous déjà vues ?Nous, aucune, jusqu’à la couverture du Nouveau Voyeur de la semaine dernière.Quel est le premier philosophe du XXe siècle dont le corps nu soit exposé à la vue de tous, chez les marchands de journaux ? Simone de Beauvoir ! Que Jean Daniel, directeur de la publication, nous explique le rapport entre les fesses de Beauvoir et l’originalité de sa pensée ! S’il trouve cette femme si belle, que n’a-t-il choisi son visage, son regard ! Non, il a préféré exhiber une photo intime en prétendant rendre hommage à une philosophe éminente ayant analysé et dénoncé le machisme. ÇA SUFFIT ! Nous, Chiennes de garde, en avons assez . que les femmes soient ramenées à leur physique, leur corps traité comme un objet. que la nudité des femmes soit utilisée pour vendre n’importe quoi, exposée à tout propos et imposée à toutes et tous dans l’espace public. Nous demandons à Jean Daniel de nous faire des excuses et, sinon, de nous montrer ses fesses.11 janvier 2008  Chiennes de garde, Maison des associations, boîte n°115 rue Perrée 75003 Paris. Site : chiennesdegarde.org  Chiennes de garde de tous les pays, unissons-nous ! Nous vivons en démocratie. Le débat est libre, mais tous les arguments ne sont pas légitimes. Toute femme qui s’expose, qui s’affirme, qui s’affiche, court le risque d’être traitée de « pute » ou de « salope » ; si elle réussit, elle est suspectée d’avoir « couché ». Toutes les femmes sont trop souvent jugées sur leur apparence et étiquetées : « mère », « bonne copine », « bonne à tout faire », « lesbienne », « putain », etc. Ça suffit !  Nous, Chiennes de garde, montrons les crocs.Adresser une injure sexiste publique à une femme,c’est insulter toutes les femmes.Nous nous engageons à manifester notre soutienaux femmes attaquées publiquement en tant que femmes.Nous affirmons la liberté d’action et de choix de toutes les femmes. Nous, Chiennes de garde, préservons une valeur précieuse : la dignité des femmes. Elle est inséparable de la dignité humaine. Elle doit être respectée par tous.Aujourd’hui comme hier, en Europe comme ailleurs, la légitimité des femmes à participer aux décisions à égalité avec les hommes n’est pas admise par tous ; la violence est utilisée contre des filles et des femmes pour les rendre invisibles et muettes. Nous demandons le vote d’une loi-cadre contre les violences faites aux femmes. La lutte contre le sexisme doit devenir une priorité politique. Nous demandons que soit organisé un ample travail de réflexion et d’éducation sur les rapports entre femmes et hommes, afin que prévale le respect. Ceci est le texte (légèrement adapté) du Manifeste des Chiennes de gardecontre la violence sexiste, lancé le 8 mars 1999.Site : chiennesdegarde.org Mis en ligne sur Sisyphe, le 13 janvier 2008

Misfit 16/01/2008 20:34

Une réponse de SOS sexisme :Simone de Beauvoir - Quand la postérité lorgne le postérieur !par SOS-SEXISME On était en droit de considérer la France, terre des Lumières, comme une nation développée et intellectuellement évoluée. C’était oublier l’inconscient collectif baigné des discriminations sexistes dont l’Histoire foisonne : Loi Salique qui a exclu les femmes de la Royauté de droit divin ; Révolution bourgeoise de 1789 qui ne leur a pas permis d’exister comme citoyennes ; Code Napoléon qui les a inscrites dans la soumission pendant 2 siècles.Malgré les luttes des féministes, les idées machistes toujours présentes dans notre pays ont été revigorées par les masculinistes dont le discours actuel véhicule la nouvelle forme de pensée de ceux qui restent foncièrement opposés aux droits des femmes ; et avec Internet qui mondialise la pornographie, de plus en plus d’hommes deviennent addicts au cybersexe, ce qui accroît leur violence potentielle à l’encontre de ces dernières.Dans un contexte aussi misogyne, doit-on s’étonner de découvrir le postérieur d’une philosophe à la une d’un journal ? Les fesses font vendre on le sait, mais le but n’était-il pas avant tout de discréditer cette femme internationalement connue parce qu’elle a osé briser les tabous ancestraux imposés à ses semblables par le pouvoir patriarcal, et de rabaisser au rang de simple femelle - objet sexuel :  Celle qui fut la plus jeune agrégée de France et reçut un premier prix à l’agrégation de philosophie ;   Celle dont le combat aura été celui d’une philosophe*, d’une romancière et d’une féministe ;   Celle qui avait choisi de travailler avec ses neurones qu’elle a préservés de l’enfermement et de la dessiccation de la vie conjugale ;   Celle qui a voulu assumer pleinement et librement sa sexualité, homo et hétéro, qu’elle a libérée du carcan de la maternité ;   Celle qui a contribué à transmettre à des millions de femmes l’envie de dépasser les servitudes qui pesaient sur leur condition.Ce journal nous aide à prendre conscience du mépris et de la haine voués aux femmes... L’association que je préside ne perdra ni son temps ni son argent à le poursuivre en justice pour ne pas lui faire de publicité !* Si l’on dit « 2ème » c’est parce qu’à rang identique l’homme était toujours nommé avant la femme, ce qui fut le cas de Sartre.Docteure Michèle Dayraswww.sos-sexisme.orgMis en ligne sur Sisyphe, le 14 janvier 2008

Jo 12/01/2008 18:16

Acheter ce numéro, voila le scandaleux. Déshabiller une femme en couverture pour vendre, c'est d'un ringard... J'ai une photo de Simone de Beauvoir sur mon blog. Pas les mêmes goûts que le Nouvel Obs, et bien contente qu'il en soit ainsi.