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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 20:24
La dictature de l'image



Décidément, on n'arrête pas le progrès, surtout depuis qu'un homme, un vrai, même s'il est petit et râblé, a pris les choses en main dans ce beau pays de France. Durant la campagne, il nous avait bien prévenu. On allait voir ce qu'on allait voir. Terminé le laxisme, la glandouille, et l'esprit libertaire de Mai 68. Il fallait retrousser les manches pour redresser le pays mal en point. Réhabiliter le travail, travailler plus pour gagner plus, organiser la chasse aux fraudeurs de sécu, d'allocations familiales, d'indemnités assedic, et puis aussi aux immigré-e-s qui profitent honteusement des richesses de la France. La réforme, grand format, poils aux pattes garantie (vu à la télé à l'occasion des joggings en short et tee-shirt logotisés), menée tambour battant. Du grand art : franchises médicales de 50 euros par an, en plus de l'euro non remboursé par acte, parce que ce sont les malades qui dépensent le plus de soins, donc il est normal qu'ils paient plus ; les tests ADN pour traquer les fausses épouses et les faux enfants du regroupement familial. Peu importe qu'il existe deux poids deux mesures : pour les Français-e-s, l'analyse d'ADN est uniquement autorisée dans des cas particuliers nécessitant des autorisations médicales ou judiciaires, pour ceux et celles d'ailleurs, le recours au biologique est indispensable, sans doute parce qu'ils/elles ne portent pas sur le visage la même humanité que les terroirs purs porcs. Une affaire d'image encore ? Mais tout est bon pour repousser les hordes qui pillent les ressources de la caisse d'alloc, de la sécu, qui occupent les logements sociaux des banlieues et fréquentent nos écoles. Evidemment, ce sont bien les femmes et les enfants d'abord qui vont morfler, d'autant que même biologiquement reconnus comme appartenant à la même famille, il leur faudra maîtriser la langue française avant d'arriver et même connaître les grandes références historiques de la Frrrrrance. Au hasard « à quelle époque les Arabes ont-ils été repoussés à Poitiers ? » ou encore les fameuses dates de la guerre d'Algérie, et le nombre de colonies françaises…

Oh, j'en entends déjà râler, qui grommellent et pensent que j'exagère et qu'il est normal de faire des efforts (un mot magique) pour s'intégrer quand on a choisi (sic) de venir vivre chez nous. Ah, oui, c'est vrai. D'ailleurs je ne suis pas de celles qui crachent sur la République et sur la laïcité. Je serai plutôt farouchement pro laïque, et pour la reconnaissance des valeurs universelles. Et c'est bien justement au nom de ces valeurs-là que je m'exaspère et me rebelle contre les atteintes à la dignité que constituent ces mesures qui exhalent des relents d'idéologie nauséabonde. Il a bien beau s'agiter, le patron de la nation, proclamer ses bonnes intentions, au nom du peuple et des intérêts du pays, il n'en reste pas moins un ami proche des propriétaires des capitaux (les yachts, les villas aux USA, le Fouquet's, les actionnaires des médias), et un allié objectif du Medef. Il veut une France de propriétaires, il offre un cadeau fiscal de près de 15 milliards d'euros aux plus fortuné-e-s, plombe ensuite le budget de l'Etat et appelle à la raison les ouvrier-e-s, les employé-e-s et les classes moyennes paupérisées. Un flagorneur de première, l'oiseau. Presque la larme à l'œil quand il rencontre des chômeurs, des chômeuses ou des femmes battues dans un centre d'hébergement. Mais c'est pour mieux expliquer que la suppression de 20 000 postes de fonctionnaires est une décision de gestion raisonnable, qui va profiter à tout le monde. Ou encore qu'il n'est plus supportable de prolonger l'existence des régimes spéciaux de certaines catégories professionnelles. Au nom de l'équité s'il vous plaît. Et parce que rien ne lui fait peur, il ira chercher la croissance là où elle se cache, la crapule. D'ailleurs, plus on veut lui résister, plus on le trouve. Un signe de virilité. Et le pire, le désespérant, le démoralisant, c'est que ça marche. Enfumé, le peuple a l'air d'en redemander. 66 % sont satisfait-e-s de l'action de Zorro qui embrasse Parisot (cheffe du Medef) sans vergogne, pendant que les flashs crépitent, cajole la cheffe du gouvernement allemand, couve la nouvelle prêtresse des condamnations anti-récidivistes, demande à Fadela de rester nature, de conserver son franc-parler des cités. Une bonne image du gouvernement sans doute et surtout de lui.
Derrière son agitation verbale et sa frénésie médiatique, son appétit dévorant de reconnaissance, ses pseudo-empathies pour les humbles et les petits, il prépare et met en œuvre la plus grande régression sociale que nous ayons subie depuis la Libération. Il met en pièce les principes mêmes de la solidarité et va nous faire avaler son traité européen simplifié, faisant fi des 55 % de non au TCE exprimés le 29 mai 2005. Il enjôle et séduit autant qu'il affole tout en réussissant à laisser l'opposition sans voix. L'homme de fer hypnotise, louvoie quand il le faut. C'est boxe et judo en alternance. Coups et consolation. Je t'aime, je te cogne parce que je t'aime. Va-t-il couvrir le scandale de délit d'initiés d'EADS qui a permis à quelques grand-e-s friqué-e-s de vendre leurs actions, du temps où Thierry Breton représentait l'Etat au conseil d'administration et de les faire racheter par la Caisse des Dépôts au prix fort ? Nous le saurons dans un très proche avenir, à grands coups de déclarations dans la presse. Mais rien n'y changera puisque ce sont les contribuables qui en feront les frais : la Caisse des Dépôts, c'est de l'argent public, pour qui l'aurait oublié.

Avec lui la dictature de l'image est au zénith. Et tandis qu'il occupe le petit écran tous les jours, ajustant son agenda au gré de l'actualité choc, nous goinfrant de sa martelante logorrhée, une photo incroyable, brutale et cruelle dévoile le corps d'une femme, torturée par l'anorexie qui tente de dire non à son calvaire. Placardée en 4 par 3 en Italie, dans les journaux papier glacé, l'image crève le cœur et fait détourner le regard. Image interdite en France : les annonceurs ont refusé de la publier. Sans doute pour ne pas déplaire aux commanditaires, créateurs de mode et marques qui aiment montrer leurs vêtements portés par des filles prêtes à se casser, et qui ne veulent pas laisser voir le réel : la fragilité des membres des mannequins, la violence de leur maigreur, la précarité de leur santé. Et surtout, pour que le dégoût ne prenne pas le dessus sur le désir et le fantasme.
Alors qu'ici les femmes, pour être désirables, doivent être filiformes, à n'importe quel prix, et même à celui de leur vie, ailleurs on gave des fillettes de beurre et de lait pour qu'elles trouvent maris. Adultes, elles sont brisées, diabétiques, dans l'incapacité de se mouvoir, les articulations engluées par la graisse. Mais les goûts et les couleurs ne se discutant pas, anorexiques ou obèses, c'est pour leur bien qu'elles souffrent à en mourir. Pour le plaisir des hommes qui les fantasment sans les voir, ni les reconnaître dans leur humanité.

Pour parfaire l'album photo, n'oubliez pas de lire notre brève sur la dernière prouesse médicalo-techno : le soutif greffé (Le règne de la "beauté" ?). Rapide, efficace, moderne. Grâce à deux incisions pratiquées dans la peau. Gain de temps assuré pour l'habillage et garantie absolue contre les seins qui tombent. Toujours prêtes, quoi.

Bon, j'arrête là car je vais rater « Plus belle la vie ». Un must télévisuel. Les femmes y sont bêtes, trompées, naïves ou roublardes. 

Décidément, Simone de Beauvoir, dont le centième anniversaire est célébré par quelques féministes, est toujours d'actualité. « On ne naît pas femme, on le devient. »
Simone, tu nous manques encore !

Michèle Dessenne
Octobre 2007


Source :
http://www.penelopes.org/xarticle.php3?id_article=6754

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Published by Misfit - dans Féminisme
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commentaires

Misfit 28/11/2007 08:46

Oui, espérons que si ces personnes ne parviennent pas à s'unir dans un même mouvement, elles sauront au moins continuer à marcher dans la même direction. ;-)Bonne journée.

Madeleine Moisan 27/11/2007 22:45

Après avoir lu l'article, j'ai plutôt envie de vomir que de dormir malgré l'heure tardive...Mais le "petit" homme peut se faire du souci car  je connais beaucoup de personne qui entre en "résistance".Et après l' amour il y a la haine.